Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Journal d'un royaliste français au Maroc

  • Rudolf Valentino dans « Le fils du Cheik » : un cas de racisme ignoré

    Rudolf Valentino dans « Le fils du Cheik » 

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     

    ph - Copie (2).jpgDébut 2009 

    Depuis des décennies j'entends vanter, je vois des photos du film de Georges Melford avec Rudolf Valentino, Le fils du Cheik (et non pas le Cheikh, la première orthographe étant la bonne, en français classique du moins). Je ne l'avais jamais vu. Je le visionne enfin. La copie de cette oeuvre américaine de 1921 est excellente. Les explications en français - le film est muet - sont correctes, claires. Les cavalcades sensées déferler dans le Sahara algérien, près de Biskra, les envolées de burnous sont excellentes.

    Sans moustache, avec son visage un peu « veau bouilli », Valentino ne paraît guère être le cheik arabe qu'il joue - une sorte de prince musulman ayant enlevé au Casino de Biskra, lors d'une soirée réservée aux mahométans, une lady Diana avant la lettre (c'est d'ailleurs exactement son appellation dans le film...), friande d'hommes exotiques mais faisant des manières avant de s'abandonner à l'émir...

    Elle a peur, en l'épousant, de « choquer son milieu ».

    Passe encore... mais ce qui ne passe pas, c'est la révélation finale du film : le cheik Ahmed est « de père anglais et de mère espagnole », élevé au Sahara par un dignitaire arabe l'ayant recueilli in situ après la disparition de ses parents, et lui ayant donné une éducation arabo-française... Bref, le jeune homme, une fois débarrassé de son arabité, peut être pris par la main, sans honte, par la haute demoiselle anglaise...

    Si ce n'est pas là un cas de « racisme », qu'est-ce que c'est ? Le « racisme » selon la définition, du moins, qu'en donne notre époque... 

    Vous pouvez retrouver l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc.

  • Tous les chiens ne s'appellent pas Kitmir...

    L'empereur Dèce ordonnant l'emmurement des Sept Dormants d'Ephèse. D'après un manuscrit du XIVe siècle. 

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     

    peroncel1.jpg2009 

    Bien que les canidés soient l'espèce animale « impure » par excellence pour les musulmans, leur paradis comporte un chien, et qui plus est un chien ayant un nom : Kitmir. On ne sait si l'Islam qui, pourtant, n'oublie jamais de tenir compte des besoins génesiques propres aux créatures de Dieu, a aussi prévu une chienne-hourie*...

    L'élection de Kitmir, lequel a été récompensé par une place au ciel pour avoir fidèlement gardé, sur terre, les Sept Dormants d'Ephèse**, n'a pas amélioré pour autant la réputation des chiens ordinaires qui, en Islam, sont réputés, par leur seule présence dans une maison, en chasser aussitôt les anges gardiens protégeant ou accompagnant les mahométans. 

    Un vieux Casablancais, père du psychanalyste Rouchdi Chamcham, nous dit : « Lorsqu'il y a un chien dans un lieu et qu'un musulman y prie, sa prière ne passe pas, ne monte pas vers Allah ».

    Un jeune croyant, serveur dans un café de Settat, en Chaouïa, précise lui que « les chiens se sont fait mal voir lorsque l'un d'eux mordit ou tenta de mordre le prophète, le salut et la paix soit sur lui, et puis, de toutes façons, cette variété de bêtes est par définition dégoûtante puisqu'elle est la seule de la Création à manger ses propres excréments...» 

    * Créature féminine idéale et jouissive spécialement créée pour les « vrais croyants » admis au Paradis d'Allah...

    ** Thème chrétien sorti des persécutions anti-chrétiennes de l'empereur romain Dèce, repris par l'Islam. L'orientaliste Louis Massignon créa, au XIXème siècle, le pèlerinage islamo-chrétien de Vieux-Marché, en Bretagne, pour célébrer les Sept Dormants.

