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Albert Camus / Soljénitsyne: même combat ?...

            Tel est le titre du fort intéressant article de Danièle Masson -agregée de l'Université- dans le dernier numéro proposé par le Réseau Regain.

            Pour celles et ceux qui -parmi nos nouveaux lecteurs, puisque nous en comptons beaucoup, à chaque mois qui passe...- ne connaîtraient pas le Réseau Regain, nous dirons simplement qu'il s'agit de l'ancien Escritoire, qui, à partir de juillet 2008, a quitté l'imprimé pour le Net. Paraissant depuis 35 ans, "L'Escritoire" est un revue de haute qualité qui, autour de Michel et Danielle MASSON, a rassemblé de nombreuses signatures (Pierre GOURINARD, Antoine de CREMIERS, Philippe LALLEMENT, Nicolas PORTIER, Jacques LERMIGEAUX, Michel MICHEL, Georges LEROY...). Pour toucher un plus large public, et consacrer à des tâches évidemment bien plus utiles le temps très important consacré à la fabrication d'un journal-papier, l'Ecritoire est donc devenu le Réseau Regain.

            Voilà: en très peu (trop peu...) de mots, vous savez, sinon tout, du moins assez pour vous plonger sans retenue dans la découverte de ce Réseau Regain, à connaître et à faire connaître. Et sur le site duquel vous vous rendrez toujours avec profit....

 

            Vous lirez tout entier, en cliquant sur le lien suivant: http://reseau-regain.net/index.html , l'article qui nous sert de titre, mais nous ne résistons pas, en guise de mise en bouche, en quelque sorte, au plaisir de vous en donner le paragraphe de conclusion.

            Le reste est à l'avenant...

Albert-Camus_01.jpg

            "...Et pourtant, l’absurde n’était pas le dernier mot de Camus. De L’étranger et son «écriture blanche », « transparente aux choses et opaque aux significations », du lyrisme païen de Noces et de L’été, de la prose didactique de La peste, il était passé, avec Le premier homme, à un réalisme soucieux de restituer « la présence physique du monde dont il était issu ». Il y a loin de l’indifférence de L’étranger au Premier homme, ainsi présenté: « Voici les miens, mes maîtres, ma lignée». Il y renouait avec ce qu’on appelle la piété. Piété à l’égard du père, de la mère, de l’instituteur. Sa mère qu’il compare au Christ, comme si, remarque très justement Michel de Jaeghere dans un remarquable Hors série du Figaro, « il avait fait sienne l’idée que le sacrifice de son innocence ait pu avoir une valeur rédemptrice. Comme s’il avouait par là, fût-ce de manière voilée, implicite, son ralliement à l’inspiration centrale du christianisme, à ces mystères douloureux du Salut qui lui auraient paru seuls dignes d’expliquer le monde s’il avait pu croire à la divinité du Christ ».

             «C’est la mort, dit-on, qui transforme la vie en destin. ». Mais on peut préférer Finkielkraut: « Camus est mort alors même qu’il naissait, littérairement, à une vie nouvelle »

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Danièle Masson en compagnie de Gustave Thibon....

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