samedi, 21 novembre 2009
Ephéméride du 21 Novembre.
1430 : Jean de Luxembourg, qui l'avait capturée à Compiègne, remet Jeanne d'Arc aux Anglais pour 10.000 livres.
http://www.1000questions.net/fr/jeanne/
Et pourtant ! Du chapitre VI de l' Histoire de France, de Jacques Bainville :
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vendredi, 20 novembre 2009
Ephéméride du 20 Novembre.
1770 : La première automobile. Le lorrain Nicolas Cugnot fait la démonstration à Paris d'un "véhicule à vapeur sur chemin", qu'il a testé l'année précédente à Bruxelles ( http://www.ac-nancy-metz.fr/Pres-etab/CugnotToul/NJCugnot... ).
Le "fardier" peut transporter une charge de cinq tonnes et atteindre les 15 km/h. (Ci dessous le modèle de 1771).
Mais au cours d'un essai à Vanves, en présence du roi Louis XV, il finit sa carrière dans un mur, et son génial inventeur finira sa vie dans l'indifférence générale, en 1804.....
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jeudi, 19 novembre 2009
Ephéméride du 19 Novembre.....
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mercredi, 18 novembre 2009
Ephéméride du 18 Novembre.
1548 : Le Parlement de Paris interdit la représentation des Mystères. L'évènement aura une grande conséquence car, en disparaissant, ils vont tout simplement céder toute la place au Théâtre.
Les Mystères représentaient généralement la Passion du Christ, ou un épisode de l'Histoire Sainte, en se nourrissant également de légendes et d'histoires populaires. Ils étaient écrits pour plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de personnes qu'ils mettaient en scène.
Le document le plus irréfutable sur les Mystères, c'est la fameuse peinture de Jean Fouquet (ci dessous), une miniature, reproduisant une représentation du "Mystère de Sainte-Apolline" (vers 1450) d'Andrien de la Vigne. La scène se passe, en 249, à Alexandrie où la Sainte fut brulée vive après avoir été torturée.
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mardi, 17 novembre 2009
Ephéméride du 17 Novembre.....
594 : Mort de Georges Florent dit Saint Grégoire de Tours, évêque et historien ( http://www.cosmovisions.com/GregoireTours.htm ).
Né en 538 à Augustonemetum (Clermont-Ferrand), Georgius Florentius est issu d'une famille sénatoriale et ordonné diacre en 563. Devenu évêque en 573, il assure la restauration de l'église Saint-Martin à Tours.
Historien, il laisse plusieurs ouvrages dont le plus important, qu'il compose à partir de 575, est l'Historia Francorum, l'Histoire du peuple franc, des origines à 591. Les six derniers volumes constituent la source la plus intéressante d'informations historiques sur l'époque mérovingienne.
Sacramentaire de Marmoutier à l'usage d'Autun;
Tours, collégiale Saint-Martin.
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lundi, 16 novembre 2009
Ephéméride du 16 Novembre.
1700 : "Messieurs, voici le roi d'Espagne".Louis XIV accepte le testament de Charles II de Habsbourg, mort sans descendance, qui avait offert son royaume au Duc d'Anjou (de toutes façons arrière-petit-fils de Philippe IV) en vue d'éviter la séparation de l'Espagne et de son Empire.
Le Roi soleilavait longtemps réfléchi, et beaucoup hésité, car l'acceptation du testament impliquait une guerre certaine avec la plupart des puissances européennes, emmenées par l'Angleterre.

Le Duc d'Anjou prendra le nom de Philippe V, fondant la dynastie des Bourbons d'Espagne, dont descend l'actuel Roi Juan Carlos Primero ( http://www.casareal.es/ ).
Il restera plusieurs mois en France, avant d'entrer en Espagne en 1701 : Versailles est ainsi le seul palais royal au monde à avoir abrité, et pendant un temps assez long, deux souverains régnants.
La phrase célèbre "Il n'y a plus de Pyrénées",que Voltaire attribue à Louis XIV, semblerait plutôt avoir été prononcée par l'ambassadeur d'Espagne, Castel dos Rios.
