UA-147560259-1 UA-147538561-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Pas d'articles en ce lundi de Pâques sur lafautearousseau ... Honneur à nos racines, nos traditions !

Guillaume Gallienne lit Victor Hugo

Extrait de « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo

Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église...

« Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. 

Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure. À mesure qu’ils approchaient du sol, les deux jets de plomb liquide s’élargissaient en gerbes, comme l’eau qui jaillit des mille trous de l’arrosoir. 

Au-dessus de la flamme, les énormes tours, de chacune desquelles on voyait deux faces crues et tranchées, l’une toute noire, l’autre toute rouge, semblaient plus grandes encore de toute l’immensité de l’ombre qu’elles projetaient jusque dans le ciel. Leurs innombrables sculptures de diables et de dragons prenaient un aspect lugubre. La clarté inquiète de la flamme les faisait remuer à l’œil. Il y avait des guivres qui avaient l’air de rire, des gargouilles qu’on croyait entendre japper, des salamandres qui soufflaient dans le feu, des tarasques qui éternuaient dans la fumée. 

Et parmi ces monstres ainsi réveillés de leur sommeil de pierre par cette flamme, par ce bruit, il y en avait un qui marchait et qu’on voyait de temps en temps passer sur le front ardent du bûcher comme une chauve-souris devant une chandelle ». 

notre-dame-victor-hugo-96c99a-0@1x.jpeg

Commentaires

  • Merci, Corcelles, pour votre approbation. Vous ne lirez pas d'article, non plus, les 15 août et 25 décembre prochains : dès que j'ai fondé lafautearousseau, le 28 février 2007, j'ai eu cette intuition, qu'il fallait, ces trois "jours solennels", ne rien dire, car l'héritage de notre Histoire s'imposait à nous, comme une évidence, durant ces trois jours de Noël, Pâques et du 15 Août (véritable "fête nationale" en France jusqu'à la Révolution). Voilà deux mille ans que ces trois jours sont célébrés comme il convient sur cette terre qui est la nôtre aujourd'hui : il y a des moments où l'on dit plus en se taisant qu'avec de longs discours..,

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel