vendredi, 11 janvier 2008

La Royauté est-elle menacée en espagne?: 3/3) le peuple semble bien avoir tranché... en faveur du Roi.

          Mais le Roi d'Espagne ne pourra pas tous les jours avoir une altercation avec un dirigeant latino-américain, ni faire une déclaration à la presse. Serait-ce d'ailleurs souhaitable? évidemment non.

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jeudi, 10 janvier 2008

La Royauté est-elle menacée en Espagne?: 2/3) le dilemme du Roi.

b109cd0028f111a29ab6bc157e8320c3.jpg         Ajoutons à cela, en toile de fond, la loi sur la "mémoire historique" qui vise à reconnaître les victimes de la Guerre Civile et de la dictature, et qui fait dire au Parti Populaire (PP) que le gouvernement ouvre la boite de Pandore de l'époque franquiste:

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mercredi, 09 janvier 2008

La Royauté est-elle menacée en Espagne?: 1/3) Rodriguez Zapatero, le chien dans le jeu de quilles.....

          Depuis quelques temps, à gauche et à l'extrême gauche, on note une recrudescence du sentiment anti monarchique. Des groupuscules indépendantistes basques et catalans ont brûlé, en même temps que des drapeaux espagnols, des photos du Roi Juan Carlos.

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mercredi, 07 novembre 2007

Espagne: de 1975 à 2007.....(4)

4) y a-t-il, dans ce contexte, une "affaire des béatifications"? mais non! seulement une grande ignorance ou une immense mauvaise foi.....

          Dans son intéressant bloc-notes -que l'on ne consulte jamais sans en retirer quelque bénéfice...- Patrice de Plunkett recadre bien le "débat" à propos des béatifications du 28 Octobre (977 martyrs de la Guerre Civile béatifiés depuis 1977, dont 11 canonisés; 498 d'un coup le 28 octobre 2007; et 2000 procès de béatification en cours ....); en voici un extrait (1):

          "Depuis huit jours, les journaux parisiens surenchérissent à propos de la béatification – ce 28 octobre – de prêtres espagnols tués avant et pendant la guerre civile. Le Monde avait titré sur le « lugubre cortège » de Benoît XVI... Le Figaro d'hier matin laisse entendre que ces victimes n’avaient pas été honorées sous Jean XXIII et Paul VI parce que ces deux papes « détestaient Franco » … Record du demi-week-end : France Info ce matin. Ne sachant pas ce qu'est une béatification ni quelle est la définition (strictement religieuse) du martyre, le journaliste a souligné que l'Église ne béatifie « que les victimes d'un seul camp ». Il avait l'air de trouver ça discriminatoire, donc illégal, voire passible d'un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme...."

          La vérité est que certains commentateurs -et certaines commentatrices...- devraient d'abord se calmer, et -ensuite et surtout...- se former: l'inculture (2), et pour être encore plus précis, l'ignorance crasse de nombre de journalistes est en effet stupéfiante; et ceci aussi bien dans le domaine spirituel que dans le domaine historique; il est vrai que le conformatage des esprits et le triomphe absolu du conformisme et de la vérité officielle sont passés par là...

          Que fait l'Eglise lorsqu'elle béatifie ou canonise quelqu'un? Elle reconnaît l'exemplarité de sa vie, l'héroïcité de ses vertus; et elle les propose à ses fidèles comme exemple. Dans le cas d'un martyre, il faut que la personne ait été martyrisée "en haine de la Foi": c'est à dire, très concrètement, que ses assassins l'aient tué "parce que" chrétienne et catholique. Et non pour ses idées politiques ou ses engagements sociaux ou autres... L'Église est donc dans son rôle, et elle est parfaitement fondée à le faire, lorsqu'elle béatifie des centaines de prêtres, religieuses ou simples croyants tués par les républicains parce qu'ils étaient chrétiens, alors que ceux qui les tuaient voulaient éradiquer le christianisme.

