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Journal d'un royaliste français au Maroc

  • Le « Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs » s'interrompt pour quelques semaines

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    Le Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs que tient Péroncel-Hugoz et dont nous publions des extraits inédits chaque jeudi depuis près de trois ans (janvier 2016), s'interrompt pour quelques semaines.

    « Il faut - dit Péroncel-Hugoz - reposer le lecteur et le rédacteur »

    Nombre de nos lecteurs apprécient ces chroniques - certains nous disent les lire en premier, le jeudi -  qui enrichissent notre réflexion, notre culture et notre connaissance de l'Islam, de l'aire arabe ... et autres lieux. Un grand merci à notre confrère pour cette contribution.

    Cette publication du Journal de Péroncel-Hugoz reprendra bientôt. Vous serez nombreux à être impatients de la retrouver !  LFAR

  • SILENCIEUSE MÉDINA

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    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     
    EXTRAITS DU JOURNAL MAROCAIN 2018 INÉDIT DE PÉRONCEL-HUGOZ  

    ph - Copie 3.jpgRabat, 28 mars 2018 

    Dans la Médina, quantité de chats errants.

    Les habitants les nourrissent, non pas avec des « croquettes » industrielles mais en leur jetant quelques reliefs de leur repas. Mahomet a promis le Paradis à une musulmane qui avait étanché la soif d’un chat. Dont acte pieux ad vitam aeternam.

    A quelque chose Islam est bon. Pour les chats. Quant aux chiens, ils ne sont pas bien en cour chez les mahométans depuis que l’un d’entre eux, dit-on, mordit ou voulut mordre le prophète de l’Islam. Du coup, pas de canidés, pas de jappements, je peux donc dormir ou travailler tranquille en Médina. De même ni klaxons ni alarmes puisque les autos ne peuvent passer dans les ruelles de la ville arabe. Plusieurs petites mosquées dans mes entours mais, si mon oreille ne me trompe pas, l’appel à la prière, cinq fois par jour, est lancé, non pas via un enregistrement amplifié par un haut-parleur mais par une voix humaine, masculine bien sûr et fort mélodieuse, du moins en ce qui concerne mon plus proche minaret. ■ 

    Retrouvez l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs.

  • PIERRE BERGE ESSAYISTE

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    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     
    EXTRAITS DU JOURNAL MAROCAIN 2018 INÉDIT DE PÉRONCEL-HUGOZ 
     

    peroncel1.jpgRabat, 27 mars 2018 

    Il n’y a pas de bibliothèque, au sens de pièce réservée aux livres dans la grande maison arabe de Florence Kuntz mais il y a des livres dans toutes les pièces, sur des étagères, dans des niches, sur des tables, dans des placards, apparemment sans ordre: dans l’un des couloirs montant vers le toit-terrasse, entre des bandes dessinées belges, le Charles de Gaulle de Dominique de Roux (1967), plusieurs Déon, mes Villes du Sud en poche, je tombe sur un petit livre de Pierre Bergé.

    56a0144c91589b35370c0c1bbd579e35.pngJ’ai bien sûr toujours vomi ce haut bobo, milliardaire grâce à son habile exploitation des talents de ses amants, le peintre Buffet puis le couturier Saint-Laurent (photo). J’eus le coeur soulevé par ses tapages mondains sous prétexte d’aider des sidaïques puis par sa hargne violente contre les manifs cathos hostiles au mariage homo. 

    Donc, je lis d’un trait ce bouquin de moins de 200 pages, titré Les jours s’en vont, je demeure, et qui m’intrigue avec des photos de Giono, Cocteau, Mac Orlan, Chanel, la Vilmorin, Marie-Laure de Noailles, Mitterrand et d’autres encore, y compris cette vieille toquée de Rosemonde Gérard. Et là je découvre une série de portraits littéraires excellents, aigus, incisifs, plaisants, spirituels et parfois méchants mais drôlement.

