jeudi, 24 avril 2008

Deuxième porte-avions nucléaire: la république a-t-elle choisi ?.....

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          Le ministre de la défense, Hervé Morin, a déclaré que la situation budgétaire de la défense française rendait "difficile la construction du second porte-avions", l'arbitrage devant être fait "dans les semaines qui viennent" par Nicolas Sarkozy. On se souviendra juste qu'en pleine campagne électorale, le même Nicolas Sarkozy avait presque promis cette construction. Il avait déclaré, en substance, qu'il lui paraissait curieux d'offrir le choix aux français entre leur sécurité et leur éducation (on lui objectait que le coût du deuxième porte-avions risquait de créer des difficultés au budget de l'éducation...). Il semblait donc, d'évidence, partisan de cette construction....

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jeudi, 27 mars 2008

1.000 soldats français de plus en Afghanistan !....(2/2)

          Cette décision est donc fort surprenante. Elle n'a pas, cependant, que des aspects proprement militaires et "nationaux".

          De même que la guerre en Irak a des répercussions autres que strictement militaires (renforcement du terrorisme mondial, et accélération de la disparition des chrétientés primitives historiques entre autres...) la guerre en Afghanistan a, elle aussi, ses effets pervers, ses "dommages collatéraux"....

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mercredi, 26 mars 2008

1.000 soldats français de plus en Afghanistan !.....(1/2)

          Selon le quotidien britannique le «Times», Nicolas Sarkozy devrait profiter de sa visite d'État au Royaume-Uni, du 26 au 28 mars, pour annoncer au premier ministre Gordon Brown l'envoi de renforts militaires en Afghanistan, afin de lutter contre les talibans.

          Il s'agirait d'un millier de soldats supplémentaires. L'annonce officielle de ce déploiement ne devrait toutefois pas intervenir avant le sommet de l'OTAN à Bucarest, en Roumanie, début avril, ajoute le journal dans son édition de samedi.

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jeudi, 02 août 2007

Pour le deuxième porte-avions nucléaire....

          Comme prévu, le Charles de Gaulle est rentré à Toulon où il restera immobilisé jusqu'au printemps 2009 (soit tout de même 18 mois d'indisponibilité). Dans la foulée de sa construction (tous les plans, tous les calculs et toutes les études ayant été faites) il fallait avoir le courage politique de lancer la construction de son frère jumeau, qui aurait été nucléaire comme lui, et qui aurait pu s'appeler le Richelieu (ce qui n'aurait été que justice pour celui qui fut le vrai créateur de notre Marine). Chirac n'a pas eu ce courage ni cette clairvoyance; il a rogné sur les dépenses militaires -vieille manie républicaine que nous avons souvent payée fort cher...- et il a préféré employer ailleurs que dans sa sécurité -en le gaspillant souvent...-l'argent de la Nation.

          Mais ce n'est qu'à une condition que nous sommes favorables à la construction de ce deuxième porte-avions: qu'il soit exclusivement "français", et que l'on renonce explicitement à cette chimère farfelue et carrément utopique d'un porte-avions "franco-britannique". Monsieur Sarkozy a parfaitement raison lorsqu'il parle de rationaliser les programmes européens de défense, et lorsqu'il suggère de nouer des alliances entre les pays européens afin de produire des matériels plus performants et à des coûts bien moindres; cela se fait déjà dans certains domaines militaires (hélicoptères entre autres...) ou civils (Concorde, Airbus); et l'idée de développer cette mise en commun des savoir-faire, en obtenant une baisse des dépenses est excellente en soi. Mais elle n'a rien à voir avec l'aberration qui consiste à prétendre que l'on fera un porte-avions avec les Britanniques!

