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Journal d'un royaliste français au Maroc - Page 5

  • LE TOMATIER ET LES INFIDELES

    Ahmed KRIFLA, vue de la campagne marocaine - Huile sur bois

    Ahmed KRIFLA, sans titre &/Huile sur bois, 70 x 90 cm

    Ahmed KRIFLA, sans titre
    Huile sur bois, 70 x 90 cm


    Ahmed KRIFLA, sans titre &/Huile sur bois, 65 x 85 cm

    Ahmed KRIFLA, sans titre
    Huile sur bois, 65 x 85 cm


    Ahmed KRIFLA, sans titre &/Huile sur bois, 65 x 85 cm

    Ahmed KRIFLA, sans titre

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    ph - Copie (2).jpg13 août 2006

    13 août 2006, dans la Chaouïa, entre Rabat et Ben-Slimane (Camp-Boulhaut, lors de sa fondation par Lyautey), je m'arrête près de l'étal d'un fellah du coin, que je connais, comme fournisseur d'excellents légumes cultivés à l'ancienne, notamment des tomates, par lui et un de ses collègues mais qui n'est pas là aujourd'hui. Je demande des nouvelles de l'absent, et voici ce que me rétorque le paysan présent : « Oh ! ne t'inquiètes pas pour lui, il est au Tribunal, à la ville, mais il est innocent, c'est un mec qui marche toujours nichan (droit) comme un gaouri... » Un gaouri, c'est, en arabe nord-africain, un non-musulman, un mécréant, donc, bref un « Infidèle », comme disaient jadis les orientalistes, en parlant des musulmans, quand ils ne tremblaient pas d'être taxés de « racisme »...

    Notre brave fellah primeuriste sait bien sûr que je suis chrétien, mais il me parle spontanément, sans calculs, et, sans doute, dans son esprit à lui, sa comparaison est flatteuse pour les Européens... Le maréchal Lyautey, résident-général de France en Chérifie, de 1912 à 1925, comprenait aussi les choses comme moi, j'ai l'impression. Au reste, son indigénophilie notoire était taxée d' « indigénofolie » par certains qui auraient volontiers aboli la royauté et transformé l'Empire chérifien en département français, comme l'Algérie voisine... (1)

    Une expression concernant les « gouers » (pluriel de gaouri) a d'ailleurs cours au Maroc depuis le Protectorat franco-espagnol, terminé en 1956) : « Un travail bien fini ne peut être que le fait d'un chrétien ! » (Nasrani, Nazaréen) : Lyautey, encore lui, avait coutume de dire que « le principal ennemi » du Maroc ce n'était pas les brigands de grands chemins ou les concussionnaires mais l' « apeupréisme »... 

    (1) Même le pied-noir algérien Jacques Berque, longtemps officier des Affaires indigènes au Maroc, et républicain marxiste notoire, se fendit en 1949 d'un rapport à la Résidence générale de France à Rabat où il préconisait carrément l'abolition par les Français de la monarchie marocaine...

  • FEMINISME EN TUNISIE : LA GIFLE DE TROP...

    Bourguiba, après avoir réformé la Tunisie avec le bey, en 1956, l'a renversé en 1957...

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal LFAR  •

     

    peroncel1.jpgJanvier 2011

    La Tunisie, depuis le bey Lamine (1943-1957) et son premier ministre Habib Bourguiba et leur statut occidentalisé de la femme musulmane tunisienne (1956), est hautement louée en Occident pour son « avant-gardisme ».

    D'ailleurs la révolte populaire désordonnée qui vient, en quelques jours, de renverser le régime du général flic pro-américain Zineddine Ben-Ali, a tout bonnement commencé par la gifle magistrale qu'une policière de Sidi-Bouzid, bourgade de la Tunisie centrale, a appliquée sur la poire d'un jeune marchand de légumes dont la police avait confisqué l'étal ambulant, sans doute démuni d'autorisation ou jugé comme déparant la modernité locale... Du coup, la victime du soufflet, blessée dans sa fierté masculine - en Islam ce sont les mâles qui ont coraniquement le droit de corriger les femelles et non le contraire - s'est immolée par le feu; un feu qui a embrasé très vite le reste de ce petit pays arabe, habituellement tranquille, de 10 millions d'âmes. 