Mais la Guerre de Succession d'Espagne sera longue (plus de 10 ans) et terrible. Au bord de la défaite, à la suite de nombreux revers, la France sera finalement sauvée par les victoires du Maréchal de Villars à Malplaquet, puis à Denain (ci dessous).

Naissance : 1867 : Léon Daudet.

Comment mieux l'évoquer qu'en mettant en exergue son extra-ordinaireamitié avec Charles Maurras, et les raisons profondes de cette amitié. C'est Henri Massis qui nous les donne, dans son très intéressant Maurras et notre temps: cette amitié littéralement exceptionnelle a bien été l'essentiel de sa vie ! :
".....Le tempérament de Léon Daudet exigeait une entière liberté. C'est parce que l'Action Française la lui a donnée, cette liberté, que Daudet a pu développer tous ses dons, toutes les puissances de sa nature. Les richesses, les infinies curiosités de cet esprit si ample dans ses profondeurs, tout ce qu'il y avait en lui de vivant et de fort, l'Action Française a su l'intégrer, s'en accroître. "Si nous n'avions pas Daudet, nous serions un journal de professeurs !" disait Maurras. L'amitié de Léon Daudet et de Charles Maurras avait accompli ce miracle, et si l'on songe que ces deux personnalités si entières étaient loin de coïncider en tous points, il y eut là une sorte de merveille ! Rien jamais ne détendit ces liens; les épreuves ne firent que renforcer leur amitié en la sublimant.
"Je ne me suis jamais disputé une seule fois en vingt ans avec Maurras", disait Léon Daudet avec une fierté où il y avait du bonheur. Et à Saint-Rémy-de-Provence, sur la tombe de son ami, Maurras nous a livré leur secret : "Notre amitié,dit-il, avait à sa base un respect profond, le respect de nos différences de goût, de caractères, le respect de nos raisons d'être où chacun avait besoin de se complaire et d'aboutir".
Quand, le 21 mars 1908, Maurras et Daudet s'attelèrent ensemble au journal, les bonnes langues leur donnaient de trois à six mois de cohabitation possible; elle devait durer plus de trente ans, et la mort seule les sépara. Leur accord parfait tenait au plus vif de leurs esprits et de leurs âmes . Au terme du voyage, quand détaché de presque tout, le regard déjà fixé sur le visage d'un autre monde, Daudet songeait aux seules choses qui lui importassent encore, il les ramassait toutes en ce trait suprême : "Ma prière du soir... et ma vie pour Charles Maurras !"
Il y avait chez Léon Daudet, sous la spontanéité de ses mouvements, la vivacité de ses appétits, une aspiration non moins instinctive à l'harmonie, à l'équilibre, à l'ordre, un désir de perfection humaine qui, chez lui, prenait sa forme dans l'image qu'il se faisait de l'artiste supérieur, de l'homme de génie, et Maurras, à ses yeux était de ces hommes là. Leurs esprits se rejoignaient, en dépit des différences, dans ce quelque chose d'organisé qui est au fond des grandes constructions de la logique et de la raison. Tout, au reste, chez Léon Daudet tendait à la synthèse, jusqu'à ce sens du surnaturel si puissant en lui, et qu'il ne faut pas confondre avec l'illimité. S'il avait soif d'infini dans la pensée, le précis, le concret le réel, l'attiraient invinciblement. Oui, ce visionnaire possédait le "sens synthétique" par excellence. Tous les appoints de la connaissance et de l'expérience nourrissaient ses visions, mais rien ne lui faisait tant horreur que le rêve vide, inorganique par essence. L' "universel créé", c'était sa pâture, à lui Daudet - mais seul l'ordre le divinise qui permet à la liberté intérieure d'y atteindre et d'étendre son champ.
