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Grain de sel ... actualité

  • Lucy est tombée de l'arbre, peuchère ! Et de douze mètres, en plus...

    Ne souriez pas ! Le journaliste de France info qui nous donne cette triste information est formel : Lucy c'est, tout simplement, "notre ancêtre", dit-il. Il en est persuadé, il y croit dur comme fer, bref il le sait. En tout cas, il l'affirme : c'est un journaliste doublé d'un grand scientifique, dites donc, pour affirmer des choses pareilles.

    Et si on laissait tout simplement les chercheurs chercher, dans les domaines de l'infiniment grand et de l'infiniment petit, comme dans celui des origines de toutes choses ? Car il y a probablement encore beaucoup de découvertes à faire, qui contrediront des vérités assénées hier et avant-hier, devenues, du coup, de "vieilles lunes".

    Et puis, comme le faisait remarquer Bainville, "...Si nous descendons du singe, on ne comprend pas pourquoi il y a encore des singes. Ou bien c'est qu'il y avait dès la genèse des singes-singes et des singes qui n'étaient pas singes. Si l'homme est un singe supérieur, il y a autant de raisons pour que le singe soit un homme dégénéré..." (Lectures, Fayard, 1937)

  • Jean-Guy ne se "sent pas Français" : de Jacques à Jean-Guy...

    Jacques, c'est Jacques Bainville; Jean-Guy, c'est Jean-Guy Talamoni, qui rêve d'indépendance et croit "représenter" beaucoup, mais qui n'est qu'un élu ultra minoritaire si l'on considère le nombre des majeurs "non-inscrits", des abstentionnistes et de tout ceux qui n'ont pas voté pour lui...

    "...Le jour où la Corse s'insurgera n'est pas encore arrivé. C'est la meilleure pépinière de fonctionnaires français que nous ayons depuis l'Empereur, qui fut le premier de tous. La fierté de l'avoir donné à la France attache même l'île parfumée plus solidement que n'importe quoi et, des conquêtes de Napoléon, celle-là, qu'il n'avait pas faite, est tout ce qui nous reste..."

    (Jacques Bainville, Doit-on le dire ?, Les Belles Lettres, 2015)

  • La maison Macron/Bayrou lance un nouveau parfum : "Moralisation", le parfum qui pue...

    grain de sel.jpgC'est la première fois que nous employons volontairement une grossièreté, sur lafautearousseau, au lieu de nous contenter d'un euphémisme. Depuis la création de notre quotidien - le 28 février 2007 - nous nous sommes toujours interdits l'insulte ou l'injure, les attaques sur le physique ou tout autre genre d'attaques ad hominem, les plaisanteries graveleuses même quand le sujet aurait peut-être permis d'y penser (comme lors de l'affaire Strauss-Kahn).

    Aujourd'hui, nous faisons notre première entorse à cette règle et, du reste, une entorse pas vraiment bien méchante : mais, comme l'avait dit plaisamment Alfred Jarry, "Quand on passe les bornes, il n'y a plus de limites" !

    Comment ! On apprend que Macron-qui-lave-plus-blanc a donné une soixantaine de circonscriptions gagnables au dernier des Caïmans, François Bayrou, l'ultime rescapé du "dégagisme". Forcément : ne s'étant présenté à rien, il n'avait pas pu être sanctionné par les électeurs ! De plus, Macron l'a nommé ministre de la Justice, et a placé sa comparse Sarnez au gouvernement. Et le père-la-Morale Bayrou nous a sermonné, expliquant que, à partir de maintenant - c'est-à-dire de lui, bonjour la grosse tête ! - on allait "rouler au propre", on était sommés de devenir tous blancs comme neige, et, du reste, on allait y être contraints par la loi. On allait voir ce que l'on allait voir...

    Eh ! bien justement, on voit ! Et c'est un désastre, pour le tandem super blanc/plus blanc que blanc ! Une dizaine d'employés du Modem (peut-être plus, selon France info), dont Marielle de Sarnez et l'ex Modem Sylvie Goulard, actuelle ministre des Armées, s'il-vous-plaît, auraient franchi la ligne rouge question rémunération par l'Europe. Et, bien sûr, Bayrou ne pouvait l'ignorer.

    On avait Ferrand (pour qui il est acquis, maintenant, que contrairement à ses dires, donc à ses mensonges, de l'argent public est bien concerné par sa magouille familiale) et c'était déjà gros, très gros, même, puisque le-dit Ferrand est l'un des tous premiers accompagnateurs de Macron, donc, au coeur du "système".

    Voilà que, du très gros, on passe au carrément énorme : un Mont-Blanc, un Everest : le Garde des Sceaux, lui-même, présidant à la magouille, alors même qu'il donne des leçons de propreté morale et préparant une loi de Moralisation ! Alors, là, les bras en tombent !

    Bien sûr, tout ce (pas) beau monde doit démissionner : Ferrand, d'abord, chronologie oblige, puis Sarnez et Goulard; puis Bayrou.

    Et Macron ?

    Macron, il n'y a que deux solutions, toutes deux aussi graves, la seconde peut-être pire que la première, plus dévastatrice :

    Solution un : il savait, il connaissait les "dessous" de Bayrou (si l'on peut employer ce mot ici...) et il a laissé faire. Auquel cas il nous a sciemment menti, en parlant de moralisation et en affirmant qu'il représenterait le renouveau de la vie politique. C'est évidemment très grave...

    Solution deux : il ne savait pas, et il a été trompé. Mais, ne serait-ce pas, en un sens, encore plus grave ? Comment ! Au coeur du Système comme il l'était (à l'Elysée, conseiller du président, puis ministre de l'Economie...), avec tous les moyens de renseignements et d'information dont il disposait, avec les personnels, bureaux et moyens divers mis à sa disposition, il ne savait pas que Bayrou, comme tous les autres, faisait, précisément, la même chose que tous les autres ? Alors, oui, cela, en un sens, serait encore plus grave, eu égard au degré d'inconscience, d'incompétence que cela signifierait pour quelqu'un qui est à la tête de l'Etat, chef des Armées et disposant des codes nucléaires...

    En attendant, ce président mal élu, car élu "par défaut", vient de se prendre les pieds dans un tapis qu'il a déroulé lui-même. Qui l'obligeait à parler de morale comme il l'a fait, mettant la morale là où elle n'avait pas lieu d'être, és-qualité ? Qui l'a poussé à se présenter comme un nouveau Lancelot du Lac, un nouveau Bayard, l'apparition du "pur" sur la terre ?

    Maintenant, sa folle promesse de pureté lui revient en pleine figure, comme un boomerang. "Le pied lui a glissé dans le sang", dit cruellement Chateaubriand du Chef du gouvernement, au lendemain de l'assassinat du duc de  Berry.

