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Simple report ou reculade sur le fond ? Les vrais problèmes que pose l’affaire de la « Réforme Darcos » : « reprendre » l’école, et ne pas craindre d’aller à la castagne…(2/2).

           Il faut donc « reprendre l’école » : c’est « la » vraie tâche, «  la » vraie réforme et la seule, urgentissime et indispensable, dont on ne pourra pas faire l’économie car l’éducation - c’est bien connu – est à la base de tout.

            Ceci étant, nous ne sommes pas sur Sirius, et nous devons bien vivre hic et nunc, dans la société qui est la nôtre. « Les temps sont durs, mais ce sont nos temps » dit le Prince Jean….. Et cela nous amène au deuxième aspect du problème scolaire que révèle le report de la « réforme Darcos » : qui gouverne réellement : le pouvoir élu ou la rue ? En d’autres termes, quelle est la stratégie à adopter face au pouvoir de nuisance de ces syndicats, associations et groupes de pression divers qui se sont arrogés un pouvoir dont on chercherait vainement la légitimité. Elle ne vient en tout cas pas des élections, ce qui est un comble pour eux, qui n’ont que ce mot à la bouche : elle n’a rien de démocratique ! Elle ne vient que d’une sorte de coup de force permanent, d’une sorte de manifestation perpétuelle, de l’excitation constante de quelques milliers de militants bien rodés, cherchant en permanence à entraîner un maximum de manipulés, pour que leur agitation fasse obstacle à ce qui leur déplaît et débouche sur ce qui leur convient ; c’est-à-dire leur permette de contourner leur défaite dans les urnes par une victoire à l’arraché dans la rue.

            Face à cet état de fait, que l’on connaît depuis bien longtemps et qui n’est donc pas une découverte mais qu’il est bon - comme toute évidence – de rappeler de temps à autres… on peut imaginer que le gouvernement préfère, par prudence, reculer pour mieux sauter. La patience et la prudence peuvent se concevoir, si l’on pense mieux désarmer par là son adversaire. S’il doit vraiment y avoir une crise, Xavier Darcos fait peut-être mieux de l’éviter en semblant attendre….

            Il n’empêche que cette façon de faire, là comme ailleurs, ne résoudra pas le problème que nous venons d’évoquer : à qui revient-il de gouverner ? Au pouvoir issu des élections, ou aux manifestants ? Soit on accepte ad vitam aeternam la situation actuelle, soit l’on voudra vraiment crever l’abcès, et alors il faudra bien, un jour ou l’autre, casser ces associations, syndicats ou groupes de pression et de manipulations divers qui se sont arrogés cet exorbitant pouvoir de blocage par l’intimidation et la violence. Et pour cela, ne pas craindre d’entrer en conflit ouvert avec ce monde-là, d’aller à la castagne comme on dit très, très familièrement. Comme Sarkozy l’a un peu fait pendant la campagne électorale – et cela lui a servi… - en n’hésitant pas à prendre tout ce monde-là à rebrousse-poil, notamment sur le thème de l’immigration.

            Lancer une sorte d’appel au peuple, prendre l’opinion à témoin : ne serait-ce pas la seule façon de casser la mainmise de ces groupes de pression qui, s’ils ont bien sûr le droit de manifester leur désapprobation, n’ont pas celui de faire échouer une politique menée par un gouvernement élu. Sans aller jusqu’à organiser des référenda à tout propos – quoique… , et même s’il fallait pour cela modifier la constitution : ce ne serait pas si dramatique, et ce ne serait certes pas impossible… - on pourrait imaginer un harcèlement constant des groupes de pression, au moyen d’un appel permanent à l’opinion, en s’appuyant sur l’opinion (ce qui d’ailleurs, serait envisageable pour presque tous les sujets, notamment l’immigration… ).

            Faire subir en somme aux groupes de pression de l’extrême-gauche le même harcèlement incessant, leur faire en quelque sorte le même coup qu’ils  font en permanence au Pays, mais en renversant les rôles cette fois : et en s’appuyant sur une opinion dont la dernière élection présidentielle a montré qu’elle était réceptive à bien des thèmes, à bien des idées et à bien des propositions de solutions qui déplaisent fortement à la camarilla ultra-minoritaire qui, depuis 1945 (dont c'est l'un des héritages empoisonnés...) colonise allègrement l'Université au sens large et l'ensemble des médias (presse écrite et parlée).  

            La France est le seul pays d'Europe dans lequel on ait cette situation à ce point caricaturale : une caste de privilégiés, s'auto-perpétuant par cooptation et règnant d'une façon extravagante sur la très grande majorité des moyens d'opinion. Cela est-il honnête et légitime ? Cela correspond-il à la réalité de la société et de ses opinions ? Bien sûr que non : un même courant de pensée, gauchiste et révolutionnaire, règne - et de quel droit ? - sur l'essentiel des médias. N'a-t-on pas entendu tout récemment, et pour en revenir à la réforme Darcos, un journaliste de radio annoncer une manifestation de très grande ampleur des lycéens contre la réforme très contestable de Xavier Darcos ? Les lycéens ne seront que quelques milliers, mais l'exemple est éloquent, et révélateur d'un état de choses qui ne devrait plus durer.....

            On notera du reste avec intérêt ceci, qui est finalement assez savoureux : les mêmes qui se déclarent scandalisés par le fait que le Président (élu, malgré tout) nommera à la tête du CSA ne sont pas choqués le moins du monde par le fait qu'une camarilla ultra-minoritaire et non élue règne sans partage suir la majeure partie des médias, ....

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