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SOCIAL et ECONOMIE, de Frédéric Winkler.

Selon Edward Goldsmith : « Le commerce mondial a été multiplié par onze depuis 1950 et la croissance économique par cinq et pourtant au cours de cette période, il y a eu un accroissement sans précédent de la pauvreté, du chômage, de la désintégration sociale et de la destruction de l'environnement. Il n'y a donc pas de preuve que le commerce ou le développement économique soient d'une grande valeur pour l'humanité... » En outre, un contrôle sévère et souvent aveugle de l'Etat sur l'économie toute entière, notamment sur les prix, doublé d'une fiscalité dévorante, décourage l'expansion et le travail.

ftédéric winkler.jpgNous voici donc, là encore, devant de dangereuses impasses : il ne faudrait pas croire que le sentiment public y soit indifférent et que les résultats concrets ne suivent pas. Si l'on tient compte des créations et des échecs, il y a chaque année des milliers d'entreprises qui disparaissent en France. Certes, les raisons sont multiples, pourtant ce nombre est trop important pour ne pas être inquiétant... Combien ce système libéral aura-t-il suscité de délocalisations, de fuites de cerveaux allant enrichir nos voisins. Nous vivons les conflits sociaux et économiques sans fins, alors que notre économie est sinistrée. Je vous laisse juge de la politique menée pour en arriver là…
Afin de réduire les coûts le patronat a préfèré utiliser la main-d’œuvre étrangère au lieu de moderniser ses installations (voir Marianne II sur le Net), cela lui permettant de casser les revendications ouvrières salariales. A l’époque, le parti communiste affichait « Produisons Français. Colbert était plus malin lorsqu’il créait les manufactures où ateliers où seule la qualité, le beau et le meilleur était fabriqué, toute l’organisation corporative des métiers veillait alors au bien-être des consommateurs. Il désirait avec Louis XIV, attirer les richesses chez nous comme les artistes et les inventeurs, on a l’inverse aujourd’hui avec la fuite des cerveaux !
Notre industrie de qualité qui avait réussi à survivre fut largué et vendue pour combler un déficit abyssal permanent, nous livrant à la finance internationale. La politique de l’ouverture vers l’extérieur qui nous est imposé depuis Giscard, condamne la France et ses particularités économiques. Cette politique favorise les pays qui donnent le moins à leur peuple, travaillant pour presque rien. Ce n’est qu’un marché de dupes, pour le profit des riches, un crime contre l’humanité dans un nouvel esclavage pratiqué par des politiques issus des idéaux de 89 !
La recherche suscite l’investissement vers la création, entraîne la production puis la consommation. Que sont devenus nos mines de charbon alors que l’Allemagne continue d’en produire. Notre acier, notre aéronautique comme l’aérospatiale qui fait quoi ? Sans parler des drames d’Alsthom, de Pechiney voir le chantier naval devenu italien, la vente de nos vignobles et nos terres, châteaux comme richesses architecturales. Nos marchés africains sont laissés à la Chine et l’Allemagne. Nous restons la 2e puissance à posséder le plus d’étendue de mer, qu’en faisons-nous, lorsque l’on ne donne pas nos iles aux anglo-saxons comme pour les Minquiers et les Ecrehous. Devrions-nous parler de l’état de nos voies ferrés, de nos routes… Le monde de la finance explose dans des bénéfices qui dépassent l’entendement, il suffit juste de citer les « GAFA » (Google, Amazone, Facebook et Apple) dont deux dépassent le trillion de dollars en valorisation boursière. Entre le chiffre d’affaire et la valorisation boursière de ces 4 puissances, on trouverait une équivalence avec environ 150 Etats du monde !
Un système antisocial détruit par « ordonnances » notre code du travail qui, même s’il avait besoin de profondes réformes, va déclencher une nouvelle misère dans le monde du travail, rappelant demain les scandales du monde industriel du XIXe siècle ! La misère dans le nord est pléthorique depuis que la sidérurgie a fermé ses portes, les familles n’arrivent plus à subvenir à l’entretien de leurs enfants, quand ils ne sont pas pris par la DASS ! Ces problèmes paraissent insurmontables, symptômes d’une société malade, fruit d’un système incohérent et antisociale. Nous consommons 70 milliards de plus que ce que nous produisons, alors que l’Allemagne est en excédent commercial de 250 milliards (Radio Courtoisie Henri Fouquereau 11/09/2018) ! Le pays est incroyablement endetté, notre peuple est en danger devant des marionnettes qui prétendent gouverner mais qui ne gère qu’un déficit permanent, nous entraînant vers l’abime ! Le réveil sera dramatique. Lorsque les créanciers refuseront de prêter et qu’ils exigeront de se servir pour être remboursé que croyons-nous qu’il adviendra ?
Quelle honte de voir ainsi notre pays décliner lorsque celui-ci fut la lumière du monde, jamais le plus médiocre de nos rois ne l’aurait accepté. Le déficit budgétaire comme le déficit commercial annuel avoisinent les 60/70 milliards, la Sécurité sociale, l’Etat perdant autour de 150 milliards chaque année qu’il doit emprunter sans jamais savoir comment rembourser. Un européisme niais attire nos élus comme des veaux à l’abattoir, le jour viendra où les créanciers imposeront leurs volontés sur notre territoire contre le possible effacement de nos dettes si ce n’est pas déjà en cours. Cette pente infernale nous entraîne vers la soumission au nouvel ordre mondial qui prendra en main nos affaires comme mettra en coupe réglée tout notre patrimoine en biens, architectures et paysages. A quand un Henri IV pour redresser la France et mettre dehors une ripoublique handicapant l’avenir de nos enfants ! La pire des monarchies ne peut rivaliser avec une telle faillite dont les français ignorent le gouffre ! Tout cela entraîne des milliers de pertes d'emplois comme plonge dans la misère sociale, des milliers de familles. Ce « jeu » de la mondialisation « sans entraves » défendus par des élites globalisées détruisent les peuples !
