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L'aventure France racontée par les cartes...

Le paléolithique (II) : entre - 29.000 et - 17.000

Le paléolithique (II) : entre - 29.000 et - 17.000

La grotte Cosquer...

L’entrée s’ouvre au pied d’une falaise du Cap Morgiou, à trente-sept mètres sous le niveau de la mer, à quelques kilomètres de Marseille. En Juillet 1991, Henri Cosquer, au cours d'une de ses plongées, remarque les peintures préhistoriques, dans une grande salle à 120 mètres de l’entrée.

Ces peintures et les gravures qui les accompagnent ont pu se conserver car la galerie d’accès est en pente ascendante et une moitié de la grande salle se trouve au-dessus du niveau de l’eau. Si des peintures et des gravures ont été effectuées dans les zones immergées, comme il est plus que probable, elles ont été détruites par les remontées d’eau à la fin de la dernière glaciation. Il y a 20.000 ans, la mer était de cent dix à cent vingt mètres plus bas qu’actuellement et le rivage se situait alors à plusieurs kilomètres de là....

Malgré les destructions dues à la mer, Cosquer fait partie des rares cavernes où l’on a répertorié plus de 150 figures animales. Les mains négatives se chiffrent actuellement à 65, ce qui place, pour l’Europe, Cosquer après Gargas (Hautes-Pyrénées) et peut-être avant El Castillo en Espagne. Elles sont toutes localisées du côté est de la grotte. Aucune n’est à l’ouest. Juste au bord d’un puits profond de 19 m – lieu en lui-même significatif –, elles sont toutes noires. Sur d’autres panneaux elles peuvent être noires ou rouges. Certaines ont été raclées ou surchargées de points et de barres. Seules des mains d’adultes sont attestées. Beaucoup ont des doigts incomplets : elles ont été faites en pliant les doigts. Des mains négatives aux doigts incomplets ne se trouvaient jusque-là que dans de rares grottes, surtout dans les Pyrénées (Gargas, Tibiran, Fuente del Trucho). Maintenant, nous savons que ce phénomène est plus largement représenté qu’on ne le pensait.

Cosquer a déjà apporté beaucoup à notre connaissance de l’art pariétal. Les animaux marins, comme le nombre relativement élevé de caprinés, témoignent de l’influence de l’environnement proche sur les mythes. La grotte se trouvait à quelques kilomètres du rivage, dans un environnement de collines karstiques favorable aux bouquetins et aux chamois. Ce n’est pas une coïncidence si les artistes ont choisi de représenter la faune locale....

Le quotidien royaliste sur la toile - ISSN 2490-9580 - SITE OFFICIEL