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Journal d'un royaliste français au Maroc

  • Le « Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs » s'interrompt pour quelques semaines

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    Le Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs que tient Péroncel-Hugoz et dont nous publions des extraits inédits chaque jeudi depuis un peu plus de trois ans (janvier 2016), s'interrompt , comme il est habituel, pour quelques semaines.

    « Il faut - dit Péroncel-Hugoz - reposer le lecteur et le rédacteur »

    Nombre de nos lecteurs apprécient ces chroniques - certains nous disent les lire en premier, le jeudi. Elles enrichissent notre réflexion, notre culture et notre connaissance de l'Islam, de l'aire arabe ... et autres lieux. Un grand merci à notre confrère pour cette contribution.

    Cette publication du Journal de Péroncel-Hugoz reprendra bientôt. Vous serez nombreux à être impatients de la retrouver !  LFAR

  • LA DERNIÈRE PANTHÈRE

    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR   

    EXTRAITS INÉDITS DU JOURNAL DE PÉRONCEL-HUGOZ, DU MAROC ET D'AILLEURS, ANNÉES 1983-1984 et 2013

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    Oulmès-les-Thermes, en pays zayan, 3-4 février 2013

    Nous nous installons pour 48h dans une « ferme d’étape », vraie ferme (vaches, moutons, volailles, paons, etc.) avec section hôtelière, dans les proches environs d’Oulmès-les-Thermes, en pays berbère zayan. Un lieu encore dominé par les ruines du Domaine Jourdan, du nom d’un fameux colon français, parti depuis un demi-siècle. Il y a là un immense cirque de terres fertiles, plantées notamment de lavande et se déployant à perte de vue, tapissé du velours vert de l’herbe printanière. En arabe marocain, Printemps et Herbe se disent avec le même terme : Rabiha, et c’est aussi un prénom masculin. Pas un arbre en ce site ! En revanche, sur le chemin de Lalla-Haya, « Madame Vie », où jaillit la fameuse source d’Oulmès, bue dans tout le Royaume chérifien, c’est un long défilé de chênes-liège, chênes-verts, oliviers, oléastres, lentisques et Doums ces coriaces palmiers nains aux profondes racines en vrille qui donnèrent tant de fil à retordre à nos colons.

    Panthère_neiges.jpgEntre ces arbres et arbustes, jaillissent de gros rochers arrondis, moussus, jadis fief des panthères autochtones qu’hélas exterminèrent des coloniaux français chasseurs.

    Notre fermier-hôtelier, né durant la décennie 1940 nous raconte qu’enfant, la nuit, il frissonnait dans son lit en entendant le feulement de la panthère, la dernière sans doute… ■  

    Retrouvez l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs.

  • UN CARDINAL MAROCAIN

    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR   

    EXTRAITS INÉDITS DU JOURNAL DE PÉRONCEL-HUGOZ, DU MAROC ET D'AILLEURS, ANNÉES 1983-1984 et 2013

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    Pays de Zaërs et des Zayanes, Maroc intérieur, 2 février 2013

    Randonnée automobile et pédestre avec le docteur Chamcham. rommani15.jpgA Romani, en pays Zaër,

    Romani (Photo) qui s’appela « Marchand », en mémoire d’un lieutenant de ce nom, tué là en 1910, avant le Protectorat (1912-1956), lors de la pré-pacification du bled marocain par la France, au bénéfice de celle-ci mais aussi et surtout, même si on a eu tendance à l’oublier depuis l’indépendance, au bénéfice du sultan alaouite qui n’avait pratiquement jamais réussi à imposer son autorité politique sur les tribus montagnardes, généralement berbères.