    000_Par8096529.jpgJe ne change évidemment pas d’avis sur cette canaille de Bergé mais je lui reconnais désormais un vrai talent littéraire, avec souvent des traits d’intelligence de droite chez ce vieux gauchard. Ainsi dans le chapitre sur le couple Barrault-Renaud, ceci : « Nous étions en mai 1968. Le pouvoir était à tout le monde. En l’occurrence, il fut aux médiocres »; ou encore : « Sous de Gaulle, on ne négociait pas avec la populace ». Bref, un petit essai biographique enlevé, très enlevé, à faire lire autour de moi. ■ 

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  • DÉSINFORMATION HISTORIQUE EN PLEIN RABAT

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    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     
    EXTRAITS DU JOURNAL MAROCAIN 2018 INÉDIT DE PÉRONCEL-HUGOZ 
     

    IMG - JPEG - Copie.jpgRabat, 26 mars 2018 

    En plein centre de la capitale, avenue Mohamed-V, entre la Grand-Poste et la Banque du Maghreb, vers midi, un quadra européen style prof de fac explique à un groupe d’étudiants du cru la signification historique des édifices environnants, tous datant du proconsulat de Lyautey (1912-1925) et du règne de Moulay-Youssef (1912-1927).

    J’arrive au moment où le prof-guide s’attaque à la Banque, splendide bâtiment Art déco mauresque: «Vous avez devant vous le type même de l’édifice officiel par lequel le pouvoir colonial français cherchait à en imposer, à impressionner le peuple marocain etc, etc ». Il a employé le neutre « colonial » et non pas l’habituel dépréciatif « colonialiste » mais le ton y est : dénigrer le Protectorat qui vit pourtant l’Empire chérifien mettre ses pendules à l’heure des progrès techniques, tout en conservant son âme indigène. 

    Je m’en vais avant d’entendre encore le même discours faux et antifrançais autant, finalement, qu’antimarocain car cette formidable Banque du Maroc, plutôt que de vouloir en « imposer » aux sujets du sultan, fut surtout le symbole d’une réussite économique spectaculaire qui eurent nom : monnaie stable et prix modérés, ordre financier et essor industriel et agricole, découverte des phosphates, premières routes, nouveaux ponts, dispensaires arrêtant les épidémies, villes nouvelles etc, etc. 

    L’autre grand édifice devant lequel parlait ce guide très idéologique, édifice que je ne l’entendis pas mentionner, est une grande villa française des années 1900 débutantes, assez disgracieuse et à présent fermée depuis des lustres mais où fut installée, au début du temps protectoral, la première Goutte-de-lait rbatie, une institution typique de l’empire colonial français et dont les autochtones de l’époque apprécièrent sans doute les bienfaits immédiats, bien plus que ceux, plus lointains, des banques et industries. ■ 

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  • LARCINS D’ÉGLISE...

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    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     
    EXTRAITS DU JOURNAL MAROCAIN 2018 INÉDIT DE PÉRONCEL-HUGOZ 
     

    IMG - JPEG - Copie.jpgRabat, Rameaux 2018 (suite) 

    Le feuillet paroissial, avec les lectures du jour et les cantiques, donne aussi une idée de la situation parmi les fidèles via ses « consignes » :

    - Avoir un habillement décent

    - Ne pas mâcher de chewing-gum pendant la messe

    - Ne pas tripoter son téléphone pendant la messe (à part les photos), etc.

    Et aussi :

    CDT-CHURCH-9.jpg- Faites attention à vos sacs à main, ne laissez pas traîner vos téléphones et porte-monnaie dans la cathédrale; certaines personnes viennent à la prière avec de mauvaises intentions, pour voler (sic).

    On aimerait savoir qui sont les voleurs…

    Mais comment distinguer un Camerounais, un Sénégalais ou un Congolais, chrétiens, de leurs compatriotes musulmans, animistes, kibanguistes ou autres ?  ■ 

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  • FETER LES RAMEAUX EN ISLAM

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    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     
    EXTRAITS DU JOURNAL MAROCAIN 2018 INÉDIT DE PÉRONCEL-HUGOZ 
     

    IMG - JPEG - Copie.jpgRabat, dimanche des Rameaux 2018 

    Décret%202%20nominations%202018.pngLe nouvel archevêque, intronisé ce mois-ci, Don Cristobal Romero (photo), un Espagnol ayant notamment oeuvré en Uruguay, n’est pas là.