     

  • DEMANDE D' « ARBITRE »

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal LFAR  •

     

    PERONCEL 3.jpgOCTOBRE 2015 

    Un républicain basique réclame un « arbitre » à la tête de l'Etat français (Le Journal du Dimanche, Paris, 4 octobre 2015).

    L'insipide, l'incolore, l'inodore Claude Bartolone, dit «Barto », l'un des apparatchiks type Hollande du régime socialiste français, vient de découvrir la recette pour améliorer notre gouvernance : « Le Président doit être un arbitre ! » Bravo ! Fameuse découverte ! Eh ! Barto, nous eûmes un arbitre à la tête de la France pendant plus de 1.000 ans, un arbitre auquel tes ancêtres républicains ont coupé la tête, un chef au-dessus, des partis, des coteries, des féodalités, etc...

    Après le ministre Macron qui a déploré l'absence d'un roi chez nous, voici que le président de l'Assemblée nationale française réclame un arbitre ! On progresse... 

     

  • UNE CHRETIENNE BRETONNE SANS COMPLEXE...

    Vieux-Marché [Côtes-d'Armor]

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal LFAR  •

     

    PERONCEL 4.jpgCASABLANCA, MAI 2006 

    Avec mes neveux de passage, nous sommes invités à dîner chez une de leurs parentes, une bretonne bretonnante, venue au Maroc pour quelques années, avec son époux, attelé à un grand projet de transports urbains. Désoeuvrée, la Bretonne, au lieu de courir les tennis, les réceptions, les défilés de mode, a pris des cours d'arabe dialectal, a lu quelques livres de base sur l'Islam (Mahomet de Rodinson, L'âme musulmane de François Bonjean, etc...) et s'est mise à baragouiner avec ses fournisseurs, avec sa cuisinière et la fille de celle-ci (elles allèrent ensemble au hammam, le jour des femmes) et, de tous ces contacts, elle a tiré quelques conclusions personnelles :

    « Certes, ils croient, leur religion est en acier, rien ne peut les ébranler, mais quel formalisme ! ces "Inch'allah" continuels, ces remerciements à Dieu et Mahomet, ces promesses au nom de la divinité et rarement suivies d'effets. Et ce jeûne absurde de Ramadan qui achève les mal-portants, énerve les travailleurs, provoque des accidents en série au fur et à mesure que la journée avance...»

    Et notre Bretonne a fini par dire tout ça un jour à sa servante, ajoutant même : « Allah, merci, je ne suis pas musulmane ! » Il paraît que la destinataire de ces paroles crues mais franches en a versé quelques larmes...

    PS de septembre 2008

    Mes neveux m'écrivent de Bretagne qu'ils sont chez leur parente qui, entretemps, a quitté Casablanca où son mari avait terminé sa mission. « Eh ! bien, figure-toi, précise ma nièce, que notre cousine, qui avait définitivement perdu la foi depuis plusieurs années et qui, en tout cas, n'allait plus à la messe y va maintenant régulièrement chaque dimanche, et elle veut aussi nous emmener au pèlerinage breton islamo-chrétien de Vieux-Marché, où on célèbre les Sept Dormants d'Ephèse, figures chrétiennes de la Bible, que le Coran a adoptées...» 

     

  • Libye (11 - 21 janvier 2001) De Tripoli à Benghazi par la route côtière (Extraits)

    Vue de Benghazi 

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    ph - Copie (2).jpgQUAND KADHAFI GOUVERNAIT SANS PARTAGE...  TRISTE ESCALE A BENGHAZI (3/3)

    JANVIER 2001

    Après l'interminable route côtière de Tripoli à Benghazi, « route de l'unité » réalisée jadis par les Italiens (toujours eux, je n'y peux rien !) pour relier enfin la Tripolitaine « romaine » à la Cyrénaïque « grecque », nous voici dans l'ancienne Bérénice devenue Benghazi; un nom peu rassurant pour les chrétiens car « gazi », à prononcer « razi », d'où notre mot « razzia », désigne en arabe et en turc le « pourfendeur des mécréants », c'est-à-dire nous, les non-musulmans... Même le plus ou moins laïque (et en tout cas islamophobe au sens précis du terme) Kémal Ataturk, père de la République turque, fut salué par ses compatriotes de l'avantageux titre, en Islam, d'El Ghazi... Le razzieur... C'est dire...

