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Éric Zemmour : « Fillon et Juppé, deux candidats à contretemps »

Le drapeau d'une UE qui a failli toujours de rigueur ...

 

3578948983.jpgFrançois Fillon est donc le grand gagnant de la primaire de la droite face à Alain Juppé. Éric Zemmour analyse dans cette vidéo leurs faiblesses respectives. [RTL, 24.11]. Mais, par définition, ce sont désormais celles de François Fillon qui nous intéresseront surtout. Est-il simplement – différemment mais comme Juppé - à « contretemps » ? N’est-ce pas là raisonner en termes trivialement opportunistes ? Zemmour pense plutôt que le thatchérisme dont se réclame Fillon ouvrait une ère résolument libre-échangiste, euro-mondialiste, aujourd’hui révolue. Theresa May au Royaume-Uni, après le Brexit, relance l’industrie britannique par le plan et la préférence nationale, que Trump appliquera aussi, en y ajoutant une politique de grands travaux. Le retour des nations et des protectionnismes subséquents rendrait ainsi le libéralisme de Fillon obsolète et contre-productif. Zemmour, à cet égard, a certainement raison. Mais, pour notre part, nous persisterons à penser que la principale faiblesse de Fillon s’il devait devenir président de la République, sera, comme pour ses prédécesseurs, d’ordre systémique. Ce qu’il pourrait y avoir de bonnes intentions ou d’utiles mesures dans son programme sera annihilé et corrompu au fil de quelques courts mois d'exercice, par les jeux politiciens et les mécanismes du Système. Hélas, Fillon ou non, la bonne République n’est pas pour demain.  Lafautearousseau     •

 

 

Le résumé de RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge

Pour Éric Zemmour, « c’est Ali Juppé qui a perdu la primaire : l'homme de l’identité heureuse, d’un multiculturalisme qu’il voulait croire pacifié, des accommodements raisonnables avec l’islam ». Alain Juppé était « à contretemps », selon lui. « Son optimisme et sa foi dans un islam modéré sonnent faux aujourd'hui à l’oreille d'une majorité de la population. Le rejet est massif chez les électeurs de droite », décrypte le journaliste, selon qui « en politique, les fautes de temps sont mortelles ».

À ses yeux, François Fillon « aussi est à contretemps ». Éric Zemmour évoque même un « contretemps historique », puisque « sa révolution thatchérienne a trente ans de retard ». Il note que « le programme économique de Fillon va vite apparaître anachronique. Une spécialité des dirigeants français, et depuis des décennies ».

« Ces erreurs de pilotage ont été payées durement par les vaincus de la mondialisation, ouvriers, employés, chômeurs, jeunes non diplômés. Tous ceux qui ne sont pas venus à la primaire », analyse le journaliste.

 

Commentaires

  • C'est justement parce qu'il n'est pas à contre temps comme Juppé que Fillon a remporté la mise.
    Zemmour sait parfaitement que le programme Fillon n'a rien à voir avec la politique de Thatcher et je m'étonne qu'il reprenne Certains des clichés de la gauche. Tout comme le cliché d'un électorat de la vieux de la droite nantie.. Les retraités sont loin d'être tous riches et les plus vieux sont dans la misère. Un petit tour dans mon bureau de vote aurait été bénéfique.
    Parcontre c'est peut être la revanche d'une certaine France contre la boboterie parisienne des médias et consorts qui croient faire la pluie et le beau temps.
    Pour moi ( s'il est permis ici d'apporter un bémol) :je dirai qu'il s'agit d'une excellente primaire bien organisée avec l' élection pour la première fois depuis longtemps d'un homme de droite qui ne craint pas d'annoncer ses valeurs en apportnt un petit espoir pour redresser l'économie et la place de notre pays dans le monde .
    Pour la suite s'il vous plait pas de politique fiction , le conditionnel sied au journalisme pour entretenir les peurs , nous le peuple lambda on a déjà payé avec trente ans de centrisme . . Merci.
    Pour les royalistes tout est mauvais hors le rétablissement de la monarchie .
    Etant " royaliste de regret" je comprends que tout ce qui démolit la république est bon à prendre mais je reste patriote et salue en ce sens tout effort courageux en faveur de mon pays.

  • Problème: la main sur le coeur le pouce levé, c'est typiquement franc-mac!
    Doit-on penser: Caramba! encore raté?

  • Il ne manquait plus que ça ! Aprés les accusations d'homo phobe ou pas et celles de copain de Poutine la Franc Mac manquait à l'appel !
    Vous le rendez de plus en plus sympathique (lol)

  • Je me réjouis du choix clair des Français de la droite et du centre pour François Fillon dont le programme et la réflexion lucides et courageux représentent un renouveau possible pour la France toute entière si elle veut bien l'élire Président de la République en mai 2017. Mais, le chemin est encore long, incertain et semé d'embûches. Je lui souhaite bonne chance.
    Ma préférence va bien sûr pour le rétablissement du Roi pour la fonction de chef de l'Etat mais le pays et les institutions étant ce qu'ils sont, il faut faire avec en gardant espoir pour l'avenir.

  • votre commentaire est tres bien,,,,,,,,,,,, il faut voir MR FILLON a l ouvrage,,,,,

    ce site est tres bien

    cordialement

  • Cette discussion montre d'abord combien les institutions démocratiques françaises sont diviseuses, comment elles induisent des comportements querelleurs.
    Cincinatus laisse entendre que les royalistes sont mauvais patriotes. Il a tort. Croit-il qu'ils ne souhaitent pas à la France de prendre ce qui, malgré tout, pourrait lui venir de partiellement bon de son détestable système ? Simplement, ils voient bien que le pays s'y épuise inexorablement et que de courtes et incomplètes périodes de redressement sont aussitôt remplacées et le peu de positif qu'elles ont produit, détruit par le jeu des alternances. Ceci vaut pour Fillon et vaudrait tout autant pour Marine Le Pen. Sans un redressement en profondeur, ils pensent que la France ne se sortira pas de ses cycles de déclin. Simplement, ils ne veulent pas se faire d'illusions. Et c'est pourquoi ils s'attachent avant tout à prôner l'essentiel : une réforme intellectuelle et morale en rupture avec les principes révolutionnaires, qui sont le fond de nos malheurs. Il n'est d'ailleurs pas sûr que cette œuvre-là - la seule profonde - ne soit pas déjà entamée. S'attacher d'abord à l'écume des choses, me paraît, en définitive, plutôt léger.
    Il est déjà arrivé à la France d'avoir un président de la République patriote, attaché à l'héritage national. Qu'en est-il résulté au bout du compte ? Presque rien. C'est ici, non dans notre royalisme, qu'il faut placer notre regret.

  • Monsieur Gilbert Claret vous me semblez plein de bon sens.. ( ceci avec humour car c'est ce qu'on dit à ceux qui pensent comme vous ... et nos réflexions sont les mêmes ! )

  • J'ai effectivement remarqué, Monsieur Cincinnatus, en lisant vos commentaires que je me trouvais souvent dans la même ligne de pensée et de bon sens -pourquoi pas ?- que vous.

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