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Journal d'un royaliste français au Maroc - Page 5

  • UN PATRONAT CORIACE ...

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    ph - Copie (2).jpgMERCREDI 30 AVRIL 2014

    Après deux ans de tractations difficiles avec un patronat féroce d'avarice et de courte-vue, le gouvernement islamiste annonce pour la Fête du travail, demain, une augmentation du smig. Le traitement minimum des fonctionnaires se haussera dès juillet 2014 à 3.000 dirhams, soit environ 250 euros avec un pouvoir d'achat local de 5 à 600 euros. 70.000 agents du Makhzen* sont concernés. Quant aux millions de micro-paysans, d'ouvriers agricoles que je vois lors de mes randonnées champêtres, ils toucheront désormais 12 dirhams de l'heure, hausse donc de 10% mais étalée sur deux ans...

    12 dirhams c'est quelques centimes d'euros. La galette salée, pain courant, coûte 1 dirham, le kilo de tomates 4 ou 5 dirhams, une bière (les pauvres boivent) 10 dirhams, et ainsi de suite. Aussitôt ces augmentations mineures annoncées par le président du gouvernement, Abdelillah Benkhirane, la patronne des patrons, une richissime bourgeoise en cheveux, propriétaire entre autres de cette mine d'or que sont les eaux minérales d'Oulmès (où ses ouvriers réclament d'être un peu moins mal payés depuis 10 ans selon une banderole tendue devant la source d'Oulmès...), cette « grande dame », donc fait savoir qu'elle s'est trouvée mal... De gros industriels, fumant des havanes dont le prix d'un seul pourrait nourrir sept jours une famille rurale, tonitruent aussitôt que la compétitivité marocaine est menacée, et autres exagérations...

    Pas un patron « social » ne se félicite, du moins en public, de ces pauvres petites augmentations. L'inconscience politique de ces gros bonnets est encore plus forte que leur rapacité, c'est dire... « L'avare n'entre pas au Paradis », disent les mahométans, mais les riches, au Maroc, ne croient plus en Allah, ni au Chaytan** depuis belle lurette... 

    * L'Etat royal marocain

    ** Le diable

  • UNE SERVANTE COMBLEE

     Sa Majesté le roi Mohamed VI

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    peroncel1.jpgMARDI 29 MARS 2011, VOL CASA-MARSEILLE 

    Hier, sans le savoir et sans crier gare, le roi du Maroc m'a causé un intense plaisir personnel. J'en ai lu le reflet très net, ce matin, dans les yeux de ma fidèle servante Faouzia : hier, elle a vu le monarque, chez elle, dans son bidonville où, depuis 3 ans, elle attend, la concrétisation des promesses du Makhzen [1], c'est-à-dire des logements décents et bon marché.

    Depuis 3 ans, moi-même je n'y croyais plus, mais elle, si, me disant régulièrement : « Le roi l'a promis !». Donc, hier, avec force voitures noires, fonctionnaires habillés de la même couleur, heureusement sur fond de drapeaux rouges, Sa Majesté chérifienne, malik et emir el mouminine [2], est venu, s'est montré à la foule des bidonvilles en délire, priant pour capter un peu de la baraka [3]  alaouite, et il a promis des maisons pour dans deux ans [4].

    Attendons, confiants comme Faouzia et les autres habitants du karyan [5], Ech-Chalalat, les Cascades - lesquelles (j'y étais dimanche dernier) sont devenues des poubelles géantes depuis le départ des derniers Européens du lieu, il y a peu d'années...  •

    1. L'Etat royal marocain

    2. Roi et prince des croyants (ou commandeur des croyants musulmans)

    3. Grâce divine pouvant être obtenue en touchant un personnage comme le roi, réputé descendre de Mahomet

    4. Et il a tenu parole

    5. Bidonville

  • BALLET CATHOLIQUE

    L'église Saint-Jacques-de-Fédala 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    IMG - JPEG - Copie.jpgRAMEAUX 2014, SAINT-JACQUES-DE-FEDALA, MOHAMEDIA 

    Notre curé, l'abbé Julien, ancien gendarme breton et ex-aumônier de la Jeanne-d'Arc, a le sens  de la mise en scène et la fête des Rameaux, triomphe de Jésus avant la chute, s'y prête à merveille dans la cité des 10.000 palmiers. Donc nous avons droit à une mer de grandes palmes et de petits rameaux d'oliviers agités par les très nombreux fidèles (la nef est pleine à craquer) chantant Hosanna, hosanna !

