Feuilleton : Son "érudition intelligente" fait "des lecteurs reconnaissants" : Jacques Bainville... (53)
Feuilleton : Son "érudition intelligente" fait "des lecteurs reconnaissants" : Jacques Bainville... (1)
(retrouvez l'intégralité des textes et documents de ce sujet, sous sa forme de Feuilleton ou bien sous sa forme d'Album)
Illustration : portrait de Jacques Bainville par Marie-Lucas Robiquet; couverture du "Jacques Bainville, La Monarchie des Lettres, Histoire, Politique et Littérature", Édition établie et présentée par Christophe Dickès, Bouquins, Robert Laffont (1.149 pages).
Aujourd'hui : 1918 : Histoire de Trois générations... et Le Mémorial, Évangile malfaisant (I)...
1918 : Histoire de Trois générations...
...Avec un épilogue pour la quatrième.
Page 9 :
"...Les hommes pensent d'abord. Ensuite il se déterminent d'après leur manière de penser. C'est pourquoi il importe de penser juste. Les erreurs des gouvernements et des peuples sont celles de leur esprit..."
Le Mémorial, "évangile" malfaisant... (I/III)
(De "Histoire de Trois générations, avec un épilogue pour la quatrième", Chapitre I, L'évangile de Sainte-Hélène, pages 12 et 13) :
"...Les aventures prodigieuses de la nation pendant ces vingt années de guerre s'étaient traduites en millions d'aventures individuelles, quelquefois profitables, toujours romanesques.
Les courses de la Révolution et de l'Empire avaient laissé la France épuisée, finalement battue et dépouillée, mais couverte de gloire militaire et ivre de cette gloire.
Ce roman épique avait renouvelé les destinées.
Les Français s'étaient divertis comme des dieux.
Voilà pourquoi, loin d'en vouloir à Napoléon, ils lui ont si longtemps voué un culte.
À défaut d'un autre empire, il leur avait légué celui de l'imagination, et ce n'est pas en vain qu'il les avait promenés à travers les cités conquises, à travers les pays du soleil et d'Orient.
Qui oserait jurer que, plus tard, les Allemands ne sentiront rien de pareil pour leur Empereur ?...