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Bioéthique : La France confrontée à une culture de mort (24), par François Schwerer. Annexes (6/6)...

L'étude de notre ami François Schwerer s'est donc achevée ce vendredi dernier, 3 février. Et c'est aujourd'hui que paraît sa dernière Annexe.

Cet ensemble constitue une véritable somme, aussi bien par son importance que par son intérêt.

Nous en avons commencé la publication le vendredi 10 janvier, et l'avons poursuivie du lundi au vendredi inclus, comme nous l'avons fait, par exemple, pour l'étude de Pierre Debray, Une politique pour l'an 2000.

Pour suivre et retrouver ces textes plus commodément, nous avons regroupé la totalité de cette étude, vu son importance, dans une nouvelle Catégorie : François Schwerer - Bioéthique : culture de mort : vous pourrez donc retrouver donc l'ensemble de cette chronique en cliquant sur le lien suivant :

François Schwerer - Bioéthique : culture de mort...

Nous avons redonné chaque jour le plan de l'étude, afin que le lecteur puisse correctement "situer" sa lecture dans cet ensemble; voici maintenant le plan des Annexes et textes divers, que nous publierons jusqu'à vendredi prochain, inclus, date finale de la publication de cet importante contribution :

Annexe 1 : Les lois de bioéthique.

Annexe 2 : Le projet de loi bioéthique : une horreur peut en cacher une autre.

Annexe 3 : La loi de bioéthique est essentiellement une loi discriminatoire.

Annexe 4 : Bioéthique : on a ouvert la boîte de Pandore...

Annexe 5 : La loi de tous les dangers.

Annexe 6 : Sondage IFOP pour les AFC / Prière de Jean-Paul II /Quelques statistiques / Lettre pastorale de l'évêque de Bayonne.

Schwerer.jpg6. Sondage IFOP pour les AFC / Prière de Jean-Paul II / Quelques statistiques / Lettre pastorale de l'Evêque de Bayonne

 

• Sondage IFOP pour les AFC(publié le 2 octobre 2019)

 

 Un sondage IFOP pour les Associations Familiales Catholiques révèle l'ampleur de l'opposition des Français à la "révolution de la filiation" imposée par le gouvernement dans le cadre des réformes sociétales menées sous couvert de la révision des lois de bioéthique.

À de nombreuses reprises, les AFC ont exprimé leur inquiétude sur les dérives éthiques du projet de loi bioéthique en cours de discussion à l'Assemblée Nationale. Elles ont également dénoncé le simulacre de débat que le gouvernement a organisé pour tenter d'imposer cette "loi de tous les dangers".

Les AFC rendent aujourd'hui publics les résultats d'un sondage exclusif commandé à l'IFOP sur certains articles que le gouvernement préfèrerait passer sous silence. Des sondages généraux sur l'ouverture de droits supplémentaires aux couples homosexuels existent. Mais aucun n'avait sondé plus précisément les Français sur des conséquences concrètes d'une nouvelle loi sur la PMA. Au nom du " progrès ", le gouvernement n'hésite pas à abattre des digues éthiques que la France avait toujours, jusque-là, eu à cœur de préserver, au nom de la dignité de la personne humaine et de la protection de l'intérêt supérieur de l'enfant.


1/ Les Français sont quasiment unanimes (83%) pour réaffirmer "le droit pour chaque enfant d'avoir un père".

Jean-Louis Touraine, rapporteur du projet de loi, lors des débats en Commission, avait posé comme conviction centrale qu'"Il n'y a pas de droit de l'enfant à avoir un père et heureusement !". Il a même dit souhaiter au plus vite l'ouverture à la GPA dans les années à venir, ce qui achèverait définitivement son projet d'une "PMA sans sexe pour tous". Or cet effacement total de la figure du père, qu'elle soit biologique, sociale ou même symbolique, les Français n'en veulent pas ! Même dans le camp de la majorité, les électeurs d'Emmanuel Macron sont 80% à rappeler leur attachement à ce principe fondateur de la filiation.


2/ Une immense majorité de Français (91%) estime préférable que les enfants ne soient pas élevés par une femme seule, rejetant ainsi, et de manière massive, la création délibérée de familles monoparentales par l'accès à l'AMP des femmes seules.

 

3/ Une très large majorité de Français (65%) estime que c'est une mauvaise chose d'autoriser des entreprises privées à se lancer sur le marché de la collecte et de la conservation des ovocytes au lieu de réserver ces actes à des organismes publics.

C'est un jugement que partagent aussi 62% des électeurs d'Emmanuel Macron.


4/ 82% des Français ne sont pas favorables (et 57% pas du tout favorables) à ce que les chercheurs soient autorisés à créer des " embryons animaux chimériques "c'est-à-dire des embryons d'animaux sur lesquels sont greffées des cellules humaines.


