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28 Février 2007 : Première note de lafautearousseau - Document d'archives, avec quelques mots d'explication (par François Davin)...

 
C'est en effet le 28 février 2007 qu'a été "envoyée" notre première note, et qu'a28 février,montaigne,la boétie,soljénitsyne,les lucs sur boulogne,historial de vendée,génocide,totalitarisme,convention,terreur,colonnes infernales,renan,pagnol débuté l'aventure de lafautearousseau.
 
C'était un mardi, ce 27 Février... Le matin, pendant la récréation, je passai devant un petit groupe de Terminales, qui formaient une classe extrêmement sympathique et avec qui je m'entendais extrêmement bien; j'entendis qu'ils parlaient de politique (on préparait l'élection présidentielle, avec le duel Sarkozy/Royal). Je saluai les élèves en leur disant, pour plaisanter, "vous votez pour qui ?". J'avais lancé une grenade dégoupillée, sans le savoir et sans le vouloir : la réponse fut unanime, et c'était Sarko. Un des élèves me demanda alors : "et vous ?" Je lui répondis que pour moi aussi, c'était Sarko, mais sans aucune illusion car - ils le savaient bien (et toute l'école le savait aussi, connaissant parfaitement mes convictions politiques et religieuses) - j'étais royaliste, et ce qu'il fallait changer c'était le Régime et pas le président...
Alors, l'un d'entre eux me dit, tout simplement : "mais, pourquoi êtes-vous royaliste ?". La récré étant très courte, et moi-même me trouvant pris à brûle-pourpoint, sans avoir pensé à rien ni avoir rien préparé, je m'adaptai alors instantanément au niveau et au monde dans lequel évoluaient ces Terminales et leur "sortis" cette sorte de résumé à très grands traits, et "à l'arrache" (comme ils disent !) que vous lirez ci-après.
Je voulais juste - saisi à l'improviste comme je l'étais, et ne m'attendant nullement à devoir "parler politique", en plus dans un temps si court - leur décocher quelques flèches sur la malfaisance du Système républicain. Il s'agissait donc, tout simplement et sans prétention(s) aucune, de leur montrer que ce n'était pas le royalisme qui était "bizarre", mais le fait d'accepter de vivre dans le pays tel qu'il était...
 
Le soir, à 18 heures, nous avions notre réunion mensuelle du Bureau de l'URP; nous y parlâmes, entre autres sujets, de la possibilité d'utiliser un autre blogue, comme cela commençait à se faire un peu partout. Nous disposions, en effet, comme toutes les sections d'un blogue interne, pour les annonces habituelles (Jeanne d'Arc et Louis XVI, réunion de rentrée, cotisations, Cafés politiques...), mais c'était tout. Je proposai d'ouvrir un blogue séparé, généraliste, qui parlerait de tout, et qui pourrait même être lu en dehors de l'URP. L'idée fut acceptée, et Jean-Louis me dit : "Fais un essai, écris un texte sur un sujet qui t'intéresse et mets-le sur le blogue, pour qu'on voie ce que cela donne...". La réunion s'acheva, et l'idée me vint, tout simplement, de retranscrire de mémoire (cela ne datait que du matin !) ce qui m'était venu spontanément à l'esprit lorsque quelques jeunes me demandaient de leur "expliquer le royalisme". Il était tard, et après le repas du soir je rédigeai donc ce court texte, le datant du lendemain, 28, et j'envoyai le tout aux amis... qui trouvèrent que cela valait le coup de continuer... 
 
Et voilà comment est né lafautearousseau...
 
Intitulée "La question de fond", il s'agissait donc simplement - dans cette première "note" - de dresser une sorte de bilan, à grands traits, de l'état dans lequel se trouve la France deux cent quinze ans après la rupture imposée par la Révolution.
 
Et de poser cette simple question :
 
Tout ça, pour...ça ?
 

Irrégulier d'abord, le rythme de publication des notes est devenu "quotidien" à partir du 30 juillet 2007, puis il est passé à deux notes par jour à partir du 8 février 2008 (avec une note brève, "Ainsi va le monde", signalant une tendance, un fait, un propos intéressant ou significatif, tiré de l'actualité immédiate...; suivie d'une note plus étoffée, traitant plus à fond d'un sujet important, de nature très variée...

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Ensuite sont venues les Éphémérides, puis plusieurs autres rubriques et la publication d'Albums, de Grands Textes, de Documents au format PDF, de Vidéos...

Ensuite, encore, les deux importantes Catégories :

•  "Documents pour servir à une Histoire de l'URP..."

 • "Grandes "Une" de L'Action française"

Sans oublier, bien sûr, l'ouverture de notre Page Facebook Lafautearousseau Royaliste, puis de notre Compte Twitter A.F. Royaliste...