    Bref nous voilà à Benghazi où il y a  encore moins d'Européens qu'à Tripoli et où la décrépitude et la saleté de cette grande ville font peine. Comme les Benghaziotes passent pour d'incorrigibles monarchistes, on y voit plus qu'ailleurs des types trop bien nippés pour ne pas être des policiers en civil... Il paraît que la prison est archipleine et que, de temps en temps, on fusille quelques prévenus afin de faire de la place, en prévision de nouveaux prisonniers... Et pour « kadhafier » de force les Benghaziotes, partout d'immenses portraits du dictateur, régulièrement renouvelés, contrairement aux banderoles dilatées de la « républicaine » Tripoli où il n'y a pas d'efforts à faire...

    A Benghazi, jamais en retard d'une pose grotesque, le « colonel-guide» apparaît sur de géantes affiches en consommateur du miel local, en casque de mineur, en chef arabe, en chechia caca d'oie, bien sûr aussi en militaire doré sur tranches et toujours, toujours, en tout déguisement, avec de grosses lunettes noires. Kadhafi ad nauseam...

    Selon mon chauffeur-guide-interprète, dont je connais maintenant la fidélité royaliste, lorsque le grand orientaliste Jacques Berque, plutôt favorable en 1969 au jeune putschiste Kadhafi (Berque le pied-noir fut, ne l'oublions pas, malgré ses immenses talents d'arabisant - il a même retraduit le Coran ! -, Berque, donc se serait écrié, tout déconfit, après son séjour en Libye : « Le régime Kadhafi est une des formes socialistes du malheur ! ». Berque, c'est connu, avait conservé un grand fond d'honnêteté. Je me répète sa formule (applicable sans doute aussi à l'Egypte nasserienne ou à l'Algérie indépendante), tout en avalant, dans un restaurant de Benghazi, mes spaghettis trop cuites, arrosées de ketchup américain froid et plus ou moins sucré, et en buvant un infâme coca-cola made in Libya plein de sucre et de produits chimiques...

    Vous avez dit « au bon temps du roi Idriss » ?... •  (Fin)

     

  • LIBYE (11 - 21 JANVIER 2001) DE TRIPOLI A BENGHAZI PAR LA ROUTE CÔTIERE (Extraits)

    Le roi Idriss de Libye 

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    peroncel1.jpgQUAND KADHAFI GOUVERNAIT SANS PARTAGE...  UN FANTÔME ROYAL (2/3)

    Mon guide turco-libyen francophone lève les sourcils, comme ahuri, lorsque, à dessein, je laisse tomber dans la conversation des bouts de phrase du genre : « au temps du roi Idriss » (dont le nom est banni par le régime kadhafiste) puis, m'enhardissant, « au temps du bon roi Idriss » ou encore « au bon temps du roi Idriss »...

    A ma troisième allusion, le brave homme, après m'avoir jeté un regard mi-apeuré mi-joyeux, me lance mezza-voce : « A qui le dites-vous ! », et, après un petit silence : « C'était le paradis ! Aujourd'hui nous ne pouvons même pas le dire à nos enfants, de peur qu'ils le répètent à l'école ou au stade, et alors, comme il y a des oreilles du colonel (c'est le grade atteint jadis par Kadhafi) partout, on risque de se retrouver bientôt en prison... »

    Quand on passe, un peu plus tard, devant le Palais royal de Tripoli, transformé, paraît-il, en bibliothèque, mais où on ne voit jamais personne, mon cornac me dit : « Si c'est pas malheureux, ce palais vide, où résidait souvent jadis le prince héritier, neveu de Sa Majesté, laquelle préférait résider en Cyrénaïque; ce palais abandonné, où "il" a fait enlever le prince Reda et sa famille, après son putsch de 1969, pour les jeter dans une geôle, alors que cette famille n'avait fait que du bien au pays, après avoir longtemps résisté aux Italiens, avant la guerre de 1939 ! »

    Néanmoins pas latinophobe, mon interlocuteur enfin complètement décomplexé me confie : « En 1969, il y avait encore 20.000 Italiens en Libye, surtout en Tripolitaine. Grâce à eux on avait de meilleurs agrumes qu'en Tunisie et de meilleures pizzas qu'à Naples ! »

    J'y penserai un peu plus tard quand, au restaurant de mon hôtel, on me servira de caoutchouteuses pizzas surgelées importées d'Egypte... S'il n'y avait que ça dans cette pauvre Libye si riche, privée de sa dynastie nationale par un coup d'Etat militaire et à présent livrée à une dictature ubuesque... 