5/ Enfin, plus d'un Français sur deux (54%) estiment que les Français n'ont pas été suffisamment écoutés et leur avis pris en compte par rapport à ce projet de loi

 

 

 

Prière de saint Jean-Paul II (Evangelium vitae)

 

 

Ô Marie, 
aurore du monde nouveau, 
Mère des vivants, 
nous te confions la cause de la vie: 
regarde, ô Mère, le nombre immense 
des enfants que l'on empêche de naître, 
des pauvres pour qui la vie est rendue difficile, 
des hommes et des femmes 
victimes d'une violence inhumaine, 
des vieillards et des malades tués 
par l'indifférence 
ou par une pitié fallacieuse. 


Fais que ceux qui croient en ton Fils 
sachent annoncer aux hommes de notre temps 
avec fermeté et avec amour 
l'Evangile de la vie. 


Obtiens-leur la grâce de l'accueillir 
comme un don toujours nouveau, 
la joie de le célébrer avec reconnaissance 
dans toute leur existence 
et le courage d'en témoigner 
avec une ténacité active, afin de construire, 
avec tous les hommes de bonne volonté, 
la civilisation de la vérité et de l'amour, 
à la louange et à la gloire de Dieu 
Créateur qui aime la vie.

 

 

 

• Quelques statistiques

 

Réservée jusqu’à présent aux couples stériles, l’assistance médicale à la procréation (AMP), également appelée procréation médicalement assistée (PMA), pourrait être prochainement élargie aux couples de femmes et aux femmes seules. Largement commentée dans les médias, la PMA est une réalité au visage complexe.

 

PRÈS D'UN ENFANT SUR 30 EST ISSU D'AMP

 

Sur les 798.948 nouveau-nés ayant vu le jour en France en 2015, l’Insee souligne que les enfants conçus après une AMP réalisée en 2015 sont au nombre de 24.839, soit 3,1% des enfants nés de la population générale cette année-là. Ce taux augmente légèrement chaque année depuis 2009 (2,6% en 2009, 2,7% en 2010, 2,9% en 2013, 3,1% en 2014). Un enfant sur 32 est donc issu d’AMP en 2015. Une tendance relativement similaire est observable en 2018 : « En France, en 2018, un enfant sur trente (3,4 %) devrait être conçu grâce à ces techniques, qu’il s’agisse d’une fécondation in vitro (FIV) ou d’une insémination artificielle », précise l’Institut national d’études démographiques dans son bulletin mensuel « Population et Sociétés ». « Cependant la FIV domine désormais le paysage de l’assistance médicale, représentant 70% des enfants conçus par AMP ».

 

145.255 TENTATIVES D’AMP EN 2015

 

En 2015, 145.255 tentatives d’AMP ont été recensées. D’après nos calculs, le taux de réussite d’une AMP en 2015 était donc de 17,1%. Ces tentatives regroupent les inséminations, les fécondations in vitro et les transferts d’embryons congelés avec gamètes et embryons de différentes origines, rapporte quant à elle l’Agence de biomédecine. Pour 97% des AMP, les tentatives sont réalisées avec les gamètes des deux membres du couple. Dans 3% des cas, les tentatives utilisent des spermatozoïdes, des ovocytes ou des embryons issus de don.

 

DES CHANCES DE GROSSESSE QUI VARIENT DE 10 À 22%

 

La France compte près de 10% de couples infertiles, rapporte l’Inserm. « Le recul de l’âge des femmes désirant concevoir un premier enfant est une cause importante d’infertilité et de recours à l’AMP », détaille l’institut. « L’âge moyen au moment de devenir mère est passé de 26,5 ans en 1977 à 30,4 ans en 2016 d’après la dernière Enquête nationale périnatale. Désormais, 21,3% des femmes ont plus de 35 ans quand elles accouchent et 4,1% plus de 40 ans. Or, après 35 ans, il existe un déclin de la qualité des ovocytes qui augmente significativement le risque d’infertilité ». Les chances de grossesse pour des couples ayant recours à l’AMP varient de 10 à 22% en fonction de la technique utilisée et du profil de la patiente.

 

UN COÛT ESTIMÉ À 300 MILLIONS D’EUROS PAR AN PAR L'ASSURANCE MALADIE

 

Qu’en est-il du coût ? Selon les chiffres fournis en 2014 par l’Assurance maladie, une insémination artificielle coûte en moyenne 950 euros, et une tentative de fécondation in vitro 2.883 euros. L’Assurance maladie estime qu’en 2014, les actes d’insémination artificielle, de FIV, de transferts d’embryons congelés et d’injections intracytoplasmiques (qui consiste en l’injection d’un seul spermatozoïde dans l’ovocyte, ndlr), lui auraient en moyenne coûté près de 300 millions d’euros.

L’offre de soins en AMP est assez bien répartie sur le territoire, note encore l’Agence de biomédecine. En 2015, 101 centres clinico-biologiques ont assuré les activités de fécondation in vitro et un centre réalise des prélèvements epididymo-testiculaires de spermatozoïdes sans réaliser de fécondation in vitro. Les régions les plus dotées sont l’Ile-de-France, Rhône-Alpes, la Bretagne et PACA.

