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Fin de partie pour le Régime ? par Hilaire de Crémiers*

Le peuple français en a assez, celui qui travaille, qui vit, qui croit dans son pays. Il n’est plus représenté ; il n’est pas gouverné ; il est matraqué. 

HOLLANDE FIN D EPÄRTIE.jpg

 

C’est sans issue. Les institutions de la Vème République ont été si affaiblies qu’il faut prévoir qu’elles ne résisteront pas à l’ébranlement qu’elles subissent aujourd’hui et qui n’est que le début d’un séisme économique et social d’amplitude inconnue. La contrainte des événements est trop forte, le quinquennat trop fragile, le gouvernement trop hétéroclite et dans ses membres trop impotent, la majorité parlementaire trop divisée, trop apeurée, à vrai dire aujourd’hui trop minoritaire dans le pays pour être qualifiée encore, sinon de nom, de « majorité ». Rien dans l’état actuel de nos institutions n’est capable de s’opposer avec quelque force et raison à ce qui va advenir inéluctablement dans les prochains mois. La population commence à le pressentir ; les parlementaires qui visitent leur circonscription à s’en affoler ; les préfets à avertir avec la gravité requise ; le gouvernement enfin à s’en rendre compte quoiqu’avec retard, tout en s’illusionnant de formules et de faux espoirs comme c’est si souvent le cas en pareilles circonstances quand une situation se dégrade.

Un chef qui n’en est pas.

Même François Hollande doute, sinon de lui-même, car il est fat, mais de sa position exacte dont il cherche vainement l’équilibre, depuis longtemps rompu ; son malaise se sent jusque dans son élocution et ses comportements hésitants. C’est qu’il ne sait rien de la politique, la vraie, celle de la France dont les constantes pour tout esprit averti se retrouvent de siècle en siècle : il ne s’y est jamais intéressé comme tous ceux de son espèce et ne l’a étudiée qu’à travers les schémas conventionnels de ses études de bourgeois bohème et médiocre. Si on ne voit pas cet aspect personnel qui porte sur la qualité intime de l’homme, il n’est pas possible de comprendre à l’avance la tournure tragique que vont prendre les événements. Tout historien de la vie politique française sait que le chef de l’État doit avoir en France une certaine étoffe. Le drame qui survient réside dans cette première et fondamentale constatation. L’homme n’est pas à la hauteur. D’ailleurs, dans le monde politique officiel y en a-t-il seulement un ?

En attendant c’est lui qui est là et quelle guigne ! Pas un Français ou à peu près qui ne le pense et ne le dise. Dans les bistrots, dans les salons, dans les halls de gare, partout ! Comment pourrait-il appréhender ce qui se passe ? Comme tous ses pareils, sans connaissance profonde, toujours dans le superficiel, pire sans goût véritable, ignorant de l’art français, donc de l’artisanat, méprisant tout ce qui relève des PME, en fait homme des grands groupes, des structures établies, de la finance immorale et apatride qu’il ne dénonce que pour mieux s’en servir comme n’en témoigne que trop un entourage sinistre d’individus sans scrupules qui l’ont aidé à asseoir son pouvoir, sans autre perspective que le minable « idéal » social-démocrate qu’il identifie à la République, n’ayant pour pratique que les micmacs politiciens et partisans, que peut faire un tel « type » à une telle place ?

Maintenant, au bout de dix-huit mois de mandature, il se trouve seul devant lui-même, c’est-à-dire devant le néant. Chacun dans son gouvernement, dans ses réseaux, dans ce qui fut son parti, ne songe plus qu’à lui-même et, comme l’homme n’est pas fou, il s’en rend compte. Il n’arrivera jamais à remettre de l’ordre. En réalité – et ça se devine dans ses tâtonnements – il ne sait plus quoi penser ni de sa personne qu’il surestimait niaisement, ni de ses conseillers qui ne pouvaient que le décevoir, en particulier les économistes qui le persuadaient d’un rebond français et d’une « inversion » de la courbe du chômage sur laquelle il a engagé tout son crédit. Se méfiant désormais de ses familiers qui, comme lui d’ailleurs, ne commettent que des bourdes, il s’essaie, mais jusqu’ici sans résultat, à s’appuyer sur un Premier ministre falot, qui n’existe pas plus que lui : Jean-Marc Ayrault n’a aucun charisme ; il ne répond aux nécessités du moment que par des reculades qu’il effectue avec force coups de menton, et en diluant les difficultés présentes dans de vastes considérations hors de propos, tout comme ses ministres dont les seuls connus ne sont que des moulins à parole sans efficacité aucune.

Contre le peuple, la lutte républicaine.

