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L'aventure France racontée par les cartes...

Guerre de Cent ans (3/4) : deuxième effondrement..

Guerre de Cent ans (3/4) : deuxième effondrement..

...Et ainsi, après le spectaculaire premier redressement de la France, dû à Charles V et à du Guesclin, on va assister à un deuxième effondrement, qui s'explique pour une très large part, par la folie intermittente de Charles VI.....

Philippe II le Hardi, duc de Bourgogne, tuteur de Charles VI, lui donna pour épouse la fille du duc de Bavière, Elisabeth de Bavière – dite Isabeau par ses sujets français.

La folie du roi, qui se déclara en 1392, fera d'elle la régente du royaume. Elle se trouva alors au centre de toutes les querelles et intrigues entre Armagnacs et Bourguignons.
Exilée à Tours par les Armagnacs, elle se lia alors avec le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, qui la délivra.

À la fin de 1417, elle organisa à Troyes un gouvernement étroitement contrôlé par les Bourguignons : Isabeau et Philippe le bon, duc de Bourgogne, signèrent le désastreux Traité de Troyes, qu'Isabeau fit accepter au pauvre roi fou Charles VI : Henri V devenait héritier du trône de France, Charles était déshérité...

Il se réfugia à Bourges - d'où son son surnom de "roi de Bourges".

En 1420, pour sceller le Traité, Isabeau maria sa fille Catherine à Henri V.

Considérée comme une traitresse, elle se réfugiera par la suite à Paris, dans son hôtel de Saint-Pol, ou elle mourra en 1435, seule et honnie de tous...

Sans excuser ses agissement, il faut cependant bien reconnaître que, mariée à quatorze ans à un prince qui devint fou sept ans plus tard; seule et sans pouvoir dans un royaume en proie à la guerre étrangère et à la guerre civile, la situation, pour elle n'était pas facile....

Par une sorte d'ironie, dont l'Histoire a le secret, on remarquera, sur la carte, que les territoires restés fidèles au roi de France légitime - le "petit roi de Bourges", comme l'appelaient par dérison ses ennemis... - furent en très grande part ceux qui avaient été réunis au Royaume, directement ou indirectement, à l'occasion de la terrible Croisade des Albigeois : cette absence de rancune historique - si l'on peut dire... - et cette fidélité rare méritent d'être signalées.....