    Benoit-XVI-Cardinal-Barbarin-2012-Observatore-Romanole-Diocese-Lyon-D-R_0_730_1095.jpgAujourd’hui, à Romani ex-Marchand, gros village tapi dans le lit d’un oued, nous voulons retrouver, si elle existe encore, l’église où fut baptisé, en 1950, le futur primat des Gaules actuel, à présent papabile, le cardinal Barbarin. Né la même année à Rabat, il fut donc baptisé dans cette petite localité coloniale, indigène et militaire et Son Éminence aime à le rappeler.(Photo avec Benoît XVI)

    Dans l’ancienne « rue européenne », accrochée au versant d’une colline dominant le site, et qui est restée l’artère administrative (Trésor, Eaux et forêts, banques etc), un passant nous indique l’ex-église, en précisant que le clocher a été démoli et les vitraux enlevés, ainsi que l’autel, mais que le reste a été conservé : en effet, la nef abrite maintenant le conseil municipal et un grand portrait du roi Mohamed VI a remplacé le crucifix. Nous prenons des photos pour les envoyer au cardinal de Lyon, ville où le docteur Chamcham a exercé 20 ans, s’est marié à une indigène gauloise et a obtenu notre nationalité. Il parle de Barbarin en disant « mon cardinal ». ■  

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  • BENOIT XVI, LE PAPE QUI PARLA CRÛMENT AUX MUSULMANS

    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR   

    EXTRAITS INÉDITS DU JOURNAL DE PÉRONCEL-HUGOZ, DU MAROC ET D'AILLEURS, ANNÉES 1983-1984 et 2013

    2222227622.jpgCasablanca, 28 février 2013

    A la Brioche dorée, où je déjeune, au pied des Tours jumelles de Casa qui elles, n’ont pas été déquillées par les djihadistes, l’écran géant de la télévision s’allume et Télé-Tanger annonce la « démission » du pape Benoît XVI.

    Mais non, il « abdique » comme souverain et « renonce » comme pontife ! Et les ignorants vont aller répétant partout que « le pape a démissionné »… Comme un vulgaire ministre ou président de conseil d’administration !

    Ratisb.jpgLes mahométans, eux, sans entrer dans ce mini-débat terminologique, pousseront un soupir de soulagement car ils ne prisaient pas du tout ce successeur de saint Pierre qui avait osé rappeler une grande disputatio médiévale, islamo-chrétienne, entre un basileus de Byzance et un ouléma, théologien de l’Islam. Le premier rappelant au second que l’Islam a surtout apporté au monde un « surcroît de violence »…(Photo, conférence de Ratisbonne)

    838_zonaro_gatesofconst.jpgVrai ou faux ? Vrai hélas pour les chrétiens qui, à la fin, y perdirent Byzance en 1453 ; et tant mieux sans doute pour les musulmans qui, du coup, depuis lors, et toujours sous nos yeux, n’ont cessé de s’étendre… ■ 

     

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  • LE CURÉ ET LE PSY

    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR   

    EXTRAITS INÉDITS DU JOURNAL DE PÉRONCEL-HUGOZ, DU MAROC ET D'AILLEURS, ANNÉES 1983-1984 et 2013  

    2222227622.jpgCasablanca, 26 février 2013

    téléchargement.jpgAu Marché central, chef-d’œuvre inchangé de l’architecture lyautéenne, déjeuner avec le psy casablancais Rouchdi Chamcham (Photo) et le Père Julien, curé de Mohamédia.

    Tous deux affirment croire encore au dialogue islamo-chrétien et savent que je n’y crois plus depuis belle lurette. Après avoir, selon l’usage local, acheté nous-mêmes nos poissons (calamars, espadon, sardines etc) aux poissonniers du marché, nous les faisons griller par un gargotier populaire du même endroit. Le curé, ancien gendarme à vocation tardive, ancien aumônier de la Jeanne-d’Arc, homme instruit et peu porté sur le pacifisme, m’étonne fort en disant ne pas connaître ou avoir oublié la parole christique de l’Évangile, relative au Glaive et au Manteau. Sitôt rentré chez moi, je lui courrielle la Parabole : « Celui qui n’a pas d’épée, qu’il vende son manteau pour en acquérir une ! » (Jésus dans « le repas du Seigneur », XXII, Évangile selon saint Luc).

    arton24529.jpgIl y a certes, aussi, « la joue tendue pour une seconde gifle » — mais ça c’est sur le plan privé, en famille, entre amis, entre confrères. Le conseil christique du Glaive, c’est en cas de danger public. Ne pas se défendre contre l’ennemi, serait une sorte de suicide, ce que l’Eglise condamne rigoureusement. Si les chrétiens du Liban ou d’Ethiopie (Photo) n’avaient pas pris les armes, ils n’existeraient plus depuis longtemps. En 2013, la question se pose tous les jours pour nos coreligionnaires de Syrie ou du Nigéria, pour ne citer qu’eux.  ■ 