    [Suite et fin la semaine prochaine]

     

  • LIBYE (11 - 21 JANVIER 2001) DE TRIPOLI A BENGHAZI PAR LA ROUTE CÔTIERE (Extraits)

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    PERONCEL 3.jpgQUAND KADHAFI GOUVERNAIT SANS PARTAGE... (1/3)

     

    - Pas de portables ni ordinateurs portables.

    - Pas de cartes de crédit.

    - Pas de location de voitures pour les étrangers.

    - Pas de télévisions étrangères captées (dans les hôtels, le poste est bloqué sur une unique chaîne libyenne où des types à têtes de gardes du corps, en complet veston, l'air farouche, débitent à longueur de journée des commentaires, seulement en arabe bien sûr, sur les faits, gestes et propos du « guide de la Révolution de 1969 », titre officiel personnel de Moammar Kadhafi.

    - Pas d'avions pour la France (j'ai dû venir via Francfort).

    - Pas de femmes dans la rue sauf quelques africaines chrétiennes allant prier dans une des rares églises encore ouvertes à Tripoli ou Benghazi : les anciennes cathédrales catholiques des deux grandes villes sont des mosquées.

    - Je rencontre un prêtre français d'Algérie qui fut un des adjoints à Oran de Mgr Claverie, l'évêque pied-noir martyr dans son diocèse, abattu comme un chien, en pleine rue, avec son chauffeur indigène, par des djihadistes masqués opérant en plein jour...

    - Je ne peux révéler à ce prêtre oranais ma véritable identité car, dès mon arrivée, le voyagiste marocain qui s'occupe de l'organisation de mon séjour s'est liquéfié à l'idée de devoir convoyer en Libye un journaliste français... Pourtant personne ne lit ni même ne connaît peut-être mon journal, « Le Monde », dans cette dictature qui s'est retranchée, depuis plus de vingt ans, par ses outrances et ses méfaits, du reste de la planète... J'ai donc été déclaré comme « directeur de société »...

    - Cependant, mon confrère de « Jeune Afrique », Jean-Louis Gouraud, qui a  pu conserver ses entrées en Libye, a informé de ma présence un certain Si Missouri, Libyen francophone, conseiller de Kadhafi pour les affaires africaines et que Gouraud m'a décrit (Missouri, pas Kadhafi...) comme un "Arabe gaulliste"... Gouraud est assez bien vu en Libye officielle car il a publié en Suisse romande, en français, des « poèmes » du dictateur des Syrtes...

    - Si Missouri vient donc me voir discrètement à mon hôtel tripolitain, dès mon arrivée, et il me demande, dans son pays, de surtout « ne pas me fier aux apparences »... Je veux bien mais je vais me promener dans le centre de la capitale et, dès qu'on sort des grandes avenues tracées jadis par les Italiens (1911-1944), on voit partout des ordures, des déchets de toute sorte, des frigos jetés sur les trottoirs entre des charognes de chats tandis qu'au dessus de certaines rues pendouillent des banderoles flétries, délavées, appelant, par exemple, à des « rassemblements autour du Guide, contre l'impérialisme occidental, etc...», banderoles vieilles de plusieurs années parfois...

    - Comme me le disait un jour en Alger un jeune diplomate marocain lucide : « L'Orient commence là où cesse l'entretien »... 

     

  • UNE PRINCESSE CHASSE L'AUTRE ...

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal LFAR  •

     

