lundi, 02 juillet 2012
La révolution copernicienne de l'enseignement, par Jean-François Mattéi (I/V)
La révolution copernicienne de l'éducation
Par Jean-François Mattéi, membre de l’Institut universitaire de France.
Professeur émérite de l’université de Nice-Sophia Antipolis

I / V. Résumé :
La pédagogie moderne, depuis John Dewey, a bouleversé le rôle traditionnel de l’école en réduisant un « lieu de réflexion » à un « lieu de vie » assimilé au processus de socialisation de l’élève, au lieu de viser une autre fin : l’humanisation de l’homme.
Aussi « le pathos de la nouveauté » qu’Hannah Arendt avait dénoncé dans l’éducation contemporaine, prend-il désormais la forme d’une idéologie de la rupture avec les principes de l’éducation libérale qui formaient un être humain cultivé.
La rupture du lien avec l’élève, du lien avec le maître, du lien avec le savoir, du lien avec la substance de l’enseignement – sacrifié à un pédagogisme procédural –, et finalement du lien avec la fin de l’éducation – former un homme – ont abouti à un échec patent dont tous les rapports témoignent.
Tant que le système scolaire ne reviendra pas sur cette stratégie de rupture envers l’autorité de la connaissance, nul ne pourra rectifier les échecs endémiques de l’éducation, ni édifier une pédagogie qui permette à chaque enfant d’accéder à son humanité.
Si nous n’entreprenons pas cette révolution copernicienne qui place le savoir, et non l’élève, au cœur de l’école, il est à craindre que l’illusion politique de demain ne vienne renforcer l’illusion pédagogique d’aujourd’hui.

00:22 Publié dans Education. | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
Écrit par : Eclaireur | lundi, 02 juillet 2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Antiquus | mardi, 03 juillet 2012
Écrit par : BAIZEAU | lundi, 02 juillet 2012
Répondre à ce commentaireDe plus, Antiquus nous précise que le barbouilleur qui a commis cette croûte était un Compagnon de Baal.
Je ne suis pas un fin connaisseur de Jean Delville, mais je pencherais pour l'opinion d'Eclaireur.
Evidemment tout ceci nous éloigne du sujet, c'est le charme du débat.
Écrit par : olrik | mercredi, 04 juillet 2012
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