Grandes "Une" de L'Action française : de Léon Daudet sur Roland Garros, et son "empreinte généreuse et sublime"...
Une histoire de l'Action française... en lisant L'Action française !...
(retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")
Voici le lien conduisant à la "Une" du Jeudi 23 Décembre 1926, dans laquelle Léon Daudet dit son admiration pour Roland Garros, à propos de la parution de "La passion de Roland Garros", de Jean Ajalbert...
Deux précisons, après lecture de ce très bel article :
1. D'abord, voici la "quatrième de couverture" du tome 1 du livre de Jean Ajalbert :

La Passion de Roland Garros est celle de toute une jeunesse d'avant-guerre, vouée à la conquête de l'espace, par les Ailes. Une époque déjà légendaire où, parmi la constellation sublime des enfants qui au sacrifice de leur vie, ont réalisé le rêve des âges, scintille, en étoile de première grandeur, la gloire de Roland Garros. Le premier, est monté le plus haut. Avec la traversée de la Méditerranée, il a ouvert la voie au-dessus des mers. Génie inventeur de l'avion de paix, il a fait la machine de guerre armée de la mitrailleuse, grâce à quoi, de Fonck à Nungesser, tant de héros de l'air se sont illustrés à jamais...
Mais c'est dans l'adversité que Roland Garros a donné sa mesure d'homme : prisonnier, dominant ses bourreaux d'une âme inaltérable, allumant dans la ténèbre des geôles, une flamme de résistance inextinguible, la foi inébranlable dans la victoire après une évasion fameuse, à quoi il devait participer d'un effort désespéré, jusqu'au dernier souffle...
Roland Garros? Un surhomme, à travers le roman d'aventures les plus exactes et les plus étonnantes, au temps pittoresque des meetings et des tournées en Amérique, jusqu'aux heures sanglantes de 1914, ou dans l'épouvante des forteresses allemandes...
On a discuté, si un auteur pouvait, heureusement, remanier ses œuvres à des années de distance. Voici la meilleure réponse. Jean Ajalbert n'a pas hésité à réviser ce livre magistral qui avait obtenu à son apparition le pIus ferme succès, accueilli comme une révélation émouvante sur le monde de la bohème ailée et des précurseurs dont les initiatives hardies devaient – et vont – changer les méthodes de vie et de mort de l'univers, dans la paix comme dans la guerre. En élaguant les aperçus techniques, alors nouveaux, maintenant vulgarisés, La Passion de Roland Garros ne comporte plus qu'un volume, d'action rapide, le roman vécu d'une destinée inouïe où se reflète tout l'idéal d'une merveilleuse époque révolue...
Comme il sera désormais difficile d'écrire sur Malmaison ou sur Beauvais, sur l'Auvergue ou sur l'Indochine sans consulter les ouvrages de Jean Ajalbert,– pour l'aviation à son berceau, il faudra lire et relire La Passion de Roland Garros dont la vie est écrite par son témoin le plus proche et le plus fervent, mêlé à tous les événements de ces années vertigineuses...
2. Ensuite, en ce qui concerne Guynemer, dont parle Daudet, évidemment ("l'empreinte généreuse et sublime d'un Garros, d'un Guynemer...") : Guynemer a été abattu, "en plein ciel de gloire", le 11 Septembre 1917. Entre la Censure, qui filtrait, retardait ou interdisait des informations, et les difficultés de liaison dues à la guerre elle-même, l'annonce officielle de la disparition du héros ne put être annoncée qu'en "Une" du numéro du Jeudi 4 Octobre 1917 (milieu de la cinquième colonne) :
Malheureusement, sur le site Gallica de la BNF, pour ce mois d'Octobre 1917, les numéros des 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13 et 14 sont manquants : il est quasiment certain que Léon Daudet a rendu l'hommage qu'il méritait à ce héros que fut Guynemer, mais il doit se trouver dans l'un de ces numéros manquants, malheureusement...
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