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L'aventure France en feuilleton : Aujourd'hui (162), La Ligne Maginot, illusion de sécurité...

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La ligne Maginot, telle qu’elle a été conçue par la Commission d’Organisation des Régions Fortifiées (CORF), à partir de 1925, est composée de différentes structures jouant le rôle d'arrêt, de la frontière jusqu’aux ligne arrières.

Son épaisseur est d’une vingtaine de kilomètres.


Elle se compose successivement de:

I : Postes frontières, souvent sous la forme de maisons fortes : sorte de blockhaus par dessus lesquels était placé une banale maison dissimulant la nature de l’ouvrage, destiné à donner l’alerte en cas d’attaque surprise de l’ennemi et de prendre ses dispositions pour retarder l’avancée de l’ennemi (barrages antichars, routes et passages minés ou inondables)

II : Sur ses arrières, une ligne d’avant-postes, constitués de blockhaus de petites tailles prêts à opposer une première résistance face à l’infanterie et aux blindés ennemis, en permettant à la ligne de résistance principale de se préparer au combat.

III : Viennent ensuite les ouvrages d’arrêt :


- Grands ouvrages d’artillerie (GO). Véritables clef de voûte de la ligne, comportant de 500 à plus de 1000 hommes, les GO sont de véritables colosses constitués d’au moins 6 blocs de combats ainsi que généralement deux blocs entrées, l’une étant réservée au personnel et l’autre aux munitions.
On peut véritablement parler de ville sous terre, avec leur immense réseau de galeries, reliées par des voies ferrées avec traction motrice alimentée par trolley. On y trouve tout un réseau de stockage et d’approvisionnement en munitions (monte-charges; wagons; monorail aérien; magasin de munitions), une usine électrique avec 4 groupes électrogènes, un vaste réseau de traitement et distribution de l’air, des réserves d’eau et de vivre, un atelier, les postes de commandement et d’information ainsi que tout le nécessaire pour garantir la résistance et l’autonomie du fort.


- Petits ouvrages (PO), comportant de 100 à 200 hommes et composés d’un ou de plusieurs blocs de combats, généralement reliés entre eux par un réseau de galeries regroupant à une trentaine de mètres sous terre les zones de vies et de services, modèles réduits des gros ouvrages d’artillerie. Leurs blocs de combat, apparents ou sous cuirassements, peuvent être dotés en façade d'un ou plusieurs Jumelage de mitrailleuses (JM) et canon antichar de 47 mm (AC47) ; de cloches blindées pour guetteur armée d’un fusil mitrailleur(GFM); beaucoup sont également équipés de tourelles de mitrailleuses à éclipse (TM), principalement équipées d’un jumelage de mitrailleuse MAC31 parfois soutenu par un canon de 25 mm antichar.
Leur entrée est mixte (personnel et munitions), elle est située en façade de l’un des blocs. Son sas est défendu par un fusil mitrailleur (FM 24/29D)

- Dans l’intervalle, on trouve des Casemates, ouvrages fortifiés à l’apparence proche de celle d’un bloc de combat d’artillerie ou infanterie.
Un personnel pouvant atteindre une trentaine d’hommes l’équipe, elles disposent généralement d’un étage inférieur composé des zones de vies et de services (casernement ; groupe électrogène ; vivres ; carburant et nécessaire de filtrage de l’air). Le bloc supérieur est armé de jumelages de mitrailleuses (JM) et de canons antichars de 47 mm (AC47).
Les casemates peuvent, comme les ouvrages plus grands, être équipées de tourelles à éclipse, et couverts d’une ou deux cloches blindées GFM (Guetteur Fusil Mitrailleur) ou - dans le cas des casemates d’artillerie - de mortiers de 81 ou de canons de 75.

- Enfin, on trouve des abris d'intervalle, casernes sur deux niveaux : en caverne ou de plein pied. Ces abris reçoivent de 40 à 250 hommes et protègent contre les bombardements. Ils sont équipés pour être autonomes grâce à leur alimentation en eau, leur installation de traitement de l’air, leur groupe électrogène, leur cuisine. Comme leur nom l’indique, ils assurent l’intervalle entre les ouvrages et peuvent servir de poste de commandement (PC) aux troupes d'intervalle. Leur défense rapprochée est assurée par des cloches GFM et des créneaux FM.


La communication entre les ouvrages se fait par l’intermédiaire d’un réseau téléphonique complexe, enterré et maillé; par radio T.S.F et, par défaut, par signaux lumineux; exceptionnellement, par pigeons voyageurs.

lafautearousseau

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