Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Pourquoi le nouveau gouvernement autrichien peut changer la donne en Europe

 

Par Ferenc Almássy

TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgCet intéressant article - écrit, pourrait-on dire, presque à chaud - est repris de Boulevard Voltaire où il est paru hier.  Certes, il ne nous apprend que peu de choses sur la formation du nouveau gouvernement autrichien. Son véritable mérite - qui est important -  nous paraît être de signaler - se référant au groupe de Visegrad - que l'événement est de nature à changer la donne en Europe. Comme la Pologne, la Hongrie, la République Tchèque et la Slovaquie, l'Autriche devrait être désormais pour une Europe des Etats, des identités et des peuples. Notamment face à l'immigration et à l'Islam. Mais pas seulement : elle montre aussi l'exemple d'un pays qui se dote du gouvernement et, le cas échéant, des institutions de son choix, sans égard pour les leçons qui peuvent lui venir de Bruxelles et d'ailleurs. Si la France avait une politique étrangère, elle ne tarderait pas à se rapprocher de ce groupe de pays libres, plutôt que de poursuivre le rêve fédéraliste. Il n'est d'ailleurs pas impossible que l'évolution des réalités géopolitiques en cours et la vague populiste qui monte dans toute l'Europe, l'y conduisent volens nolens à plus ou moins court terme.  Lafautearousseau  

 

33c079d1f7eedd6454fc631c7f7c631b.jpegConséquence rapide et directe de la calamiteuse gestion germanique de la crise des migrants de 2015, l’Allemagne et l’Autriche sont dans une phase très difficile de flottement politique. Mais vendredi, l’Autriche a mis un terme à son calvaire, qui s’est avéré être une mutation. L’Autriche a désormais – comme ça y est d’usage – un gouvernement de coalition, réunissant les conservateurs du ÖVP avec, cette fois, les nationaux-libéraux du FPÖ. Une coalition qui pourrait bien bouleverser la politique européenne.

L’Autriche sort d’un an et demi de chaos politique, à cause du flux immense de clandestins arrivés depuis 2015, et du fait que la présidence a été remportée de justesse, il y a un an, par un candidat d’extrême-gauche suite à une élection reportée deux fois pour cause d’irrégularités. Le 15 octobre, l’ÖVP, le parti conservateur, de « droite traditionnelle », a gagné de justesse devant le FPÖ, qui se décrit comme national-libéral, et unanimement qualifié par la presse mondialiste comme étant « d’extrême droite », du fait de leur opposition à l’immigration incontrôlée, à l’implantation d’un islam politique en Autriche et en faveur de plus de liberté économique pour les entreprises, en particulier autrichiennes. 

shutterstock_558686410-1000x660.jpgMalgré la pression morale constante et immense de la part de la presse dominante, la digue a cédé. Il faut dire que cette même presse avait été en faveur de l’afflux massif et incontrôlé d’étrangers dès le début de la crise de l’été 2015. Si le FPÖ n’est pas arrivé premier, il intègre pour autant le gouvernement – en récupérant notamment l’Intérieur, la Défense et les Affaires étrangères ! – et impose certaines de ses lignes directrices, notamment sur les questions de l’islam, du rapport à la Russie – le FPÖ est un partenaire du parti de Poutine – ou encore concernant les aides sociales aux étrangers. 

Sur la question migratoire, en revanche, nul besoin de négocier : l’ÖVP ayant fait peau neuve sous l’impulsion de Sebastian Kurz, le nouveau chancelier de tout juste 31 ans, les deux partis sont en accord. Au printemps 2017, Kurz a fait son 18 brumaire au sein du vieux parti habitué à gouverner en coalition avec la gauche. Il s’est arrogé des pouvoirs inédits au sein du parti et a durci le ton et le programme en rejetant en bloc l’immigration massive, en dénonçant l’islam politique et en tendant la main vers le groupe de Visegrád et le sulfureux Viktor Orbán. Par opportunisme politique ou par conviction sincère, la question se pose toujours lorsqu’il s’agit de politiciens agissant en démocratie. Mais les faits sont là : Kurz a sauvé l’ÖVP, au prix certes de l’accès partiel au pouvoir du FPÖ et de la légitimation de ses thèses. Mais si cela était voulu ?

Si ce jeune politicien brillant n’avait cure des carcans moraux d’une génération sur le départ, responsable du chaos migratoire, de la mondialisation destructrice d’identités et de l’effacement de la souveraineté ? C’est une possibilité. Que le lecteur n’y voie aucun jeunisme. Mais du sang neuf est parfois nécessaire pour attaquer d’un bon pied ce qui s’annonce comme une nouvelle ère politique pour l’Europe : avec ce gouvernement autrichien en harmonie avec les rebelles du groupe de Visegrád, la balance commence à pencher de leur côté et les manipulations médiatiques n’arrivent plus à faire peur devant l’application couronnée de succès des politiques décriées.  

Journaliste indépendant Basé en Hongrie, collaborateur au Visegrád Post et à TVLibertés

Commentaires

  • Nombreux sont ceux aussi en France qui seraient ravis de voir l'Autriche rejoindre le groupe de Visegrad. Nos amis d'Europe centrale ne s'en laissent pas compter ni ne se laissent ostraciser par les hyènes médiatiques et les chacals de la bien-pensance. Les Führer du globalisme, de la perte d'identité, du remplacement des peuples, de la domination des marchés financiers de Londres et New York commencent à grincer des dents. On espère que d'autres pays suivront le mouvement. La Grande-Bretagne l'a fait à sa façon.Quant à la France, dernière de classe depuis 1918, elle ne cesse de capituler malgré les rodomontades de ses politiciens inconsistants et lâches. Seul le général de Gaulle, un survivant du XIXème siècle,a su un temps tenir la barre.

  • Leur situation géographique permet aux pays d'Europe centrale de mieux se protéger : l'Afrique est loin ; la glaciation du temps de l'emprise soviétique - un de ses rares mérites - les avait aussi mis à l'abris des flux migratoires durant plus de 40ans
    Pour l' Allemagne qui avait déjà ses turcs à l'Ouest , le vieillissement de la population l'a rendue perméable à l'acceptation de son million de réfugiés , jeunes , le gros lot !
    L' Italie de part sa configuration ne peut sérieusement protéger ses frontières maritimes , sans compter le même phénomène de vieillissement du fait de la dénatalité aussi spectaculaire que l'allemande .
    Pour la France , bonne natalité : les arabes nous font les enfants avec les voitures et la maçonnerie depuis des lustres . L'immigration du Maghreb est à flot continu ; s'y rajoute l'Afrique noire appelée à monter en puissance ; ne comptons pas sur l' Etat pour maitriser quoique ce soit , on aura tout vu de VGE à Macron . Au final , ce seront les particuliers qui créeront leurs frontières sur le mode de ce qui existe sur le plan social ou culturel . En république comme en monarchie .

Écrire un commentaire

Optionnel