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Drapeaux des Régiments du Royaume de France...

Karl von Bachmann...

Karl von Bachmann...

Si la majorité des Suisses furent tués au combat ou lâchement assassinés, certains, notamment l'officier "major" Karl Josef von Bachmann, qui commandait, aux Tuileries, ne le furent qu'un peu plus tard : le major fut jugé et guillotiné en septembre, fièrement vêtu de son manteau d'uniforme rouge : Karl Pfyffer d'Altishofen le qualifia de "commandant courageux, calme, fidèle à sa patrie et à son devoir"...

Originaire d'une famille noble et catholique du Canton de Glaris, le jeune Karl s'engage très tôt dans le Régiment des Gardes Suisses, créé à la suite de la Paix de Fribourg, instituant la Paix perpétuelle entre la France et la Suisse.
Il devint lieutenant-colonel du régiment en 1792, et c'est parce que son supérieur hiérarchique, le colonel Louis-Auguste d'Affry, malade, était resté chez lui ce jour-là que Karl von Bachmann fut amené à commander le régiment des Gardes suisses.
Il échappa au massacre, mais fut arrêté peu après et conduit à la Conciergerie.
Le 2 septembre, la seconde section du Tribunal criminel, présidée par le juge révolutionnaire Matthieu, le condamna à la peine de mort, conformément à l'article 11 de la deuxième section du titre premier de la deuxième partie du Code pénal. C'était l'époque où les bourreaux et les assassins étaient devenus Juges ! C'était la triste époque de la révolution française...

Le major Bachmann, lui, monta sereinement à l'échafaud, fièrement revêtu de la veste rouge des gardes suisses : l'honneur des hommes, face aux "bourreaux barbouilleurs de lois" (André Chénier, poète lui aussi guillotiné !...)...

A travers la personne du Major Karl von Bachmann, honneur à tous les fidèles Suisses, morts héroïquement pour défendre leur serment...