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Rome, où l’on n’est pas au bout de ses peines

Carlo Cottarelli

 

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On se rappelle comment le processus électoral qui aurait dû amener le FIS au pouvoir en Algérie [les islamistes]  fut brutalement interrompu entre les deux tours des élections législatives algériennes de novembre 1991. Les démocraties européennes, France en tête,  préférèrent alors de beaucoup une dictature - qui allait être sanglante - plutôt qu'une république islamique à Alger et ne furent pas trop critiques envers la conjuration des militaires, des oligarques et des caciques du FLN qui conduisirent dans le secret de leurs délibérations ce coup de force tout sauf démocratique. Une horrible guerre civile s'ensuivit. A l’algérienne.

Ce n'est pas exactement ce qui vient de se passer en Italie, où le processus électoral s'est déroulé jusqu'à son terme, a dégagé une nette majorité « antisystème », a conduit à la formation d'une coalition de gouvernement, a abouti à la désignation d'un président du conseil et à la formation d'un ministère issu du camp vainqueur du vote des Italiens.

C'est à ce stade que le président de la république italienne a décidé d'interrompre le processus démocratique en refusant la nomination du ministre des finances que l'équipe formée dans la foulée des législatives avait désigné à ce poste. S'en est suivi le renoncement du président du Conseil pressenti – Giuseppe Conte - et l'appel du président Sergio Mattarella à un technocrate européo-mondialiste, ex-fonctionnaire du FMI - Carlo Cottarelli - dont le programme politique - s'il peut s'appliquer - est exactement à l'inverse du tout récent vote des Italiens. On ne pouvait mieux le défier et le braver.  Il est de notoriété publique que Jean-Claude Junker, Emmanuel Macron et Angela Merkel ne sont pas du tout étrangers à la décision du président Mattarella. Elle constitue bel et bien une interruption du processus démocratique en cours ou pour être plus clairs une violation de la volonté populaire.  

C’est confirmer qu’il existe dans les instances où s’exerce – ou tente encore de s’exercer – le pouvoir en Europe une idéologie et une volonté politique supérieures à toute démocratie. 

Sauver les institutions de Bruxelles, sauver l’euro dont l’avenir apparaît de plus en plus incertain, poursuivre l’entreprise mondialiste, multiculturaliste, immigrationniste et postnationale, que conduit l’oligarchie prétendant incarner aujourd’hui l’idéal européen – fort peu européen selon nous – telle est la réalité des événements en apparence singuliers, en réalité aisément explicables, qui sont en train de se dérouler à Rome. Rome, capitale d'une Italie vassalisée. Rome, où l’on n’est pas au bout de ses peines.    

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En deux mots, réflexion sur l'actualité

Commentaires

  • En France , fût de même voté par le congrès ( requis par Sarkozy ) le traité de Lisbonne , après le refus référendaire de la Constitution Européenne . C'est la démocratie : votez ce qu'il faut , sinon on passe par d'autres biais .
    A plus petite échelle , les sondages , les statistiques ( c'est du scientifique .... ) sont fait pour démontrer ce que l'on veut prouver : opération simple effectuée en tournant la question de la bonne façon et/ou en choisissant le bon échantillonnage ; au pire , ne pas publier .
    Les infos télévisuelles , faisant du remplissage avec leurs micro- trottoirs ( mot bien choisi ) doivent vraisemblablement interroger 20 sujets pour retenir 5 gugusses tout fiers de passer à la télé et dont l'avis est celui qui va bien .
    Et nous sommes toujours plus démocrates
    Notre époque suinte l ' hypocrisie mais , il y a , de plus en plus nombreux , ceux qui réalisent qu'ils sont bernés et " quand les peules cessent d'estimer , ils cessent d'obéir " . Cela viendra .

  • En France , fût de même voté par le congrès ( requis par Sarkozy ) le traité de Lisbonne , après le refus référendaire de la Constitution Européenne . C'est la démocratie : votez ce qu'il faut , sinon on passe par d'autres biais .
    A plus petite échelle , les sondages , les statistiques ( c'est du scientifique .... ) sont fait pour démontrer ce que l'on veut prouver : opération simple effectuée en tournant la question de la bonne façon et/ou en choisissant le bon échantillonnage ; au pire , ne pas publier .
    Les infos télévisuelles , faisant du remplissage avec leurs micro- trottoirs ( mot bien choisi ) doivent vraisemblablement interroger 20 sujets pour retenir 5 gugusses tout fiers de passer à la télé et dont l'avis est celui qui va bien .
    Et nous sommes toujours plus démocrates
    Notre époque suinte l ' hypocrisie mais , il y a , de plus en plus nombreux , ceux qui réalisent qu'ils sont bernés et " quand les peules cessent d'estimer , ils cessent d'obéir " . Cela viendra .

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