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  • KADHAFI VU DE L’INTÉRIEUR

    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR   

    EXTRAITS INÉDITS DU JOURNAL DE PÉRONCEL-HUGOZ, DU MAROC ET D'AILLEURS, ANNÉES 1983-1984 et 2013  

    2222227622.jpgTripoli-de-Libye, début 1984

    Retrouvé Guinhut, jeune diplomate orientalisant brillant, connu jadis en Alger puis au Caire. Il a été chargé d’affaires à Téhéran, en pleine révolution, où je le vis naviguer entre orques et requins, avec un doigté qui fit alors merveille.

    La Libye a l’air de moins le brancher : « Ce qui se passe ici est dérisoire, à côté de l’Iran… mais le régime a des réalisations à son actif, telle route, tel port etc …»

    « Tous les régimes, même les pires, ont des réalisations à leur actif, surtout quand l’argent du pétrole permet tout. Ce qui est sûr c’est qu’au temps de la royauté des Senoussis nous n’avions aucune présence en Libye, à côté des Anglo-Américains et des Italiens. A présent nous sommes là mais Kadhafi nous met des bâtons dans les roues en Afrique noire et partout où il le peut. En plus, les Libyens ne paient pas ou très en retard leurs nombreux biens de consommations importés de France ». 

    — « Comme journaliste du Monde, je peux vous dire que c’est pareil pour nous, ils ne paient pas les nombreuses annonces qu’ils publient dans nos pays, appels d’offre et autre… »  ■ 

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  • HUMOUR ARABE

    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR   

    EXTRAITS INÉDITS DU JOURNAL DE PÉRONCEL-HUGOZ, DU MAROC ET D'AILLEURS, ANNÉES 1983-1984 et 2013  

    2222227622.jpgRabat, début 1984

    n-TAYEB-SADDIKI-628x314.jpgHistoire « immigrée » entendue ici dans la bouche volubile de Tayyeb Saddiki (Photo), metteur en scène, dramaturge, essayiste, très populaire dans le Royaume et bien en cour également :

    Ça se passe dans une école communale de la banlieue parisienne. La prof procède à l’appel des élèves :

    - Ben Abdallah ? Présent

    - Ben Mohamed ? Présent

    - Ben Ali ? Présent

    - Ben X et Y ? Présents

    - Ben Oït ?

    - Ben Oït ?

    - Ben Oït pour la dernière fois.

    Silence.

    - Et toi là-bas, le petit blond, comment tu t’appelles ?

    - Moi, Madame, je suis Benoît…  ■ 

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  • DJIHADISME et PAUVRETÉ

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    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR   

    EXTRAITS INÉDITS DU JOURNAL DE PÉRONCEL-HUGOZ, DU MAROC ET D'AILLEURS, ANNÉES 1983-1984 et 2013  

    2222227622.jpgCasablanca et Rabat, fin janvier 1984

    Au Plaza, que je trouve un peu plus flapi qu’il y a 10 ans.

    Et cette fois, un goût d’inquiétude, de peur, que cherchent à me communiquer mes interlocuteurs intellos de gauche, lesquels paraissent s’être donné le mot pour décrire un ciel de catastrophe à l’envoyé spécial de leur journal préféré : selon eux, donc, l’intégrisme islamique n’a qu’une cause : la pauvreté, la misère. Je ne manque pas de répliquer à ces messieurs de l’opposition « démocratique » que dans tous les États musulmans où j’ai roulé ma bosse ces dix dernières années les intégristes, sauf exception, se recrutent essentiellement dans la moyenne bourgeoisie éduquée et très rarement parmi les ouvriers ou les paysans. Au Liban, en Égypte, en Jordanie, en Tunisie, au Pakistan, en Malaisie, presque partout où j’ai observé la situation, les « barbus » étaient surtout ingénieurs, enseignants, médecins, fonctionnaires, comptables, etc. Mes interlocuteurs marocains qui, pour la plupart, ont l’air de connaître le populo de leur pays aussi bien que je connais la sociologie des Esquimaux ou des Peuls, récusent tous mon témoignage. L’hypothèse « Misère » est trop facile et ils s’y accrocheront jusqu’à l’absurde car ils ont bourré le crâne à mes confrères de la presse parisienne, lesquels ont donné un semblant de véracité à ladite hypothèse. Je continuerai donc mon cheminement solitaire. J’ouvre Jeune Afrique et, bien sûr, j’y lis aussi que le terrorisme islamique est dû à la « misère »…

