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Histoire & Société • J. C. Buisson dénonce le déshonneur de la gauche à propos de d'Estienne d'Orves et il a rudement raison !

Sépulture d'Honoré d'Estienne d'Orves, au cimetière de Verrières-le-Buisson (91)

Par Jean-Christophe Buisson

Un journaliste qui a du style, une logique, une cohérence, de la culture et des idées. Comme disait Thibon : ça manque ! 

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CULTURELLEMENT CORRECT : HONORÉ OU LE DÉSHONNEUR DE LA GAUCHE

0-20111-181009165158054-0-552849.jpgHonoré d'Estienne d'Orves est un des plus grands résistants français. Rallié à de Gaulle dès juillet 1940, quand la majorité parlementaire issue du Front populaire votait les pleins pouvoirs à Pétain et que le Parti communiste se refusait à lutter contre l'occupant en vertu du pacte de non-agression signé par Hitler et Staline, ce brillant officier de marine organisa un réseau de renseignement (Nemrod) avant d'être trahi, arrêté et fusillé par les nazis au Mont-Valérien en août 1941. Un pedigree qui a incité de nombreuses municipalités à donner son nom à des rues, des squares, des places.

Il y a quelques semaines, le conseil régional des Pays de la Loire a décidé de baptiser à son tour de son patronyme glorieux un nouveau lycée à Carquefou, près de Nantes. Las, le conseil d'administation dudit lycée s'insurge. Motif : ce d'Estienne d'Orves était de droite ! Pire : monarchiste ! Certes résistant, mais monarchiste. L'horreur.

Appel_Honore_d_Estienne_d_Orves.jpgEt ces idéologues biberonnés à 75 ans d'« historiquement correct » de dénoncer « une faute grave » de la majorité régionale.

La France : ce pays fou où honorer un résistant devient « une faute grave ». Parce qu'il n'était pas de gauche. Parce qu'il n'était pas du camp des Belin (ex-CGT), Doriot (ex-PCF), Déat (ex-SFIO) et Laval (ex-Parti radical-socialiste).   

Source : Figaro magazine, dernière livraison. 

Jean Christophe Buisson est écrivain et directeur adjoint du Figaro Magazine. Il présente l'émission hebdomadaire Historiquement show4 et l'émission bimestrielle L'Histoire immédiate où il reçoit pendant plus d'une heure une grande figure intellectuelle française (Régis Debray, Pierre Manent, Jean-Pierre Le Goff, Marcel Gauchet, etc.). Il est également chroniqueur dans l'émission AcTualiTy sur France 2. Son dernier livre, 1917, l'année qui a changé le monde, vient de paraître aux éditions Perrin.

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1917, l'année qui a changé le monde de Jean-Christophe Buisson, Perrin, 320 p. et une centaine d'illustrations, 24,90 €.

Commentaires

  • C'est que la Résistance, si elle fut en grande partie animée d'un authentique esprit patriotique, fut aussi une nébuleuse ambiguë. Le résistantialisme est une idéologie gaucharde qui s'est imposée de la Libération à nos jours et, sur tous les plans, a dominé l'esprit public gangrené le pays. Sur la Résistance, ne faisons pas trop de gorges chaudes. Elle a peut-être amené plus de mal que de bien. Sans elle, la France aurait tout de même été libérée.

  • À propos des légendes du résistantialisme je ne ... résiste pas au plaisir de citer cette phrase du journaliste Jean Galtier-Boissière '' Pendant l'occupation il y a eu en France 30 000 fusillés, dont 75 000 communistes ''.

  • Il est vraisemblable que la France eût survécu sans les 250 pilotes de la France Libre brûlés vifs dans leur avion, que semble ignorer ce FABRE, patriote de kermesse pontifiant ,qui leur est tellement supérieur...

    Quelle bassesse !

  • Oui, je pense qu'après la défaite allemande, la France eût été de toute façon libérée. Qu'elle aurait donc survécu.
    Je ne sache pas que la Résistance au sens strict ait disposé d'avions.
    Je respecte Honoré d'Estienne d'Orves et ses semblables essentiellement patriotes, mais je n'ignore pas qu'il y avait au sein de la dite Résistance des organisations puissantes qui poursuivaient de tout autres objectifs que de libérer la Patrie. De Gaulle était bien placé pour le savoir.
    Le résistantialisme d'après guerre est issu de ces forces.
    Bien entendu je ne critique en rien, au contraire, ceux qui par pur patriotisme ont résisté à l'occupant et l'ont combattu. Je pense que c'est ce que j'aurais fait si j'avais été né.

  • Cette gauche d'où sont sortis les ultras de la collaboration et qui veut faire oublier ses errements en vivant sur la légende construite à la libération est à vomir.

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