    Avec son parfum de soi-disant moralité, dont tout le monde voit, ou, plutôt, sent, maintenant, qu'il pue, Macron s'est lui-même empêtré et fourré dans une très sale affaire, dont on voit mal comment il va se sortir : "le pied lui a glissé...", nous laisserons au(x) lecteur(s) le soin de terminer la phrase comme bon lui semblera...

  • La mauvaise plaisanterie du président et la pensée profonde de la philosophe...

     

    Mur-bleu gds.jpgLe 1er juin dernier, visitant le Centre régional de surveillance et de sauvetage atlantique d’Etel, dans le Morbihan, Emmanuel Macron entend évoquer les différents types d’embarcation utilisés : « Il y a des tapouilles et des kwassa-kwassa » dit quelqu'un. Macron-la-science, croyant peut-être montrer l'étendue de ses connaissances « rebondit », comme on dit chez les journalistes : « Ah non, c’est à Mayotte le kwassa-kwassa ». Effet garanti, l'auditoire est « bluffé », toujours comme on dit chez les journalistes. Mais voilà que « moi-je »  ajoute, rigolard : « Mais le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c’est différent ». Le silence gêné fait place à l'amusement, devant ce « dérapage », là encore, comme on dit chez les journalistes... Un peu plus tard, on apprenait que le président des Comores exigeait des excuses, que Macron ne fit pas, se contentant d'un coup de téléphone, qualifié d'amical (?)...

    2017-06-01t173058z_1618913530_rc1ddd0b7a30_rtrmadp_3_france-election_0.jpgOn a beaucoup parlé, durant la dernière campagne présidentielle, de la Guyane, où pas loin de la moitié de la population est composée d'étrangers clandestins ; et de Mayotte, où s'est rendu Macron, et où c'est presque la même chose : on ne pourra rien faire là-bas tant que ces personnes ne retrouveront pas leur terre d'origine, et qu'une submersion démographique d'une telle ampleur ruinera à la fois les locaux et immigrants eux-mêmes (c'est d'ailleurs la même chose aussi, bien évidemment, pour la métropole...). 

    Laissons donc le président à ses plaisanteries d'un goût douteux (que se serait-il passé si le même mot avait été prononcé par tel(le) responsable de tel parti ?) et revenons, plutôt, au sort de ces personnes - malheureuses, certes, mais il y a presque trois milliards de gens vivant en-dessous du seuil de pauvreté sur terre ! - qui ne trouveront rien en venant en foule, comme elles le font, en Guyane, à Mayotte ou... en France métropolitaine. Du moins, rien de digne, de stable, de véritablement humain.  

    Et revenons-en au bon sens et à la lucidité d'une Simone Weil, qui manquent si cruellement à ces masses, et à ceux qui les manipulent; à ceux qui poussent à ce mouvement migratoire insensé, ou s'en accommodent et le légitimeraient presque (jusqu'au chef du Vatican !) : Simone Weil leur a déjà répondu, il y a un demi-siècle maintenant, en rappelant que l'un des tout premiers besoins de ces hommes et de ces femmes, si on les respectait vraiment, n'était pas que l'on joue de leurs masses, les déplaçant comme des pions (comme du bétail ?) sur un immense échiquier mondial; qu'on leur fasse miroiter exclusivement du matériel ; mais, bien au contraire, que l'on commence à les reconnaître dans leur pleine dimension d'êtres humains ; et qu'on leur permette de vivre et de se développer, même dans la pauvreté - qui n'est pas la misère - mais chez eux, n'étant pleinement humains que s'ils ont pleinement enracinés, encore une fois même pauvres, dans leur milieu naturel : 

    « L'enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l'âme humaine. C'est un des plus difficiles à définir. Un être humain à une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l'existence d'une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé, et certains pressentiments d'avenir. Participation naturelle, c'est-à-dire amenée automatiquement par le lieu, la naissance, la profession, l'entourage. Chaque être humain a besoin d'avoir de multiples racines. Il a besoin de recevoir la presque totalité de sa vie morale, intellectuelle, spirituelle, par l'intermédiaire des milieux dont il fait naturellement partie. »  (Simone Weil, L'Enracinement - Prélude à une déclaration des devoirs envers l'être humain, Gallimard (Folio)  

  • Messieurs les policiers (et soldats), tirez les premiers !

     

    Mur-bleu gds.jpgCe Grain de sel a été rédigé avant l'attaque de mardi contre un policier à Notre-Dame de Paris. Rien à changer : en ces temps d'une guerre imposée, tuer les premiers des assassins qui s'apprêtent à commettre un ou plusieurs crimes, voire un crime de masse, c'est sauver une, dix, cent vies d'innocents. C'est triste, mais c'est la guerre, qu'on nous impose : oui, sans joie, sans haine, tuer les premiers, pour ne pas être tués. 

    Et, c'est dur à dire, mais tirez pour tuer. Sans haine, sans joie, mais, oui, pour tuer, car nous sommes en guerre et, en temps de guerre, le plus rapide des moyens que l'on ait trouvé jusqu'à présent pour faire finir la guerre, c'est de mettre hors de combat l'armée ennemie...

    Les lâches assassins de l'ombre de Daech ont donc encore frappé, la semaine dernière. Ils ont encore tué un policier, en ont blessé deux, grièvement. Et nous, là, au milieu de ces horreurs, que sommes-nous ? Soixante-six millions d'otages permanents ! 

    Car, enfin, que faisait chez nous, au milieu de nous, cette bombe humaine latente, cet assassin potentiel, lui qui, multirécidiviste, avait déjà fait treize ans de prison, avait déjà tiré sur des policiers en garde à vue (s'étant emparé de l'arme de l'un d'eux) ?

    Bien entendu, notre semble-président a déclaré qu'il décorerait à titre posthume le policier mort en service, pour accomplir sa mission : défendre la population contre ces ennemis invisibles jusqu'à leur « passage à l’acte », qui se sont fondus au milieu de nous, sont parmi nous, partout, toujours.

    L'assassin des Champs, vous l'avez tué : c'est très bien ainsi. Il n'encombrera pas nos prisons, ne trouvera pas un avocat pour défendre ses actes indéfendables. Resté en vie, la seule justice devant laquelle il aurait dû comparaître aurait été une Cour martiale, qui, en général, en temps de guerre, rend le même verdict pour tous les actes de trahison : fusillé. 

    Qu'attend-on pour établir une Cour martiale, puisque nous sommes en guerre ?

    On ne cesse de mentir en nous répétant à l'envi que tous ces assassins de Daech sont « français », ce qu'ils ne sont pas (ils ne le sont que « de plastique », nous l'avons assez souvent dit et redit) : mais, justement, quand bien même, par la grâce d'un Système fou, ils seraient devenus français, puisque possesseurs d'un petit rectangle de plastique, ils sont donc des traîtres à leur patrie, puisqu'ils ont tourné leur arme contre elle. Ils relèvent donc bien - même et surtout si l'on admet qu'ils sont Français - ce que nous n'admettons pas - d'une Cour martiale, d'un jugement et de l'exécution immédiate de celui-ci.