    Vous pouvez retrouver l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc.

  • Les artichauts du président Poutine

    Entretien entre le président russe et le roi du Maroc à Casablanca [2006] 

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     

    IMG - Copie.jpg2009 

    Mustapha, un maçon de la Chaouïa, qui est venu travailler chez moi deux ou trois fois au cours du lustre écoulé, me raconte chaque fois, avec la même inaltérable fierté dans l'oeil, qu'il a participé à des aménagements à la résidence à Rabat de Moulay- Rachid, frère cadet du roi, et deuxième sur la liste de succession, après l'héritier Moulay-Hassan. Chaque fois, je fais comme si je ne savais pas l'honneur ainsi échu au brave maçon et je le félicite.

    L'autre fois, c'est un jeune électricien qui a travaillé, lui, durant un mois, au Palis royal de Casa, lors d'une période où sa Majesté chérifienne y a reçu le président russe Vladimir Poutine. Selon l'usage local, les reliefs - considérables - des repas des deux personnalités sont allés ensuite au personnel.

    Le Trician  - électricien, en dialecte marocain - me décrit en long et en large la saveur d'un immense tajine de mouton aux artichauts, des « artichauts énormes mais tendres comme de la crème », auxquels les deux chefs d'Etat dîneurs avaient, paraît-il, à peine goûté.

    Veinard de Trician ! 

    Vous pouvez retrouver l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc.

  • Pèlerinage au Moyen-Atlas

    « Moulay-Bouazza : dans un étroit repli du djebel ...»

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    IMG - JPEG - Copie - Copie.jpg2009

    Moulay-Bouazza : dans un étroit repli du djebel, à 150 km de l'océan, entre Romani et Khenifra, c'est un des principaux et des plus anciens pèlerinages - ziara - populaires du Maroc.

    Réputé descendre de Mahomet, d'où son titre de Moulay, « Monseigneur », Bouazza fut au début du second millénaire de l'ère chrétienne le disciple de Moulay-Bouchaïb, le grand saint musulman d'Azemmour*. Bouazza passe pour avoir vécu 130 ans et pour être le véritable fondateur du soufisme - le mysticisme mahométan - au Maroc, ce soufisme qui est toujours, à l'heure où j'écris ces lignes l'un des piliers culturels et politiques du Royaume chérifien. Les descendants du prophète de l'Islam savent, quand ils le faut, se tenir les coudes, des plus reculés des djebels aux palais royaux...

    Là-haut, à Moulay-Bouazza, localité fameuse mais petite et négligée, c'est le jour du marché, un mercredi, mais nous abandonnons vite l'auto à un gardien pour gravir la côte  vers le sanctuaire. C'est un bel édifice blanc, ancien, noble, avec son minaret coiffé d'un nid de cigogne porte-bonheur, édifice attribué à la munificence de Moulay-Ismaïl, le « Louis XIV de la dynastie alaouite », qui règne sur le Maroc depuis la moitié du XVIIe siècle.

    Le sanctuaire étant catalogué « tombeau », j'y entre sans me poser de questions puisque les nécropoles musulmanes, contrairement aux mosquées, sont autorisées aux « Infidèles », au Maroc. 

    * Vieille cité luso-marocaine au sud de Casablanca, sur l'Atlantique.

    Vous pouvez retrouver l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc.

  • Colonnes brisées à Tanger

    La Librairie des Colonnes à Tanger

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    PERONCEL 3.jpgOCTOBRE 2009

    Un type de l'ambassade de France me confie, l'air interrogatif, que le milliardaire Pierre Bergé - le milliardaire glauque, à éternelle tête d'enterrement - a racheté la fameuse Librairie des Colonnes de Tanger - les Colonnes d'Hercule. Je réponds à l'interrogation du regard diplomatique par une volée spontanée de jurons car, immanquablement, ladite librairie deviendra ainsi un foyer de « gaytude » militant, même si Tanger, Allah merci, n'est pas, ne sera jamais le Marais parisien...

