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La fracture française

 

par Gérard Leclerc
 

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Gilets jaunes : l’exécutif cherche une réponse. Mais quelle réponse ?

Le premier ministre, dimanche soir, n’a pas semblé broncher sur l’essentiel de sa politique. Il entend la colère, mais tient le cap. On attend la réaction du Président qui doit s’exprimer devant les maires de France. Mais il ne fait pas de doute que le pouvoir est dans l’embarras. Les corps intermédiaires classiques, les syndicats, ne semblent guère plus à l’aise, d’abord parce que la CGT et Force ouvrière sont en crise, ensuite parce que si la contestation ne passe pas par eux, c’est qu’il y a des raisons pour cela. Les gilets jaunes constituent une part de la population qui ne se considère pas représentée par les partenaires sociaux habituels. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, en convient lui-même, tout en faisant des critiques sévères à l’égard d’un mouvement non encadré et qui risque de sérieuses dérives.

Bien sûr qu’il y a des risques, bien sûr que les organisations syndicales ont des pratiques et une déontologie bien nécessaires pour le dialogue social. Mais lorsqu’elles ne représentent plus manifestement toute la société, c’est qu’il y a un problème qui leur échappe ou qui les désarçonne.

B9717614531Z.1_20181115185737_000+GTDCEBK5E.1-0.jpgC’est le message du géographe Christophe Guilluy qui se trouve de mieux en mieux relayé, au fur et à mesure que ses analyses se trouvent confirmées par les événements. Deux géographies, deux sociologies s’opposent que Vincent Trémolet de Villers traduit dans Le Figaro en images suggestives : « Les gilets jaunes contre les doudounes noires, les rocades goudronnées contre les voies sur berge piétonisées, les pieds de poule des routes secondaires contre la fluidité des aéroports : les beaufs des champs contre les bobos des villes. »

Force est de reconnaître que c’est cette France marginalisée qui s’exprime en faisant éclater sa colère. Il faudra bien, d’une façon ou d’une autre, retrouver des liens avec cette France-là. Car sinon, ce sera l’impasse et l’explosion populiste mettra à mal une classe politique qui pourrait connaître le sort de son homologue italienne. ■ 

Gérard Leclerc

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 20 novembre 2018

Commentaires

  • C'est en effet la France évoluée contre les brasse bouillons de province
    Pour mon malheur ,je vis en province

    Lenteur,dilettantisme,esprit permanent de revendication ,non respect des horaires,,nullité du corps médical,horizon limite à la rubrique nécrologique pondue
    Par les journaleux locaux ....
    Voitures régulièrement vandalisées tout comme en banlieue parisienne
    Bref,un véritable cauchemar
    Alors ceux qui osent soutenir ces rigolos sont des irresponsables !
    Point d'excuses !

  • Bonjour Monsieur ,
    On nous parle beaucoup de l Italie.La première mesure à prendre serait d instaurer une proportionnelle au Parlement AFIN QUE toutes forces soient entendues.Israël a un parlement très représentatif ce n'est pas notre cas .Sinon notre meilleur arme est l'abstention massive .C'est mon avis mais est il juste ?

  • C'est en effet, Camelot, le meilleur moyen de laisser le politiquement correct,les bien pensants, ceux que Sauzeau appelle "la France évoluée"confortablement au pouvoir!

  • Evidemment je parle du fait de s"abstenir et non de la proportionnelle qui serait une bonne mesure en effet!

  • @ Sauzeau
    On ne vous demande pas d'excuses. Qu'en ferait-on ? Pensez ce que vous voulez.
    Mais une question se pose : que venez-vous chercher sur Lafautearousseau ? Ce n'est pas que je voudrais que vous en soyez exclu. C'est que je voudrais savoir et comprendre.

  • Au lieu de lancer des imprécations dérisoires contre les provinciaux, il serait plus légitime de s'interroger sur l'escroquerie qui consiste à augmenter sans cesse les impôts en justifiant cette charge accrue par la nécessité de déférer aux principes de l'écologie. C'est bien évidemment une argutie, car, à supposer que l'on veuille généraliser cette attitude, l'étendue du problème est telle qu'une augmentation de 3000% des impôts ne résoudrait pas la question, indépendamment du fait qu'une petite partie des taxes est reversée sur des postes "écologiques". C'est bien évidemment tout le fonctionnement de l'économie qui doit être repensé, et les solutions sont politiques, donc reposent sur la reprise en mains de ses fonctions par l'Etat national. Accessoirement, on peut s'interroger sur l'état de décrépitude de l'Etat républicain, qui, tout en cessant d'entretenir les routes, en fermant les voies ferrées et les hôpitaux, en baissant les retraites, en imposant les produits illusoires de l'inflation, en gardant le système de prélèvement le plus lourd du MONDE, est toujours en train de chercher dix sous pour faire un franc, en mentant effrontément aux français. Comme le disait une blogueuse: "Que faites-vous du pognon?"