    Comme cet assassin de Salah Abdeslam qui encombre inutilement nos prisons, insulte vivante aux morts qu'il a faits : qu'attend-on pour le juger, le fusiller ? Voilà un signal fort qui serait envoyé à l'armée ennemie, qui, de toute façon, ne comprend pas d'autre langage que celui de la fermeté, de la force.

    De même, qu'attend-on pour déchoir de leur fraîche nationalité toute personne liée de près ou de loin au djihadisme, au terrorisme ? Et pour les renvoyer d'où ils viennent ? Et qu'on ne nous dise pas que cela est impossible : sans preuve contre Assad, sans enquête sérieuse, sans mandat de quiconque et alors que « l'affaire » ne concernait pas directement les Etats-Unis, Trump a bien envoyé 59 missiles Tomahawk sur un aérodrome syrien (pour un piètre résultat, d'ailleurs, ce qui est assez cher payé, mais c'est un autre sujet) ; et, nous, nous ne pourrions pas nous « permettre »  de renvoyer dans leur pays d'origine des assassins qui sont susceptibles de nous tuer à tout moment, en pleine rue ou n'importe où ?

    Qu'on en finisse avec ce genre de niaiserie, d'insanité ! 

    Trump s'est permis de violer toutes les lois internationales en s'immisçant dans une affaire qui ne le regardait pas directement en se justifiant par le fameux Quia nominor leo. Je suis le plus fort, donc je fais ce que je veux, quand je veux, où je veux, parce que je m'appelle lion.

    Qu'on ne se méprenne pas sur notre position. Nous savons très bien qu'il y aura toujours du terrorisme sur terre, et donc en France. Nous ne pensons pas un instant qu'un jour, avec une royauté réinstaurée, il n'y aura plus ni meurtres, ni vols, ni viols, ni terrorisme etc.: le Mal - comme le Bien, du reste... - est sur terre pour jusqu'à la fin des temps.

    Nous disons seulement qu'il faut ramener ce taux d'horreur incompressible à son seuil le plus bas possible ; et, pour cela, nous devons pouvoir dé-poubelliser la France, la vider de toutes ces personnes qui la haïssent, lui veulent du mal, nous veulent du mal ; cette dépoubellisation, il n'y a qu'une façon de la mener : déchoir massivement de la nationalité, et expulser immédiatement et tout aussi massivement ce vivier de terroristes que l'on a follement laissés entrer.

    Mais pour cela, il faut le vouloir...

    Nous, nous le voulons ! 

  • Espagne : des députés à la mentalité de guerre civile veulent retirer la dépouille de Franco du Valle de los Caídos

    Le Valle de los Caidos dans la Sierra de Madrid

     

    Mur-bleu gds.jpgIl n'est ni dans notre vocation ni dans nos habitudes de nous ingérer dans les affaires intérieures d'un pays souverain. Nous avons du reste bien assez à faire comme cela en nous occupant seulement de notre tâche centrale : faire tout ce qui est en notre pouvoir afin de rétablir dans sa vigueur passée notre chère France, que le Système déclasse inexorablement depuis 1875.

    Pourtant, il est des moments où l'on peut - où l'on doit - ne pas rester indifférent à ce qui se passe ailleurs, et même réagir avec vigueur. Car, en l'occurrence, la France est concernée par le lamentable épisode dont vient de se souiller lui-même le parlement espagnol. Pour ceux qui l'ignoreraient, une motion est passée au parlement afin de retirer de sa sépulture du Valle de los Caidos la dépouille de Francisco Franco, qui y repose depuis sa mort, le 20 novembre 1975, selon sa volonté.

    Laissons aux Espagnols le soin de se mettre au clair avec leur histoire. Mais il se trouve qu'à un moment de la nôtre, le généralissime Franco a été intimement, et d'une façon décisive, lié à la nôtre : et pour nous, ce fut « pour le meilleur ». Rencontrant Hitler à Hendaye, le 23 octobre 1940, il lui refusa tout ce qu'Hitler demandait, notamment le passage de ses troupes par l'Espagne pour aller attaquer notre armée d'Afrique du Nord. Ce danger immédiat écarté, nos forces purent être préservées, et se préparer pour leur rôle futur.

    Mais il y a plus encore : on sait la puissance des partis communistes français et italiens, à l'époque, et combien la religion révolutionnaire - heureusement morte depuis - soulevait les foules. Il est clair que si Staline et le Komintern, maîtres absolus de cette sanglante marionnette qu'on appelait « République espagnole », s'étaient emparés de l'Espagne, ils prenaient la France et l'Europe de l'Ouest à revers. Nous, Français, nous courions alors le risque et le grand danger de devenir une « démocratie populaire » avant la lettre, comme le devinrent en 45, pour leur plus grand malheur, les pays de l'Europe de l'est, enfermés pour quarante ans dans une oppression épouvantable, et qui connurent une terrible régression, dans tous les domaines de leur existence. C'est à Franco que nous devons d'avoir échappé à cette horreur.

    Pour ce service immense rendu à la France et à la liberté, et par son attitude face à Hitler, dans toute la mesure de ses moyens, il est juste de dire que Franco évita un mal effroyable, hâta la fin des hostilités et le retour de la paix. Il agit donc bien en ami de la France, mais aussi de la Paix. Cela nous donne le droit de dire notre reconnaissance, en tant que nation, à l'attitude courageuse du généralissime Franco, et d'exprimer notre plus profonde commisération envers le ramassis de députés qui ont osé voter une motion à leur image : parfaitement méprisable !

    La France et la Paix, l'Histoire disent merci à Franco. La honte reconnaitra les siens. 

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  • Marlène Schiappa : une « pro-Femen », farouchement anti chrétienne, au gouvernement

     

    Mur-bleu gds.jpgLa nomination au secrétariat d’Etat « à l’égalité femmes-hommes » de Marlène Schiappa n'est pas une bonne nouvelle : son passé de militante proche de la Libre Pensée et de la gauche laïciste, disons-même laïcarde, et en tout cas férocement anti religieuse, ne plaide pas pour elle. Une remarque, cependant : dans son passé « anti-religieux », c'est bien sûr sur la religion chrétienne que la militante Schiappa a tapé fort, cogné dur. On n'a pas souvenir de diatribes contre la RATP (vous savez, la religion d'amour, de tolérance et de paix, allez voir à Paris, du côté du quartier Chapelle-Pajol...) ; ni de moqueries sur l'Hindouisme, ou le Judaïsme, ou les Sikhs. Non, seuls les chrétiens ont été honorés de sa vindicte, et de la virulence de ses propos. C'est à savoir...