          Le cas des prêtres basques, tués par les nationalistes, n'a rien à voir et ne peut faire l'objet, en soi, d'une béatification ou d'une canonisation; non parce qu"il y aurait des "bons" ou des "mauvais" morts, mais parce que ces prêtres avaient fait un choix politique -se placer dans le camp de la République (3)-; les nationalistes ont donc tué des adversaires politiques, non des prêtres de l'Église catholique en tant que tels (comme le faisaient de leur côté les républicains). C'est peut-être dur à dire, difficile à entendre, mais c'est ainsi (4).....

(Lisez aussi, sur l'actuelle situation de l'Espagne, les réflexions que nous recevons d'Amadeo Ciscar (Valence, Espagne)....

ESPAGNE LA SITUATION PAR AMADEO CISCAR.pdf

(1): "Patrice de Plunkett: le blog (un bloc-notes de journaliste)". Voir la note "Béatification des victimes espagnoles...."

(2): lorsqu'on parle d'un ignorant, on dit couramment qu'il est ignare (d'après le Larousse: "qui est scandaleusement ignorant; sans culture ni instruction"); curieusement, le mot "ignardise" n'existe pas pour dénoncer "la chose", là où l'on dispose du mot "ignare" pour dénoncer la personne: on pourrait peut-être proposer au public d'adopter ce mot, et de travailler ainsi -comme le faisait Ronsard....- à l'enrichissement de la langue; et dédier ce mot nouveaux à ces journalistes ignares: il qualifie si bien leur état!....

(3): nouvel exemple "d'ignardise": la tarte à la crème des "Basques-contre-Franco": vieille terre catholique et traditionaliste, le Pays Basque a fourni un apport décisif au camp "national" durant la Guerre Civile: tous ceux qui connaissent un tant soit peu le sujet savent très bien que, sans les Carlistes, Franco n'aurait jamais gagné la Guerre. En clair, et pour faire court, il y avait plus de Basques du côté nationaliste que du côté républicain.....

(4): Quant à la "coïncidence" de la date des béatifications avec celle du vote par les Cortes de la Loi de Rodriguez Zapatero, c'est et ce n'est, justement, qu'une coïncidence: il faut des années -rappelons-le à certains journalistes qui l'ignorent...- pour instruire un procès en béatification; il est évidemment impossible que l'Église ait cherché à faire "coïncider" quoi que ce soit....

 

lundi, 05 novembre 2007

Espagne: de 1975 à 2007.....(3)

3) Que veut, que cherche, que fait Rodriguez?.....

          Bénéficiant de la lancée de l'ère Aznar, des progrès récents du pays dans presque tous les domaines, du bon état d'ensemble de l'économie et de l'optimisme qui allait avec, Rodriguez n'eut pas trop de mal à camoufler son absence de projets et de politique: la machine "marchait toute seule", en quelque sorte, et il suffisait de présider à ce mouvement donné qui, par simple inertie, laissait l'impression que Rodriguez "faisait" quelque chose, alors qu'il ne "faisait qu'engranger" et récolter les fruits du travail de son prédécesseur.....Si encore il s'était contenté de cela: il n'aurait été qu'une sorte d'escroc-imposteur; ce n'aurait pas été brillant, mais bon...

          Malheureusement, Rodriguez a eu une idée! Et il n'a pas voulu en démordre: ce fut la "Loi sur la Mémoire Historique", qui condamne le franquisme et honore ses victimes. Une paille! Il est prévu de "rendre justice" aux "victimes de Franco"; d'ouvrir les fosses communes; de réviser les procès des républicains emprisonnés ou condamnés; d'indemniser les familles de fusillés, blessés et emprisonnés (1)....Publier un texte de Loi pareil, dans le contexte de l'Espagne d'aujourd'hui, c'est prendre un pari très risqué: qui peut dire comment les choses vont se passer? Qu'est-ce à dire "rendre justice" et "réviser les procès"? Quelles formes vont prendre ces indemnisations? Et tout ce passé remué, ressorti, remis sur le devant de la scène: c'est tout simplement une bombe atomique; c'est le risque réel d'un empoisonnement du présent par les haines et les rancoeurs du passé dans ce qu'il a eu de pire, et qui s'est achevé dans cette effroyable Guerre Civile: trois ans de conflit; un million de morts; l'économie ruinée pour près de quarante ans; une fracture entre deux Espagne toujours pas totalement résorbée aujourd'hui....

