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In memoriam Patrick Buisson

 
 

Paris, le 27 décembre 2023

 

In memoriam Patrick Buisson

 

La mort de Patrick Buisson, ce 26 décembre, a douloureusement surpris l’Action française. Patriote intransigeant, membre à part entière de la famille nationaliste, il était un homme de conviction. Ce catholique sincère avait été nommé, en janvier 2012, par décret du pape Benoît XVI, commandeur de l’ordre de Saint-Grégoire-le-Grand. Militant toute sa vie de la cause nationale, que ce soit au travers de la presse ou dans l’action politique, il n’avait pas hésité à prendre des risques politiques jusqu’au plus haut sommet de l’État afin d’orienter l’action de l’exécutif dans le sens du bien commun. Ce fut, hélas, peine perdue, mais il tira de cette expérience un livre, La Cause du peuple, dont l’enseignement vise bien plus loin qu’une satire féroce du pays légal : c’est la vivisection en règle d’us et coutumes d’une République où le personnel se sert avant de servir. Il fut également le directeur de la chaîne Histoire de 2007 à 2018.

Homme de fidélité, ses recherches historiques le conduisirent notamment vers les guerres de Vendée, la Grande Guerre, la guerre d’Indochine ou la guerre d’Algérie et l’OAS. Analyste d’une grande finesse de l’évolution de notre société, il écrivit, en trois tomes, une monumentale étude de la sexualité des Français durant l’Occupation (1940-1945 : Années érotiques). Il avait entrepris une autre monumentale étude de l’évolution des mentalités depuis les années 1950 jusqu’à aujourd’hui : il avait publié le premier tome La Fin d’un monde en 2021 et le deuxième, Décadanse, venait de sortir. Tous ces livres font déjà autorité.

Patrick Buisson nous avait fait l’honneur et l’amitié de participer à des manifestations organisées par l’Action française ou de nous accorder des entretiens. Ce fils de camelot du Roi l’était devenu lui-même dans sa jeunesse. D’une constance remarquable à travers la richesse de ses engagements, il n’a jamais cessé de revendiquer ses fidélités politiques. Devenu un des deux conseillers d’un président de la République ne trancha-t-il pas auprès du second : « Ma référence ? Profondément ? Moi je suis le fils d’un camelot du roi. Je suis monarchiste, je suis royaliste. »

L’Action française présente à sa famille ses plus sincères condoléances.

 

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