    On se souvient aussi que Marlène Schiappa a adressé un soutien explicite par lettre officielle aux Femen inculpées d’exhibition sexuelles. Dans cette lettre, la Secrétaire d'Etat s'interroge « sur le sens du délit d’exhibition sexuelle », et « regrette que la persistance de stéréotypes sexistes conduise notre société à considérerla nudité des femmes comme offensante, quand celle des hommes est vue comme militante ». Ces propos sont suffisamment ambigus pour nourrir l'inquiétude, d'autant plus que la secrétaire d’Etat croit utile (et malin ?) de légitimer l’action des Femen en la rattachant aux droits des femmes « à disposer librement de leur corps » ; enfin, elle croit aussi nécessaire de les assurer de sa « détermination à combattre, dans (ses) fonctions ministérielles et (son) engagement militant, tout ce qui peut faire obstacle à l’exercice de ce droit et de cette liberté inaliénable ».

    Donc, résumons-nous : il y a au moins une personne, dans notre gouvernement temporaire d'avant élections législatives, qui se permet - sans que personne ne lui dise rien ! - de contester une procédure de justice et de cautionner, avec l’alibi du féminisme, les actions de violences hystériques des militantes Femen, en particulier les profanations de Notre-Dame et de la Madeleine.

    Bien avant sa prise de fonction, par exemple devant la Fondation Jean Jaurès à l’automne 2016, Marlène Schiappa avait tenu les curieux propos suivants :

    - « les religieux s’entendent entre eux » pour opprimer les femmes ;

    - ils opposent à l’avortement « un pseudo-droit à la vie » ;

    - la Doctrine sociale de l’Eglise tend à limiter les droits des femmes ;

    - les messes diffusées sur France 2 sont une « infraction à la loi de 1905 » et propagent l’idée qu’il y a une « inégalité naturelle, de substance, entre les hommes et les femmes ». A propos d'inégalité hommes-femmes, rien, notons-le au passage, sur les femmes interdites de café ou de rue à Sevran, rien sur ce qui se passe dans le quartier Chapelle-Pajol...  

    Encore plus fort : dans une lettre ouverte à Manuel Valls, en 2014, Marlène Schiappa affirmait : » L'article 1er de la loi de 1905 prévoit que la République «ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte ». Ni plus ni moins. Interdire le voile c'est reconnaître le voile comme signe religieux, donc reconnaître une religion, interdire le voile à l'école est donc contraire à la loi de 1905. » 

    Fermez le ban !

  • "chez nous", "chez vous" : c'est ainsi qu'ils parlent, ces "français de plastique" qui ne sont pas et ne seront jamais Français...

    grain de sel.jpg"Répondant à l'appel de El Agnani (sic !), je vous attaque dans vos terres, afin de marquer vos esprits et de vous terroriser" écrit Inés Madani, dans un message adressé à tous, où elle dit que puisque "vous nous attaquez chez nous" (c'est-à-dire en Syrie, en Irak...), "nous vous attaquons chez vous" (c'est-à-dire en France.

    Une telle mentalité, un tel état d'esprit n'étonneront que ceux qui n'ont pas entendu le précédent roi du Maroc, Hassan II, parler de la folie impossible qu'était l'intégration des musulmans en France.

    Descendant du Prophète et Commandeur des Croyants ("Amir al Mouminine"), Sa Majesté le roi du Maroc sait sûrement mieux de quoi elle parle qu'un François Hollande ou tant d'autres, qui se déclarent persuadés - à tort, évidemment, amis ils n'ont pas lu le Coran , ce qui explique leur nullité en la matière !...) - que l'Islam est compatible avec la République et/ou la société française.

    La vérité est qu'il faut remonter aux scélérats décrets Chirac de 75 sur le regroupement familial. L'erreur initiale vient de là : avoir forcé des centaines de milliers, des millions d'individus à être" français "légalement", par la grâce d'un petit rectangle de plastique appelé CNI. On voit bien, quarante ans après, que le roi du Maroc avait raison : vous réussirez peut-être avec la première génération, mais la deuxième, la troisième vous exploseront à la figure...

    Nous y sommes, la greffe ne prend pas, et nous accueillons sur notre sol des milliers, dizaines ou centaines de milliers de terroristes islamistes potentiels. Chacun y va de sa solution : construire dix mille places de prison; enfermer tous les suspects... Mais personne ne va au fond du problème : il faut remonter à la source, reconnaître l'erreur initiale, et rendre leur "liberté" à ces fauves qui vivent au milieu de nous : vous ne voulez pas être français ? Vous avez bien raison ! Nous vous retirons ce cadeau que nous vous avons imprudemment fait - la nationalité française - et vous reprenez la nationalité de vos parents ou grands-parents, et vous quittez le territoire.

    Cette Déchéance de nationalité/Expulsion de masse ce sera, de toutes façons, la solution qui s'imposera, parce que, "eux", nous l'imposeront. La seule question est de savoir si on attendra que les cathédrales de Paris et de Strasbourg (un attenta y était prévu lors d'une précédent Noël) ne soient plus qu'un tas de décombres avant de s'y mettre...

  • 2.500 professeurs (de gauche, évidemment) payés pour faire de la politique (de gauche, évidemment)...

    grain de sel.jpgLu dans le "Journal Officiel de la République Française" du dimanche 28 août 2016 • : le "contingent de crédit de temps syndical attribué au ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche est fixé, pour l’année scolaire 2016-2017, à 2 500 équivalents temps plein".

    Nos impôts financent donc, ainsi, plusieurs centaines de milliers d’heures consacrées non pas à l’instruction scolaire, mais à l’activité syndicale de personnels du ministère de l’Éducation nationale : coût total, environ 82 millions d'euros par an...

    Les bénéficiaires de la générosité de l'Etat avec nos impôts (c'est-à-dire ceux qui ont le plus de "permanents") sont, dans l'ordre : la Fédération Syndicale Unitaire, l’UNSA, Force Ouvrière, CFDT, CGT et Sud Éducation.

    Les classes surchargées ? L'intérêt des enfants ? La transmission du savoir ? Comme vous êtes vieux jeu avec vos vieilles lunes ! L'important, c'est : les privilèges des syndicats et des syndicalistes (de gauche évidemment)...


    • Article 1 de l’Arrêté du 18 août 2016 (paru au Journal Officiel le 28 août 2016)

  • Mélenchon et Sylvie Goulard : parité oblige !

    Sylvie Goulard

     

    Mur-bleu gds.jpgNous allons nous plier, volontairement, et pour une fois seulement, à l'imbécile obsession de la parité : nous parlons donc aujourd'hui d'un homme et d'une femme, pour bien faire comme tout le monde, horresco referens...