           C'est le contraire de ce qu'ont fait l'Espagne, le Roi, la droite et la gauche pendant 29 ans, jusqu'en 2004: Rodriguez Zapatero qui, comme responsable de premier plan, devrait être un pompier est en réalité un pyromane, un fou furieux, un fauteur de trouble, un incitateur à la haine et à la Guerre Civile! Comme le dit très justement, dans une Lettre Pastorale, la Conférence épiscopale espagnole, le gouvernement semble "vouloir rouvrir les blessures du passé", en utilisant "une mémoire historique fondée sur une mentalité selective", afin de "raviver des sentiments de vengeance"; une telle attitude, est-ce l'attitude d'un dirigeant? Rodriguez incarne une rupture dangereuse et grosse de débordements possibles (plus: probables....) qu'il sera bien incapable d'arrêtrer quand il les aura "desatados" -comme on dit là-bas, c'est à dire "déchaînés"- : car qui sème le vent récolte la tempête...

          Il appelle cela le "socialisme citoyen"! on remarquera tout d'abord que, d'un strict point de vue sémantique, cela ne veut rien dire; "socialisme", d'accord; on voit en gros ce que cela peut-être; mais "citoyen"? on a beau chercher...Et là, nous en revenons à ce que nous disions au début de notre réflexion: quand quelqu'un n'a pas d'idées, et ne sait donc ni que dire ni que faire, il en est réduit à tâcher de masquer son néant intellectuel derrière des flots de paroles, ou un vocabulaire ampoulé. Dans son premier discours en tant que Premier Ministre, il a déclaré ressentir (plus "tarte" que ça, tu meurs...) "...une envie infinie pour la paix, l'amour pour le bien et ce qui puisse améliorer les conditions sociales des plus démunis »! Sauf que, étudiant, tous ses condisciples se souviennent de son admiration pour les réformes agraires de Mao Tsé Toung et celle de l'URSS! Bonjour la logique et la cohérence de la "pensée" (?!)   (à suivre.....)

(1): en soi, si le pays était mûr et si les temps étaient venus, il n'y aurait rien à dire à ce désir de rendre justice à ceux qui en ont été privé, dans les deux camps; cela permettrait même de clôturer définitivement ce chapitre douloureux et, de ce point de vue, ce serait donc souhaitable, et nécessaire; c'est la façon de le faire et le choix du moment qui posent problème. Le faire si tôt, si vite et si fort, c'est faire courir un grand risque à l'Espagne et aux Espagnols; il y aurait probablement plus utile et plus urgent à faire.....

dimanche, 04 novembre 2007

Espagne: de 1975 à 2007......(2)

2) Le "devoir de mémoire"? oui, bien sûr! mais, et le "devoir d'oubli"?.....

          "In medio stat virtus"! Que serait le pardon chrétien s'il n'y avait, faisant pendant au nécessaire devoir de mémoire, le non moins nécessaire devoir d'oubli? Et pour parler de l'Espagne d'aujourd'hui, si différente bien sûr mais encore si proche du traumatisme de 1936, que serait ce fragile début de pacification des esprits sans ce devoir d'oubli que la totalité des acteurs du jeu politique ont su s'imposer depuis la mort de Franco? Et cela sous la houlette, et -on nous pardonnera la comparaison un peu triviale- "le parapluie" indispensable de la Royauté? Or, depuis son accession-surprise au pouvoir en 2004, Rodriguez ne fait, somme toute, rien d'autre que remettre en cause cette "transition espagnole", voulue et portée, construite par tous, de la droite à la gauche.