    La chorale, à majorité noire, s'envole littéralement, même ses rares membres européens se mettent à chanter en rythme. Un jeune choriste noir a piqué deux brins d'olivier dans sa chevelure en bataille et nous avons devant nous un fauve africain...

    Et puis, soudain, en pleine messe, ce fut la surprise du chef-curé, tout à fait inédite et inattendue : le ballet mystique de cinq négrillonnes en pagne apportant à l'autel rameaux, légumes, fruits et gargoulette d'eau.

    Vive Dieu ! 

  • Les derniers Juifs ...

    Marché du Maârif, Casablanca 

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    IMG - JPEG - Copie - Copie.jpgCASA, MAI 2015

    Le Maroc est le dernier pays arabe à avoir une « communauté » (juive), avec un conseiller du roi, un ambassadeur itinérant, des bijoutiers (dont le fameux Azuelos, le Cartier du Maroc), des commerçants, des écoles, des synagogues et même un sacrificateur des animaux de boucherie et un juge appliquant la loi mosaïque, en tout 3.000 personnes grand max, dont les 2/3 sans doute à Casa.

    On les voit au marché du Maârif, avec leurs ménagères trop maquillées, trop bijoutées, parlant familièrement aux vendeurs et porteurs. Ce souk aux légumes et fruits est, du reste, le plus cher de Casa. Des immeubles de ce quartier ex pied-noir, type Bab-el-Oued, n'abritent que des israélites comme le montrent les noms sur les boîtes aux lettres : Banou, Lévy, Bendahan, Cohen, Skali, Bensoussan, Peres.

    Ils ont eux-mêmes reconstitué des petits « ghettos » flottant sur l'océan islamisant de Dar-el-Beïda.

  • L'AVEUGLEMENT CONTINUE

    le recteur de la Grande-Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur 

     

    Par Péroncel-Hugoz

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    1580318363.jpg19 NOVEMBRE 2015,
    VOL ROYAL AIR MAROC CASA MARSEILLE 

    Une petite semaine après les attentats islamistes de Paris et Saint-Denis (130 tués, des dizaines de blessés graves), la France, l'Europe, leurs élites ont opéré quelques progrès sémantiques, qu'on n'avait pas encore constatés lors des précédents attentats parisiens (janvier 2015), ou bien ceux de Madrid, Londres, Nairobi, Kano, Copenhague, Amsterdam, Bali, Bombay, Tunis, Sousse, Casa, Marrakech, Bengazi, et j'en omets beaucoup.

    Maintenant, le président Hollande surtout soucieux de récupérer des voix musulmanes pour son éventuelle réélection en 2017 et qui n'avait jamais parlé que de « terrorisme » pour les qualifier, a enfin utilisé les mots « djihadiste » et « islamiste ». Et il envisage, je dis bien envisage, de déchoir de leur naturalisation française les tueurs de Français avérés, mais il ne parle pas de suspendre le « regroupement familial », « cadeau » de la droite giscardo-chiraquiste depuis 1976, grâce auquel il y a 10 millions de mahométans dans l'hexagone en 2015, et non pas 2 millions, ce qui serait sans doute encore gérable. 

    Quant aux musulmans, notables comme le Tartuffe algérien de la Grande-Mosquée de Paris, le sieur Boubakeur, ou des passants dans les rues françaises, ils n'ont d'autre argument pour dédouaner leur religion, que de répéter ad libitum : « C'est pas l'Islam, ça, c'est pas l'Islam, etc.» et un jeune beur vient nous dire à la télé : « Le Coran interdit de tuer ! ». Oui, mais seulement les « vrais croyants », alias les musulmans...