    Finalement, ce sera probablement Mélenchon qui aura prononcé le meilleur commentaire sur la conférence de presse commune Macron-Poutine, à Versailles. A ceux qui reprochent à Poutine d'être un oligarque (on sait qu'il ne les aime guère) Mélenchon a fait remarquer - et ce n'est pas faux - que Macron est lui aussi un oligarque : regardez son entourage immédiat, dit-il, et deux ou trois de ses ministres, toutes personnes haut placées dans les administrations de grands groupes et/ou de secteurs « stratégiques », comme dit le jargon de commentateurs radio/télé. C'est assez bien vu : le nouveau président, qui veut « faire jeune », « faire nouveau », change surtout les apparences, par rapport aux deux désastreux quinquennats précédents. Pour ce qui est du « fond », on ne va pas tarder à s'apercevoir que les choses seront tout autres. Par exemple, comment faut-il interpréter cette sorte de menace à peine voilée sur la presse, à propos de l'affaire Ferrand ? Y aurait-il de l'apprenti-tyranneau, chez le sémillant ex-banquier ? Des velléités de Staline (aux petits pieds, quand même, n'exagérons rien) ?...

    Mais, s'il reste perspicace, avez-vous remarqué que Mélenchon a, de nouveau, changé ? Il est redevenu méchant. Tout le monde le sait, il a très mal pris sa défaite à la dernière présidentielle. Déjà, en 2012, il avait fait une vraie dépression ; là, c'est un peu pareil : sauf qu'il a la dépression agressive, comme d'autres ont le vin mauvais. Il se remet à vociférer, à insulter ; même ce pauvre Cazeneuve - pourtant bien terne, plus terne que lui, tu meurs ! - s'est fait traiter d'assassin. Et du coup, il sort de sa légendaire placidité, et porte plainte. Comme, d'ailleurs, le gendarme qui a lancé la grenade à l'origine du décès de Rémy Fraisse.

    Ne parlons même pas de Menucci, que Mélenchon est venu affronter dans sa circonscription pépère, au lieu d'aller croiser le fer avec Ravier, dans les quartiers Nord. Il est vrai que sa dernière défaite, humiliante, devant Marine Le Pen, à Hénin-Beaumont, où il avait été sorti dès le premier tour, et ses larmes en direct, à la télé, l'ont rendu prudent. Insoumis, oui, peut-être, puisque cela plaît « au peuple », mais plus trop téméraire !...

    Et Sylvie Goulard ? Pourquoi parler de Sylvie Goulard ? D'abord parce qu'il nous semble que c'est une erreur d'avoir changé Le Drian de ministère : il était très bon aux Armées, pourquoi l'en avoir « sorti » ? Et puis, qu'est-ce que c'est que cet intitulé grotesque : Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères ?

    Mais, bon : revenons à Sylvie Goulard. Elle est comme beaucoup de gens, elle parle trop. Qu'est-ce qui lui a pris de trouver malin de claironner un peu partout que, née Grassi, et ses quatre grands-parents étant italiens, elle ne se sentait pas française ? A force, à force, on a fini par l'entendre : le député Jacques Myard s'en est ému, lorsqu'il apprit que cette dame devenait ministre des Armées (« Sylvie Goulard me confiait dans notre parcours commun au ministère des Affaires étrangères : Je ne me sens pas française » ...). 

    La surprise de Jacques Myard - et le mot surprise est un euphémisme - nous paraît justifiée, et nous la partageons. Européiste fanatique, Sylvie Goulard fut « conseiller politique » de Romano Prodi, le président de la Commission européenne, et même présidente du « Mouvement européen-France «, une officine fédéraliste ! En somme, pour elle, la France semble bien n'être qu'une région, un land de l’Union européenne.

    C'est son droit de le penser, d'avoir cette conception de notre cher et vieux pays, et de militer pour elle. Après tout, il y a toujours un parti pro-étranger et anti-français en France, depuis les origines de notre Nation ; des Français qui ont pris parti pour le roi d'Angleterre ou pour le roi d’Espagne ; une autre fois, un petit roi Anglais fut sacré à Notre-Dame-de-Paris par le clergé parisien, « en uniforme et avec ses outils », comme dit Peppone dans un Don Camillo ; même la Sorbonne, au temps d'Henri IV, délia les Français du devoir d'obéissance au roi légitime ! Mais, nommer une des représentantes du parti de l'effacement de la France ministre des Armées, monsieur Macron, franchement, est-ce bien raisonnable ? 

  • La double épine Ferrand-Sarnez, premier couac d'un quinquennat qui commence mal...



    Mur-bleu gds.jpg« Que diable allait-il faire dans cette galère ? », se lamente Géronte, dans Les fourberies de Scapin. On peut rapprocher la situation de ce pauvre Géronte de celle du duo Macron-Philippe, empêtrés, enferrés avec lui, dans l'affaire Ferrand, leur protégé.

    Sauf que, dans le cas de cette protection politiquement incompréhensible, nul ne songe à gruger Macron-Philippe, ni de cinq-cents écus ni de quoi que ce soit : ce sont eux-mêmes, eux seuls, qui se sont d'abord fourrés dans ce guêpier, dont même les journalistes commencent à dire qu'il peut leur coûter cher aux prochaines élections, en terme de sièges; et ce sont, ensuite, toujours eux, tout seuls, qui se sont obstinément et absurdement cramponnés à un soutien insensé, soutien qui confine, les jours passant, à de l'autisme pur et simple. 

    Ce mercredi 31 mai, sur BFM, un commentateur estime à cinquante le nombre de sièges que pourrait perdre En Marche à cause de l'effet dévastateur de « l’affaire », et pense qu’En Marche pourrait perdre ses chances d'obtenir la majorité absolue, devant se contenter d'une majorité relative. Certes, tout cela, ce ne sont que des pronostics et des plans sur la comète : en somme, du verbiage et des propos d'antenne. Et nous sommes à plus d'une semaine des élections : tout ce qui se passe depuis janvier étant tellement « nouveau », et fou, tout peut arriver d'ici un peu plus de dix jours. Mais, justement : Macron et Philippe devraient s'en inquiéter, plutôt que de soutenir l'un des leurs comme ils le font, c'est-à-dire comme la corde soutient le pendu.

    D'ailleurs un sondage, publié ce même mercredi 31 mai, montre que 7O% des Français souhaitent la démission de Richard Ferrand. Même dans « sa » province de Bretagne. Il faut dire que ses propos - rappelant ceux d'un certain Emmanuel Macron, sur les employées « illettrées » de GAD - ont été d'une rare maladresse (ou d'un rare mépris, c'est selon) : « Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, allez sur internet » (là, le ministre parlait de l'emploi de son fils). Les Bretons, qui votent tant à gauche, n'ont pas bonne presse, soit dit en passant, dans les allées du pouvoir, et leur « dévouement » électoral ne semble guère payé de retour ! 