    PERONCEL 4.jpgRabat, mi-septembre 2011

    Lalla-Aïcha, 81 ans, a rendu l'âme à Fez et a été inhumée au mausolée royal de Rabat, avec son père Mohamed V et son frère Hassan II. Elle méritait au moins ça, cette émira qui fut la première femme de la dynastie alaouite à montrer son visage (mais pas ses cheveux) en public, en 1947, à Tanger où, avec l'assentiment de son géniteur, présent, elle brossa - à 16 ans ! - un petit programme islamo-féministe quelque peu révolutionnaire. Un excité français de la presse parisienne vient néanmoins de tenter de faire croire que Lalla-Aïcha fut brimée, barrée même par Hassan II, alors qu'il en fit par deux fois son ambassadeur dans de grandes capitales : Rome et Londres. Non, ce qui a  manqué à cette princesse chérifienne c'est un mariage à sa hauteur avec un monarque musulman, chérif* comme elle, type Fayçal II d'Irak, assassiné par des militaires à Bagdad en 1958 mais qui avait déjà choisi d'épouser une descendante du sultan-calife de Stamboul. Aïcha se maria avec un honnête compatriote dont elle eut deux fils et elle ne fit plus guère parler d'elle jusqu'à son décès. La nouvelle a été vite éclipsée  par l'entrée sur la scène publique de la fille de Mohamed VI, Lalla-Khadidja dont c'est, cette année, la première pré-rentrée scolaire, à l'école du Palais, avec d'autres fillettes marocaines suivant le même programme : arabe et français. Les journaux du Royaume montrent la maîtresse de cette dernière langue, une Européenne genre professeur à l'ancienne, entre deux âges, classiquement habillée. Gageons que les furieuses méthodes du Lyonnais Méyrieu, mélange détonnant de marxisme et de yanquisme, et qui ont largement contribué à la décadence actuelle de l'enseignement en France, n'auront pas cours parmi les maîtres de Lalla-Khadidja... Déjà Hassan II avait tonné contre ces professeurs venus de l'Hexagone pour "tester sur les écoliers marocains" leurs théories type "méthode globale" ou "histoire compassionnelle" (esclavage, féminisme, etc...) à la place de l'Histoire nationale... 

    * Chérif : selon la tradition marocaine, descendant de Mahomet.

  • Haro sur le Grand-Duc !

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en faisons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal LFAR  • 

     

    ph - Copie (2).jpgAoût 2011

    « Monarchie en danger » écrit L'Action française (4 août 2011)

    On croit les dynasties européennes à la tête de « démocraties couronnées » hors d'atteinte des républicards et autres égalitaristes, maçons, anarchistes, etc... Il n'en est rien ! Le titre de presse supra vise le petit « Grand-Duché » de Luxembourg qu'on pensait particulièrement à l'abri de secousses révolutionnaires. C'était sans compter sur l'esprit vindicatif de quelques laïcards locaux : ils n'ont pas pardonné au grand-duc Henri, actuellement régnant, d'avoir refusé de s'asseoir sur ses convictions catholiques  et donc de signer une loi autorisant l'euthanasie, solution terminale condamnée par le pape. Pour punir le jeune monarque, les élus du Grand-Duché lui retirèrent le droit de signature des lois, ne lui laissant que le droit de les promulguer... Maintenant, on vient d'abroger la loi semi-salique qui donnait le pas aux héritiers mâles, la femme ne montant sur le trône - comme la fameuse grande-duchesse Charlotte, grand-mère d'Henri - qu'en cas d'absence de garçon. En épousant un Bourbon-Parme, Félix, Charlotte avait fait passer sa lignée des Nassau aux Capétiens.

    Sous couvert de « modernisation » - la tarte à la crème couvrant tous les abus, toutes les modes, toutes les décisions intempestives visant les régimes de tradition - on enlève encore un peu de sa raison d'être à la mini-royauté luxembourgeoise. On risque un jour de voir la Chambre grand-ducale annuler d'un seul vote l'hérédité de la chefferie d'Etat au Luxembourg... A Dieu ne plaise !

    Dire que sous Pompidou, celui-ci, quoique républicain (il freina tant qu'il put le projet gaullien de restauration royale à Paris), avait eu l'excellente idée de suggérer, pour éviter rivalités, élections, dépenses et polémiques, de faire du grand-duc de Luxembourg le président héréditaire permanent de l'Europe unie. L'idée ne fut hélas ! pas retenue mais elle aurait donné un peu de gueule, un peu d'allure, un peu de grandeur même peut-être à cette fade, pâlotte et incolore Union européenne...