    Voilà comment, avec des demi-vérités, on trompe les Français de souche depuis 25 ou 30 ans... 

  • KHOURIBGA

    VUE DE KHOURIBGA - 1946 

    Par Péroncel-Hugoz

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    PERONCEL 4.jpgJANVIER 2011, SCENES DU « MAROC D'EN-BAS » EN PROVINCE 

    Mon auto à l'ombre sous un mimosa (sans odeur, contrairement à ceux de Nice, pourtant tous venus d'Australie mais, comme pour le vin, c'est le terroir qui donne le goût) plein d'oiseaux en rut, j'attends quelqu'un près de la gare de Khouribga, opulente et austère capitale, depuis le Protectorat, de l'Office chérifien des phosphates, principale richesse du sous-sol marocain. A quelques mètres de mon poste d'observation, une noria de taxis dépose des voyageurs, souvent avec une avalanche de bagages, femmes empaquetées, enfants accrochés à leurs robes, et c'est la ruée violente, à chaque arrivée, des porteurs "clandestins", jeunes ou moins jeunes, qui se précipitent sur les paquets, proposent des tickets de car préachetés, tout ça pour un ou deux dirhams de bakchich. Et ça se bat, ça s'insulte, ça s'arrache les bagages des voyageurs, lesquels souvent peu soucieux de sortir un ou deux dirhams de leur poche ou de leur "choukara" (1) arrachent à leur tour leurs bagages déjà aux mains des porteurs. La foire d'empoigne ! La lutte pour soutirer les quelques sous qui permettront à ces jeunes gens, à ces hommes de manger un sandwich aux frites ou à la vache-qui-rit... 

    (1) CHOUKARA : sacoche de cuir traditionnelle, apanage des hommes dans le bled marocain, qui la portent en bandoulière, rejetée sur la hanche.

  • MAROC-BOBO

    Mohand Oulad et Mazarine Pingeot 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    ph - Copie (2).jpgDIMANCHE 14 OCTOBRE 2012, CASABLANCA

    Vu le film Hercule contre Hermès de Mohand Oulad, soi-disant fils de pauvre immigré nord-africain, en vrai né d'un producteur de musique, et en tout cas mec* de la riche gaucharde Mazarine Pingeot, bâtarde du président Mitterrand et résidente secondaire à Asilah, près de Tanger (outre Gordes, en Vaucluse). On parle de ce film depuis des mois, des années, car il voudrait dénoncer le scandale d'un des héritiers Hermès « persécutant de pauvres paysans » installés près des grottes d'Hercule, non loin de Tanger.

    Or à aucun moment la partie « méchante » n'est interrogée ou même montrée. En revanche le gros du film est fait de compliquées querelles interfamiliales entre les fellahs. On n'y comprend goutte. En outre, on ne nous dit pas comment un étranger, si c'est le cas, a pu acheter de vastes terrains agricoles, ce qui leur est interdit ici depuis l'indépendance en 1956. En revanche, on voit quelques beaux paysages du Maroc atlantique septentrional, quelques nobles scènes de vie paysanne, celles-là même qui disparaitraient sans doute si des gauchards « modernistes » venaient par malheur à diriger le Maroc... Mais de « scandale », point. Comme sa femme, le cinéaste sait se faire mousser... 

    * Depuis lors le couple s'est séparé...

  • MIETTES D'ISLAM

    LA FAMILLE ROYALE CHERIFIENNE  

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    peroncel1.jpgEN CIRCULANT AU MAROC, PRINTEMPS 2007

    (Ces petits faits mais qui rendent le son des profondeurs...)

    Un entrefilet dans plusieurs quotidiens casablancais : « 8% seulement des femmes marocaines sont opposées au port du voile...»