    Mais il y a une autre épine que celle de ce pauvre Ferrand : c'est l'épine Sarnez... et Bayrou ! Mais oui, Bayrou.  Le sondage dont nous parlions à l'instant montrait également que 65% des Français souhaitent la démission de Marielle de Sarnez. Son « affaire » à elle, après tout, c'est son problème, mais qu'est-ce qu'il a pris à ce pauvre Bayrou de retweeter sur son compte officiel - es-qualité, donc, de Ministre de la Justice, de Garde des Sceaux, s'il vous plaît... - le tweet virulent de Marielle de Sarnez, en réponse aux accusations dont elle fait l'objet ? Que Marielle perde ses nerfs, bon, franchement, ce n'est pas l'info du siècle. Mais que le Garde des Sceaux, très haut personnage du Gouvernement, lui emboîte presque immédiatement le pas, relaye complaisamment ses propos sur le compte officiel du Ministère, avant - s'étant rendu compte de l'énormité de la chose - de retirer son tweet, mais trop tard, car le mal était fait : voilà qui laisse pantois ! On dirait un gamin pris les doigts dans le pot de confiture ! A la faute, Bayrou ajoute le ridicule...   

    Voilà où on en est, aujourd'hui, mercredi 31 mai, dans cette seule et même campagne électorale qui dure, de fait depuis près de dix mois maintenant.

    La seule chose que l'on puisse certainement affirmer, c'est que, finalement, ce n'est pas si bien parti que cela pour le quinquennat Macron, quoi qu'en ait pu en dire jusqu'à aujourd'hui, ici et là. 

    N'en prenons qu'un exemple : cette fameuse « loi de moralisation de la vie publique », dont on nous a rebattu les oreilles, et qui devait être comme une nouvelle naissance pour la classe politique, l'apparition d'une vie publique virginale et autres inepties du même tonneau. Eh ! bien, elle est reportée, et on sait déjà qu'elle sera « bidon », se limitant, pour l'essentiel à deux ou trois banalités : casier judiciaire vierge, pas plus de trois mandats successifs, interdiction d'employer un membre de sa famille : franchement, vraiment pas de quoi fouetter un chat, ou d'élire un ex-banquier de chez Rothschild comme président d'une république idéologique à bout de souffle... 

  • Ils veulent moraliser ? Chiche ! Qu'ils démissionnent !

     

    Mur-bleu gds.jpgUn proverbe des pays chauds dit que, quand le singe veut monter au cocotier, il faut qu'il ait les fesses propres...

    Qu'est-ce qu'il lui a pris, à Macron, de vouloir, d'un coup, comme ça, mettre « du blanc », de la morale, de la pureté partout ? Certes, on sortait du désastreux quinquennium horribile du non moins désastreux Hollande ; certes il y avait eu Thévenoud et Cahuzac ; certes il y avait eu tout le reste... Alors, oui, on pouvait, et il fallait, promettre qu'on ferait tout pour faire moins pire (ce qui, là, n'était vraiment pas difficile, et n'aurait pas demandé beaucoup d'efforts). Mais, de là à promettre la lune ! De là à se lier soi-même les mains en faisant une promesse par nature impossible à tenir - tous, toujours et partout irréprochables - il y a un pas ! Comment Macron, qui est tout sauf stupide, n'a-t-il pas vu que la démagogie de sa promesse insensée ne pourrait que lui revenir en pleine figure, tôt ou tard ? Ce fut tôt, plus que tard, et beaucoup plus tôt que prévu. Et cela fait d'autant plus mal que la promesse avait fait son petit effet.

    Résumons-nous, du moins pour l'instant, parce que, comme on dit familièrement, « ça pleut ! », et il faut suivre ! A chaque jour, son lot de révélation(s)...

    1. Véronique Avril aime-t-elle les poissons du même nom ? Si oui, ce qu'on hésite à appeler le sien est de très mauvais goût... Candidate de La République en marche pour les élections législatives à Saint-Denis (2ème circonscription), elle a mis en location un appartement dans un immeuble insalubre, durant cinq ans. Et qu'on ne dise pas qu'il s'agit d'un oubli de l'instant : l'immeuble, de 23 m², dans le centre de Saint-Denis, a été acheté en 2011, alors même que, insalubre, il était déjà classé en état de « péril imminent » à la suite d'arrêtés pris en 2004 et 2008 ! Largement le temps pour une dame, même distraite, de se rendre compte de la situation ! Ah, on allait oublier : Véronique Avril osait louer ce taudis à une famille de 5 personnes, pour 650 euros par mois !

    C'est beau, le respect de l'autre, l'amour du genre humain ! Enfin, ne tombons pas dans la simplification, toute la gauche n'est pas comme ça...

    Le parti d'Emmanuel Macron a précisé lundi soir avoir saisi le « comité d’éthique » pour examiner l'affaire concernant Véronique Avril. Mais l'annonce de la composition du gouvernement n'avait-elle pas été reportée d'un jour pour, précisément, « tout vérifier » ? Quand le grotesque le dispute à l'amateurisme, à ce point, c'en devient inquiétant... 

    2. Et Richard Ferrand ? C'est fou comme il ressemble de plus en plus, et de plus en plus vite, à François Fillon : mêmes mots, même défense (?), même crispation dérisoire et arrogante, même appel au « peuple souverain » qui, lui, décidera par son vote ! Finalement, pour lui aussi - qui avait pourtant été l'un des promoteurs les plus ardents du « laver plus blanc » - la Justice, c'est pour les autres !... On revit le proche passé, pénible pour tous, du candidat LR, et on se dit que, finalement, l'expérience des uns ne sert pas aux autres.

    L'enrichissement personnel, pas évoqué au début de « l’affaire », l'est maintenant ouvertement. Soyons clair : Ferrand, l'enferré dans sa sale affaire, n'a qu'une chose à faire : démissionner ! 

    3. Et Sarnez, la comparse de Bayrou, le dernier des Caïmans ? On sait que, Macron étant d'accord - démagogie pré-électorale oblige ! - c'est Bayrou qui a formulé le premier ce projet de « moralisation de la vie publique ». Lui qui a contribué à faire élire Hollande, d'abord, Macron, ensuite, mais qui s'est fait élire, entre les deux, maire de Pau par ce qu'on appelle « la droite » ! Et qui ira bientôt au Tribunal pour avoir insulté une association, mais, là, c'est une autre affaire, dont nous parlerons une autre fois...

    Bayrou se pourléchait les babines du cas Ferrand parce qu'il le déteste : Ferrand avait osé conseiller à Macron de refuser de céder aux exigences exorbitantes de Bayrou en matière de circonscriptions gagnables pour le Modem. Du coup, Bayrou se gardait bien de dire quoi que ce soit : il a « perdu sa langue », écrivions-nous récemment. Oui, mais le voilà rattrapé par l'affaire de sa comparse Sarnez, qui - d'ailleurs - n'a rien fait d'autre que de faire comme tout le monde. Mais voilà, comme nous le disions plus haut, à partir du moment où l'on a promis qu'on allait tout changer, et qu'on allait voir ce qu'on allait voir... eh ! bien, on voit ! Sarnez ne fait pas pire que les autres, pire, elle fait comme les autres; et pas mieux...

    Là aussi, une seule solution : la démission, pour la donneuse de leçon !

    Ne restent plus que Bayrou et Macron, dans ce qui ressemble à la comptine des Dix petits nègres d'Agatha Christie, mais divisée par deux. 