    Un prêtre noir africain le remplace, entouré de toute une escouade de diacres et enfants de choeur, également négro-africains. Comme le sont la chorale, où les femmes, devant, sont vêtues de blanc tandis que les hommes, derrière, sont en noir.  Pas de tam-tams comme dans mon ancienne paroisse de Moha, mais des cantiques en dialectes subsahariens et l’ondulation en rythme des choristes, l’un des attraits des messes africaines. L’assistance très nombreuse (j’ai eu du mal à trouver une petite place) est à 95% noire. Non loin de la cathédrale catholique Saint-Pierre, le temple protestant, naguère encore lieu de silence paraissant à l’abandon, se signale maintenant chaque dimanche par un incroyable raffut chantant et musical, celui de psaumes et cantiques des huguenots, presque totalement africanisés eux aussi, ici, ces dernières années. 

    La plupart de ces prêtres et fidèles chrétiens qui ont foncé et régénéré une Eglise et un Temple en voie d’extinction, en Chérifie, ne sont pas au Maroc par plaisir mais parce que la voie vers l’Europe, surtout l’Espagne et la France, leur est en principe interdite. Dans la cathédrale, pendant cette messe des Rameaux, je me dis que si, soudain, une voix annonçait que la voie vers l’Europe est ouverte, libre d’accès pour une semaine, je me retrouverai soudain, sans aucun doute, seul dans ce sanctuaire avec une poignée d’Européens, pieds-noirs, diplomates ou voyageurs… (à suivre).  ■ 

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  • NEW-YORK OU NEW YORK ? ...

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    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     
    EXTRAITS DU JOURNAL MAROCAIN 2018 INÉDIT DE PÉRONCEL-HUGOZ 
     

    PERONCEL 3.jpgRabat, 24 mars 2018 

    Dans la bibliothèque des enfants  je trouve L’éruption du Karamako, par Hergé, dans sa réédition de 1980 qui échappe encore au politiquement correct et reste donc conforme à l’édition de 1952-1953. (Photo)

    s-l1600.jpgAinsi New-York continue d’y être écrit avec son trait d’union, façon de franciser ce toponyme anglo-américain que notre gauche américanisée a répudié à la fin du XX° siècle. Je fus seul au Monde, alors, à défendre New-York, contre New York, le patron, André Fontaine, me soutenant mais en sourdine seulement, n’osant affronter les Kajman et autres américanomanes culturels, bien décidés eux, à supprimer « la façon française d’écrire New-York »... A l’énoncé de l’adjectif « française », ils grimaçaient, comme si j’avais dit une incongruité… 

    J’eus beau citer Morand (aïe!) mais aussi Camus et même Sartre, en faveur de New-York, rien n’y fit. Plus près de nous, la ministre marocaine de nationalité française, chargée de l’Education nationale sous le président Hollande, déclara être favorable à l’abolition de tous les traits d’union… On commence par « New York » et ensuite on écrit « petite fille » ou « belle fille », également sans tiret, ce qui créera une jolie confusion… 

    LindberghStLouis.jpgJe ne sais pas si l’album d’Hergé (photo) réussira à conserver son New-York dans de futures rééditions mais je vois arriver le moment où Karamako aura le même sort que Tintin au Congo (photo). En effet, dans l’album mettant en scène Jo et Zette, on voit des Noirs appelés « sauvages » et taxés de « cannibalisme », sans parler de images.pngleurs lèvres épaisses et de leurs nez épatés dessinés par Hergé, affreux catho tradi, royaliste et colonialiste… 

    Dans le même ordre d’idées, si on peut dire, je vois dans  Le Figaro de ce jour que Douma, petite localité proche de Damas, où a lieu en ce moment une bataille décisive entre l’Etat syrien et des insurgés islamistes, est désormais orthographiée Duma, que les lecteurs moyens prononceront sans doute comme Dumas… 

    Ça ne fait rien, il faut à tout prix s’américaniser, comme la vieille librairie casaouie, Carrefour des livres, rénovée récemment grâce, en particulier, à une subvention française de 10.000 euros et qui, pour nous remercier s’intitulera désormais Coffee and Books… Il est vrai que, récemment, le président Macron a déclaré que quand il parlait anglais, il travaillait « pour la Francophonie » (sic) Comprenne qui pourra ! 