          Un seul exemple suffira à démontrer la puérilité d'une telle "proposition" (?!): faisons un rêve: le porte-avions "franco-britannique" est construit, il existe et il marche à merveille; survient la guerre en Irak; la France refuse d'"y aller", la Grande Bretagne "y va"; qu'est-ce qu'on fait avec le porte-avions? reste-t-il à quai? (mais que diront les Britanniques: ils l'ont payé!); va-t-il faire la guerre en Irak? (mais là ce sont les Français qui ne pourront pas l'admettre!); alors il ne sert pas? (mais, justement, s'il ne sert pas en cas de crise à quoi sert-il? et pourquoi l'avoir construit, en dépensant tant d'argent pour quelque chose qui ne sert pas?). Finissons en donc avec les fadaises et les billevesées de certains et certaines; si la république n'a pas le courage (comme cela s'est souvent produit...) d'assurer la sécurité de la France et des Français, qu'elle le dise! mais qu'elle cesse de nous mener en bateau (sans mauvais jeu de mots...) et de nous prendre pour des imbéciles!

....et pour l'augmentation des crédits militaires.

           Puisque nous sommes sur ce sujet des dépenses militaires, pourquoi ne pas proposer une augmentation des crédits, en faisant passer le budget des Armées à 3%: 2% pour les trois Armes conventionnelles (Terre, Air, Mer) et 1% pour la Dissuasion nucléaire? (pour mémoire, le Gouvernement annonce une augmentation pour 2008 des crédits de la Justice de 4,5%, après une augmentation de 5,2 en 2007: donc quand on veut, on peut....). On sait bien que les dépenses militaires, en France, sont "un peu à part": en effet, toutes les sommes que le Pays engage pour l'équipement de nos Armées, l'entretien de leurs matériels, la formation et l'entraînement de leurs personnels etc...tout cela profite directement à l'économie nationale car les sommes engagées y sont directement injectées: le Pays s'achète à lui-même, nos dépenses militaires se font -en quelque sorte- "en circuit fermé"; cela n'a rien à voir avec des achats "à l'importation", qui alourdiraient notre déficit commercial et grèveraient nos finances. Dépenser pour l'Armée, c'est faire tourner la machine économique, la "Maison France": cela doit donc, évidemment, être pris en considération dans les calculs des budgets; cela crée, maintient ou développe de l'emploi, de la richesse chez nous et se transforme aussitôt en carburant pour notre économie et notre recherche; et tempère donc d'autant -en le relativisant- le coût de nos "dépenses" militaires....

dimanche, 15 juillet 2007

A propos d'un éventuel Service Civique...(5)

          ...On pourrait alors, par diverses mesures techniques, rendre très attractif ce temps de "Service" pour les jeunes, dans ce qui serait une sorte de "donnant-donnant" intelligent, mais surtout "gagnant-gagnant": d'abord, bien sûr, et comme cela se faisait avant, il serait comptabilisé pour les droits à la retraite, mais pourquoi pas avec un petit bonus? (un, deux ou trois trimestres de plus selon le temps effectué...?) Ensuite, et comme cela se faisait aussi auparavant -mais on pourrait le systématiser- la formation au permis de conduire et le passage de ce permis (ou de plusieurs: pois-lourd, transport en commun...) seraient assurées et gratuites: quand on voit le prix que cela coûte aujourd'hui, l'avantage ne serait pas négligeable!

          De même, si un jeune passe une année, voire deux, à l'armée, une formation sérieuse et poussée à l'Informatique pourrait être assurée sans aucune difficulté, ainsi qu'une formation et des diplômes (reconnus dans le civil) dans tout ce qui touche le Sport et l'encadrement des groupes (jeunes ou moins jeunes: diplômes genre Bafa etc...); enfin, l'Armée proposant une très large gamme de métiers, une ou des approches pratiques de ces métiers, sanctionnée par un diplôme, fournirait au jeune un début d'expérience professionnelle, appréciable sur un CV...On le voit, un séjour à l'Armée, très utile pour la Défense, pourrait se révéler aussi très attractif pour un jeune, sous réserve et à la condition expresse qu'il ne soit pas forcé....