    Pour ce qui est de Bayrou, rien ne le pousse à démissionner, certes, mais on le voit très mal, maintenant, présenter bientôt, sans éclater de rire, ou sans que quelqu'un (ou quelques-uns) le fasse dans le public, son projet de moralisation de la vie politique...

    Quant à Macron, il est maintenant protégé pour cinq ans par l'immunité attachée à sa fonction. Mais Jean-Philippe Delsol a expliqué, avec beaucoup de clarté et de pédagogie (de concision aussi : en 8'13") que Macron était passible d'une sanction d'interdiction d'exercer une fonction publique∗.

    Pourquoi ?

    Parce que, ayant gagné beaucoup d'argent lorsqu'il était à la Banque Rothschild, il a déclaré avoir employé une grosse part de cet argent pour réaliser des travaux dans l'appartement de sa femme : on vous laisse découvrir l'affaire avec Jean-Philippe Delsol... 

    En somme, à côté du dernier des caïmans se cache un gros lézard. Et ce quinquennat, qui avait promis en fanfare de tout changer, commence à peine : ça promet ! 

    Lire aussi dans Lafautearousseau ...

    Vers un « impeachment » à la française ?  [20.05.2017]

  • Poutine est revenu ! Le Tsar chez Louis XIV...

     

    Mur-bleu gds.jpgUn bon moment de vraie, de belle et bonne télé information, ce lundi 29 mai, avec les excellents commentaires de Pascal Boniface, sur BFM/TV, qui nous a fait vivre, en direct, l'arrivée de Vladimir Poutine à Versailles. Pascal Boniface nous a changés, l'espace de quelques dizaines de minutes, de la médiocrité affligeante, de l'ignorance crasse, de la partialité révoltante de journaleux qui confondent en permanence carte de presse et carte de parti (n'importe lequel, pourvu qu'il soit de gauche et politiquement correct). Merci à lui, et bravo, puisque la dureté des temps fait que, maintenant, quand quelqu'un fait normalement son travail, on est amené à le féliciter pour ce simple fait ! 

    Car l'événement est d'importance  : après les cinq années calamiteuses du pitoyable nain qui nous a servi de lamentable semble-président, le nouveau Chef de l'Etat, faisant acte de realpolitik, a invité Vladimir Poutine en France. Mais les relations s'étaient terriblement - et stupidement - dégradées entre nos deux pays frères - frères en Europe et en chrétienté, au moment où l'Islam, pour la troisième fois, attaque l'Europe.

    Il n'était donc pas facile de sortir, par le haut, de l'impasse dans laquelle le sous-préfet aux champs, vous savez, ce pauvre François « normal », nous avait engagés, en ce qui concerne nos rapports avec un pays objectivement allié, dans les grandes difficultés du moment présent.  

    C'est là que Louis XIV intervint ! Eh ! oui, Louis XIV ! Pascal Boniface a eu l’ « intelligence historique » ; il a su élever sa réflexion, et ses commentaires, au niveau qui convenait ; et il a très clairement expliqué que, au point calamiteux où les choses en étaient arrivées, un banal rendez-vous, une simple invitation, fût-elle d'Etat, ne pouvaient pas « recoller les morceaux ».

    XVM204f74b2-212d-11e7-834a-2675150b5d1e.jpgIl a donc fallu, d'abord, trouver un prétexte pour tendre la main à celui que l'on a sottement humilié hier (« sanctions »  débiles et contre productives, puisqu'elles nous pénalisent autant, sinon plus, que la Russie ; affaire des Mistral, qui a entamé notre crédibilité sur le marché très couru de la vente de matériel militaire; critiques de toute façon inopérantes sur l'affaire de la Crimée etc.) : la célébration des trois cents ans de la visite à Versailles de Pierre le Grand, en 1717, a fait l'affaire. Le tsar, à l'époque, voulait moderniser la Russie, il « importait » Versailles à Peterhof, comme tous les princes de cette époque, où la France dominait le monde. Dominait, non par la force brute mais par l'éclatant et magnifique visage de sa civilisation, aimable et aimée, par ses architectes, ses écrivains, ses peintres, ses savants, elle qui était, par ailleurs, « la Grande nation », la Chine de l'Europe, du point de vue démographique... 

    Certes, cette visite se déroula deux ans après la mort du Roi-soleil, en 1717, et c'est l'enfant-roi Louis XV que Pierre le Grand, en un geste de surprenante bonhomie - surprenante, mais de bon aloi - éleva dans ses bras, bousculant étiquette, protocole et gens guindés de tout poil (on dirait, aujourd'hui, « coincés »).

    Mais le palais, lui, reste bien le palais-temple du Roi-soleil, qui attire toujours les foules du monde entier, trois siècles après, tellement il symbolise, représente et, osons-le mot, personnifie le génie français, à l'instar de nos cathédrales, du Mont Saint-Michel ou des châteaux de la Loire.

    Et Poutine ne serait pas venu, même à l'Elysée, comme l'a très bien expliqué Pascal Boniface. Les affronts avaient été trop nombreux ; ils avaient duré trop longtemps ; trop de paroles démentes avaient été dites (songeons aux propos honteux d'un Laurent Fabius, qui commence décidément à être bien fatigué...). Le prétexte trouvé, il fallait un lieu qui fût à la hauteur de l'événement, qui exaltât le moment, qui symbolisât qu'une page se tournait, enfin. Un simple palais, fût-ce l'Elysée, ne pouvait convenir, parce qu'il avait été terni pendant cinq ans par un petit sous-préfet aux champs, benêt de surcroît, et parce que c'est de là qu'étaient parties toutes ces attaques aussi grotesques qu'inconsidérées contre notre allié naturel d'aujourd'hui.

    L'endroit s'imposait donc de lui-même : les ors de Versailles, la magnificence de Louis-le-Grand-en-tout, comme l'appelait l'immense Pierre Puget.

    On songe, alors, au quatrain fameux de Guitry :

    On nous dit que nos Rois dépensaient sans compter,

    Qu'ils prenaient notre argent sans prendre nos conseils ;

    Mais, quand ils construisaient de semblables merveilles,

    Ne nous mettaient-ils pas notre argent de côté ?

    Oui, Guitry a raison, évidemment. Mais son propos va bien au-delà du simple argent, du simple matériel : Versailles « fonctionne » encore, tel que l'a voulu Louis XIV, pour ce pour quoi il a été imaginé, puis réalisé. Comme un outil de gouvernement, un lieu de pouvoir, un lieu de ce pouvoir royal qui mena une authentique politique de civilisation, qui a "étonné le monde", selon le joli mot de Jean Dutourd. Comme le siège du rayonnement français. Comme l'exemple insurpassable, et du reste insurpassé, du génie national français. 

    Si l'hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu, l'invitation faite au tsar d'aujourd'hui par notre Chef de l'Etat est un bel hommage rendu par cette pauvre république idéologique, à bout de souffle, à notre Royauté traditionnelle, qui nous a emmenés si loin, si haut, qu'elle en impose encore aujourd'hui !  