    Bergé a déjà financé, à Paris (mais bien sûr le livre est déjà diffusé dans le laxiste, l'indulgent, l'innocent Maroc de Mohamed VI...) un ouvrage collectif de « jeunes marocains » où défilent tous les poncifs, toutes les jérémiades, toutes les réclamations de la licence à l'européenne pour le Maroc. Espérons que la rigueur, la pudeur islamiques tiendront face à ces lancinantes tentatives de grignotage de la décence arabo-berbère par les pires figures du décadentisme occidental ! 

    Vous pouvez retrouver l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc.

  • Tranquilles royautés...

    La famille royale de France lors de la communion du prince Gaston [Le prince Jean portant la princesse Louise-Marguerite, le prince Gaston, la princesse Philomena et la princesse Antoinette]

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    PERONCEL 4.jpgDECEMBRE 2009

    Le stagiaire marocain « en communication » qui m'apporte ce matin un flot de « livres-cadeaux » en plusieurs langues de la Fondation de Qatar, institution princière de prestige, s'attarde un moment autour des livres d'histoire parsemant mon bureau. Est-il encouragé par le portrait de la famille royale alaouite, par celui du roi et de la reine d'Espagne* qui ornent ma pièce ? (Sans oublier, mais là il ne le connaît sans doute pas, un médaillon de Jean de France avec son fils premier-né Gaston, venu au monde cette année), toujours est-il qu'il se met à me parler en sollicitant du regard mon opinion, des avantages et inconvénients des monarchies et des républiques arabes. « Avec un roi ou un émir, on se sent comme à la maison, même s'il y a la sévérité aussi. Dans les républiques, c'est nulle part tranquille : les Algériens s'entretuent à longueur d'année depuis leur indépendance ; le Yémen, c'est la guerre entre républicains ; pareil au Soudan ; l'Egypte va à vau-l'eau depuis Farouk, qui protégeait même les grandes chanteuses... les royautés c'est plus paisible, plus tranquille, qu'Allah protège et glorifie Mohamed VI ! »

    Ce qui a l'air d'enchanter mon interlocuteur, c'est que j'apporte des arguments qu'il ignorait en faveur du système héréditaire : en Jordanie, en Irak, où je lui raconte la brève mais intense épopée des Hachémites du Hedjaz venus s'implanter à Bagdad sous égide britannique. La république, en 1958, commença avec le massacre du jeune roi Fayçal II au milieu de sa famille, par des militaires arrivistes. De tueries en coups d'Etat, les républicains en arrivèrent à Saddam Hussein qui instaura un pouvoir bien plus absolu que celui des Hachémites et finit en espérant laisser sa place un jour à un de ses fils...

    L'invasion américaine empêcha seule ce scénario « dynastique »...   

    * A l'époque, Juan-Carlos et Sophie

    Vous pouvez retrouver l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc.

  • JAPON ET MAROC

    Visite d'Etat au Japon - Novembre 2005 : Le roi Mohammed VI, l'empereur Akihito et l'impératrice Michiko au palais Akasaka à Tokyo

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    ph - Copie (2).jpgFEVRIER 2013

    Un mot important : sonno, respect à l'empereur ! On en tire un composé : « respect à l'empereur et haine de l'étranger ».

    « Ce qui fait tout le prix du Japon, c'est d'être un pays extrême, presque sans références extérieures, un système clos, un peuple qui doit (...) se persuader que le monde extérieur existe. » (Nicolas Bouvier, Carnets du Japon, 1964-1970).

    A rapprocher de ce propos à rebrousse-poil de toutes les idées à la mode de métissage et mélange, cette remarque du roi Hassan II (1961-1999) : « Le Maroc a eu la chance de ne pas être une terre de passage. Sans cela, nous n'aurions jamais eu cette spécificité. Nous serions devenus un peuple dépersonnalisé, un caravansérail... » (La mémoire d'un roi, Plon, 1993)  

    Vous pouvez retrouver l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc.