  • Tout d'abord sur les routes de province il y a des nids de poule et non des "pieds de poule".
    Les premiers sont des trous dans la chaussée où allaient parfois pondre des poules quand le chemins étaient en terre.Les seconds désignent une couleur de tissu.
    Non seulement il n'y a plus de représentation mais il n'y a plus que des individus , plus d'organicité , ni de classe intermédiaire ; donc c'est classe contre classe . Les riches mondialistes contre les petits et moyens de plus en plus prolétarisés .
    A partir d'un certain taux , combiné avec des salaires très bloqués , l'impôt et les taxes deviennent confiscatoires.
    Les gilets jaunes sont une réaction de survie du peuple menu et moyen .
    Elle me semble très légitime .
    Mais les solutions ne peuvent être qu'à long terme :
    - aristocratiser les oligarques: leur réapprendre la vertu
    - reconstituer une classe moyenne : réapprendre le juste milieu , l'équilibre de la justice , l'aurea mediocritas .

    Cela demande du temps et de la lucidité....

  • -Le mouvement des Gilets Jaunes en France n’est ni de gauche ni de Droite, il est populaire, féminin, bosseur et périurbain, observe le sociologue Jean Viard.

    Comme les élus locaux qui se sont mêlés aux manifestants ces derniers jours.

    Les Gilets jaunes, c’est la France qui se lève tôt de Sarkozy.

    Par son incapacité à dialoguer, par des décisions inadéquates, par une répartition injuste des efforts à mener collectivement, le gouvernement ne fait que récolter ce qu’il a semé. MAIS ATTENTION : perte des repaires moraux, délocalisations, chômage, précarité, insécurité, lois liberticides et fiscalite confiscatoire… aujourd’hui -ET CELA DOIT BIEN ETRE DIT- en ce début de de XXI° siècle, CE N’EST PLUS LA FAUTE A MARIE-ANTOINETTE !

  • Il est plus qu’évident que ce mouvement est infiltré et manipulé. Que des contacts sont établis entre les taupes et les intéressés pour prendre en main le mouvement ou le faire dégénérer vers l’anarchie. Ceci, en définitive, pour favoriser une nouvelle visée progressiste.

    On notera que le mouvement des gilets jaunes est repris en Allemagne, Belgique et Bulgarie. Ce mouvement semble faire tache d’huile comme en 1968 avec les fruits qu’ils ont engendrés...

  • Il convient, au niveau local, de définir d’autres modes d’actions en respectant la légalité tout en ne se trompant pas de cible (l’Etat), ni du but recherché par la majorité des citoyens (la réduction de la pression fiscale confiscatoire et punitive), et sans oublier les causes réelles non avouées de ces augmentations d’impôts et taxes (augmentation des dépenses liées notamment au service de la dette et à l’accueil des clandestins, deux priorités de l’oligarchie au pouvoir) QU'IL EST TEMPS DE DENONCER. Ces derniers points doivent impérativement être relayés sur le terrain par les vrais gilets jaunes. Il faut dénoncer cette confusion entretenue par l’oligarchie entre fraternité et fiscalité en la rapprochant d’ailleurs du Pacte mondial sur les migrations de l’ONU sur lequel le président de la République et le gouvernement restent silencieux alors que sa signature est prévue en décembre, au Maroc. Ce pacte considère le droit de migrer tout simplement comme un droit de l’Homme avec les conséquences catastrophiques qu’on peut imaginer pour l’Europe et en particulier pour la France en matière d’immigration de masse et d’insécurité.

  • Il convient, au niveau local, de définir d’autres modes d’actions en respectant la légalité tout en ne se trompant pas de cible (l’Etat), ni du but recherché par la majorité des citoyens (la réduction de la pression fiscale confiscatoire et punitive), et sans oublier les causes réelles non avouées de ces augmentations d’impôts et taxes (augmentation des dépenses liées notamment au service de la dette et à l’accueil des clandestins, deux priorités de l’oligarchie au pouvoir) QU'IL EST TEMPS DE DENONCER. Ces derniers points doivent impérativement être relayés sur le terrain par les vrais gilets jaunes. Il faut dénoncer cette confusion entretenue par l’oligarchie entre fraternité et fiscalité en la rapprochant d’ailleurs du Pacte mondial sur les migrations de l’ONU sur lequel le président de la République et le gouvernement restent silencieux alors que sa signature est prévue en décembre, au Maroc. Ce pacte considère le droit de migrer tout simplement comme un droit de l’Homme avec les conséquences catastrophiques qu’on peut imaginer pour l’Europe et en particulier pour la France en matière d’immigration de masse et d’insécurité.

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