    En rapport ou non avec ce sondage, ce dialogue capté dans un café de Casa, entre deux quadras, parlant à haute voix en francarabe. Bien entendu les dames et demoiselles qui se respectent ne vont pas dans les cafés au Maroc :

    - « On ne peut que préférer les femmes voilées aux autres !

    - Pourquoi ?

    - Parce qu'un mystère éventé n'a plus de goût !

    - C'est vrai ! »

    Photo du nouveau bébé royal Lalla-Khadidja et de ses parents, le roi Mohamed VI et la princesse royales, Lalla-Selma, dans Citadines (hebdo féminin francophone) et Nisa-el-Maghreb (hebdo féminin arabophone). Les numéros s'arrachent aussitôt sur les étals. Les milieux professionnels parlent déjà de 500.000 exemplaires vendus à travers ce Royaume de 33 millions de sujets. Pour Nisa, le fameux kiosquier-libraire du quartier Gauthier, en plein centre de Casa, Si-Khalsi, me dit : « 700 exemplaires sont déjà partis et j'en ai commandé encore autant ! Du jamais vu ! ».

    Le roi fait vendre, et tout ce qui tourne autour de Sa Majesté chérifienne aussi. Ca, tous les patrons de presse, tous les journalistes marocains le savent y compris les éternels républicards, anciens étudiants à Paris ou Marseille et qui, contre mauvaise fortune bonne plume, s'attaquent à des sujets royaux afin d'être lus... 

  • MA MERE ET LES MUSULMANS

     L'auteur et sa mère, en 2004

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    PERONCEL 3.jpgMARSEILLE, SEPTEMBRE 2004

    Peu de temps avant de nous quitter, ma mère, chrétienne fervente et sans états d'âme, me parlait des mahométans qu'elle avait observés autour de moi, lorsqu'elle me visitait dans mes postes de correspondant du « Monde » , en Egypte ou en Algérie. Elle avait découvert au Caire que mon cuisinier nubien priait dans la cuisine et en Alger que mon cuisinier marocain allait régulièrement à la mosquée voisine, observait le jeûne de Ramadan, faisait des économies pour aller à La Mecque etc...

    Ma mère avait elle-même été servie, à Marseille, par une jeune femme marocaine, venue du Rif, et pratiquant elle aussi sa foi islamique sans complexe. Et voici ce que fut la conclusion maternelle après ces observations in vivo : « Ces gens-là croient, c'est beau, ils prient, ils jeûnent, ils économisent pour accomplir un pèlerinage. Même s'ils n'ont pas la chance de connaître le vrai Dieu, la vraie religion, ils seront sauvés, c'est sûr, car ils croient ». 

  • LE ROI LABOUREUR

    Ahmed KRIFLA, sans titre &/Huile sur bois, 70 x 90 cm

    Ahmed KRIFLA, sans titre
    Huile sur bois, 70 x 90 cm


    Ahmed KRIFLA, sans titre &/Huile sur bois, 65 x 85 cm

    Ahmed KRIFLA, sans titre
    Huile sur bois, 65 x 85 cm


    Ahmed KRIFLA, sans titre &/Huile sur bois, 65 x 85 cm

    Ahmed KRIFLA, sans titre

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    PERONCEL 4.jpgMeknès, 5 octobre 2012

    Tels jadis Louis XVI ou bien l'empereur de Chine, le roi du Maroc, juché sur un tracteur, en turban orange, pantalon beige et lunettes noires, laboure un champ près de Meknès, pour lancer l'opération Touiza, « Entr'aide », début de la saison agricole. Mohamed VI est un monarque qui aime sortir des bureaux, palais et voitures. 