  • « Renonciation » de Benoît XVI ...

    Benoît XVI annonce sa « renonciation »

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    peroncel1.jpgMI-FEVRIER 2013, RABAT

    Deux phrases que les musulmans ne priseront guère dans la presse française de ces jours-ci :

    Le pape Benoît XVI d'abord, le 8 février, à Rome, devant 190 séminaristes : « Dans le monde d'aujourd'hui, les chrétiens forment le peuple le plus persécuté, parce qu'ils sont non conformes, etc... » Or, au même moment, la Conférence islamique criait à l' « islamophobie » et demandait des mesures internationales contre ce phénomène...

    • Le penseur souverainiste Paul-Marie Couteaux écrit, lui, dans le Figaro magazine, en commentant la prochaine abdication* de Benoît XVI justement : « Devant les provocations multiformes d'une religion islamique sûre d'elle-même et dominatrice, le chrétien reste trop souvent muet... » 

    * Depuis lors, les services vaticans nous ont rappelé que, dans le cas d'un pape, on ne doit parler ni d' « abdication » ni de « démission » mais de « renonciation ». Dont acte.

    Vous pouvez retrouver l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc.

  • LA CHINOISE ET LE MUEZZIN

    Moscou 15 février 2013 réunion des ministres des finances des vingt pays les plus prospères de la planète, dont la France 

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    IMG - JPEG - Copie.jpgFEVRIER 2013

    Remarque originale d'une étudiante chinoise inscrite à l'université française du Caire : « La première fois que j'ai entendu un appel à la prière, j'ai cru que c'était une sirène à incendie...»

    v

    Encore un mauvais coup contre la francophonie...

    Vendredi 15 février 2013, à Moscou, où sont réunis les ministres des finances des vingt pays les plus prospères de la planète, dont la France, le ministre russe parle en russe, en représentant d'un pays souverain ; les ministres des pays anglophones s'expriment en anglais ; le ministre français Moscovici également, en délégué d'un pays sous influence. Et ce malgré l'existence de 75 Etats adhérant à la Francophonie... Que de gens vous aurez ainsi envoyés vers l'anglo-américain, M. Moscovici ! Des gens qui, en vous écoutant sur toutes les télés du monde, se seront dit : « A quoi bon apprendre le français si même le ministre français des Finances emploie l'anglais dans les enceintes internationales ? » Le Canada était présent à cette réunion. Son envoyé a parlé et en anglais et en français, en reflet de sa réalité nationale. M. Moscovici se dispense de la sienne... 

  • CASA, CAFE LA BRIOCHE DOREE

    Jacques LAURENT

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    IMG - JPEG - Copie - Copie.jpg11 FEVRIER 2013

    C'est en avalant un repas rapide dans le quartier des librairies francophones que j'apprends la prochaine abdication du pape Benoît XVI, sur l'écran de la chaîne Euronews. Aussitôt est débitée la liste des « faux pas » du pontife, à commencer par « la controverse de Ratisbonne » où le pape, alors fraîchement élu, avait évoqué un débat corsé au Moyen-Âge entre un dignitaire musulman et un empereur byzantin, lequel trouvait que l'Islam avait surtout apporté de la « violence »...

    v

    « C'est parce que je rencontrai l'Action française que j'échappai au fascisme ! » (L'ecrivain Jacques Laurent - 1919-2000 - à L'Etudiant français, cité par Rivarol du 14 décembre 2012). 

    Vous pouvez retrouver l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc.

  • FIGUIER « MAUDIT » OU « PROPICE »...?