          Que l'on considère, par exemple, le précédent de Felipe Gonzalez: il a été Président socialiste du Gouvernement à partir de 1982, et pendant quatre mandats successifs, jusqu'en 1996; quelle politique a-t-il menée? Il a négocié les adhésions de l'Espagne à la Communauté économique européenne et à l'OTAN. Il a modernisé au forceps son pays (la création de la ligne TGV Madrid/Séville en étant un bon symbole). Il a noué ou renoué des liens très étroits avec l'Amérique Latine (on a dit -sous forme imagée, bien sûr...- que l'Espagne recommençait la conquête du continent!...). Il a été l'un des principaux promoteurs de l'Exposition Universelle de Séville en 1992 et, la même année, des Jeux Olympiques de Barcelone.

          On objectera -et on aura raison- que Felipe Gonzalez était "un prudent obligé", qu'il devait compter avec l'armée, les cadres et les structures du franquisme encore en place; et qu'il savait très bien que tout excés de sa part entrainerait immanquablement une réaction de ces forces, encore au pouvoir d'une certaine façon; et que cette réaction l'aurait emporté, lui et le nouveau régime. Il n'en demeure pas moins que l'on ne peut faire de procès d'intention: il y a certainement eu une part de "prudence obligée" chez Gonzalez, mais on ne voit pas au nom de quoi on devrait refuser de le créditer aussi d'un sincère désir de servir son pays et de le faire progresser; on peut affirmer que Felipe Gonzalez, en accord avec le Roi, a fait le choix de se tourner vers l'avenir plutôt que de ressasser le passé. Rodriguez aurait mieux fait de s'inspirer de lui! mais, justement, la simple mise en parallèles des deux personnes nous ramène à ce que nous disions dans notre précédente note: la faiblesse de ce pauvre Rodriguez, qu'il suffit de comparer à Felipe Gonzalez pour que son inconsistance saute aux yeux et qu'elle apparaisse au grand jour!

          Où voit-on que Gonzalez aurait cherché à faire évoluer de force la société, dans le domaine si sensible des moeurs, au rythme de réformes effrénées que mène Rodriguez? Où voit-on qu'il ait tenté de rouvrir la boite de Pandore du passé, toujours douloureux, de la Guerre Civile? Deux choses que fait Rodriguez, qui ne mène pas, par ailleurs, la bonne politique de progrès de son "illustre" prédécesseur. Felipe Gonzalez s'est contenté de travailler pour le bien et le développement de l'Espagne, en poursuivant pour le reste la politique "de prudence et d'oubli" de mise dès la mort de Franco; et c'est pour cela que son passage au pouvoir a été, somme toute, bénéfique, et qu'il a tant conforté la transition, lui permettant de porter les fruits positifs que nous avons évoqués.....

          Ainsi, gouvernements de droite et gouvernements de gauche confondus, on peut dire que la période qui s'étend de 1975 à 2004 fut "... une transition réussie vers la démocratie, grâce au savoir-faire du Roi et au sens des responsabilités des partis de l'époque. Elle fut essentiellement marquée par la réconciliation entre les "deux Espagne" et le refus d'utiliser la Guerre Civile (1936/1939) comme un argument politique. Cette démarche a permis un changement pacifique de régime et a été à l'origine de trente années de prospérité et de calme politique." Ce court passage d'un excellent article de José Maria Ballester Esquivias (journaliste à l'hebdomadaire catholique madrilène "Alba" a le grand mérite, dans sa clarté, d'aller à l'essentiel et de poser correctement le fond du problème.....

          Malheureusement, en 2004, Aznar perdit une élection imperdable, et Rodriguez arriva...    (à suivre.....)

samedi, 03 novembre 2007

Espagne: de 1975 à 2007.......(1)

          Le Roi d'Espagne est descendu dans l'arène, pour défendre la Monarchie. Avant de parler de cette action inédite du Roi, essayons, en quatre notes, de dresser à grands traits le tableau général de l'évolution de l'Espagne depuis 1975, et de voir comment on en est arrivé à la situation d'aujourd'hui....

1) Les mauvais coups de Rodriguez Zapatero, apprenti-sorcier jouant avec le feu.....