    Cahier_des_doléances,_demandes_et_représentations_de_l’ordre_du_Tiers-État_de_l’Isle_de_Corse,_1_-_Archives_Nationales_-_B-a-34_dossier_.jpgDernière nouvelle yanquisante claironnée comme une victoire sur Internet et sur les ondes : les nouveaux compteurs électriques « plus performants », en France, s’appellent LinkyLast not least, le Monde daté 24 mars 2018, après avoir noté que l’expression anglo-américaine bottom-up, chère aux macroniens et macronistes, pouvait se traduite par « remonter des idées de la base vers le sommet », ce qui équivaut à officialiser définitivement le beaucoup plus court bottom-up, Le Monde, donc, toujours lui, découvre enfin que l’expression bien connue sous l’Ancien Régime de « cahiers de doléances » est l’exacte traduction de bottom-up. Bravo ! Est-ce à dire que Le Monde emploiera  désormais la parfaite vieille expression française ? J’en doute, tant les préjugés restent profonds contre l’héritage de notre vieille monarchie capétienne…   ■ 

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  • La France, « cette pelée, cette galeuse »...

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    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     
    EXTRAITS DU JOURNAL MAROCAIN 2018 INÉDIT DE PÉRONCEL-HUGOZ 
     

    PERONCEL 4.jpgBen-Slimane, 23 mars 2018 

    Les médias marocains, notamment le360, quotidien en ligne proche du Palais, tempêtent fort contre les dépêches françaises sur le djihadiste marocain qui vient de tuer plusieurs Français, avant d’être abattu par la police, près de la paisible et splendide cité de Carcassonne.

    Il paraît, selon mes confrères marocains, que le tueur ayant acquis la nationalité française, doit être présenté comme « Français » et non plus comme Marocain… Quelle mauvaise foi ! D’abord le terroriste est avant tout marocain car né au Maroc, Etat dont la nationalité ne se perd jamais. Ensuite ledit terroriste est musulman sunnite, comme 99% des sujets de la Chérifie, et comme la quasi-totalité des assassins du Djihad tuant et égorgeant à travers la planète depuis plus d’un quart de siècle, au nom de l’Islam. Ce rejet sur la France des délinquants marocains (ou algériens, tunisiens, etc) de nationalité française est la faute des lois laxistes émises à Paris sur la citoyenneté, distribuée à qui la veut, même à des repris de justice, à des étrangers n’ayant même pas essayé d’apprendre un peu de français… Le Maroc est à l’abri de telles pratiques, ne délivrant sa nationalité qu’à des musulmans (et aux israélites autochtones). 

    Il doit y avoir environ une vingtaine d’années de cela, quand je demandai à l’essayiste kabyle algérien, Kassa Houari, dont je venais de publier un livre, pourquoi il ne demandait pas la nationalité française alors qu’il était assez bien intégré dans la société française, dont il respectait les usages et écrivait fort bien la langue, il me répondit avec une certaine hauteur : « Une nationalité que la France distribue à n’importe qui, non merci ». Et toc ! 

    Le fond du fond du problème, au Maroc et ailleurs, est que les gens de ces pays, élites ou peuples n’assument pas les actes terroristes des leurs, et essaient donc d’en rejeter au moins une partie sur cette pauvre France, « cette pelée, cette galeuse », sur laquelle tout le monde tombe à bras raccourcis, comme sur l’âne de La Fontaine. Evidemment,  ce qui est vexant, du moins pour les Marocains pacifiques, c’est que le Maroc est sans doute, avec l’Egypte, le pays mahométan qui lutte le plus sincèrement et le plus efficacement,  chefs de l’Etat en tête, contre le djihadisme - mais hélas ! la majorité des terroristes ayant agi, ce dernier lustre, en Europe sont des Marocains, en particulier des Berbères du Rif... Les faits sont têtus, disait volontiers cette crapule sanguinaire de Lénine dans la Russie bolchevique, et ça reste vrai, évidemment, dans le contexte islamique actuel, en particulier. ■ 

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  • Froide cathédrale

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    EXTRAITS DU JOURNAL MAROCAIN 2018 INÉDIT DE PÉRONCEL-HUGOZ 
     

    IMG - JPEG - Copie - Copie.jpgRabat, 22 mars 2018 

    Je dois aller à la cathédrale, vers 17 heures, afin de voir les horaires de la messe des Rameaux (selon moi, la plus grande fête de l’année chrétienne car vraiment « festive », pour employer une fois ce mot mis à la mode par le regretté penseur moderne Philippe Muray).