Ce tableau n’est pas noirci à plaisir : il est tout simplement vrai. C’est celui que voient les Français. Aussi n’est-il pas étonnant que la révolte gronde. Alors que tout va mal, que les conditions de vie se détériorent, la seule préoccupation du gouvernement, sur ordre précis de ceux qui furent les maîtres financiers de la dernière élection présidentielle, fut de faire passer la loi dite du mariage pour tous, malgré l’opposition d’une grande majorité des familles françaises, et en y incluant par anticipation, et sans le dire, avec cette hypocrisie si caractéristique de ce milieu de prétendus dirigeants, tout ce qui s’ensuit et qui est proprement criminel sur le statut de l’enfant. C’est leur seul bilan. Quant au reste, ce gouvernement ne connaît que l’impôt et la taxe avec l’unique idée de faire payer les Français, de casser les familles, de pulvériser les patrimoines et d’englober le social dans l’étatique pour mieux dissimuler dans une opacité voulue la totale ineptie de leur gestion. Le peuple français, bien que tout soit fait pour l’abrutir, n’est pas totalement idiot et, malgré sa bonne volonté, il n’en peut plus. Il le dit, il le manifeste. Et ce n’est qu’un début.

ayrault.jpgAlors, devant la colère qui monte de partout, alors que l’économie français s’écroule par pans entiers, en raison essentiellement des choix politiques absurdes maintenus depuis des décennies pas une classe politique coupée des réalités, Jean-Marc Ayrault ne trouve rien de mieux, pour reprendre la main, que de faire la « grande » proposition d’une « grandissime » réforme fiscale, et qu’il prétend mettre en œuvre tout de suite. Et d’inviter en premier les syndicats ! Ce qui est contraire à tous les principes constitutionnels, car c’est au peuple et à ses représentants de consentir à l’impôt. Pas aux syndicats ! Députés et sénateurs auraient dû hurler : ils ne viennent qu’après et uniquement dans le cadre des partis, ce qui est encore outrageant, car les parlementaires par eux-mêmes représentent, toujours selon les principes, la nation. Alors, pourquoi ce chantier ? Mais en raison d’une évidente collusion ! Les syndicats comme les partis sont discrédités. Tous les mouvements se font sans eux et même contre eux ; leurs discours de haine sociale et politique ne passent plus. Reste donc à Jean-Marc Ayrault à jouer ce jeu terrible mené tant de fois dans l’histoire de la République par ses prédécesseurs : dresser les appareils légaux qui se sont emparés des institutions et des lieux de pouvoirs, contre le pays réel, opération de survie pour un régime qui ne vit que de divisions, parti contre parti, classe contre classe, riches contre pauvres, banlieues contre centres-villes, paysans contre citadins… Là se résument toute sa mécanique et sa raison d’être. Rien n’est pire pour lui que de voir, face à lui, le pays tout entier se réunir pour clamer son « ras-le-bol ».

Il y a dans les politiciens qui dirigent la France, une crainte latente et donc une haine du peuple véritable, surtout quand il n’adhère plus à leurs discours. « Le populisme », voilà l’ennemi ! Ils seront donc implacables ; car, pour reprendre le langage qu’ils affectionnaient dans leur jeunesse marxisante, ils encourent le risque de n’être plus bientôt qu’une superstructure obsolète et vouée à disparaître, selon les prédictions pour une fois exactes d’un Saint-Simon et d’un Marx. Ce dont ils ne veulent à aucun prix et peu leur chaut au fond qu’en France, en ce moment, six entreprises disparaissent par heure, mille emplois soient détruits par jour et qu’un paysan se suicide toutes les 48 heures. Ils ne manœuvrent que pour leur seul pouvoir. Comme toujours, depuis deux cents ans, ils ne le lâcheront que quand il ne sera plus intéressant de l’avoir. Ils sont comme ça. Il est de vrais amis du peuple, ce ne sont pas eux !

* Analyse politique parue dans le numéro 124 (décembre 2013) de Politique magazine.

Commentaires

  • Que proposez-vous donc dans un pays dont le régime actuel est sur une pente descendante à vitesse grand V mais qui n'est toujours pas complètement prêt pour un changement radical à 360° ?

  • Qu'auriez-vous proposé sur le Titanic ?
    Une conférence de crise ou un groupe de travail ?

  • Alors que l'orchestre joue toujours sur un pont de plus en plus pentu,que le commandant se demande toujours si c'est bien un morceau de glace qui a écorné son beau et si désiré navire ,je convoque les représentants de la presse aux ordres (il faut renvoyer l'ascenseur quand on bénéficie d'une défiscalisation des revenus de 40%)lesquels ont d'ailleurs bénéficié d'un passage gratuit et je leur annonce que dés que nous serons en vue de New york le Commandant offrira le champagne pour féter l'inversion de la courbe,pardon de la
    pente du bateau.
    Même socialiste on peut encore espérer un miracle en jouant contre la montre .