jeudi, 05 juillet 2007

A propos d'un éventuel Service Civique...(4)

          Maintenant que ces différentes observations, réticences et critiques ont été formulées, on peut dire pourquoi il est possible d'être plutôt favorables à un Service Civique, pour peu qu'il repose exclusivement sur la liberté de chacun, qu'il ne soit en rien imposé, qu'il naisse du désir véritable, authentique et non contraint de servir son pays pendant une année ou un peu plus; les besoins ne manquent pas, soit dans ce que l'on appelait hier la coopération, soit dans "le militaire". Chacun y trouverait son compte, et il serait beau et utile -ce n'est pas forcément toujours contradictoire...- de concilier dévouement, efficacité et intérêts réciproques bien compris. L'armée, par exemple, trouverait très probablement chaque année des milliers de jeunes (garçons ou filles) qui se mettraient "gratuitement" à sa disposition, comme c'était le cas auparavant, (avec le service militaire soi-disant obligatoire...).

          Et ceci lui permettrait de surmonter en grande partie, voire totalement, les problèmes de recrutement qu'elle rencontre: car, ne nous leurrons pas, aucune solution n'étant jamais satisfaisante à 100%, l'armée professionnalisée d'aujourd'hui peine un peu à couvrir l'ensemble de ses besoins; pourquoi ne pas proposer de nouveau ce qui se faisait à l'époque -mais, encore une fois, exclusivement aux volontaires: il ne servirait à rien de renforcer l'anti militarisme de certains en les contraignant à faire quelque chose qu'ils ne veulent pas faire...-: pourquoi ne pas re-proposer une PMS (Préparation Militaire Supérieure), puis un temps de formation en école de quelques mois, puis un temps "en situation", c'est à dire dans un Régiment?... (à suivre...)

A propos d'un éventuel Service Civique...(3)

          Il y a donc certains hommes politiques qui découvrent les vertus du Service Militaire maintenant qu'il n'existe plus, et qui oublient que quand il existait le flot de critiques ne cessait de s'étendre, d'enfler et de se durcir; ils se prévalent, disent-ils, de certains sondages qui montreraient qu'une majorité de français serait favorable au rétablissement du service militaire ou à l'instauration d'un service civil. Si cela était vrai, si effectivement une majorité de sondés disait cela, encore faudrait-il s'assurer qu'il s'agit exclusivement de gens concernés par ce rétablissement/établissement.

          En effet, si l'on pose la question à des gens d'âge mûr, cela n'a aucun sens; on le sait bien, l'âge embellit tout, même ce qui à l'époque n'était pas forcément vécu comme authentiquement gratifiant; et si des personnes de 50 ans ou plus regrettent leur jeunesse et leurs "années de régiment", c'est leur affaire; de toutes façons, elles ne sont plus concernées et ne repartiront plus au dit régiment, pour ce "bon vieux temps" dont il y a du reste fort à parier, dans la plupart des cas, qu'il est bien meilleur dans leur souvenir, qui embellit tout, que lorsqu'elles le "tiraient" pour de bon... 

          Non, il ne faut poser la question qu'à des jeunes directement concernés, c'est à dire qui partiraient pour un an, ou plus; des jeunes entre 18 et 22/23 ans et qui accepteraient -ou à qui l'on imposerait- cette coupure d'un an, ou plus, dans leurs études, leur formation, leurs amours; et là, il y a fort à parier que les résultats du sondage réserveraient de grandes surprises, et ne seraient certainement pas ce qu'on a claironné ici ou là; il y a fort à parier que les mêmes reproches que l'on faisait naguère réapparaîtraient aussitôt, et presque dans les mêmes termes, peut-être même plus virulents encore, maintenant que l'on a goûté au "monde sans conscription"....          (à suivre...)

