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Feuilleton : Son "érudition intelligente" fait "des lecteurs reconnaissants" : Jacques Bainville... (32)

 

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 (retrouvez l'intégralité des textes et documents de ce sujet, sous sa forme de Feuilleton ou bien sous sa forme d'Album)

Illustration : portrait de Jacques Bainville par Marie-Lucas Robiquet; couverture du "Jacques Bainville, La Monarchie des Lettres, Histoire, Politique et Littérature", Édition établie et présentée par Christophe Dickès, Bouquins, Robert Laffont (1.149 pages).

Aujourd'hui : La Revue Universelle (I et II)...

 

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La Revue Universelle

La Revue Universelle (I)

 

L’une des plus remarquables réalisations de Bainville, ce n’est peut-être pas un livre, aussi importants qu'ils aient pu être pour certains; l’une des pensées les plus fécondes de son règne intellectuel (pour paraphraser Louis XIV), c’est peut-être... "La Revue universelle"...

C'est en 1920 que Jacques Bainville fonde cette Revue : il en était le directeur, et Henri Massis, le rédacteur en chef.

Dans Le Figaro du 19 juillet 1919 était paru un manifeste "Pour un parti de l'intelligence"; la Revue universelle, qui en découle, avait pour programme :


"Rassembler tout ce qui, dans le monde, prend parti contre la destruction, fortifier et étendre les relations entre les groupes dévoués à la cause de l'esprit".

La Revue se situait évidemment dans la ligne du Nationalisme intégral de L'Action française.

Y collaborèrent Charles Benoist, Marie de Roux, Robert Havard de La Montagne, René Johannet, Georges Valois, Firmin Bacconnier, Pierre-Antoine Cousteau, Georges Gaudy, Gustave Thibon, Pierre Gaxotte, Claude Roy, Gonzague de Reynold, Jacques Maritain (en charge de la rubrique philosophique, au début des années 1920), Charles Maurras, Maurice Vaussard et Henri Gouhier.
Puis, après 1941, Pierre Boutang et Raoul Girardet.

La Revue universelle s'intéressait particulièrement à la politique extérieure, mais on y trouvait aussi des études sur l'art, la littérature la philosophie, écrites par Léon Daudet, Thierry Maulnier, André Rousseaux ou Robert Brasillach.

Son dernier numéro paraîtra en 1944...

"...Ah ! comme tout alors me semblait simple, facile, uni. Je nous revois ensemble dans notre commun bureau de la Revue universelle, lorsque nous établissions le sommaire du prochain numéro, et qu'il en réclamait les épreuves. Il lui suffisait d'un regard, mais c'était un regard infaillible; rien qu'un mot parfois pour formuler sa décision, mais c'était un mot sans réplique. Et quel repos, quel assentiment, quand il avait conclu d'un simple geste, qui supprimait le tâtonnement, l'hésitation, l'incertitude..."
(Henri Massis).

 

 

La Revue Universelle, présentée par Massis (I)

La Revue Universelle, présentée par Massis (II)

 

Dans "Maurras et notre temps" (Tome I, pages 144 à 159) Henri Massis donne d'utiles éclairages sur la genèse de La Revue universelle :

1. Pour un parti de l'intelligence (pages 144/145) :

"Dès la fin de 1919, nous avions conçu et rédigé notre manifeste "pour un parti de l’intelligence", en réponse à celui où les Romain Rolland, les Barbusse accusaient les écrivains français d’avoir, pendant la guerre, avili, abaissé, dégradé la pensée en la mettant au service de la patrie et de sa juste cause. Je n’en transcrirai ici que les premières lignes :
« Nous avons, y disions-nous, nous avons défendu dans cette guerre, la cause de l’esprit. C’est pour que cette grandeur ne disparaisse pas que des hommes se sont fait tuer. Il nous faut continuer ce service en renouvelant la vie intellectuelle de la France. Cela est nécessaire quand on songe à la haute mission humaine, à la grande élection spirituelle qui domine toute son histoire, à cette destination qui est la sienne, et dont la victoire nous restitue le sentiment profond."
"Le parti de l'intelligence, ajoutions-nous, c'est celui que nous entendons servir pour l'opposer à ce bolchévisme qui, dès l'abord, s'attaque à l'esprit et à la culture, afin de mieux détruire la société, nation, famille, individu. Nous n'en attendons rien de moins que la reconstitution nationale et le relèvement du genre humain."
Oui, tout était à refaire, tout était à recommencer. Je pressentais une époque difficile à vivre, je l'éprouvais en moi-même, n'eût-ce été que par ce "dépeuplement de la première, de l'ancienne amitié", où nous nous retrouvions, nous, les survivants de la guerre, qui nous étions formés et qui avions grandi dans ce grave climat de confiance et de foi dont elle avait été précédée. Il nous restait le message de nos morts, notre fidélité essentielle aux pensées qui étaient les leurs. Nous y mêlions une haute dose d'espérance, la croyance à une restauration métaphysique de l'homme, car l'esprit, pour les réfections nécessaires, allait - telle était notre certitude - avoir la responsabilité principale..."

 

Pour en savoir plus sur La Revue Universelle, voir, dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française" :  

Annexe 2 : La Revue universelle des faits et des idées...

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