Et puis un peu de réflexion, est-ce que notre économie doit continuer dans cette voie ? N’y a-t-il pas d’autres chemins, devons-nous vivre sous l’infernale augmentation du PIB (Produit Intérieur Brut), entraînant la hausse constante de la consommation donc de la production ? Ce système libéral est une impasse, comme nous l’avons dit dans sa recherche permanente de la réduction des coûts, donc des salaires, entraînant les peuples vers l’esclavage et la robotique (Lire Bernanos). La décroissance apporte, à juste titre, quelques pistes intéressantes, qu’il ne faut pas négliger.
Qui en est le responsable ?
Mais contre qui, là encore, faut-il se retourner ?
Et le syndicalisme !
Les syndicats patronaux ou ouvriers, eux aussi constituent souvent de grandes féodalités du capital ou du « travail ». Ils se confondent la plupart du temps avec l'action de tel ou tel parti au risque de brouiller les cartes, comme de pervertir le sens même du syndicalisme. Il y aurait tant à dire sur la soumission des officines syndicales devant les « Ordonnances Macron », sur cette acceptation d’une politique mené par un ancien banquier, offrant au libéralisme, le monde du travail sur un plateau, au nom du Cac40 !
Le syndicaliste devrait se questionner sur le système en question, allant vers le totalitarisme, alors que son véritable rôle est de défendre la JUSTICE SOCIALE, d’où déclinent : Organisation, hiérarchie et décentralisation, sans laquelle il n'y a pas de libertés ! Un globalitarisme règne, où les mots d'ordre sont : Uniformité, égalité, centralisation. Notre doctrine sociale est foncièrement contre le libéralisme économique, représentant le « renard libre dans le poulailler libre ». Le libéralisme est générateur de conflits, de délocalisations, de misère, de destruction du tissu économique et social. Alors que nous sommes basés sur l'humanisme et la recherche de la qualité dans le travail. On voit s'étendre à l'horizon les familles en péril, la réduction du travail valorisé et de l'emploi, mais aussi des magouilles financières en hausse, ainsi que les gâchis comme les superprofits avec cette « arrogance des puissants » qui accable le monde... Le capitalisme, issu en partie de la Révolution Française, après la révolution industrielle née du charbon anglais comme de la machine à vapeur, exploite notre main-d'œuvre et celle des pays du Sud en développement, dans un nouvel esclavage, pour plus de gains !!! Ainsi, en 2012, les grandes fortunes françaises ont vu leur capital grimper de 25 % quand, dans le même temps, le nombre de pauvres a augmenté en France et que le niveau de vie médian a, lui, baissé de 0,5 % dès 2010, mais beaucoup plus pour les moins favorisés de nos concitoyens (environ 3 % par an depuis 2008). Le syndicaliste est (ou devrait être, logiquement...) inévitablement contre la loi Le Chapelier de 1791, qui supprime toute association et tout droit d'association. La loi de 1884, insuffisante, autorisant les syndicats, fut le début d'une liberté, donc d'un pouvoir accordé à des groupements. Ce fut le retour, encore bien timide, des libertés réelles contre la liberté abstraite de 1789... Le savent-ils ces syndicalistes ?
N'oublions pas que si la « Déclaration des Droits de l'Homme » néglige les devoirs, elle a aussi aboli, en fait, beaucoup de droits communautaires. Les syndicalistes doivent prendre conscience que le régime qu'ils désirent n’est pas celui dans lequel nous vivons !
Tant qu'il y aura des élections politiques, il ne pourra pas exister d'élections sur le plan professionnel ou communal sans que celles-ci ne soient, tout au moins en grande partie, politiques. Lorsque « l'Etat ou la Commission de Bruxelles sont les patrons » (en particulier sur le plan réglementaire), que peuvent les syndicats ?
Il n'y a plus d'arbitre souverain pour départager les ouvriers et le patron. Écoutons Jean de France (« Un Prince Français», Entretiens avec Fabrice Madouas, Pygmalion) : « Cette société devient anonyme. Les rapports ne sont plus régis par la politesse, ni par la courtoisie, mais par la loi, forcément impersonnelle. Nous allons vers une judiciarisation des relations humaines. »
FW (Projet de société, à suivre...)

Commentaires

  • Edward Goldsmith n'a pas dû pouvoir visiter l'Asie des années 50 pour oser dire que depuis lors "il y a eu un accroissement sans précédent de la pauvreté, du chômage, de la désintégration sociale".
    Il y a eu entropie des économies par les flux mondialisés, et les Asiatiques se sont arrachés à une misère inimaginable aujourd'hui. D'ailleurs les profs d'histoire de 1960 n'avaient d'yeux que pour les pays "neufs", Argentine, Australie, Canada, Nlle Zélande et bien sûr l'Union soviétique, quand les masses laborieuses et crasseuses d'Asie tropicale dévoraient la ressource disponible comme des sauterelles n'ayant d'avenir que dans des pandémies régulatrices de leur démographie.

    Il est vrai en revanche que l'Occident a dérouillé, trop sûr de sa suprématie, qui s'est laissé bouffer par les bons sentiments et une générosité de missionnaire.

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