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Le plus grand mal dont souffre le Mammouth, c'est l'égalitarisme...

          Bernard Viallet (1) vient d’accorder un intéressant entretien au Forum Catholique, d’où nous extrayons le paragraphe suivant :

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            ".....C’est sans doute le plus grand mal dont souffre le Mammouth. Il se nomme « EGALITARISME ». C’est la source de toutes les dérives et le frein à toutes les réformes de bon sens. Depuis 40 ans, on n’en sort pas. C’est une véritable religion bien ancrée dans les esprits. Pas de redoublement, pas de notes, pas de contrôles, pas d’appréciations péjoratives, 80% de réussite et plus au bac. Pas de punitions, pas de sanctions, pas de cours magistral, pas de méthodes traditionnelles… etc… etc…

            Tout le monde est égal. Tous les élèves se valent. La parole du maître n’a pas plus de valeur que celle de l’élève. [...] Si on ne sort pas de cette lubie marxiste, on n’arrivera à rien. Mais cela nécessite une volonté politique forte, un soutien honnête des médias et l’appui résolu des parents d’élèves. Actuellement, aucune de ces trois conditions n’est réunie. Le courage des décideurs et des hommes politiques est totalement inexistant......"

 

          Des propos qu’on ne peut qu’approuver à cent pour cent ; et un sujet et des préoccupations qui ne peuvent laisser indifférents, et qui nous préocupent au plus haut point : nos lecteurs les retrouvent régulièrement dans les notes de notre Catégorie « Education »…..

 

(1)    : Bernard Viallet a été directeur d’école primaire et a enseigné pendant trente ans dans des écoles particulièrement difficiles de banlieues parisiennes. Retraité depuis juillet 2007 il a publié en mai 2008, aux éditions Tempora, Le mammouth m'a tuer (288 pages, 15 euros).

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Commentaires

  • Ils sont les représentants d'un courant égalitariste, dont les conceptions pédagogiques se réfèrent à l'esprit des sciences de l'éducation américaine, ils accordent la priorité à la mise en oeuvre de méthodologies et à l'acquisition de compétences plutôt que de connaissances.
    En matière de contenus, ils écartent les textes littéraires classiques et font étudier des articles de presse, des textes de chanson (de rap surtout) et des slogans publicitaires, bref des activités "motivantes".
    Dans cette approche, le professeur n'est plus celui qui exerce l'autorité que lui confère son "savoir", mais un animateur, un "gentil organisateur" d'un "lieu de vie " dans lequel "les jeunes" vont pouvoir s'épanouir.
    Je vous recommande d'aller visiter le site de Philippe Meirieu (http://www.meirieu.com/), figure emblématique, gourou et maître à penser d'un "pédagogisme" libéral/libertaire. Edifiant.

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