Voilà ce que Maurras lui avait fait redécouvrir, et sa rencontre avait été pour lui une illumination de tout l'être. "Quel homme !" s'écriait Daudet au spectacle que, rien qu'en vivant, Maurras lui offrait. Et je ne sais pas de plus belle définition de Maurras, fils du Stagirite, que celle où Daudet le nomme : "stratège de l'esprit, battant toutes les places rétives, avec l'aide de Minerve, et les forçant par les mots".
La devise personnelle de Daudet était Qui n'a pas lutté n'a pas vécu !
Décès : 1952 : Charles Maurras.
A sa table de travail, dans les locaux de l'Action française
".....Il est bon que Paulhan, plus qu'aucun autre, ait contribué à donner un nom à ce livre, à indiquer l'absence originelle d'écart entre la pensée, la vie et l'œuvre, chez Maurras; cela précisément par une lettre où il énumérait trois sortes de reconnaissance « que tout homme de pensée nourrit aujourd'hui à son égard ». Nourrit ? Devrait nourrir, et les voici : « L'extrême noblesse et pureté de sa vie, sa vertu dans le sens le plus fort du terme »; ensuite l'affirmation, par « cet écrivain farouche », de « la place apparemment modeste qu'a l'intelligence dans la société – et qu'à vouloir diriger le monde, un auteur perd la grande part de sa dignité »; enfin, et ensemble, « qu'il appartient à cet auteur de connaître la vérité et de la dire... A partir de quoi ses pouvoirs sont sans limites ».
Au-delà de ces trois titres à la reconnaissance de tels « hommes de pensée », dont les deux derniers renvoient au livre décisif pour notre époque, l'Avenir de l'Intelligence –décisif pour la spéculation de notre siècle – Paulhan ajoutait un étrange pouvoir, « une sagesse plus grande et plus héroïque, qui maintient à tous risques celle de nos vérités sociales qui risque d'être négligée : Charles Maurras n'a cessé de nous rappeler, contre la mode, contre les puissances d'argent et les facilités de tout ordre (1), que nous nous trouvions être Français, et que ce n'était qu'à force d'amour pour elle que nous pouvions rendre la France – admirable, il se peut; supportable en tout cas. Nous lui devons tous d'être meilleurs que nous ne méritons d'être .»
(Pierre BOUTANG, "Maurras, la destinée et l’œuvre", PLON, 1984)
Et Léon Daudet, lors de la réunion d'hommage national à Charles Maurras ( tenue à Paris le 8 juillet 1937, au Vel d'Hiv, après la sortie de prison de Maurras ) a prononcé le bel hommage suivant :
"...Vous avez entendu ce soir bien des chefs de partis différents s'associer dans la reconnaissance que le pays doit à Charles Maurras. Je l'aime fraternellement, vous le savez; je l'aime fraternellement d'abord pour les immenses qualités de sensibilité, de finesse qui sont en lui. Et puis parce que.... il est pour moi le symbole de mon pays. Je crois fermement, et je vous le dis avec tristesse et sincérité, dépouillé, croyez-moi, de tout esprit partisan, je crois fermement que la France dans la situation où elle est ne peut être sauvée des dangers qui la menacent, et qui sont pires qu'en 1914, que par le fait que Maurras soit au pouvoir.
Je ne parle pas, je vous le répète, en partisan. Ma conviction, puisée dans l'Histoire, est ce qui fait que je me suis donné à Maurras - et sachez bien que je ne me suis donné à aucune autre personne vivante que lui , parce que je me fiche à peu près de tout.....
Je me fiche de tout le monde, comme je me fiche de toutes les dignités, comme je me fiche de tous les honneurs. Je tiens cette indifférence de mon père, Alphonse Daudet, qui ne voulut jamais être de rien, et comme Alphonse Daudet je considère ceux qu'on appelle les puissants de l'heure comme des impuissants de la nuit !
Je me fiche de tout, sauf de ma Patrie. Mais lui, Maurras, représente la Patrie, et c'est pour cela que je me suis donné à lui. Il est un autre grand citoyen, malheureusement disparu, dont la figure doit être ici évoquée en ce jour de grande clarté et de grande union française, vous l'avez déjà nommé, c'est l'irremplaçable Jacques Bainville.