    François Hollande au Vatican rencontre avec le pape François

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    PERONCEL 3.jpgFEVRIER 2013

    C'est un figuier qui symbolise le fossé existant entre bouddhisme et christianisme : Jésus a maudit, a frappé de stérilité ce bel arbre méditerranéen, robuste et généreux, et cela sans explication canonique aucune (ma consoeur de la presse catho, Anaïs Laurent, qui en général a réponse à tout dès que notre foi est en cause, me fait attendre une réponse sur ce sujet depuis des années...); Bouddha, lui, médita puis « s'éveilla » sous un figuier...

    35904810.jpg

    Jésus et la parabole du figuier stérile

    Après une plaisanterie déplacée du minable président Hollande à propos de la succession pontificale à Rome, Le Figaro a trouvé cette citation de Flaubert :

    « Et nous crevons par la blague, par l'ignorance, par le mépris de la grandeur, par l'amour de la banalité et le bavardage imbécile » (source non précisée). 

  • FEDALA - MOHAMEDIA

    L'église Saint-Jacques-de-Fédala

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    PERONCEL 4.jpgDIMANCHE 10 FEVRIER 2013 - EGLISE SAINT-JACQUES

    Plusieurs musulmans en vêtements européens ont assisté à notre messe dominicale. Je remarquai moi-même, devant mon banc, trois Marocaines dont deux, genre étudiantes ollé-ollé, priant et chantant. Au moment de la communion, deux de mes voisines se dirigent vers l'autel mais un servant de choeur africain qui, apparemment, les connaissait, va au-devant d'elles et les éconduit. Elle se retirent, rouges de confusion. Le curé, après coup, indique qu'il n'avait pas été prévenu de cette incursion. Curiosité ?  Provocation ? Conversion ? Chaque fois on se perd en conjectures car ces intrusions ne sont pas inédites, notamment à Mohamedia.

    Sous le curé précédent, (il y a environ 5 ans), une femme voilée, puis dévoilée, assista longtemps à notre office, immobile, muette, énigmatique.

    Rappelons que nous, non-musulmans, n'avons pas le droit - Allah merci pour la tranquillité des musulmans car les touristes nous envahissent - d'entrer dans les mosquées du Royaume. C'est un usage local non écrit que le maréchal Lyautey fit codifier par le sultan Youssef 1er (1912-1927) et qui est heureusement resté en vigueur sous les règnes suivants. 

    Vous pouvez retrouver l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc.

  • MINUTE DE VERITE

    Le Radeau de Mahomet publié en 1983

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    ph - Copie 3.jpgRABAT, MARDI 5 FEVRIER 2013

    Je mets pour la première fois les pieds au Centre français Jacques Bergue à Rabat, un des instruments de notre science orientaliste moderne. D'habitude, j'évite, car j'y suis mal vu : mon royalisme, mon Radeau de Mahomet* me font comme une auréole de souffre parmi tous ces gauchards ultra-politiquement corrects... mais cette fois j'accompagne un vieil ami marocain, un confrère, Abdelkader Mana, avec qui je suis en désaccord sur presque tout mais dont j'apprécie le travail de Téléaste culturel sur son pays ainsi que la francophilie. Il parle ce soir de son maître en anthropologie, feu Georges Lapassade (1924-2008). A un moment, Mana, l'honnête, le spontané Mana, a ce cri du coeur qui pétrifie l'assistance naturellement très « correcte » : « Lapassade a souffert d'une seule chose lors de ses enquêtes au Maroc sur les pratiques confrériques : son exclusion de tel lieu ou de telle cérémonie en tant que non-musulman » ... Et toc ! Où était donc passée la fameuse tolérance de l'Islam dont on nous rebat les oreilles, surtout lorsque, comme en ce moment, l'Islam étale justement son... « intolérance » (affaire des caricatures de Mahomet, sort des chrétiens d'Orient etc...)