  • LE TOMATIER ET LES INFIDELES

    Ahmed KRIFLA, vue de la campagne marocaine - Huile sur bois

    Ahmed KRIFLA, sans titre &/Huile sur bois, 70 x 90 cm

    Ahmed KRIFLA, sans titre
    Huile sur bois, 70 x 90 cm


    Ahmed KRIFLA, sans titre &/Huile sur bois, 65 x 85 cm

    Ahmed KRIFLA, sans titre
    Huile sur bois, 65 x 85 cm


    Ahmed KRIFLA, sans titre &/Huile sur bois, 65 x 85 cm

    Ahmed KRIFLA, sans titre

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    ph - Copie (2).jpg13 août 2006

    13 août 2006, dans la Chaouïa, entre Rabat et Ben-Slimane (Camp-Boulhaut, lors de sa fondation par Lyautey), je m'arrête près de l'étal d'un fellah du coin, que je connais, comme fournisseur d'excellents légumes cultivés à l'ancienne, notamment des tomates, par lui et un de ses collègues mais qui n'est pas là aujourd'hui. Je demande des nouvelles de l'absent, et voici ce que me rétorque le paysan présent : « Oh ! ne t'inquiètes pas pour lui, il est au Tribunal, à la ville, mais il est innocent, c'est un mec qui marche toujours nichan (droit) comme un gaouri... » Un gaouri, c'est, en arabe nord-africain, un non-musulman, un mécréant, donc, bref un « Infidèle », comme disaient jadis les orientalistes, en parlant des musulmans, quand ils ne tremblaient pas d'être taxés de « racisme »...

    Notre brave fellah primeuriste sait bien sûr que je suis chrétien, mais il me parle spontanément, sans calculs, et, sans doute, dans son esprit à lui, sa comparaison est flatteuse pour les Européens... Le maréchal Lyautey, résident-général de France en Chérifie, de 1912 à 1925, comprenait aussi les choses comme moi, j'ai l'impression. Au reste, son indigénophilie notoire était taxée d' « indigénofolie » par certains qui auraient volontiers aboli la royauté et transformé l'Empire chérifien en département français, comme l'Algérie voisine... (1)

    Une expression concernant les « gouers » (pluriel de gaouri) a d'ailleurs cours au Maroc depuis le Protectorat franco-espagnol, terminé en 1956) : « Un travail bien fini ne peut être que le fait d'un chrétien ! » (Nasrani, Nazaréen) : Lyautey, encore lui, avait coutume de dire que « le principal ennemi » du Maroc ce n'était pas les brigands de grands chemins ou les concussionnaires mais l' « apeupréisme »... 

    (1) Même le pied-noir algérien Jacques Berque, longtemps officier des Affaires indigènes au Maroc, et républicain marxiste notoire, se fendit en 1949 d'un rapport à la Résidence générale de France à Rabat où il préconisait carrément l'abolition par les Français de la monarchie marocaine...

  • FEMINISME EN TUNISIE : LA GIFLE DE TROP...

    Bourguiba, après avoir réformé la Tunisie avec le bey, en 1956, l'a renversé en 1957...

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal LFAR  •

     

    peroncel1.jpgJanvier 2011

    La Tunisie, depuis le bey Lamine (1943-1957) et son premier ministre Habib Bourguiba et leur statut occidentalisé de la femme musulmane tunisienne (1956), est hautement louée en Occident pour son « avant-gardisme ».

    D'ailleurs la révolte populaire désordonnée qui vient, en quelques jours, de renverser le régime du général flic pro-américain Zineddine Ben-Ali, a tout bonnement commencé par la gifle magistrale qu'une policière de Sidi-Bouzid, bourgade de la Tunisie centrale, a appliquée sur la poire d'un jeune marchand de légumes dont la police avait confisqué l'étal ambulant, sans doute démuni d'autorisation ou jugé comme déparant la modernité locale... Du coup, la victime du soufflet, blessée dans sa fierté masculine - en Islam ce sont les mâles qui ont coraniquement le droit de corriger les femelles et non le contraire - s'est immolée par le feu; un feu qui a embrasé très vite le reste de ce petit pays arabe, habituellement tranquille, de 10 millions d'âmes. 