    Le sanctuaire est déjà fermé, je sonne donc au presbytère sur le bouton « accueil ». Une femme de ménage voilée m’ouvre, a peine amène. Elle veut bien aller voir, quand même, « si un Père est là ». Au bout de longues minutes apparaît un grand Noir, maussade, en civil, à mauvaise haleine et qu’à coup sûr, j’ai dérangé. Il s’avère que les  messes sont bien affichées mais si peu visibles que je ne les ai pas vues... Je repars furieux contre cet accueil renfrogné, cette église fermée l’après-midi, alors qu’il y a de plus en plus de catholiques au Maroc, avec les migrants de Nigritie, bloqués ici, faute de pouvoir aller en France ou Espagne.

    db5526ebaeed6c8c882d8d27bc8e8c29_XL.jpgChez les musulmans, les mosquées sont ouvertes quasi tout le temps. Ils ont bien de la chance. Si c’est ça le « style » du nouvel archevêque de Rabat, un Espagnol, Don Cristobal Romero, intronisé ce mois-ci (photo), on finira par regretter le tristounet Vincent Landel, un pied-noir de Meknès passant son temps à essayer de faire oublier qu’il naquit au foyer d’un « colon », ce dont tout le monde se fiche dans le Maroc du XXI° siècle. ■ 

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  • Une nature saccagée

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    EXTRAITS DU JOURNAL MAROCAIN 2018 INÉDIT DE PÉRONCEL-HUGOZ 
     

    ph - Copie 3.jpg21 mars 2018, sur la côte atlantique et en Chaouïa 

    Le littoral atlantique entre Moha et Rabat, encore presque intact il y a 10 ou 12 ans, à part quelques ruines de fermes coloniales et quelques maisonnettes de fellahs, est à présent presque entièrement urbanisé, à coups de barres en béton, baptisées « résidences balnéaires » avec d’absurdes noms plus ou moins anglo-américains : Blue Beach, Paradise Beach, Atlantis, San Diego Plage, Eden Island, Badria Golf Beach, Rico Flores Beach, Moonshine, Happy Beach, Bella Vista, Puerto, Andalousia, Magic House, etc, où viennent l’été les nouvelles moyennes bourgeoisies de Casa ou Rabat, plus quelques touristes bas de gamme germaniques ou scandinaves. Une horreur. Les derniers troupeaux de moutons paissent entre « résidences » et chantiers. Les tortues, lapins, perdrix, grues, sangliers que j’ai vus là encore jusqu’en 2010 ont disparu ou sont partis. Les particuliers viennent jeter leurs décombres et gravats, la nuit, dans les derniers espaces encore plus ou moins plantés de pins, lentiques, mimosas (sans odeur contrairement à ceux de Menton ou Hyères) ou eucalyptus. Un « écomassacre » dans le silence absolu de la presse et des autorités marocaines. Ah ! faire sortir journalistes et excellences de leurs bureaux climatisés de Casa ou Rabat !...

    Je pousse donc un peu plus loin dans l’intérieur de la vaste plaine de la Chaouïa vers Ben-Slimane (le Camp-Boulhaut du Protectorat) et je m’enfonce dans le maquis encore apparemment intact, entre vignobles, champs de blé et un ancien aérodrome militaire états-unien modernisé sous ce règne en  « aéroport d’affaires ». Je prends un petit chemin de terre rouge parmi lys des sables en fleurs, lentisques, pois de senteur grimpants, soucis jaunes ou oranges. Je lève un couple de perdrix. Mais bientôt je tombe sur des dépôts de bouteilles vides, de canettes cabossées, de gros morceaux de mousse plastique et surtout, horresco referens, sur tout un réseau de petites routes goudronnées fraîchement tracées et souvent finissant en cul-de-sac. Est-ce un de ces chantiers bidon lancés pour faire travailler l’entreprise de tel politicien ou tel industriel au bras long, dont parlent parfois les auto-stoppeurs paysans du cru qu’on dépanne sur quelques kilomètres ? Quel dommage que la prodigieuse nature marocaine soit si mal aimée - oh ! je sais il y a des exceptions mais elles ne sont ni agissantes ni puissantes - par l’élite de ce beau pays !  ■ 

