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14 avril 2021 : Les spéculations un an avant les Présidentielles, par Gérard Leclerc.

A un an de l’élection présidentielle, on spécule déjà sur les chances de certains candidats de remporter le second tour face à Marine Le Pen qui, selon toute vraisemblance, y figurera. S’agira-t-il d’Emmanuel Macron, crédité de dix points d’avance sur ses poursuivants ? Ou de Xavier Bertrand, avec ou sans le patronage des Républicains ?

gerard leclerc.jpgCe type d’auscultation a le tort de suggèrer que le ressaisissement du pays dépendrait de la personnalité providentielle qui s’en viendra remplacer le providentiel vainqueur du scrutin précédent.

On prend acte de la popularité de Marine Le Pen. Elle profite du fait que la gauche, la droite et l’extrême centre ont occupé le pouvoir sans le tenir. Elle profite du fait que des contingents d’électeurs en colère sont prêts à lui donner sa chance.

Cette colère, elle est fille de « l’impuissance publique », celle qu’examine François Cornut-Gentille, député LR de la Haute-Marne, dans son livre, décapant et constructif : Savoir pour pouvoir, paru chez Gallimard.

Si tant de Français n’espèrent plus de la politique, c’est parce qu’à chaque mandature une majorité légifère, claironne ses valeurs et s’exonère de ses responsabilités quant à la médiocrité du résultat. Ni le chômage, ni la précarité, ni l’échec scolaire, ni l’insécurité, ni la méfiance ne reculent. Ces trente dernières années, « la force de gouverner » a disparu. Pour revenir au contact de la réalité, supplie François Cornu-Gentille, changeons de lunettes !

De l’aveuglement général, l’auteur de Savoir pour pouvoir évalue l’étendue et les causes, reconsidère l’ordre des priorités : le diagnostic, la décision, l’évaluation. Il reviendrait à chaque assemblée, Conseil de la République, Assemblée nationale et Assemblée des Territoires, de s’en saisir.

Le « dégagisme », on le sait, n’est pas une solution politique. Juste un défoulement sans lendemain. Il est heureux qu’un élu du peuple français s’efforce d’apporter sa vision lucide et sa pierre à la reconstruction d’un pouvoir qui, à l’avenir, serait enfin exerçable, mesurable et fertile.

Source : https://radionotredame.net/

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