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Kadhafi à Paris: ceux qui critiquent ne sont-ils pas à côté de la plaque?.....

          Poursuivant son dessein d'Union Méditerranéenne, qui bien évidemment ne pourrait pas se faire sans la Lybie, Nicolas Sarkozy reçoit donc le numéro un Lybien à Paris. D'importants contrats économiques (ce qui ne se refuse pas....) sont également au menu du voyage. 

          De leur côté, un certain nombre de responsables politiques ou de personnalités se scandalisent (au pire) ou s'offusquent (au mieux) de la venue du responsable Lybien. Et pas seulement à gauche.

          Et nous sortent tous les arguments qu'ils peuvent, en occultant finalement ce qui nous paraît malgré tout l'essentiel: la défense et la promotion de nos intérêts économiques, politiques, diplomatiques etc....

          Mais qui sont-ils tous pour pousser ces cris d'orfraie ? On voit des communistes, qui n'ont toujours pas condamné ni renié le communisme, et dont certains dirigeants ont d'ailleurs passé des vacances sur les bords de la Mer Noire, à l'époque du grand camarade Ceausescu! Aussi, quand on parle au PC de la "colossale ambiguïté" de la venue de Kadhafi, on se demande bien de quelle colossale ambiguïté il s'agit !....Et si, au PCF, on balayait d'abord devant sa porte ?.....

          Pour les socialistes, les contradictions ne sont pas moindres. On sait bien que Mitterand a donné asile a des assassins recherchés dans leur pays (de Césare Batisti à Marina Petrella....), ou entretenait les meilleurs rapports avec Yasser Arafat. Plus près de nous le PS a soutenu une candidate qui est allée en Chine, le pays qui détient le record des exécutions capitales (1). Et la candidate a prononcé un éloge de la justice chinoise qui, comparée à la française, "est une justice rapide" (sic)....

          Bref, si l'on gratte un tout petit peu, on voit bien que ceux qui critiquent ont très largement démenti par leurs actes passés leurs hypocrites envolées pseudo-lyriques d'aujourd'hui sur "les valeurs de la France". Et qu'ils cherchent tout simplement, perdus qu'ils sont et ne sachant plus que dire ni que faire ni comment exister encore dans leur actuelle déliquescence politique, à faire une mesquine diversion de "politique politicienne interne". Et à tâcher de marquer quelques points, en oubliant complètement les enjeux de la visite de Kadhafi et les intérêts supérieurs de la France.

          Que pèsent leurs fallacieuses protestations de "morale" ou "d'anti-terrorisme" dont ils se gargarisent aujourd'hui, ces grands protecteurs du terrorisme italien, grands amis d'Arafat, grands voyageurs dans la Chine ultra-dictatoriale (pour ne s'en tenir qu'à ces trois exemples...)? Il conviendrait que l'on cesse, à intervalles réguliers, de tomber dans un curieux mélange de tartufferie et d'hystérie. Et que, comme aux États-Unis, en Allemagne ou dans tant d'autres pays, la classe politique cesse de mettre une prétendue "morale" là où elle n'a que faire.

           Et se mette à jeter un regard dépassionné sur les réalités du monde qui nous entoure: en l'occurrence ici les contraintes des visions géo-politiques, doublées de la féroce compétition pour tout ce qui touche aux grands contrats économiques. "Faire" de la diplomatie, par définition, c'est forcément se salir les mains, et parler à des gens qui ne sont pas tous des anges. Si l'on ne veut parler qu'à des saints, on risque de se retrouver bien seul,...

          Évidemment, cela ne veut pas dire que nous partagions quoi que ce soit avec Kadhafi. Nous n'avons pas, et nous n'aurons probablement jamais, grand'chose de commun avec lui: il ne s'agit pas de cela. Il s'agit de conforter notre place dans le monde. Il s'agit de diviser -si on le peut, et autant qu'on le peut- le camp des nations terroristes et des États voyous. Et de ré-intégrer la Lybie dans le concert des Nations, préalable évidemment indispensable si l'on veut, demain, donner la moindre consistance à l'Union Méditerranéenne...Que viennent faire les tartufferies des pseudo moralisants là-dedans ?

          Certes, on peut penser que Sarkozy en a peut-être un peu trop fait. Et Kadhafi aurait dû s'abstenir de ses propos sur les immigrés. Certes il est possible que les espoirs de le voir redevenir fréquentable soient démentis par son comportement, tant il est imprévisible. Il n'en demeure pas moins que les enjeux politiques, diplomatiques et économiques justifient, selon nous, que le risque ait été couru.

          Et nous sommes d'accord sur ce point avec un Roland Dumas, par exemple, qui a affiché une belle sérénité -face au déferlement de propos excessifs- et une vision apaisée de ce qui est bon pour la France, aux antipodes de l'idéologie dont beaucoup ont fait preuve: le seul facteur qui doive nous guider dans nos relations extérieures, c'est l'intérêt national.

(1): on y pousse le "raffinement" (!) jusqu'à faire payer aux familles le prix de la balle qui a servi à fusiller leur enfant....

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