 

PLUS DE 221.538 EMBRYONS CONSERVÉS EN FRANCE

 

La pratique de la congélation embryonnaire et la part des embryons congelés dépendent à la fois du nombre d’ovocytes mis en fécondation et donc de l’âge des patientes, des taux de fécondation et de la qualité des embryons obtenus mais aussi de la stratégie de transfert, de culture prolongée et de congélation propres à chaque centre de la région. Au 31 décembre 2015, on dénombrait 221.538 embryons conservés pour 74.144 couples.

Chaque année, des relances sont faites par les centres pour interroger les couples sur leur souhait de poursuivre ou non la conservation. Les embryons peuvent être conservés pendant plusieurs années sans dommage, dans différentes situations. Celle d’un projet parental en cours pour 70,7% d’entre eux est la situation la plus fréquente.

 

34.000 EMBRYONS SANS PROJET D'ENFANT

 

Dans 14,6% des cas (34.089 embryons), les couples n’ont plus de projet parental pour les embryons conservés. « Avec le consentement du couple, les embryons pourront être accueillis par un autre couple ou donnés pour la recherche », souligne encore l’Agence de biomédecine. Ceux-ci sont principalement conservés dans les centres d’AMP où ils ont été congelés tant que la mise en œuvre de l’accueil d’embryons ou de la recherche n’est pas effective (pour moitié dans chacune de ces alternatives sur les quatre dernières années). Pour 14,6% des embryons conservés (34.542 embryons), les couples ne répondent pas aux relances annuelles ou ne sont pas en accord quant à leur devenir. Dans ces situations, il est mis fin à la conservation si les embryons sont conservés depuis au moins cinq ans.

 

 

 

• Lettre pastorale de l’évêque de Bayonne (1)

 

Chers diocésains,

 

Le projet de loi bioéthique, présenté en Conseil des ministres en juillet dernier et adopté il y a quelques jours en commission spéciale, sera débattu à l’Assemblée nationale à partir du 24 septembre.

Les évêques de France se sont exprimés à plusieurs reprises pour alerter le gouvernement, les parlementaires, les fidèles de l’Eglise catholique et l’opinion publique sur les graves enjeux soulevés par ce projet de loi. A la veille du débat parlementaire et avec le sentiment de ne pas avoir été entendus, Mgr Pierre d’Ornellas et le groupe bioéthique, qu’il préside au sein de la Conférence des Évêques de France, publient un livre : « Bioéthique : quel monde voulons-nous ? », pour alerter une dernière fois sur « ces enjeux d’humanité ». Une conférence était organisée aux Bernardins le 16 septembre, au cours de laquelle Mgr Eric de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des Évêques de France, Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, et Mgr Pierre d’Ornellas ont exprimé leurs vives inquiétudes.

Tout en vous renvoyant à ces contributions fort pertinentes et en me situant dans la ligne de cette parole forte des évêques de France, je crois de mon devoir d’évêque d’adresser ce message aux prêtres, consacrés et fidèles laïcs du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron.

 

(1) : Cette lettre pastorale a été choisie parce que la plus complète et la plus synthétique sur le sujet. Mais d’autres évêques sont aussi clairement intervenus dans le débat. En particulier se sont montrés fermes, outre Marc Aillet, évêque de Bayonne, Eric Aumonier, évêque de Versailles, Michel Aupetit, archevêque de Paris, Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, Sylvain Bataille, évêque de Saint-Etienne, Pierre-Antoine Bozo, évêque de Limoges, Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon, Raymond Centène, évêque de Vannes, Georges Colomb, évêque de La Rochelle et Saintes, Vincent Dollmann, évêque de Cambrai, Jacques Habert, évêque de Séez, Jean-Paul James, évêque de Nantes, Guy de Kérimel, évêque de Grenoble, Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, Dominique Rey, évêque de Toulon, Pascal Roland, évêque de Belley-Ars, Matthieu Rougé, évêque de Nanterre…

D’autres évêques sont aussi intervenus, clairement mais plus modestement : Bernard-Nicolas Aubertin, archevêque de Tours, Philippe Ballot, évêque de Chambéry, Jacques Benoit-Gonnin, évêque de Beauvais, Benoît Bertrand, évêque de Mende, Yves Boivineau, évêque d’Annecy, Jean-Luc Bouilleret, évêque de Besançon, Thierry Brac de la Périère, évêque de Nevers, Pierre-Marie Carré, archevêque de Montpellier, Luc Crépy, évêque du Puy, Philippe Christory, évêque de Chartres, Emmanuel Delmas, évêque d’Angers, Chistophe Dufour, archevêque d’Aix-en-Provence, Jean-Marc Eychenne, évêque de Pamiers, Hervé Gosselin, évêque d’Angoulême, Bruno Grua, évêque de Saint-Flour, François Jacolin, évêque de Luçon, François Kalist, évêque de Clermont-Ferrand, Jean-Christophe Lagleize, évêque de Metz, Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, Xavier Malle, évêque de Gap et Embrun, Roland Minnerath, évêque de Dijon, Jean-Yves Nahmias, évêque de Meaux, Christian Nourrichard, évêque d’Evreux, Michel Santier, évêque de Créteil, Norbert Turini, évêque de Perpignan, Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers…

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