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Mini dossier Notre-Dame de Paris (2) : les toutes dernières informations des restaurateurs ne sont pas vraiment rassurantes...

Macron avait tenu des propos en l'air, sous le coup de l'émotion (peut-être) en promettant une reconstruction pour "dans cinq ans" : demandez à n'importe quel spécialiste, à n'importe quelle personne un tant soit peu informée, et tout le monde vous répétera cette phrase inquiétante : "le chantier prend du retard"...

Plusieurs menaces directes découlent de ce constat alarmant, que l'on aurait tort de dramatiser à l'excès mais qu'il serait fou de prendre à la légère...

1. Tout d'abord, la simple sécurisation générale et complète de l'ensemble du lieu n'est pas achevée. Dans cette optique, aucun des responsables n'envisage un début des travaux de restauration proprement dite avant... 2021 ! Tous le disent : "les travaux peinent à avancer", "le chantier est quasiment au point mort", "l'activité a presque disparue"...

Et ce ne sont pas seulement les "autorités" qui disent cela, mais les ouvriers eux-même, qui expliquent "qu'on en fait trop" avec la sécurité et que, s'il est tout à fait normal que l'on prenne des précautions, et même beaucoup de précautions, il ne faudrait pas confondre "précautions" et harcèlement inutile, qui ralentit le travail, alors que, répétons-le, les voûtes, très fragilisées, peuvent à tout moment s'effondrer : les mesures draconiennes imposées par les autorités (douches multiples, combinaison de travail peu pratiques) sont jugées excessives par les ouvriers et ralentissent le rythme sur le chantier, voire suscitent découragement et irritation parmi les entreprises et les intervenants. 

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"Les normes administratives sont très lourdes, les douches sont une épreuve particulièrement longue et pénible (une dizaine de minute à chaque entrée/sortie du site, on perd 1/2 heure de travail à chaque fois", explique Monseigneur Chauvet, le recteur de la cathédrale de Paris, lors d'une conférence de presse organisée le mardi 15 octobre. "Il est évident que le code du travail doit s'appliquer, reconnaît Monseigneur de Sinety, vicaire général de l'archidiocèse de Paris. Mais il faut aussi veiller à ce que les ouvriers et les compagnons puissent travailler avec le même moral et le même entrain qu'au début." Ce qui n'est plus le cas. Le mieux est l'ennemi du bien : pendant qu'on en fait probablement trop en donnant dans le pointillisme excessif, une partie des voûtes restent suspendues "en plein ciel"...

2. Les travaux de consolidation et de sécurisation ne sont toujours pas terminés. Si d'immenses cintres en bois ont été installés sous les arcs-boutants, sur certaines parois, et même à l'intérieur de quelques rosaces particulièrement fragilisées, ces cintres poussent précisément les murs vers l'intérieur (c'est leur rôle); mais justement, l'intérieur, les voûtes, est fragilisé à l'extrême, et ce "bien" immédiat premier (à l'extérieur) devient un "mal" qui pourrait s'avérer mortel, à l'intérieur, si la pression des cintres/arcs-boutants devait durer trop longtemps, sur des voûtes qui n'en peuvent plus...

3. L'échafaudage de 500 tonnes installé autour de la flèche avant l'incendie constitue un autre problème de taille. Ses barres, partiellement fondues, sont désormais soudées entre elles. Si l'installation s'écroulait, elle ne manquerait pas de détruire totalement les voûtes qui se situent en-dessous. Or, et malgré l'urgence, le démontage devrait durer plusieurs mois, car la Caisse Régionale d'Assurance Maladie d'Ile-de-France a décidé d'imposer l'usage d'un ascenseur au-delà de 13,50 mètres de hauteur; et les monte-charges ne seront pas livrés avant encore plusieurs semaines... 

"Il faudra ensuite ériger un échafaudage au-dessus de l'ancien, afin que des cordistes puissent descendre pour découper les barres pièce par pièce, précise Mgr. Chauvet. Ce n'est qu'à ce moment que l'on pourra dire que la cathédrale est vraiment sécurisée".

En attendant, chaque coup de vent un peu fort est un danger mortel pour la structure fragilisée à l'extrême, et le clergé insiste sur l'urgence d'accélérer le démontage; mais rien n'y fait, le temps passe, on le perd en grande partie...
Et l'hiver arrive...
 
lafautearousseau

Commentaires

  • Les retards excessifs arrangent assurément certains...

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