Grandes "Une" de L'Action française : Où Bainville fait preuve de la plus extrême originalité, jointe à la plus profonde "intelligence" des choses...
Une histoire de l'Action française... en lisant L'Action française !...
(retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")
Dans ce numéro du Jeudi 19 Janvier 1928, intitulé sobrement "De fil en aiguille", Jacques Bainville livre un article dans lequel il fait preuve de la plus extrême originalité, en même temps qu'il laisse libre cours à la plus fulgurante expression de son génie pour ce qui touche à la déduction logique...
Comment ne pas voir qu'il illustre, ici, parfaitement la pensée de Péguy :
"Il faut toujours dire ce que l'on voit; surtout, il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l'on voit".
Jacques Bainville "voyait" ce qu'il voyait, et il en tirait les conclusions qui s'imposaient. Il n'était ni devin, ni Mage ou magicien; il ne lisait pas dans le marc de café et n'avait pas de boule de cristal.
Pourtant, il a tout annoncé !
Tout prévu ? Deviné ? Prédit ? Non : tout déduit, simplement mais logiquement, intelligemment, au sens étymologique du terme (1); il explique d'ailleurs cela, avec beaucoup de modestie, dans ce passage de son articla du 2 Janvier 1915, dans L'Action française...
(1) : D'Émile Littré : "Intelligent" nous vient du latin "intelligentem", de "intelligere", au sens de comprendre, discerner, composé du préfixe "inter", entre, et "legere" choisir.
Cet article occupe l'intégralité de la sixième colonne de la "Une"...
Nous sommes au débute de l'année 1928 : il y a presque dix ans que la République a trahi la France, en renonçant à démembrer l'Empire allemand (qui n'avait même pas cinquante ans d'existence !) alors qu'elle avait démembré l'Empire Austro-Hongrois.
Les Rois de France, avec "le chef d'oeuvre absolu" (l'expression est de Bainville) des Traités de Westphalie avaient fait disparaître le danger germanique, ce qui nous valut deux siècles de tranquillité, nos deux Grands siècles, et un accroissement considérable de territoires vers l'Est et le Nord (Franche-Comté, Alsace, Flandre gallicante).
Mais, sous Louis XV, la secte des Encyclopédistes, à l'origine de la mortifère Révolution, promut la "prussophilie"; puis la République et les deux Empires ("l'Empire, c'est la république empirée", disait Léon Daudet) trahirent la France en laissant se reconstruire l'Allemagne unifiée - par la Prusse - et en lançant même ce suicidaire mouvement de re-création d'un danger éliminé !
Cette trahison des intérêts supérieurs de la Nation française nous valut 1870 et 1914, dont république et empires sont directement responsables et coupables.
Au moins pouvions-nous, en 1918 - victorieux - mais à quel prix ! - détruire à nouveau cette maudite unité allemande/prussienne, et en revenir, sinon à l'intégralité des TraItés de WesTphalie, au moins à une division en sept ou huit États du monstre supprimé par nos Rois mais rétabli par la république et les deux empires.
Trahissant une nouvelle fois la France et les Français, leurs intérêts supérieurs et vitaux, la république ne le voulut pas, ne le fit pas, et laissa subsister le monstre : nous eûmes Hitler, la seconde guerre mondiale, la France occupée et pillée pendant quatre ans, Brest et Le Havre détruites presqu'intégralement, Marseille et Toulon voyant disparaître leur coeur de ville historique, Oradour-sur-Glane et mille autres horreurs de la barbarie nazie. Et, dans une Europe à feu et à sang elle aussi, l'ineffaçable Shoah...
De tout cela, la république est, de nouveau, responsable et coupable !
Dès le début, l'Action française, et les autres patriotes lucides (notamment dans l'Armée) dénoncèrent la folie du non démembrement; puis, l'une après l'autre, l'abandon par la république anti-France des rares clauses positives du funeste Traité de Versailles : évacuation par l'armée française de la rive gauche du Rhin, abandon de nos amis séparatistes rhénans (le docteur Dorten...) que la république laissa massacrer à Pirmasens, absence de réaction face au ré-armement allemand, à la re-militarisation de la Rhénanie...
Dans cet article, donc, et dans ce contexte, Bainville, las de jouer les Cassandre, prévient une fois de plus l'opinion publique et les autorités et annonce ce qui se passera si l'on continue de laisser faire des prussiens ivres de revanche et blessés dans leur orgueil d'avoir perdu la guerre qu'ils avaient eux-mêmes déclenchée...
Voici donc l'article, dont - comme nous l'avons dit - on admirera l'originalité :
Stupéfiant Jacques Bainville !...
ndlr : pour qui voudrait lire dans son intégralité l'article de Bainville dans le numéro du 2 Janvier 1915, voici le lien qui y amène : "Bonne méthode, justes idées..."
Intitulé "Au seuil de 1915", l'article occupe l'intégralité de la première colonne et la moitié supérieure de la deuxième...
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