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jeudi, 13 février 2014

De grands élus du PS penchent vers le fédéralisme français, par Joël Broquet*

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http://www.acip-presse.fr/equipe.htm

Dans Les Echos du 28 janvier 2014, Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile de France, émule de Michel Rocard, se déclare pour un « modèle fédéral à la française » affirmant sa confiance dans les collectivités locales et les corps intermédiaires.  De ce modèle il veut poser les premières pierres avec le Gouvernement. Il a montré, à partir d’enquêtes que l’opinion publique fait crédit aux régions de l’efficacité et de la solidarité. Alain Rousset, président d’Aquitaine et surtout de l’Assemblée des Régions de France va plus loin en demandant un pouvoir d’adaptation des lois dans les régions ainsi dotée d’un pouvoir réglementaire. Il ajoute « Cela ne met pas en cause notre modèle républicain ». Max Staat (l’Humanité du 30/1/2104) commente cette dernière affirmation par un « A voir » qui laisse percer l’inquiétude des gardiens du temple …de la déesse  Raison (celle de 1794). Laissons le dernier mot à Alain Rousset qui déclare « le problème de fond est que tout est encore trop centralisé »

Ces propos, qui s’inscrivent dans la ligne de la dernière conférence de presse du Président de la République témoignent bien d’une évolution qui prend acte du grippage de la machinerie bureaucratique et constate l’étouffement de toute la société. Au risque de mettre en en péril les fondements de son propre système ? Ce risque n’est pas exclu et les contradictions certaines. Alors que l’Ecole Républicaine, déjà mal en point, est secouée par Farida Belghoul et ses Journées de Retrait Scolaire, le ministre Peillon peut-il accepter une « régionalisation » qui menacerait plus encore l’édifice ? Les périodes de crise sont celles des crispations et se dessine au sein du gouvernement une césure entre ceux se retranchent dans les bastions de »l’Ordre » (police, gendarmerie, école) et ceux qui mesurant le risque d’asphyxie prendront le vrai risque de réformes profondes quoiqu’il en coûte pour leur cohésion.


 Il faut prévoir que les lobbies sociétaux qui idéologiquement, au nom du respect de la diversité, du communautarisme… semblent se ranger dans le camp girondin/libéral seront nécessairement acculés à rejoindre le camp étatiste qui seul est en mesure d’imposer leurs revendication  à toute la société. Imagine-t-on en effet le mariage homosexuel, la PMA ou la GPA, ou l’enseignement du genre autorisés (ou interdits) suivant les régions ? Impensable pour ce lobby de « régionaliser » ce qui relève, pour lui, d’une normalisation universelle.

C’est toute l’économie des alliances politiques qui est posé à terme puisque la ligne de fracture traverse toutes les familles politiques sauf, et encore, le FN et le PC.

Bonnets Rouges, Huchon, Rousset, Belghoul, même combat ? C’est en tout cas ce qu’a fait valoir « La Fédération » - Mouvement Fédéraliste Français dans un communiqué. De plus en plus il s’installe le distinguo entre ce et ceux qui mine(nt) la société de ce et ceux qui mine(nt) l’establishment.

 * Secrétaire Général du Mouvement Fédéraliste Français - Bulletin hebdomadaire n° 1488 du lundi 3 février 2014

Commentaires

Jean-Paul Huchon est pour une länderisation du pays. Son discours est clair et déjà ancien. Pour lui le "modèle républicain" n'est plus qu'un alibi de congrès du parti.

Écrit par : Catoneo | jeudi, 13 février 2014

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