Ni l'arrivée de notre Revue de Presse et d'actualité quotidienne : Dans le monde et dans notre Pays légal en folie : revue de presse et d'actualité de lafautearousseau... (quotidienne, sauf pour les trois jours de Noël, de Pâques et du 15 Août)

Voici donc, à titre de document d'archives en quelque sorte, l'intégralité de cette première note : 

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Mercredi, 28 février 2007

"LA" question de fond...

Comment en sommes-nous arrivés là ? La République a pris une France en bon état, elle nous laisse une France au plus mal... nous étions le pays le plus peuplé d'Europe sous Louis XV et Louis XVI, nous avons été rattrapés puis dépassés par les autres. Notre vitalité démographique a été brisée par les saignées effroyables directement liées à la Révolution et à la République : 800.000 morts (Révolution); 1.500.000 morts (folles guerres napoléoniennes); 500.000 habitants perdus en 1815 à cause des Cent jours, dernier mauvais coup porté à la France par l'orgueil délirant de Napoléon; I.5OO.000 morts en 14/18 et 600.000 en 39/45; total: 4.900.000 français "évaporés", disparus, sortis de l'Histoire par les conséquences directes ou indirectes de l'irruption des idées révolutionnaires et des politiques aberrantes des différentes républiques. Quel pays pourrait-il supporter de tels traumatismes à répétition ? La France y a perdu une part importante de sa substance, au sens fort du terme (physique, pourrait-on dire)...

Et que dire du rayonnement de la France, de l'attrait universel que sa culture, ses Arts, sa civilisation exerçaient sur l'Europe entière, et bien au delà: tout le monde nous enviait et nous imitait sous Louis XV et Louis XVI : le Roi de Prusse commandait ses armées en français; Mozart commençait ses lettres à son père par "Mon cher père"; les écrivains russes parsemaient leurs ouvrages de mots français, et parfois de phrases entières; on construisait Washington (symbole d'un pays nouveau) en s'inspirant ouvertement du classicisme architectural français; presque tous les dirigeants européens se sont fait construire leur petit Versailles; dans tous les domaines, c'était la France qui donnait le ton, c'était vers Paris que convergeaient tous les regards: la France royale avait su amener la société à son plus haut degré de raffinement, et nous connaissions alors ce qu'était "la douceur de vivre"... : la France en est-elle toujours là aujourd'hui ? Séduit-elle toujours autant ? Tient-elle la même place, ou d'autres que nous donnent-ils le ton...?

Comment ne pas être frappé par la dégradation effarante du moral des français, de leur "mental" ? Nous étions optimistes sous Louis XV et Louis XVI, car avec nos 29 millions d'habitants nous étions le mastodonte démographique de l'Europe, dont nous étions également, et de très loin, le pays le plus étendu : cette double sécurité nous rendait foncièrement optimistes, et c'est de cette époque que date ce dicton selon lequel "en France, tout finit par des chansons" : aujourd'hui nous sommes un peuple frileux, qui doute, et qui est le champion d'Europe incontesté de la consommation d'anti-dépresseurs; et que dire de notre situation économique et de notre richesse: entre le quart et le tiers de notre patrimoine artistique a été détruit par la Révolution; notre pays ne cesse de reculer au classement mondial des performances, cependant que l'appauvrissement et la précarité ne cessent de s'étendre parmi nos concitoyens; la violence et l'insécurité (dans tous les domaines) ont littéralement explosé et sont devenus des réalités tristement quotidiennes; la classe politique est très largement discréditée - même si un grand nombre d'élus ne méritent pas de reproches particuliers - et l'opinion publique se détache de plus en plus de la "chose publique", n'ayant plus d'espoir en l'avenir et se laissant aller à un pessimisme nouveau dans notre Histoire...

Comment se fait-il donc, qu'en partant du pays le plus riche et le plus puissant d'Europe on en soit arrivé à un résultat aussi catastrophique et aussi désolant ? Puisqu'on a appliqué à ce pays la plus merveilleuse des constructions intellectuelles qui soient, puisqu'on l'a régi en fonction des meilleurs principes qui aient jamais été inventés, en toute logique ce pays n'a pu que passer du stade de super puissance qui était le sien à celui de super puissance démultiplié ! Nous devons donc nager dans le bonheur... sinon: cherchez l'erreur ! Il est vrai qu'avec le conformisme que fait régner la république, un conformisme qui n'a jamais été aussi fort chez nous et qui confine à l'étouffement de la pensée, nos concitoyens ont du souci à se faire: dire que nous vivons sous le règne du politiquement correct, de la police de la pensée, du conformatage de l'opinion ne relève même plus du constat mais de la banalité. Qu'on se souvienne de la grande liberté de ton, de parole, d'action dont nous jouissions sous Louis XV et Louis XVI, et une seule question vient à l'esprit: tout ça, pour... ça ?

Avec, si rien n'est fait, l'effacement continu, la disparition progressive de la France, sa sortie prochaine de l'histoire, du moins en tant que grande puissance, voire puissance tout court...

 
 

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