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Documents pour servir à illustrer une histoire de l'URP (23)...

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(Documents pour servir à illustrer une histoire de l'URP : contribution, commentaires, informations, renseignements, prêt de photos etc... bienvenus; retrouvez l'ensemble de ces documents dans notre Catégorie : Documents pour servir à illustrer une histoire de l'URP)

23 : À Martigues et Roquevaire, hauts-lieux maurrassiens... (4/5)

(pour ces cinq livraisons, on pourra se reporter à notre Album (de 125 photos) : Une visite chez Charles Maurras...)

Comme nous l'avons vu les semaines précédentes, c'est sous le mandat de Paul Lombard que la Bastide fut donnée à la Ville de Martigues. Et, tant que Paul Lombard fut là, même après sa "démission" qu'il avait annoncée, tout se passa bien pour la Maison, et pour nous. 

C'est en 1968, à la suite de la mort de Francis Turcan, que Paul Lombard devint maire de Martigues. Il fut constamment réélu à ce poste, à chaque fois au premier tour. Aux élections municipales de 2008, il se présenta pour la 7ème fois consécutive, mais en annonçant son départ en 2009 au profit de Gaby Charroux. La passation de pouvoir eut lieu le Paul Lombard demeurant cependant conseiller municipal, donc présent, dans la Ville et dans le Conseil municipal. Il ne mourut que le , à l'âge de 92 ans.

Voilà pourquoi, même bien des années après la donation de 97, nous pûmes continuer d'utiliser la Bastide.

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On voit parfaitement bien, sur cette photo, le nouveau Chemin de Paradis élargi, entre le stade et la maison de Maurras, et l'on se rend fort compte de la bonne dizaine de mètres perdus par le nouveau mur d'enceinte de celle-ci, côté "Chemin"...

 

Je ne prendrai qu'un exemple de la loyauté des intentions de Paul Lombard. En 1965, donc sous le Maire précédent, fut édifié le stade qui porte aujourd'hui le nom de ce Maire, Francis Turcan (et dont Wikipedia mentionne l'adresse, curieusement, au "29 Chemin DU paradis", alors que c'est évidemment "Chemin DE paradis", mais, passons...). Avec le temps, le nombre de spectateurs augmentant, la Ville décida d'élargir le Chemin de Paradis. Il fallut donc "prendre" une bonne dizaine de mètres sur les propriétés situées sur le Chemin, mais de l'autre côté du stade, donc, entre autres, "chez Maurras". Or, la Bastide s'ouvre, de part et d'autre du portail d'entrée, par la double Allée des philosophes, avec ses beaux cyprès, son calme propice à la méditation - d'où le nom... - et ses deux belles tables rondes en pierre, à chacune des deux extrémités. On coupa donc les 72 antiques et "historiques" cyprès et l'on cassa le mur. Mais tout fut reconstruit à l'identique, environ dix mètres plus haut, à l'intérieur du jardin. 

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"...Ce fut plus tard, beaucoup plus tard, que je pus construire à la bordure du Chemin de Paradis ma double "Allée des Philosophes"; 18 cyprès par ci, 18 cyprès par là, répétés de chaque côté, ce qui fit les 72...." (Charles Maurras)

Illustration : tout de suite en entrant dans le Jardin, une fois le portail ouvert, on a, à droite et à gauche, la même "Allée des philosophes", s'achevant toutes les deux par une petite table de pierre ronde, chacune avec son banc de pierre; les deux allées sont formées de deux haies de cyprès parallèles, espacées de deux mètres environs, propices à la méditation...

 

La première fois que je me rendis, avec Chauvet, chez Maurras, après ces travaux d'élargissement, j'exhalai mon amertume, en lui disant que la Mairie avait trouvé un bon moyen, fort mesquin, de rogner un peu sur le patrimoine de la maison. À ma grande surprise, Chauvet me répondit très "philosophiquement" - ce qui était bien la moindre des choses, dans... l'Allée des philosophes ! - et me dit, très calmement : "Tu as tort de critiquer, tu devrais plutôt te réjouir qu'ils aient conservé intact, en le respectant, l'esprit du lieu et qu'ils aient tout refait exactement à l'identique...". Je m'inclinai, et renonçai donc à mon idée selon laquelle la double allée actuelle et le nouveau mur d'enceinte n'étaient que de "faux témoins"...

Ce fait montre bien que Paul Lombard, tant qu'il fut là, n'eut pas d'intentions hostiles envers la Bastide.

 

RENDEZ-VOUS A NOS AMIS, CE SAMEDI 1er SEPTEMBRE, A MARTIGUES, POUR LA JOURNEE D'HOMMAGE A CHARLES MAURRAS, A L'OCCASION DU 60ème ANNIVERSAIRE DE SA MORT

 

2. Le déroulement de la journée...

Samedi 1er septembre, Martigues, Chemin de Paradis : mieux qu'un "devoir de mémoire", un "bonheur de mémoire"...

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3. La vidéo des interventions... (une heure vingt minutes) 

Devoir de mémoire, "bonheur de mémoire" : Charles Maurras célébré et honoré "chez lui", dans sa ville de Martigues et dans le jardin de sa maison du Chemin de Paradis

 

4. Premières réflexions après la journée...

Réflexions en guise de conclusion provisoire, après la journée d'hommage de samedi : A ceux qui ostracisent Charles Maurras : la guerre est terminée ! Delenda est injuria !...

 

5. Petit reportage en trente photos, comme il y a "les trente beautés de Martigues"...

Martigues, samedi 1er septembre, hommage à Charles Maurras : trente photos, comme il y a "trente beautés", de Martigues...

 

On me permettra, pour conclure cette livraison d'aujourd'hui, un petit souvenir personnel. Cette journée, ce fut la dernière fois que je rencontrai Guber. Nous évoquâmes ensemble, avec joie, non pas "le bon vieux temps" (expression idiote", mais ces "jours heureux" des Issambres (voir le n° 18 de ces Documents), des Baux : je lui rappelai qu'il avait été mon premier "supporteur", lors de mon premier discours aux Baux : je parlais juste avant lui, qui clôturait toujours les discours, et il me murmura "Jette ton papier !". Après la Royale, il me donna de précieux conseils, lui qui parlait avec tant d'éloquence... 

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Au premier rang, à gauche, Henri Bec et, à sa gauche, pantalon blanc : "Guber"...

 

François Davin, Blogmestre

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