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  • Un vétérinaire éclairé

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    EXTRAITS DU JOURNAL MAROCAIN 2018 INÉDIT DE PÉRONCEL-HUGOZ 
     
    peroncel1.jpgRabat, 20 mars 2018

    Déjeuner en face de la gare de Rabat-Ville avec le docteur Jamal Hossaïni-Hilali (photo ci-dessous), un pur Arabe de Salé, vétérinaire formé en anglais en Suède mais maîtrisant la culture française (et arabe cela va de soi). Il est bien sûr nationaliste (quel Marocain ne l’est pas ?…) mais sans hargne contre le Protectorat parce qu’il le connaît bien (contrairement à la plupart de ses compatriotes actuels), au point d’avoir écrit un excellent essai historique (primé en France par l’Académie vétérinaire) sur la fructueuse politique animale de la France en Chérifie. 

    francs-tireurs_0_0-2.jpgNous parlons de la récente opération cardiaque du roi Mohamed VI à Paris, de la possible disgrâce de la mère des Enfants royaux, Lalla Selma ; des troubles populaires dans le Rif, à Zagora, à Jérada, etc… Il ne me paraît pas exagérément inquiet. Il l’est davantage pour la « modernisation » de l’agriculture marocaine, de plus en plus soumise aux diktats en matière de pesticides, insecticides et engrais chimiques, diktats venus de Washington, Bruxelles, Barcelone ou Paris… A ce sujet je lui cite cette répartie d’un secrétaire américain à la Santé, il y a quelques lustres, auquel on faisait remarquer que tous ces produits nocifs, sans parler des hormones données aux bêtes de boucherie, auraient des effets désastreux sur la santé des consommateurs : « Peut-être mais ce sera bon pour notre industrie pharmaceutique…» Le cynisme anglo-saxon à l’état pur, du type des deux guerres menées par Londres au XIX° siècle contre la Chine impériale, pour lui imposer son maléfique opium… ■ 

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  • Colonies de vacances et taxieurs

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    EXTRAITS DU JOURNAL MAROCAIN 2018 INÉDIT DE PÉRONCEL-HUGOZ 
     

    IMG - JPEG - Copie.jpgRabat, 19 mars 2018 (suite)

    Toujours aux Oudayas, sur un banc à l’écart du flux touristique je lis la presse marocaine qui, entre autres, nous apprend ceci : bien que le gouvernement soit mené par un parti islamiste, proche des Frères musulmans, le ministère de la Jeunesse et des Sports vient d’interdire qu’on réveille les enfants des colonies de vacances à 3 heures du matin pour accomplir la prière rituelle de l’Aube. Il existe donc des islamistes modérés ; du moins au Royaume chérifien. 

    En revanche, les islamistes n’ont pas encore réformé les transports urbains et j’en éprouve une fois de plus les inconvénients, s’agissant des taxis citadins : chose unique au monde à ma connaissance, ici, ce sont les chauffeurs qui décident ou non de vous prendre si la destination demandée leur convient ! « Bab Laâlou ? (une des portes de la médina) - Non ! » Et ainsi de suite 10 fois avant de trouver un taxieur qui veut bien m’amener à ce lieu très passant, de bonne réputation et Casablanca_Train_Station.jpgproche du centre. A Casa, l’an passé, je vis deux pauvres voyageuses japonaises éclater en sanglots, assises sur leurs valises car, à la gare de Casa-Port (photo), aucun taxi n’acceptait de les mener à leur hôtel sur la corniche atlantique. Et pourtant le Maroc a bel et bien besoin de touristes pour boucler son budget…Tout le monde ici le sait, sauf les taxieurs…Que fait le ministre du Tourisme ?   ■ 

    Retrouvez l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs.

