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Drapeaux des Régiments du Royaume de France...

Apparition des régiments de Marine...

Apparition des régiments de Marine...

Illustration : le Soleil Royal, somptueux navire amiral de la flotte de Louis XIV...


En 1373, le roi de France Charles V et l’amiral de France Jean de Vienne sont les créateurs d’une marine de guerre nationale, alors que jusque-là, on avait fait appel à des navires marchands armés en guerre pour répondre temporairement aux nécessités de la guerre.
Cette marine nationale n’a pas d’officiers à proprement parler : les navires sont commandés par des grands seigneurs - les guerriers - et des pilotes et maîtres d’équipage pour la navigation et la manœuvre. S’établissent alors des "dynasties ", qui se transmettront le savoir d’une génération à l’autre, comme celle des Bart, des Duquesne ou des Duguay Trouin.

Puis Richelieu s’attacha à donner un cadre officiel à la formation initiale des officiers de vaisseau : apparaissent alors les Gardes de la Marine (de 1627 à 1786)

Parallèlement à cette formation, et de 1742 à 1798, l’Ordre des Chevaliers hospitaliers de saint Jean de Jérusalem, ainsi que l’Ordre de Malte, ont animé une école navale réservée aux nobles : des chefs de mer aussi célèbres que Suffren, Tourville (à cinq ans), ou Grasse (à 12 ans) furent élèves de cette école, puis devinrent des Gardes.
En 1789, sur 1.657 officiers de vaisseau de la marine du Roi de France, 75 étaient chevaliers de Malte.

En 1627, Richelieu crée les "Gardes du Grand Maître de la Navigation", les futurs officiers de la marine royale.
En 1669, Colbert met en place les "Compagnies des Gardes de la Marine", réservées aux nobles, l’une au Levant (Toulon), l’autre au Ponant (Rochefort).
En 1671, le corps est repris en main puis les compagnies composées de plus de 700 gardes, par décision de Seignelay, en 1683, passent au nombre de trois : Toulon, Rochefort et Brest.
En 1716, l’élite des Gardes forme les "Gardes du Pavillon amiral", jusqu’en 1786. En 1669, sont créés les "Gardes de l’Étendard réal des Galères", qui subsistent jusqu’à la suppression des galères par Louis XV, en 1748.

En 1757, le secrétaire d’État à la Marine, Moras, répartit les officiers de marine en "officiers rouges" (en raison de leur tenue) —ceux du "Grand corps", issus des Gardes, donc nobles—, et les officiers "bleus", issus de la marine de commerce, ou de la "course" (les "corsaires".

Les vaisseaux de guerre et leur armement atteignent à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe leur apogée. En outre, les progrès dans l’art de la navigation sont nombreux et celle-ci impose des méthodes rigoureuses. En 1764, Choiseul établit un nouveau programme d’instruction des Gardes prenant en compte cette évolution, qui fournit une bonne formation des officiers de la marine royale.
C’est aussi à cette époque, en 1752, que des officiers savants, passionnés par l’astronomie, l’hydrographie, désireux de participer aux progrès de la navigation et de la connaissance des mers, créent à Brest, l’Académie de marine, dont l’une des missions est de faire connaître aux officiers les progrès de l’ensemble des arts utiles à leur métier.

L’institution des Gardes est cependant toujours remise en cause. Elle disparaît de 1773 à 1775, remplacée par l’ "École royale de la Marine", au Havre, qui regroupe tous les futurs officiers de marine (appellation : "élèves de l’École royale de la Marine") en une seule promotion ; c’est la première Ecole navale...

En 1775, trois compagnies de Gardes réapparaissent pour une dizaine d’années. Le Maréchal de Castries, ministre de la Marine, met définitivement fin aux Gardes le 1er janvier 1786 et crée les "Élèves de la Marine", qui vont subsister jusqu’en 1791, avec trois classes : Brest, Rochefort, Toulon; le recrutement par examen et la formation de ces futurs officiers se font sur des bases modernes qui prennent en compte l’évolution de l’art naval.
À l’instruction théorique, à l’initiative de Sartine, est associé le service en escadre, les escadres d’évolution, afin que les élèves acquièrent une formation pratique.
Après six ans de navigation, ils sont nommés lieutenant de vaisseau : ce sera le cas du jeune François Athanase Charette de La Contrie...