A propos d'un éventuel Service Civique...(2)

          Il n'est pas inutile, à ce stade de notre réflexion, de faire une petite digression et un petit rappel historique: le Service Militaire et la Conscription générale furent une invention de la République, le "système" utilisé sous les Rois étant fort différent, donc non comparable: les Rois de France -on ne craignait pas "l'étranger", "l'autre" sous la Royauté...- faisaient massivement appel aux étrangers pour l'armée et, par exemple, en 1672 l'armée de Louis XIV comptait 45.000 fantassins étrangers pour 80.000 français; et la moitié de la cavalerie était également étrangère...; les "français" étant pour la plupart des isolés, recrutés par racolage. Écoutons un historien sérieux et honnête, Michel Mourre: "...Les guerres de Louis XIV seront en effet avant tout des guerres de siège, partant limitées et relativement peu meurtrières.

          Ce caractère d'économie, si étranger aux guerres populaires inaugurées par la Révolution Française, a été bien souligné par le général de Gaulle dans La France et son Armée: "Le but assigné par la politique, la nature des moyens commandent la stratégie. Pour celle de l'Ancien Régime, il ne s'agit point de choc gigantesque, de destruction de l'ennemi, d'invasion à grande envergure, de résistance nationale désespérée. L'effort guerrier consiste à enlever ou à défendre les places qui maîtrisent une province, à écarter aux moindres frais l'armée de campagne de l'adversaire, à pénétrer sur son territoire dans la mesure nécessaire pour l'amener à composition, à empêcher les coalisés de se joindre, à conduire des renforts à un allié, à faire pression sur un neutre, à ravager un État malveillant."Cette prudence permit à Louis XIV et à Louis XV d'agrandir la France du Roussillon, de l'Artois, de la Flandre, de l'Alsace, de la Franche-Comté, de la Lorraine, de la Corse, tout en évitant les grandes invasions du territoire national, lesquelles, après la chute de la monarchie, se succéderont en 1792, 1814, 1815, 1870, 1914, 1940."....                (à suivre...)

A propos d'un éventuel Service Civique....(1)

          Totalement opposés, et pourtant plutôt favorables "si"....: la position peut paraître surprenante, formulée ainsi, mais elle nous parait tenable. En effet, nous sommes totalement opposés à un retour du Service Militaire, fût-il déguisé, ce que ne manquerait pas d'être ce Service Civique dont plusieurs ténors politiques, à droite comme à gauche, vantent les mérites. Il faut être sérieux: le Service Militaire, appelé Service National, existait bel et bien lorsque Jacques Chirac a décidé sa suppression; on se couvrirait de ridicule en le re créant, ce qui serait une démarche erratique, absurde et inefficace (ordre puis contre ordre égale désordre....); n'oublions pas que ce Service était notoirement injuste, et qu'environ un bon tiers des jeunes y échappaient, ce qui ne manquait pas de créer de nombreuses tensions, aussi regrettables que malsaines...

          Il était de plus extrêmement coûteux, si l'on ramenait le faible service réel qu'il rendait, à sa lourdeur et à sa pesanteur, pas toujours justifiées (et c'est un euphémisme!...): en cas de vraie crise, on sait bien qu'il n'était, de fait, qu'une illusion...; c'était une "armée" de papier et sur le papier et, soyons réalistes, en cas de vraie guerre c'est vers de vraies troupes aguerries qu'il aurait fallu se tourner (telles que la Légion, par exemple....); enfin, tel qu'il était pratiqué, ce Service National se révélait démoralisateur et nocif pour l'esprit public, dans la mesure où il nourrissait et entretenait un anti militarisme de mauvais aloi: la Nation doit être défendue, et il n'est pas sain que son Armée soit objet permanent de critiques et de suspicions, contraires à l'unité nationale nécessaire face au danger éventuel...Voilà, rapidement évoquées, les principales raisons pour lesquelles nous sommes hostiles à la réapparition du Service Militaire obligatoire (même si on le rebaptise "Service Civique").....                     (à suivre...)