          Jusqu'à la défaite d'Aznar aux élections, et donc l'arrivée au pouvoir de Rodriguez, en 2004, la période qui s'était écoulé depuis la mort de Franco en 1975 avait été dans son ensemble très favorable pour l'Espagne. Une période qui recouvre tout de même 29 ans, ce qui n'est pas rien! Un peu comme on avait parlé, à une époque, d'un "miracle allemand", on avait pu parler de "miracle espagnol"; et on avait vu ces espagnols, restés assez longtemps comme "séparés" du continent, ré-investir en quelque sorte l'Europe, avec la volonté affichée -pour reprendre une expression qui avait été employée à l'époque- d'être, dans le domaine économique, "les japonais de l'Europe"....

          Aujourd'hui, il semblerait bien que les choses soient peut-être en train de s'inverser ou, du moins, qu'elles risquent de prendre un tour nettement plus défavorable. Pourquoi? tout simplement parce que l'amnésie féconde -mais très fragile....- que l'Espagne a su se prescrire en ce qui concerne la Guerre Civile, depuis les années 1975, est peut-être en train de disparaître. Et pourquoi disparaîtrait-elle? A cause d'un seul homme, et de son inconsistance intellectuelle et personnelle, qui le conduit à mener une "politique" (mais en est-ce une? mérite-t-elle ce nom?) réellement négative, voire suicidaire, pour l'Espagne.

          Il faut bien se souvenir que Rodriguez est arrivé au pouvoir par hasard, Aznar ayant perdu une élection qu'il ne pouvait pas perdre...; et aussi par défaut, car le PS, pris de court en quelque sorte, n'avait personne d'autre sous la main (un peu -toutes proportions gardées- comme Hollande au PS français après la déroute de Jospin...); Rodriguez s'est donc trouvé "bombardé" chef de rencontre d'un Parti tout aussi peu préparé que lui: aucun programme, aucune ambition, aucune idée, aucune grande vision, aucun travail de fond mené sous la période Aznar; la conjugaison de ces deux vacuités (celle du dirigeant et celle du parti) a conduit Rodriguez a masquer son néant intellectuel et politique de deux façons.

          D'abord par ce que l'on pourrait appeler la "facilité démagogique": lois sur les évolutions de société, consistant à faire passer à marche forcée, trop vite et trop brutalement, un pays qui n'était pas mûr pour cela dans une nouvelle société où tout est permis, pourvu que cela vienne battre en brèche les héritages séculaires d'une vieille Nation (1)...; Rodriguez, espèce de revenant ou sorte de pâle et falot soixante-huitard attardé, pense ainsi se concilier l'opinion en la flattant dans le sens du poil et en prônant le "tout est permis", "on peut tout faire, et dans tous les domaines" (2), pourvu seulement que ce soit subversif dans le domaine des moeurs .....

          Ensuite (et là c'est plus qu'une erreur, c'est une faute, comme aurait dit Talleyrand) réveiller les vieux démons de la Guerre Civile et du passé, c'est à dire très concrètement ré-ouvrir les plaies qui commençaient à cicatriser...Rodriguez "explique" cela par son propre passé de personne qui aurait souffert d'un grand-père fusillé...C'est possible: cela justifie-t-il, pour au fond régler un problème personnel, que l'on replonge tout un pays dans une logique de Guerre Civile? Louis XII n'a-t-il pas eu ce mot grandiose: "Le Roi de France ne venge pas les injures faites au Duc d'Orléans"? C'est à ce genre de comparaison qu'on voit que ce pauvre Rodriguez est bien loin d'être un "grand"....          (à suivre.....)

(1): mariage homosexuel strictement identique au mariage "traditionnel" (!) et ouvrant droit à l'adoption; laïcisation de l'enseignement, avec restrictions drastiques de l'enseignement de la religion; divorce rapide; et, mercredi 24 octobre, approbation de la "Loi sur la Mémoire Historique":

(2): Rodriguez Zaparero ne serait-il finalement, en politique, que la traduction misérable et pitoyable du sketch de Chevalier et Laspalés: "Tout est possible, tout est réalisable...."? Mais les deux humoristes, eux, savent bien qu'ils ne sont qu'humoristes, et ne prétendent à rien d'autre qu'à faire rire. Rodriguez devrait tout de même finir par se rendre compte que, normalement, il est à la tête (hélas...) d'un grand pays!....