     

  • La nouvelle « affaire du collier »

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal LFAR  • 

     

    p h.jpgJeudi 27 juillet 2011 

    Les journaux français se régalent : on peut taper sur une monarchie et jouer les Cassandre de comptoir : "l'affaire du collier de la reine embarrasse le Maroc. L'épouse de Mohamed VI aurait offert un luxueux collier à Tzipi Livni (ministre israélienne)" (La Provence du 27 juillet). Et de commenter : "Ce scandale ne manque pas d'être comparé à "l'affaire du collier de la reine", qui avait terni la réputation de Marie-Antoinette en 1785, contribuant à jeter le discrédit sur la monarchie, qui chutera quatre ans plus tard"... Le journal ne dit naturellement pas que la reine de France était totalement étrangère, et donc innocente, en cette célèbre affaire. Il fait en outre "chuter" la royauté en 1789 alors que cela se passera seulement en 1792... La Bastille a été prise aux cris de "Vive le roi !" et la cocarde tricolore fut d'abord le blanc royal entouré des couleurs de Paris...

    Bref, la princesse royale Lalla-Selma, mère des princes*, aurait offert à cette chipie politique de Mme Livni, venue à un colloque officiel marocain à Tanger, en 2009, un "collier en or serti de 30 diamants"...

    Ce genre de cadeau est courant en Orient. Ce que la chipie a omis de dire à l'épouse royale - si tant est que l'affaire, révélée par le quotidien israélien Maariv, soit exacte - c'est que les dirigeants de l'Etat hébreu devaient déclarer les dons reçus à l'étranger...

    Si l'info est juste, elle a dû être, selon les méthodes bien connues de Tel-Aviv, révélée à dessein à la presse pour se venger de telle ou telle mistoufle diplomatique du Maroc envers l'Etat juif, à propos du sort de Jérusalem par exemple.

    Le roi du Maroc, depuis Hassan II, préside le Comité El Qods (La Sainte = Jérusalem) et, de temps à autre, cloue Israël au pilori pour ses méthodes destructrices dans la cité triplement sacrée.  •

    * Il n'y a pas de reine en titre au Maroc.

  • Explorateur perspicace ... Plateau d'Albion

    Palais des monarques du Yemen 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal LFAR  • 

     

    peroncel1.jpgSeptembre 2010

    Dans une bibliothèque amie de ce vaste plateau, entre Comtat Venaissin et Provence stricto-sensu, je tombe sur un livre de 1954 dû à l'explorateur oublié, François Balsan, A travers l'Arabie inconnue. Des villes mortes du royaume de Saba aux palais des seigneurs des sables. Balsan se fit alors connaître pour son expédition vers les mines de sel situées au bord du Rob-el-Khali, le « Quart-Vide », immense désert, encore mal connu aujourd'hui, aux confins du Yemen, de l'Arabie-Séoudite et du Sultanat d'Oman.

    Quoique au départ très baroudeur « apolitique », Balsan a vite compris la « musique » au contact des sujets de l'imam yéménite, une lignée millénaire que la bêtise nassériene devait renverser en 1962, malgré la contre-révolution militairement animée par le baroudeur très politisé Bob Denard. Voici donc ce que Balsan notait dans son journal de voyage :

    « Nous ne cesserons de constater et d'admirer au cours de notre séjour la promiscuité voulue entre chef et sujets. Elle crée l'amour en sauvegardant le prestige. On vit mêlé avec ses inférieurs sans rien perdre de leur déférence affectueuse. Il serait inutile de chercher cette harmonie dans les grotesques républiques qu'on prétend substituer un peu partout aux derniers Etats féodaux. Ces pays ne sont pas encore mûrs pour notre médiocrité ! »

    Nul alors ne remarqua ces propos de terrain consignés par l'explorateur et l'Imanat yéménite fut renversé, dans l'indifférence quasi-générale, laissant place, depuis lors, à une interminable et désespérante litanie de dictatures plus ou moins « grotesques », d'interventions étrangères, bref un magma sanglant qui fait plus que jamais apparaître comme une  « belle époque » le régime paternel (et paternaliste) de l'imam-roi... 

     

  • Adieu à Norodom-Sihanouk le Grand !

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal LFAR  • 

     

    PERONCEL 3.jpgMardi 15 octobre 2012 

    En roulant vers Casa, j'entends sur Radio-Tanger internationale l'annonce du décès à Pékin du roi douairier du Cambodge, Norodom-Sihanouk, quasi nonagénaire. C'est expédié en quelques mots, une « brève » comme on dit en journalisme... Un homme d'Etat qui fut l'un des membres fondateurs de la Francophonie, soutint de Gaulle et tint la dragée haute aux Yanquis... Et le seul prince, avec le roi d'Espagne Juan-Carlos, placé durant la seconde partie du XXème siècle à la tête d'une royauté restaurée.

