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L'aventure France racontée par les cartes...

II/III : L'invention de la Normandie...

II/III : L'invention de la Normandie...

(suite et fin du résumé précédent)

IX : Charles le Simple et Rollon (911) – Depuis de nombreuses années, un Normand nommé Hrolf (ou Rollon) était maître de Rouen et de la basse Seine. Ce dernier, fier de ses possessions, souhaitait en devenir le maître légal et incontesté.

Eudes, alors roi de France, avait toujours repoussé sa demande. Charles le simple fit de même pendant plus de dix ans. Rollon se vengea par de nouvelles incursions et de nouveaux pillages.
Revenant d’Angleterre en 911, il parvint jusqu’à Chartres, où il fut mis en échec. Il dut alors battre en retraite vers Rouen, semant la mort et la destruction sur son passage.
Le roi accepta de traiter avec le Normand, lui offrant le titre de comte de Rouen et des droits sur toute la basse Seine, à condition qu’il accepte de se convertir au christianisme et qu’il défende le royaume.
Le traité de paix eut lieu dans le petit village de Saint Clair sur Epte. Rollon, baptisé de fraîche date, avança vers le roi, accompagné de ses lieutenants. Assis sur son trône, entouré de dignitaires, le roi accordait au Normand tout ce qui avait été prévu. Vint alors le moment de l’hommage, et Rollon posa ses mains dans celles du roi en signe de fidélité. Mais on lui signala qu’il était de coutume en France de rendre hommage au roi en lui baisant le pied. Le Normand s’avança, empoigna le pied de Charles, et d’un mouvement si brusque le leva si haut que le roi bascula en arrière et tomba dans l’herbe. Les dignitaires avalèrent l’affront en silence....
Par ce traité naissait la Normandie, et les Normands, devenus sédentaires, furent à partir de cette date d’autres hommes.
Le proverbe qui dit que si l’on ne peut vaincre un ennemi, il faut en faire un ami prend ici tout son sens : Rollon mit en place un gouvernement énergique, d’une justice inexorable, et avec l’ordre reparut la prospérité.
Les terres depuis longtemps abandonnées recouvrèrent leurs anciens habitants, les abbayes se repeuplèrent, les écoles se rouvrirent.
Un siècle après le baptême de Rollon, la Normandie était devenue une des provinces les plus peuplées et les plus riches de France. Les Normands, qui s’étaient mélangés avec les habitants, avaient adopté leur langue, leur religion, leurs mœurs. Il ne leur restait plus de leur tumultueux passé que ce goût de l’aventure et des voyages, qui devait emmener les descendants des Northmen à la conquête de l’Angleterre et de l’Italie méridionale....