  • Histoire • Qui se souvient du sinistre Bergeret ?

    Les Tuileries (aujourd'hui disparues, "restituées" ici en rouge)

     

    Pourtant, son mauvais « génie », sa misérable mentalité de terroriste sont toujours parmi nous.

    1871 : Bergeret, « incendiaire en chef » des Tuileries, commence sa sinistre besogne...  

    Dans deux jours, la plupart des monuments de Paris aux mains des Communards seront en flammes (voir l'éphéméride du 24 mai), conformément à la sinistre prédiction de Louise Michel : « Paris sera à nous ou n'existera plus » (voir l'éphéméride du 17 mai)...

    Une Louise Michel qui ne faisait que s'inscrire dans la « grande » (!) tradition révolutionnaire : Carrier n'avait-il pas dit « Nous ferons de la France un cimetière plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière », durant cette monstrueuse Révolution qui proclama « du passé faisons table rase ! » et durant laquelle Robespierre déclarait « Périsse la France entière plutôt qu'un seul principe !»

    Dès le 26 mars 1871, le château palais, complètement pillé, restait vide. Durant la Semaine sanglante (voir l'éphéméride du 21 mai), un trio de tristes sires : le sergent de ville Boudin, le garçon boucher Bénot et le général (!) Bergeret - aidés d'une trentaine d'autres criminels de leur espèce, comme Dardelle ou Mabeuf... -  préparèrent méthodiquement leur forfait contre l'Art, contre la France dans son patrimoine culturel, contre l'humanité...

    441588615.jpgFidèle suiveur de Louise Michel, Bergeret déclara : « Quand je quitterai les Tuileries, les Tuileries seront en cendres ». Les 22 et 23 mai, les acolytes incendiaires firent passer dans la cour cinq fourgons chargés de barils de poudre, bonbonnes de pétrole, goudron liquide et essence de térébenthine, qu'ils rangèrent sous le péristyle du pavillon central. Le 23, une trentaine de fédérés parcourut tous les appartements du palais et aspergea murs et planchers à pleins seaux de pétrole. Un baril de poudre fut placé dans le vestibule du pavillon de l'Horloge, trois en bas de l'escalier d'honneur, tandis qu'un amas de matières inflammables était stocké dans le salon des Maréchaux. Ils enduisirent de goudron l'autel et l'orgue de la chapelle et les boiseries du théâtre. Le feu fut allumé par Benet et l'incendie embrasa immédiatement tout l'édifice. Peu avant 9 heures du soir, l'horloge du palais s'arrêta sous l'action du feu. Vers 11 heures, une explosion secoua le pavillon central, laissant le dôme s'abîmer dans une gerbe de flammes. Le palais brûla pendant trois jours, fondant les bronzes, réduisant les marbres en poussière. Bergeret et ses hommes, ayant commandé un repas froid, soupèrent sur la terrasse du Louvre en contemplant l'incendie.

    Le 27 mai, il ne restait plus de la merveille des Tuileries que des pans de murs noircis...

  • Macron lave plus blanc ? Peut-être, mais, chez les autres !

     

    Mur-bleu gds.jpgL’ « affaire Ferrand », pour l'instant, au gouvernement, c'est « silence radio » :

    - Bayrou a perdu sa langue (si quelqu'un la retrouve, écrire au journal, qui transmettra...) ;

    - Macron déjeune à Bruxelles avec Trump, invité par lui à l'ambassade états-unienne. Après avoir fait allégeance à dame Merkel, le voilà qui la fait à l'oncle Sam : encore un petit coup de rabot pour la France, un pas de plus vers le rapetissement de notre dignité nationale ;

    - aucun membre du gouvernement ne s'explique (la devise d'En Marche c'est « Courage, fuyons ! » ?) ;

    - quant à Ferrand, on croit revivre - non, on revit - l’ « affaire Fillon » en janvier-février. Ce sont les mêmes mots : « Je regrette », « si c'était à refaire, je ne le referais pas », « il n'y a rien d’illégal ». Il a même parlé de « boules puantes » lui aussi, et a répondu avec morgue et suffisance, avec un côté hautain et presque méprisant aux premiers journalistes qui l'interrogeaient.

    On a déjà entendu toutes ces formules, on a déjà vu toutes ces postures, et cela fait un peu drôle de les réentendre et de les revoir si tôt, chez quelqu'un qui fait partie de la troupe qui va tout renouveler, vous savez, la troupe qui s'est mise En Marche vers un avenir radieux, plus blanc que blanc, et qui a même pris une journée de plus, avant l'annonce du gouvernement, pour vérifier que tout allait bien ! La bonne blague ! Politique gadget, quand tu nous tiens ! 

    Soyons sérieux. De quelque côté que l'on prenne la chose, Richard Ferrand a, de fait, favorisé sa femme, et aussi son fils. Evidemment, dans toute l'histoire de l'humanité, et de la France, on a vu franchement pire, bien pire ; oui, mais voilà : nous sommes maintenant dans un contexte et un climat particulier, où - Dieu et la morale de nos ancêtres ayant été évacués de tout l'espace officiel - la déesse Moraline, imposée par la cléricature médiatique et la caste dominante journalo-bobo, règne en maîtresse absolue, bien plus intolérante et bien plus tyrannique que lui et que les anciennes façons de faire...

    Après l' « affaire Fillon », il n'est même pas nécessaire de poser la question de savoir si Richard Ferrand doit, ou non, démissionner : il aurait dû le faire depuis la parution du Canard enchaîné, nouvel Evangile de l'Etablissement politiquement correct, nouvelle Bible de la Moraline publique de notre société hyper morale, le mot étant pris ici, bien sûr, au sens que lui donne la caste politico-médiatique.

    Parce que, les codes nouveaux ayant été posés, et imposés, c'est dorénavant le mercredi que se fait le Jugement, non dernier - puisqu'il est hebdomadaire - mais souverain et sans discussion possible. Et donc, tôt ou tard, la mise à mort inéluctable qui en découle. Car déesse Moraline n'est pas douce, ni tendre, ni gentille ; elle ne plaisante pas, elle ne rigole pas : avec elle c'est « la mort », comme aux bons vieux temps de la « sainte guillotine », même si, malgré tout, déesse Moraline se contente de la mort politique (il y a tout de même un progrès, par rapport à Robespierre !). Demandez à Fillon, il sait, lui, ce que veut dire « mise à mort » ou « assassinat » politique !...

    Aujourd'hui, c'est au tour de Richard Ferrand, l'un des preux chevaliers blancs du super preux-super chevalier blanc, Macron, d'être pris dans la nasse, dans les filets des mailles duquel on ne s'échappe pas vivant, politiquement. 

    Il s'est mis en marche, il y a peu de temps, Richard Ferrand. Mais il était au bord de l'abîme, et ne le savait pas. Et il a fait un grand pas en avant...