    Le soir, de retour chez moi, j'écoute je ne sais quelle radio où des journalistes français parlent de notre intervention au Mali où commencent - enfin ! - à arriver des soldats africains, maintenant que le gros du travail contre les islamistes  a été sans doute accompli par l'armée française... Mais, là, la question est ailleurs : mes confrères veulent dire que les militaires tchadiens sont mieux accueillis au Mali que les militaires togolais ; ils savent que ce meilleur accueil est dû, bien sûr, à l'identité de religion entre Maliens et Tchadiens, la plupart des Togolais étant chrétiens, mais mes confrères ne l'avoueront jamais et donc ils vasouillent, ils bégaient, ils se taisent... 

    * Essai sur l'islamisme politique publié en 1983

  • DEMOCRATES SANS MEMOIRE...

     Tunisie : manifestation islamiste contre l'éviction de Morsi en Egypte

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    peroncel1.jpgFEVRIER 2013

    Les gouvernements islamistes du Caire et Tunis ont été régulièrement, démocratiquement élus sous les applaudissements des démocrates des deux rives du Mare Nostrum. Maintenant que ces gouvernements mènent une politique... islamiste, ce qui est bien normal puisque ce courant a gagné la majorité électorale, eh ! bien c'est oublié des journalistes, des politiciens des deux rives opposés aux islamistes. Du coup, ils crient à la « dictature » et manifestent... Mémoire courte ! C'est comme en France, quand les ouvriers ne votent plus comme le veulent les intellos parisiens, eh ! bien ceux-ci condamnent ces électeurs indociles au statut infamant de « populistes » ... Ceux qui réclament à cors et à cris la « démocratie » devraient se souvenir que ce système peut amener aussi bien Hitler que de Gaulle, et l'assumer au lieu de vouer les mal-votants aux gémonies... 

    (Peu de jours après, l'eurodéputé souverainiste Paul-Marie Coûteaux, en m'invitant sur Radio-Courtoisie pour parler de la Tunisie, me donne l'occasion de développer ce qui précède). 

  • PAUVRE FLANDRIN !

    Marcelin Flandrin (1889-1957) Maroc, c. 1930. Kasbah de Belkacem à Rissani 

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    IMG - JPEG - Copie.jpgCASA, FEVRIER 2013 

    J'ai collaboré, à la demande du réputé galeriste et critique d'art Aziz Daki, à la publication, par la Banque populaire marocaine, d'un gros album basé sur les photos du pied-noir Marcelin Flandrin, né à Bône et qui vécut au Maroc, semble-t-il, de 1907 à 1957. Ce véritable artiste a laissé 100.000 clichés dont 40.000 appartiennent à ladite Banque et touchent tous les aspects du Maroc protectoral, depuis le sultan jusqu'aux vagabonds via les colons. Et c'est là que le bât a blessé : il fallait éliminer ces derniers comme s'ils n'avaient pas existé. Une encyclopédie soviétique en somme dans un royaume réputé libéral... Je me suis insurgé : « Mais c'est du pur racisme ! Imaginez qu'on publie un livre illustré sur l'Andalousie musulmane en éliminant les représentations d'Arabes... Il y aurait un scandale mondial. » Eh ! bien l'exclusion des Européens du Maroc colonial ne fait aucune vague nulle part. Sur 500 photos choisies, deux seulement montrent, à Casa, des passants européens... Mais pas un agriculteur, pas un contrôleur civil, pas un officier des Affaires indigènes, ces gens auxquels Hassan II rendit pourtant hommage après l'indépendance... 

    PS de fin 2016 : Plus tard, un haut cadre de la Banque populaire me dira : « C’était un sous-fifre des archives, bêtement anti-Lyautey, qui agissait de lui-même, sans aucun ordre supérieur ». Je lui rétorquai : « Fort bien, mais le mal est fait et l'album, par ailleurs fort intéressant, répand partout l'image absolument fausse d'un Maroc des années 1920 - 1950 pratiquement sans Européens, alors qu'ils étaient un demi-million dans l'Empire chérifien... »