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Documents pour servir à illustrer une histoire de l'URP (22)...

(Documents pour servir à illustrer une histoire de l'URP : contribution, commentaires, informations, renseignements, prêt de photos etc... bienvenus; retrouvez l'ensemble de ces documents dans notre Catégorie : Documents pour servir à illustrer une histoire de l'URP)

22 : À Martigues et Roquevaire, hauts-lieux maurrassiens... (3/5)

(pour ces cinq livraisons, on pourra se reporter à notre Album (de 125 photos) : Une visite chez Charles Maurras...)

Maintenant, nous pensons que les non-Provençaux ou ceux qui ne connaissaient pas, ou peu, l'histoire personnelle de Maurras et de ce très beau monument qu'est la Bastide du Chemin de Paradis, connaissent suffisamment l'une et l'autre : nous pouvons donc commencer à parler un peu de la façon dont l'Union Royaliste Provençale a utilisé, au cours des années, cette très belle demeure et son beau jardin...

Le premier gardien que nous avons connu, et qui nous fut présenté par Pierre Chauvet, s'appelait Vázquez. Extrêmement sympathique et dévoué, il avait été installé là par Maurras lui-même, qui, de fait, ne résidait que fort peu dans sa maison, accaparé qu'il était par le "gouvernement" de l'Action française...

Vázquez était déjà âgé lorsque nous le rencontrâmes pour la première fois mais, solide gaillard, il était encore en pleine forme et parfaite santé; il s'occupait aussi bien de la maison (travaux d'entretien intérieurs) que du jardin...

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Cette épée d'Académicien a été, depuis, déposée à l'Institut par Nicole Maurras, l'épouse de Jacques (1), comme le raconte Hilaire de Crémiers...

 

Lorsqu'il nous quitta, il fut remplacé par le couple Veziano, lui aussi extrêmement sympathique et dévoué. C'est avec Veziano que j'ai organisé la visite de la maison et de son jardin (ci dessus, voir notre livraison n° 3) avec les participants de nos deux camps de Capty, en 78 et 79.

Veziano est toujours là, aujourd'hui, bon pied bon oeil, mais, évidemment, à la retraite. Et, de toutes façons, doublement "à la retraite" puisque la mairie a entouré la maison d'un invisible mais absolument infranchissable "mur de Berlin".

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Quand on est haineux et sectaire, autant l'être à fond, non ? La Mairie, maintenant propriétaire, a même retiré l'ancien petit panneau indiquant "Maison de Charles Maurras" pour le remplacer par un anonyme "Maison du Chemin de Paradis - Bastide du XVIIème siècle" ! Plus mesquin que ça, tu meurs !...

 

À l'époque, la maison appartenait encore à Jacques Maurras, neveu et fils adoptif de Charles. Nous y allions quand nous voulions, et pouvions y faire absolument toutes les visites, rencontres etc... que nous souhaitions. C'étaient "les jours heureux" !

Une année, nous y organisâmes même un véritable repas en plein air (pas un pique-nique) pour une bonne centaine de personnes, qui commença en fin d'après-midi et se prolongea la nuit venue. La maison revivait un peu, nous étions tous heureux et émus. Catherine Amis (devenue par la suite "Goy", après son mariage avec Norbert) et Sylvie Gaud organisèrent la fête (car c'en fut une) de main de maître (Marlène Schiappa voudra-t-elle nous obliger à dire "de main de... maîtresses ?)... 

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On sait que le voeu de Maurras était de donner "sa" maison à "sa" ville ("...Mon Martigues plus beau que tout !...). Comme on est on croit les autres, dit - avec justesse - le proverbe. Maurras raisonnait en terme de "patriotisme municipal", et il pensait, naïvement comme l'a montré la suite, que les maîtres communistes de la cité s'occuperaient de "la donation" comme il convenait. Jacques Maurras, plus au fait des réalités hostiles du terrain, tenta tout ce qu'il put pour maintenir la maison et son jardin libres de l'emprise d'une Mairie qui devait se révéler être... ce qu'elle était : haineuse et sectaire. Il essaya, par exemple, de réunir suffisamment de personnes qui auraient acheté suffisamment de parts pour organiser une sorte de SCI. Mais il fallut se rendre à l'évidence et, en septembre 1997, conformément au voeu de son oncle et père adoptif, Jacques Maurras remit à la Ville de Martigues les clés de la Bastide.

Année des 150 ans de Charles Maurras • Discours de Michel Déon, de l'Académie française, à Martigues, le 27.09.1997

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Paul Lombard eut par la suite un très bon comportement, et tant qu'il resta aux commandes de la ville,  il laissa absolument libres d'accès et la maison et le jardin. Une jeune guide fut même employée pendant un temps assez long par le Musée Ziem (le musée municipal qui gérait la Maison). Nous avions avec elle des rapports extrêmement amicaux et cordiaux et, même si nous ne parlions jamais "politique", un réel courant de sympathie s'établit entre elle et nous. 

En 2012, par exemple, nous organisâmes une après-midi très réussie pour le 60ème anniversaire de la mort de Maurras dans son jardin, le samedi premier septembre : nous en parlerons longuement la semaine prochaine... 

C'est lorsque Paul Lombard quitta les rênes de la ville, et qu'il fut remplacé par Gaby Charroux - le maire actuel - et sa nouvelle équipe municipale que le changement fut radical, et que la maison fut carrément interdite d'accès...

On peut donc, pour résumer un peu, diviser la période qui s'écoule de la mort de Maurras en (52) en trois périodes :

les deux premières, heureuses, s'écoulant de la mort de Maurras jusqu'à la donation à la ville de 97 (pour la première) et la gestion des choses par Paul Lombard (pour la deuxième);

et la troisième (et actuelle) réellement tragique car, laissée totalement à l'abandon, jamais ouverte ni aérée, jamais entretenue, dans une ville construite, non pas "au bord de l'eau, mais dans l'eau" comme le disait joliment Alexandre Dumas, la maison - pierres et poutres centenaires - s'imprègne jusqu'au coeur de l'humidité ambiante, et court forcément le risque de s'effondrer, tout simplement...

Peut-être est-ce ce que l'on souhaite, du côté des successeurs de Paul Lombard ?

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(1) : Les parents de Charles Maurras eurent trois enfants (trois garçons) : le premier, Romain (appelé aussi parfois François), ne vécut quasiment pas, et Charles, non marié, n'eut pas de descendance. Seul son frère Joseph eut des enfants (cinq) : quatre filles - de son premier mariage - et un garçon, Jacques, de sa seconde union.
A la mort de leur père - son frère Joseph - Charles Maurras adopta trois de ses enfants : Jacques, Hélène et Jeanne.
De nièces et neveu, ces trois enfants de Joseph devinrent donc "fils adoptifs" de Charles lorsque leur père, "médecin des troupes coloniales" mourut au Viet Nam, à Saïgon, en 1924.
A la mort de Charles Maurras, en 1952, la propriété du Chemin de Paradis couvrait toujours les deux hectares et demi de ses débuts, mais il fallut évidemment la partager en trois, entre Jacques et ses deux soeurs.
Jacques Maurras fit en sorte d'obtenir la "partie centrale" de la propriété, ses deux soeurs recevant les terrains situés à droite et à gauche de la maison, qu'elles vendirent par la suite et qui furent urbanisés...

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