Pendant trente ans, à la même table, j'ai travaillé en face de lui, et j'ai vu se lever dans son esprit lumineux cette connaissance profonde de l'Histoire de France qui l'a élevé à un sommet où seul Fustel de Coulanges a atteint.
Je crois en mon Pays. En vous voyant ce soir, et en sentant -comme ceux qui ont l'habitude des grandes réunions- le sentiment puissant qui vous anime, hommes de France, car lorsque les autres sont petits, vous restez grands,et c'est bien là une qualité française; en vous voyant, vous, public "de masses", pour le coup, mais "de masses" non étrangères, et "de masses" profondément civilisées, je me suis dit que l'heure de la délivrance était proche.
L'artisan de cette délivrance il est ici : c'est Maurras.
Vous êtes bien fatigués de discours, et je ne veux pas vous en faire un, mais je mettrai la fin de cette réunion sous la bénédiction d'un homme qui a formé l'esprit de Maurras, et qui aimait Maurras non seulement comme son héritier, mais comme son fils, je veux dire de Frédéric Mistral. Les vers de lui que je vais vous lire, et même vous chanter, ont trait au fondateur du félibrige, c'est-à-dire de la renaissance du provençal, mais le dernier a trait à l'oeuvre de mon frère de coeur et de travail qui est ici à côté de moi, et il en est en quelque sorte la prévision :
"Sont morts les beaux diseurs,
"Sont morts les bâtisseurs,
"Mais le temple est bâti....."
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dimanche, 15 novembre 2009
Ephéméride du 15 Novembre.
1684: Inauguration de la Galerie des Glaces : 17 portes-fenêtres sur jardin se reflètent dans les 17 panneaux composés de 357 miroirs, les plus grands que l'on sût confectionner à l'époque....
Versailles est, alors, un véritable laboratoire de ce qui se fait de mieux dans le domaine des Arts appliqués. Les techniques les plus innovantes y sont testées, et l'édification du Palais marque le triomphe simultané des Arts, de l'Industrie, de la Technique, domaines dans lesquels la France innove, progresse et gagne, comme on dit aujourd'hui.
Ou: quand une authentique politique de civilisation rejoint l'économie, la plus saine et la plus bénéfique....
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samedi, 14 novembre 2009
Ephéméride du 14 Novembre.
1771 : Naissance de Marie François Xavier Bichat ( http://www.medarus.org/Medecins/MedecinsTextes/bichat.html )
Biologiste, rénovateur de l'anatomie pathologique, Bichat étudie, à travers l'autopsie et l'expérimentation physiologique, le rôle des tissus comme unités anatomiques fondamentales pour l'explication des propriétés physiologiques et des modifications pathologiques de l'organisme.
Il est l'auteur de l'aphorisme célèbre : « La vie est la somme totale des fonctions qui résistent à la mort » ( dans son ouvrage Recherches physiologiques sur la vie et la mort, écrit en 1800. ).
Il est le Père de l'histologie moderne. Corvisart lui rendra ce bel hommage, à sa mort, dans une lettre à Napoléon 1er : « Personne en si peu de temps n'a fait autant de choses et si bien ».
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vendredi, 13 novembre 2009
Ephéméride du 13 Novembre.
1903 : Mort de Camille Pissaro, maître de l'Impressionisme, avec Monet, Renoir, Cézanne et Manet. On consultera avec intérêt le site suivant (qui permet de visualiser trente sept tableaux de l'artiste...): http://www.lemondedesarts.com/Dossierpissarro.htm
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jeudi, 12 novembre 2009
Ephéméride du 12 Novembre.
1774 : Rappel des Parlements. Par le Lit de Justice du 12 novembre 1774, Louis XVI rétablit les Parlements, éxilés par Louis XV et Maupeou (ci dessous).
Il signe ainsi, de fait, l'arrêt de mort de la Monarchie. Ecoutons le toujours lumineux Jacques Bainville ( Histoire de France, chapitre XIV ):
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