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À la découverte du fonds lafautearousseau (50) : comment les révolutionnaires ont incendié les Tuileries...

lafautearousseau, c'est plus de 28.000 Notes ou articles (et autant de "commentaires" !), 21 Albums, 49 Grands Textes, 33 PDF, 16 Pages, 366 Éphémérides...

 

Il est naturel que nos nouveaux lecteurs, et même certains plus anciens, se perdent un peu dans cette masse de documents, comme dans une grande bibliothèque, et passent ainsi à côté de choses qui pourraient les intéresser...

Aussi avons-nous résolu de "sortir", assez régulièrement, tel ou tel de ces documents, afin d'inciter chacun à se plonger, sans modération, dans ce riche Fonds, sans cesse augmenté depuis la création de lafautearousseau, le 28 février 2007...

Aujourd'hui : Comment les révolutionniares ont incendié les Tuileries...

(tiré de notre Éphéméride du 22 juin)

(retrouvez l'ensemble de ces "incitations" dans notre Catégorie :

À la découverte du "Fonds lafautearousseau")

 

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1871 : Bergeret, "incendiaire en chef" des Tuileries, commence sa sinistre besogne...

 

Dans deux jours, la plupart des monuments de Paris aux mains des Communards seront en flammes (voir l'Éphéméride du 24 mai), conformément à la sinistre prédiction de Louise Michel : "Paris sera à nous ou n'existera plus" (voir l'Éphéméride du 17 mai)...

Une Louise Michel qui ne faisait que s'inscrire dans la "grande" (!) tradition révolutionnaire : Carrier n'avait-il pas dit "Nous ferons de la France un cimetière plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière", durant cette monstrueuse Révolution qui proclama "du passé faisons table rase !..." et durant laquelle Robespierre déclarait "Périsse la France entière plutôt qu'un seul principe !..."

22 mai,denis papin,watt,victor hugo,gerard de nerval,revolution industrielle,marly,caisse d'epargneDès le 26 mars 1871, le château palais, complètement pillé, restait vide. Durant la Semaine sanglante (voir l'Éphéméride du 21 mai), un trio de tristes sires : le sergent de ville Boudin, le garçon boucher Bénot et le général (!) Bergeret - aidés d'une trentaine d'autres criminels de leur espèce, comme Dardelle ou Mabeuf... -  préparèrent méthodiquement leur forfait contre l'Art, contre la France dans son Patrimoine culturel, contre l'humanité...

Fidèle suiveur de Louise Michel, Bergeret déclara : "Quand je quitterai les Tuileries, les Tuileries seront en cendres". Les 22 et 23 mai, les acolytes incendiaires firent passer dans la cour cinq fourgons chargés de barils de poudre, bonbonnes de pétrole, goudron liquide et essence de térébenthine, qu'ils rangèrent sous le péristyle du pavillon central. Le 23, une trentaine de fédérés parcourut tous les appartements du palais et aspergea murs et planchers à pleins seaux de pétrole. Un baril de poudre fut placé dans le vestibule du Pavillon de l'Horloge, trois en bas de l'escalier d'honneur, tandis qu'un amas de matières inflammables était stocké dans le salon des Maréchaux. Ils enduisirent de goudron l'autel et l'orgue de la Chapelle et les boiseries du théâtre.

Le feu fut allumé par Bénot et l'incendie embrasa immédiatement tout l'édifice. Peu avant 9 heures du soir, l'horloge du palais s'arrêta sous l'action du feu. Vers 11 heures, une explosion secoua le pavillon central, laissant le dôme s'abîmer dans une gerbe de flammes. Le palais brûla pendant trois jours, fondant les bronzes, réduisant les marbres en poussière. Bergeret et ses hommes, ayant commandé un repas froid, soupèrent sur la terrasse du Louvre en contemplant l'incendie.

Le 27 mai, il ne restait plus de la merveille des Tuileries que des pans de murs noircis...

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