    54123_370_221_10.pngEn attendant mes ennemis vont encore dire que je suis « aux ordres du Palais » quand ils sauront, car tout se sait dans cette pétaudière qu’est Rabat, que durant ce séjour j’ai été logé à Témara, plage chic entre Rabat et Casa, chez Paccard le fameux décorateur en chef du roi Hassan II… Issu de la vieille dynastie savoyarde des fondeurs de cloche Paccard, mon hôte, qui est d’ailleurs absent, s’est aménagé cette villa balnéaire quelconque avec un luxe insensé, naïf et même pas confortable. Les édredons à cordage vous étranglent, les étagères trop fines vous coupent, les miroirs partout, suscitent de dangereux télescopages. Les folies esthétiques et techniques des sultans des années 1900, qui s’entouraient d’Européens excentriques, d’inventeurs ridicules, ne sont hélas pas révolues.

    Source0.jpgIl est notoire que Paccard (photo) reproduit chez lui les décors qu’il installe dans les appartements dynastiques… L’héritier des fondeurs a en outre osé, dans sa villa, une fausse porte qui ouvre sur le postérieur très rouge d’une femme  de type européen, le genre de « farce » qui ne risque pas de cadrer avec la décence et la pudeur, deux piliers du caractère marocain.   ■ 

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  • LA CHRÉTIENTÉ RÉAPPARAÎT A L’AMBASSADE D’IRAK

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    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR   

    EXTRAITS INÉDITS DU JOURNAL DE PÉRONCEL-HUGOZ, DU MAROC ET D'AILLEURS, ANNÉES 1983-1984 et 2013  

    2222227622.jpgParis, janvier 1984

    Grand dîner à l’ambassade irakienne par temps de « grand amour » entre Paris et Bagdad, où commande Saddam Husseïn.

    Pas moins de quatre ministres français sont là : Savary, Emmanuelli, Dumas, Le Garrec. Quatre socialistes orthodoxes. Savary célèbre, dans son toast, le rapprochement entre « l’Islam et, disons le mot, la Chrétienté (sic), auquel participent France et Irak ».

    Je tique car ce mot « Chrétienté » est devenu imprononçable chez nous ces dernières années. Pas en Orient arabe où Raymond barre, alors chef du 5f7d7edba0bfc177a4e7aff02c74c530.jpggouvernement français, avait entendu Saddam-Husseïn s’étonner que la France n’aide pas, au Liban, ses coreligionnaires en lutte contre les Palestiniens majoritairement musulmans. Moi-même, au Caire, où j’étais correspondant du Monde, il y a quelques années, le nonce apostolique en personne, Mgr Achille Glorieux, un pur Français, plutôt « tradi », m’avait vertement repris, en tapant sur le bras de son fauteuil lorsque j’avais utilisé l’expression « Chrétienté d’Orient » : « Mais, monsieur on emploie plus ce terme à notre époque ! ». Le voilà néanmoins de retour dans la bouche d’un membre du gouvernement socialiste français, lequel est en train d’essayer de supprimer l’école chrétienne chez nous… Alors que les établissements religieux chrétiens perdurent et se développent même presque partout en Orient arabo-musulman.

    La soirée est en tout cas un succès pour la diplomatie irakienne, à voir, parmi les dîneurs, outre les quatre ministres, le fils de l’orientaliste Louis Massignon, les journalistes de gauche Jean Daniel et Jean Offrédo, les ambassadeurs d’Alger et Rabat à la même table, trois rédacteurs du Monde.  Les journaux de Bagdad vont encore nous citer parmi les soutiens du régime… J’en ai vu d’autres…   ■ 

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  • UN HÔTEL À LA SIMENON

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    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR   