  • Sur le Titanic, le seul choix était de mettre les canots de sauvetage à la mer mais leur nombre, d'après ce que j'ai entendu, était insuffisant. La situation est différente. Sur le Titanic, le temps était compté; nous disposons de temps plus long. A part la prise de pouvoir par un homme à poigne qui mène le Paquebot France d'une main ferme, je ne vois pas de solution sans douleur; tous ces politiques de Matignon doivent disparaître du pouvoir; ce sont des ennemis de la patrie France. Devrons-nous attendre les élections qui auront lieu dans 3 mois, pour discerner plus clairement le tournant pris par notre pays ?

  • Les ploucs ne parlent plus la langue de leur région, ils parlent le français, mais cela n'en fait pas une nation et il faut ajouter ces petits nouveaux qui ne désirent pas s'identifier. Pour gérer un troupeau aussi disparatre il faut un berger. Il était, mais les révolutionnaires l'ont tué et par la constituante ils ont confisqué le pouvoir du peuple. Si les français s'instruisaient ils sauraient qu'ils n'ont jamais avec les républicains eu le pouvoir. Ils n'ont le pouvoir qu'au moment du vote, c'est un leure. La révolution a été volée, il faut la reprendre, en remontant à la souveraineté parlementaire de Louis XVI. Mais sommes nous assez intelligent pour le faire. Le temps presse en effet car le monde moderne de l'info nous a déjà dépassé.

  • Je suis d 'accord, il faut reprendre la Révolution, seul le peuple peut le faire; mais du temps de Louis XVI, les Français n'étaient pas divisés, il y avait le peuple et les révolutionnaires qui s'étaient emparés du pouvoir. Quand le peuple a voulu reprendre la situation en mains, il s'est fait massacrer , et, pour le rendre vulnérable, ils lui ont enlevé la protection du Roi en le décapitant. La République, depuis, s'est ingéniée à diviser le peuple au maximum en créant les partis de gauche qui, peu à peu en utilisant les mirages et l'hypocrisie des soit-disant droits de l' homme, de l'égalité, puis de la laïcité, ont introduit de faux principes qui soumettent les Français aux forces destructrices liguées pour les écraser. Mais, ils ont fait l'erreur à présent de dévoiler crûment leurs intentions. Peut-être que c'est la Providence qui se charge de leur stupidité à gouverner de plus en plus évidente pour réveiller les Français et les faire sortir de leur léthargie. Alors, je pense que nous devons demander tous les jours dans nos prières l'aide de Dieu dans le rude combat qui attend tous les patriotes. N'oublions pas ce que disait Jeanne d' Arc aux gens d' armes qui la suivaient :" Combattez, Dieu vous donnera la victoire" .

  • Le cosquer pourrait se dispenser d'insulter les Paysans en les traitant de plouc.
    Je suis un Plouc avec 15 années d'études universitaires en Agriculture, Droit, Langues, histoire de l'art et civilisations médièvales toutes donnant lieu à des titres de deuxième et troisième cycle.
    Il y a une première solution qui consiste à inclure dans les litanies des Messes ou Divines liturgies une demande que la France retrouve des gouvernants et un gouvernement très chrétiens,
    Ensuite, à tous niveaux, il faut parler de Dieu et du Mystère de l'Incarnation et , par exemple, ne pas profanner Noël avec des "pères Noël" et des beuvries loin de l'intimité et de l'humilité du Mystère, introduire les bases du droit chrétien et naturel dans nos lois et dans nos pratiques économiques et sociétales.
    Et vous verrez, ensuite, ceci ira mieux.

  • Il en est des pouvoirs comme des fables:"Tant va la cruche a l'eau qu'elle ...explose !!!"
    Elle aurait pu simplement se casser et nous aurions subi une petite crise financière dont on a le secret depuis quarante ans, ce qui à permis aux "élites" qui se sont succèdées de nous concocter quelque réformette dont ils ont le secret pour nous infliger un pensum supplémentaire :quelques nouvelles taxes et impôts (la gabelle vous-dis-je, ils n'y échapperont pas... !!!)
    Mais non c'est plus grave ,elle va exploser la cruche et comme en 1787 elle va enfler ,envahir le pays a coup de bonnets rouges et même bleus et même blancs, déchainant les passions, exacerbant la colére des "ploucs"et se rassasiant de cette énorme envie de changement jusqu'a l'apocalypse finale qui deux ans plus tard conduira a la bastille de ce
    pouvoir .
    Le changement c'est dans trois mois , ne le manquons pas.

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