    La seule fois de ma vie d'adulte que je m'inscrivis dans une association politique ce fut pour la restauration de ce roi asiatique, quand il était dans son exil chinois et que Washington soutenait la république fantoche du Kampuchea.

    Lorsque j'accompagnais, à Pnom-Penh, la ministre socialiste Catherine Tasca, chargée de cette Francophonie dont au fond elle n'était pas très fière, le roi Sihanouk l'éberlua en lui disant que « le seul siècle de paix connu par les Cambodgiens au cours d'une histoire millénaire avait été le protectorat français. » (1863-1953).

    L'anti-colonialisme bête et primaire de cette ministre, qui avait figuré sur la liste des conquêtes mitterrandiennes, en prit un coup ce jour-là au Palais-Royal de Pnom-Penh, dans la cour duquel, en prime, on montra à Madame Tasca un pavillon offert par Napoléon III à l'un des monarques khmers du XIXème siècle... 

     

  • Coup de grâce linguistique

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal LFAR  • 

     

    PERONCEL 4.jpgMai 2014 

    Le président Hollande, en suivant une visite du Louvre en anglais avant que la commissaire européenne à la culture (une Slave apparemment) ne s'exprime en anglais (scolaire) au Festival de Cannes, porte le coup de grâce médiatique à la Francophonie, car des milliers de parlants-français voyant ça sur leurs petits écrans à travers le monde, à commencer par le Maroc, comprennent immédiatement que, même en France, le français est bafoué, supplanté, et donc décident de faire éduquer leurs enfants en anglo-américain. On me dit :

    « Mais au Louvre le Chef de l'Etat était en compagnie d'un émir non-francophone.

    - Eh ! bien il fallait que la guidance fût en français et en arabe ! »

     

  • Juan-Carlos abdique

     

    Par Peroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal LFAR  • 



    ph - Copie (2).jpgDébut juin 2014

     

    Aussitôt les télévisions internationales montrent des intellos espagnols filandreux, binoclards, barbe de trois jours poivre et sel (ne manquent que les queues de cheval...) , ayant plus que tout peur d'être pris pour des royalistes, donc des gens de droite (alors que toute royauté digne de ce nom, comme en Espagne, est par définition au-dessus des partis, des maudits partis diviseurs et verbeux) et qui donc, sans aller jusqu'à préconiser d'emblée la république, veulent « déroyaliser la Couronne », l'un d'entre eux, particulièrement doucereux, réclamant la « suppression » non pas du roi mais de la famille royale, bref ce qui fait le charme et la spécificité des royautés occidentales. Selon le même intello, le parlement devrait tenir lieu de famille royale (sic), c'est-à-dire qu'on verrait triompher les démagogues, les parasites, les discoureurs comme en France sous la IVème république que de Gaulle jeta bas et remplaça par une monarchie républicaine. Le pire serait un référendum sur la forme monarchique de l'Etat espagnol, une désacralisation avant l'abolition, comme ce fut le cas en Italie puis en Grèce (la pauvre reine Sophie en sait quelque chose...).

    On ne met pas une royauté aux voix, aux voix versatiles, toujours versatiles de la plèbe. Une monarchie ça vient d'en-haut, peut-on dire, ça ne survit pas à la politicaillerie prosaïque.  

     

  • Sarko en Libye

    Une rue de Benghazi dévastée

     

    Par Peroncel-Hugoz

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    p h.jpg22 mars 2011, Casablanca

     

    La psychiatre et romancière Ghita El Khayat me dit : « Qu'est-ce qui prend à Sarkozy ? Avec son expédition de Libye, il va dresser ou réveiller de terribles haines arabes contre lui, contre les Français...»

    Je me pose la même question mais je crois qu'il veut, en Libye, habituer les Français à l'idée d'une opération semblable en Iran. Ce serait en somme un test, un galop d'essai. Les pétitions d'intellos juifs dans Le Monde, le désir de Sarko de montrer son amour pour Israël m'induisent à penser que le président français bombarde Tripoli mais pense à Téhéran, déjà...

    Quant à Dominique Strauss-Kahn, en 1983, il avait avoué : « Je pense chaque minute à la sauvegarde d'Israël ». Ca promet, donc...