    EXTRAITS INÉDITS DU JOURNAL DE PÉRONCEL-HUGOZ, DU MAROC ET D'AILLEURS, ANNÉES 1983-1984 et 2013  

    2222227622.jpgBruxelles, décembre 1983

    Pension-hôtel à la Simenon (dont je crois n’avoir jamais lu une ligne mais j’ai vu des films inspirés par ses romans) : vieux couple à la fois familier et pincé. Faux confort : coussins, tapis et surtapis, fanfreluches, etc. Mais pas de personnel pour apporter le petit déjeuner à l’étage. Dans la salle à manger presque vide, une servante latine sert un seul client, un Africain, genre étudiant, peut-être un de ceux qui ont dit au libraire qui m’a invité : « Nous préférons les canons libyens aux canons français… ». Le libraire est italien, comme le chanteur Adamo ; la clientèle de la librairie me paraît surtout être composée de jeunes Belges vieille gauche, genre années 1960-70 : « au niveau du vécu », « priorité au Tiers-Monde », « Palestine libre » et Cie. 

    51WFRXYFATL._SX210_.jpgNéanmoins, belle vitrine pour mon Radeau de Mahomet dont le propos risque peut-être de choquer un peu dans ce milieu. Je vois d’ailleurs qu’un panneau mural, entouré de vert, donne quelques citations de mon essai, suivies de plusieurs points d’exclamation, où je dis que les chrétiens du Liban ne sont pas des fascistes, et les Palestiniens, pas des petits saints… Finalement le débat ne sera pas trop houleux mais je ne vendrai pas beaucoup de Radeau… ■ 

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  • ARABITÉ D’UN PRIX NOBEL

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    EXTRAITS INÉDITS DU JOURNAL DE PÉRONCEL-HUGOZ, DU MAROC ET D'AILLEURS, ANNÉES 1983-1984 et 2013  

    2222227622.jpgBogota, Colombie, été 1983

    Gardes du corps des ministres et mauvais garçons se ressemblent comme il se doit et tel est le cas aussi dans les pays arabes. Lors de l’assassinat de Sadate, au Caire, en 1981, ses gardes s’entretuèrent, se confondant avec les meurtriers… En Colombie, sang arabe venu d’Espagne peu mêlé de sang amérindien. La reconquête de l’Andalousie s’acheva en 1492, l’année même de la découverte des Amériques par Christophe Colomb. Des milliers de soldats arabes, en déshérence ou déserteurs, n’ayant pas pu ou pas voulu gagner l’Arabo-berbérie, ont été embarqués, de gré ou de force, sur les caravelles des Rois catholiques partant coloniser le Nouveau Monde. Un auteur sud-américain a pu écrire que la Colombie « est née du viol d’une Indienne par un Arabe »…

    ville-bogota.jpgBogota ou plutôt Santa-Fé-de-Bogota est une ville (photo) dont les habitants disent que la seule vierge de la capitale est « la bibliothèque publique dans laquelle personne n’est jamais entré »…

    Gabriel-Garcia-Marquez-and-Fidel.jpgNéanmoins, aux portes de Bogota, en venant de l’aéroport, entre les réclames de lessives, un panneau conseille comme cadeau une œuvre en cassette de Gabriel Garcia Marquez (photo avec Castro), le prix Nobel, de littérature dont tout le pays est si fier malgré le marxisme impénitent du bonhomme. Le ministre Jack Lang  m’a introduit auprès de l’écrivain et j’ai été frappé par sa tête d’Arabe, ronde, joufflue, moustachue, bouclée (mais quel salaud de coco ai-je pensé à part !).  ■ 

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  • Péroncel Hugoz : La parution des pages (inédites) de son Journal du Maroc et d'ailleurs reprendra dès jeudi prochain

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    Après une pause, Péroncel-Hugoz  recommencera jeudi prochain, et pour une nouvelle période de deux ou trois mois, la publication sur  Lafautearousseau, chaque jeudi, de courts extraits inédits puisés dans son Journal du Maroc et d’ailleurs, cette fois des années 1983-1984 et 2013. De Bogota à Casablanca, de Bruxelles a Tripoli de Libye. ! Bonne lecture.  LFAR  

    Vous pouvez retrouver l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs.
  • Le « Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs » s'interrompt pour quelques semaines

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    Le Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs que tient Péroncel-Hugoz et dont nous publions des extraits inédits chaque jeudi depuis près de trois ans (janvier 2016), s'interrompt pour quelques semaines.

