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Technocrature, maladie sénile de la démocratie, par Philippe Germain.

C’est dans le mensuel Le Bien Commun n°4 de février 2019 que le spécialiste des sciences de la gestion, Baptiste Rappin, Maitre de conférences à l’Université de Lorraine a pu expliquer que «  le régime oligarchique et ploutocratique dans lequel nous vivons depuis l’avènement de la révolution industrielle s’est enfin montré en toute transparence avec «  l’élection  » du Président Macron  ».

En 2017, lorsque le suffrage universel à élu Emmanuel Macron Président de la République, l’expression de «  Hold-up démocratique  » a très vite circulée  ! Pour qu’il y ait hold-up, encore faut-il qu’il y ait butin. En l’occurrence en démocratie, le butin c’est l’appareil d’État.

philippe germain.jpgPuis est arrivée une seconde expression, celle de «  la prise du pouvoir par les technos  », c’est à dire les technocrates (qu’il ne faut pas confondre avec les techniciens) dont Macron est l’icône par son parcours exemplaire  !– 2004, Sorti de l’École nationale d’administration (ENA) devient inspecteur des finances.– 2009, rejoint la banque d’affairesRothschild et devient associé-gérant en 2010. Emmanuel Macron a été poussé, dans sa campagne présidentielle, par un groupe de hauts fonctionnaires, les «  Gracques  ».

L’élite politique républicaine a dû quitter le navire de l’État pour laisser la place à la «  technocrature  ». C’est elle qui maintenant conduit l’appareil d’État chaque lundi en réunissant quatre énarques, dont deux issus du Trésor (Macron, Kohler) et deux autres du Conseil d’état (Philippe, Ribadeau-Dumas). Cette technocrature maîtrise totalement les trois grands corps d’État que sont– La Cour des comptes,– Le Conseil d’État,– L’Inspection des finances .

Ce Hold-up démocratique réalisé par la technocrature aurait permis le «  dégagisme  » de «  l’ancien monde  ». Celui des vieux parti politiques, de centre-gauche et de centre-droit qui gouvernent en alternanceComme le communisme s’est écroulé en une soirée au Mur de Berlin, le Vieux Parti Républicain (le V.P.R. disait Maurras) qu’on croyait lui aussi indestructible a été balayé en une soirée d’élection.

En réalité la technocrature a sauvé in-extremis le Système représentatif républicain gravement disqualifié. Un Système représentatif dont les élus du V.P.R étaient massivement rejetés par les français (moralité de Cahuzac, Fillon, DSK et tant d’autres…. Mais aussi piètres statures de Sarkozy, Hollande….). Macron c’est un peu Bonaparte sauvant la Révolution….

Pour nous – néo royalistes formés à l’école de l’empirisme organisateur et des analyses de Pierre Debray – la technocrature au pouvoir finalise la dégénérescence de l’élite politique républicaine. L’évènement de 2017 est de taille dans l’évolution du cycle démocratique français. C’est à la fois la défaite de l’élite politique et la victoire de l’élite technocrate. Une victoire espérée de longue date par  :– Pierre Mendès-France, le «  Jeune Turc  » modernisateur du vieux Parti Radical,– Jacques Chaban-Delmas, le gaulliste social,– Jacques Delors,  le démocrate-chrétien,– Michel Rocard, le socialiste-protestant.

C’est pourquoi il faut impérativement éviter de tomber dans le piège de la personnalisation. Celui d’un pseudo «  pouvoir macroniste  ». Le président Macron n’est que le maillon final qui a réussi le coup de force de la technocrature. Certes l’amuseur monarchiste Thierry Ardisson n’a pas tort de railler cette bande de «  stagiaires qui n’y connaissent rien. Qui on fait le lycée Henri IV, l’ENA, Science-Po mais sont des puceaux ne connaissant pas la vraie vie  !  ». Pourtant cette technocrature des «  stagiaires  » a maintenant la totalité du pouvoir politique entre ses mains. Ce changement est un événement aux conséquences lourdes pour la France. Nous verrons prochainement pourquoi….

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