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Décidément, nous aurons tout lu, tout vu, tout entendu ces temps-ci ! La voie est libre !

 

Sans commentaire utile n'est-ce pas ? Sinon la surprise, la constatation de l'inconcevable.

La déconfiture simultanée de l'entreprise européenne -  qui se débat dans une crise où absolument tout est lamentable - et des institutions de la République, comme de ses valeurs improbables semble aboutir à une sorte de contestation de plus en plus large et profonde. Dont même les ministres de la République ne sont plus exempts ! La voie est libre ? Il s'en faut encore de beaucoup. Mais elle y tend et vraiment, d'ores et déjà, le spectacle est étonnant. Les royalistes ont tout lieu d'y être attentifs !  LFAR   

Les comptes rendus des médias 

On a ressassé qu'il a été banquier d'affaires, à la fortune faite dans le cadre des fusions-acquisitions de la banque Rothschild. On le découvre philosophe, « rééduqué » par Paul Ricoeur. Dans une interview parue hier, 8 juillet dans le journal hebdomadaire Le 1, déjà consultable sur son site internet, voilà qu'on découvre aujourd'hui le jeune et brillant ministre de l'Économie de François Hollande… royaliste ! Selon lui, d'ailleurs, le peuple français n'a pas vraiment voulu décapiter Louis XVI.

La démocratie décevante ?

Comment la réflexion philosophique peut-elle nourrir, étayer l’action politique ? Tel est l'axe central de cet entretien exclusif avec Emmanuel Macron. On y apprend notamment que c'est en rédigeant un travail sur Machiavel, sous la direction d'Étienne Balibar, que le jeune prodige a abandonné la métaphysique pour la philosophie politique. Mais, plus loin dans ce même entretien, ses propos, repris sur le site Liberté Politique, deviennent iconoclastes et sont sans équivoque.

« La démocratie est-elle forcément déceptive ? » lui est-il demandé. Macron donne cette réponse étonnante pour un ministre de la République, étonnante et claire :  : « Il nous manque un roi », répond clairement le ministre... de la République. Attention, Monsieur le Ministre : remettre en cause la forme actuelle du régime en France fait justement partie des nouveaux critères de surveillance et de mise sur écoutes déterminés dans la dernière loi renseignement !

Un siège vide depuis Napoléon et de Gaulle

« La démocratie comporte toujours une forme d'incomplétude, car elle ne se suffit pas à elle-même », répond en effet Emmanuel Macron.

« Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n'a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n'est plus là ! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d'y placer d'autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l'espace. On le voit bien avec l'interrogation permanente sur la figure présidentielle, qui vaut depuis le départ du général de Gaulle. Après lui, la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un siège vide au coeur de la vie politique. Pourtant, ce qu'on attend du président de la République, c'est qu'il occupe cette fonction. Tout s'est construit sur ce malentendu. »

François Hollande appréciera sûrement le raisonnement... 

Sources : France Inter, Le Point, Le 1, Valeurs actuelles, Liberté politique, Le Figaro, etc. 

 

Commentaires

  • Depuis 2001 l'Alliance royale prophétise cette solution pour la France.!
    L’Association, constituée en parti politique, a pour objet de proposer principalement par les moyens électoraux des réformes des institutions, des lois et des politiques inspirées de l'héritage monarchique de la France et d’une manière générale de faire resurgir dans le débat public français et international la question de cet héritage.
    L'évidence commence à être prise en compte.

  • Je ne pensais jamais pouvoir dire un jour: " Bravo Emmanuel Macron"

  • C'est une grande première ! La peur est le début de la sagesse, dit-on !

  • Depuis 1899, il n'y a, en réalité, que deux éléments qui comptent vraiment pour garantir la permanence d'un possible recours à la monarchie : l'Action française ou école maurrassienne, et les Princes de la Maison de France qui n'ont jamais renoncé au rôle historique qui est le leur. Travaillons à renforcer les premiers, à soutenir les seconds. C'est ce que nous avons de mieux à faire.

  • l'analyse de Macron est évidemment juste ,c'est un homme intelligent , mais la politique qu'il mène s'inscrit dans la ligne de la faillite de l'intelligence de nos élites ,dont Giscard d'Estaing fut le pionnier. A quoi sert l'intelligence quand elle ne s'appuie pas sur le bon sens,sur l'acceptation des faits quand ils contredisent vos constructions idéologiques/utopiques et sur un respect du peuple qu'on est censé guider?
    Au contact de Hollande Macron est bien placé pour juger du vide sidéral de la"pensée" de ces élites et porter ce jugement pertinent. Pas assez cohérent hélas pour s'opposer a ce qui leur tient lieu de politique.....

  • Richard Portier a raison.
    Le cas Macron n'est d'ailleurs pas unique dans la vie politique française, d'hommes qui ont constaté le manque de roi, qui en ont saisi les ressorts profonds et qui ont poursuivi leur carrière dans le régime ... Il y en eut sous les IIIe et IV républiques, ceux par exemple qui ont gravité autour du Comte de Paris, autour de De Gaulle ... Sans suite.
    Peut-être ne faut-il pas leur en faire grief. A quoi aurait-il servi qu'ils s'opposent dans une société qui n'avait pas mené à bien sa réforme intellectuelle et morale, idéologique et culturelle ?
    En revanche, s'il devait survenir une crise grave qui soit à la fois de l'ordre politique mais aussi de l'ordre de la pensée, du sentiment et de l'ordre des consciences, au sens personnel et communautaire, les Macron(s) ne pourraient-ils pas être utiles.?
    Peut-être le cycle des révolutions entamé sans-doute bien avant 1789, doit-il s'achever, s'épuiser et peut-être est-il en train de le faire.
    Cette hypothèse ne nous convie pas à rester les bras croisés. Tout au contraire.

  • En effet le cas Macron n'est pas unique dans la vie politique Française comme le dit Reboul ;;
    Marion Maréchal-Le Pen est un cas encore plus intéressant .C'est elle qu'il faudra suivre car elle met ses idées au bout de sa volonté politique

  • Je suis absolument d'accord avec le commentaire de Reboul : il est bien beau de gloser sur l'absence d'adéquation entre la conviction profonde et l'action politique immédiate, mais, concrètement, si l'on dispose d'une parcelle de pouvoir ou d'influence, que peut-on faire d'autre que vivre "dans la réalité" et non dans le confort intellectuel des "purs" (qui n'ont les mains propres que parce qu'ils n'ont pas de mains) ?
    En mai 68, notre argumentation contre la loi Faure était "On ne fait pas de l'architecture sous un bombardement !", ce qui était une brillante formule assez vaine. Sous un bombardement, on vit tout de même et le monde ne se suspend pas parce que l'on est indigné des orages d'acier.
    Que Macron soit monarchiste est une révélation, venant d'un des hommes les plus intelligents de sa génération politique. Constatant que la France a besoin d'un Roi, il constate aussi que les conditions d'exercice d'une monarchie sont loin, très loin d'être réunies. À tous les militantismes de faire en sorte qu'elles puissent n'être pas tenues pour billevesées d'esprits farfelus !

  • Je conviens très volontiers que Marion Maréchal est sur une voie très intéressante, qu'elle a des idées justes et claires et qu'elle semble destinée à un bel avenir.
    Mais je trouve le "cas Macron" en soi beaucoup plus intéressant et significatif, parce qu'il est un homme "du système" et "dans le système", et que sa déclaration - peu reprise par les médias, soit dit en passant - montre combien il faudrait peut-être assez peu de choses, dans des circonstances extrêmes sans doute, mais toujours possibles, pour faire basculer les choses.

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