    « Il faut - dit Péroncel-Hugoz - reposer le lecteur et le rédacteur »

    Nombre de nos lecteurs apprécient ces chroniques - certains nous disent les lire en premier, le jeudi -  qui enrichissent notre réflexion, notre culture et notre connaissance de l'Islam, de l'aire arabe ... et autres lieux. Un grand merci à notre confrère pour cette contribution.

    Cette publication du Journal de Péroncel-Hugoz reprendra bientôt. Vous serez nombreux à être impatients de la retrouver !  LFAR

  • SILENCIEUSE MÉDINA

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    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     
    EXTRAITS DU JOURNAL MAROCAIN 2018 INÉDIT DE PÉRONCEL-HUGOZ  

    ph - Copie 3.jpgRabat, 28 mars 2018 

    Dans la Médina, quantité de chats errants.

    Les habitants les nourrissent, non pas avec des « croquettes » industrielles mais en leur jetant quelques reliefs de leur repas. Mahomet a promis le Paradis à une musulmane qui avait étanché la soif d’un chat. Dont acte pieux ad vitam aeternam.

    A quelque chose Islam est bon. Pour les chats. Quant aux chiens, ils ne sont pas bien en cour chez les mahométans depuis que l’un d’entre eux, dit-on, mordit ou voulut mordre le prophète de l’Islam. Du coup, pas de canidés, pas de jappements, je peux donc dormir ou travailler tranquille en Médina. De même ni klaxons ni alarmes puisque les autos ne peuvent passer dans les ruelles de la ville arabe. Plusieurs petites mosquées dans mes entours mais, si mon oreille ne me trompe pas, l’appel à la prière, cinq fois par jour, est lancé, non pas via un enregistrement amplifié par un haut-parleur mais par une voix humaine, masculine bien sûr et fort mélodieuse, du moins en ce qui concerne mon plus proche minaret. ■ 

    Retrouvez l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs.

  • PIERRE BERGE ESSAYISTE

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    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     
    EXTRAITS DU JOURNAL MAROCAIN 2018 INÉDIT DE PÉRONCEL-HUGOZ 
     

    peroncel1.jpgRabat, 27 mars 2018 

    Il n’y a pas de bibliothèque, au sens de pièce réservée aux livres dans la grande maison arabe de Florence Kuntz mais il y a des livres dans toutes les pièces, sur des étagères, dans des niches, sur des tables, dans des placards, apparemment sans ordre: dans l’un des couloirs montant vers le toit-terrasse, entre des bandes dessinées belges, le Charles de Gaulle de Dominique de Roux (1967), plusieurs Déon, mes Villes du Sud en poche, je tombe sur un petit livre de Pierre Bergé.

    56a0144c91589b35370c0c1bbd579e35.pngJ’ai bien sûr toujours vomi ce haut bobo, milliardaire grâce à son habile exploitation des talents de ses amants, le peintre Buffet puis le couturier Saint-Laurent (photo). J’eus le coeur soulevé par ses tapages mondains sous prétexte d’aider des sidaïques puis par sa hargne violente contre les manifs cathos hostiles au mariage homo. 

    Donc, je lis d’un trait ce bouquin de moins de 200 pages, titré Les jours s’en vont, je demeure, et qui m’intrigue avec des photos de Giono, Cocteau, Mac Orlan, Chanel, la Vilmorin, Marie-Laure de Noailles, Mitterrand et d’autres encore, y compris cette vieille toquée de Rosemonde Gérard. Et là je découvre une série de portraits littéraires excellents, aigus, incisifs, plaisants, spirituels et parfois méchants mais drôlement.

    000_Par8096529.jpgJe ne change évidemment pas d’avis sur cette canaille de Bergé mais je lui reconnais désormais un vrai talent littéraire, avec souvent des traits d’intelligence de droite chez ce vieux gauchard. Ainsi dans le chapitre sur le couple Barrault-Renaud, ceci : « Nous étions en mai 1968. Le pouvoir était à tout le monde. En l’occurrence, il fut aux médiocres »; ou encore : « Sous de Gaulle, on ne négociait pas avec la populace ». Bref, un petit essai biographique enlevé, très enlevé, à faire lire autour de moi. ■ 

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