  • Monotone babil touristique

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    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     
    EXTRAITS DU JOURNAL MAROCAIN 2018 INÉDIT DE PÉRONCEL-HUGOZ 
     

    PERONCEL 3.jpgRabat, 19 mars 2018

    Beaucoup de touristes étrangers aux Oudayas : les vieilles venelles, les jardins clos, l’esplanade océanique, le café surplombant l’embouchure du Bou-Regreg, le « fleuve-miroir ».

    Le babil de touristes est partout le même, je l’ai constaté 10 fois du Siam à Rio, des Pyramides à la forteresse des Oudayas : platitudes, ignorance, plaisanteries ineptes etc. Lévi-Strauss détestait à juste titre les touristes. Malheur aux pays qui, comme le Maroc, ont besoin du tourisme (10% du revenu national) ! La seule supériorité de la triste Algérie sur le séduisant Maroc, c’est que la voisine, grâce aux hydrocarbures, légués par le Coq « colonialiste », n’a pas besoin de touristes étrangers chez elle.  ■  (à suivre)

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    L’embouchure du Bou-Regreg, le « fleuve-miroir ».

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  • Joseph de Maistre mahométan

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    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     
    EXTRAITS DU JOURNAL MAROCAIN 2018 INÉDIT DE PÉRONCEL-HUGOZ 
     

    PERONCEL 4.jpgMohamédia, 18 mars 2018 (suite)

    Le gouvernement chérifien ne peut sévir contre cette invasion de sans-travail africains, dans un pays déjà accablé de chômeurs nationaux, car la politique royale envers l’Afrique noire est basée sur égards et complaisance, afin d’arracher - et ça marche -  un maximum  de capitales sub-sahariennes à l’influence d’Alger, Prétoria et Abouja, les trois puissants protecteurs du Polisario, mouvement séparatiste au Sahara marocain, financé depuis des décennies par le régime militaroïde algérien.

    Au retour, j’achète sur le trottoir à Rabat le nouveau numéro de la revue d’Histoire, Zamane où est abondamment cité le Joseph de Maistre cherifien, Si Ahmed ben Khaled el Nassiri, auteur du Kitab el Istiqsae, essai en arabe classique, dans son édition de 1954-1956 (tome IX), au moment où s’achevait le Protectorat. Il s’agissait de comparer la liberté selon la Révolution française avec celle existant en Islam : « chesterton-portrait-small.jpgLa liberté individuelle, telle que définie par les auteurs de la Déclaration universelle des droits de l’Homme va à l’encontre de toutes les valeurs de la religion, de la famille et de l’humanité tout entière. C’est une liberté où tous les devoirs sont abolis, en particulier ceux des enfants envers leurs parents ». Voila un penseur arabe qui eut le culot de contester pleinement les « valeurs » occidentales, et singulièrement françaises ! Il y a du Chesterton dans ce Nassiri, vous ne trouvez pas ?  

    (Ci-contre : Chesterton). 

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  • L’Afrique noire à Mohamédia

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    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     

    EXTRAITS DU JOURNAL MAROCAIN 2018 INÉDIT DE PÉRONCEL-HUGOZ 

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    Mohamédia, 18 mars 2018

    Je retrouve pour quelques heures l’ancienne Fédala, sous une belle ondée, car j’ai quelques petites affaires à régler dans la ville aux 10.000 palmiers - là aussi, merci Lyautey ! (Photo ci-dessous) -, où j’ai été établi de 2005 à 2017. J’y suis frappé par le nombre de jeunes Négro-Africains y accomplissant des tâches subalternes Maréchal_Lyautey_1929.jpg(gardiens ou laveurs d’autos, portefaix, éboueurs, balayeurs de rues, etc, emplois naguère encore réservés aux plus modestes des Marocains). Beaucoup de mendiants noirs également, surtout des femmes chargées d’enfants en bas âge, s’approchant des voitures aux feux rouges ou à l’entrée des magasins. Des commerçants sont excédés : « Laissez le passage, vous faites peur aux clients ! ». Sur la route côtière, au retour, je note même des bergers africains. Ça alors ! J’ai l’impression que les bergers marocains, qu’on voit parfois maintenant fumer, tranquillement allongés sous pins ou mimosas bordant la voie, ont sous-traité à des Africains leur gardiennage de moutons… (à suivre).   

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