     

  • DEMANDE D' « ARBITRE »

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal LFAR  •

     

    PERONCEL 3.jpgOCTOBRE 2015 

    Un républicain basique réclame un « arbitre » à la tête de l'Etat français (Le Journal du Dimanche, Paris, 4 octobre 2015).

    L'insipide, l'incolore, l'inodore Claude Bartolone, dit «Barto », l'un des apparatchiks type Hollande du régime socialiste français, vient de découvrir la recette pour améliorer notre gouvernance : « Le Président doit être un arbitre ! » Bravo ! Fameuse découverte ! Eh ! Barto, nous eûmes un arbitre à la tête de la France pendant plus de 1.000 ans, un arbitre auquel tes ancêtres républicains ont coupé la tête, un chef au-dessus, des partis, des coteries, des féodalités, etc...

    Après le ministre Macron qui a déploré l'absence d'un roi chez nous, voici que le président de l'Assemblée nationale française réclame un arbitre ! On progresse... 

     

  • UNE CHRETIENNE BRETONNE SANS COMPLEXE...

    Vieux-Marché [Côtes-d'Armor]

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal LFAR  •

     

    PERONCEL 4.jpgCASABLANCA, MAI 2006 

    Avec mes neveux de passage, nous sommes invités à dîner chez une de leurs parentes, une bretonne bretonnante, venue au Maroc pour quelques années, avec son époux, attelé à un grand projet de transports urbains. Désoeuvrée, la Bretonne, au lieu de courir les tennis, les réceptions, les défilés de mode, a pris des cours d'arabe dialectal, a lu quelques livres de base sur l'Islam (Mahomet de Rodinson, L'âme musulmane de François Bonjean, etc...) et s'est mise à baragouiner avec ses fournisseurs, avec sa cuisinière et la fille de celle-ci (elles allèrent ensemble au hammam, le jour des femmes) et, de tous ces contacts, elle a tiré quelques conclusions personnelles :

    « Certes, ils croient, leur religion est en acier, rien ne peut les ébranler, mais quel formalisme ! ces "Inch'allah" continuels, ces remerciements à Dieu et Mahomet, ces promesses au nom de la divinité et rarement suivies d'effets. Et ce jeûne absurde de Ramadan qui achève les mal-portants, énerve les travailleurs, provoque des accidents en série au fur et à mesure que la journée avance...»

    Et notre Bretonne a fini par dire tout ça un jour à sa servante, ajoutant même : « Allah, merci, je ne suis pas musulmane ! » Il paraît que la destinataire de ces paroles crues mais franches en a versé quelques larmes...

    PS de septembre 2008

    Mes neveux m'écrivent de Bretagne qu'ils sont chez leur parente qui, entretemps, a quitté Casablanca où son mari avait terminé sa mission. « Eh ! bien, figure-toi, précise ma nièce, que notre cousine, qui avait définitivement perdu la foi depuis plusieurs années et qui, en tout cas, n'allait plus à la messe y va maintenant régulièrement chaque dimanche, et elle veut aussi nous emmener au pèlerinage breton islamo-chrétien de Vieux-Marché, où on célèbre les Sept Dormants d'Ephèse, figures chrétiennes de la Bible, que le Coran a adoptées...» 

     

  • Libye (11 - 21 janvier 2001) De Tripoli à Benghazi par la route côtière (Extraits)

    Vue de Benghazi 

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    ph - Copie (2).jpgQUAND KADHAFI GOUVERNAIT SANS PARTAGE...  TRISTE ESCALE A BENGHAZI (3/3)

    JANVIER 2001

    Après l'interminable route côtière de Tripoli à Benghazi, « route de l'unité » réalisée jadis par les Italiens (toujours eux, je n'y peux rien !) pour relier enfin la Tripolitaine « romaine » à la Cyrénaïque « grecque », nous voici dans l'ancienne Bérénice devenue Benghazi; un nom peu rassurant pour les chrétiens car « gazi », à prononcer « razi », d'où notre mot « razzia », désigne en arabe et en turc le « pourfendeur des mécréants », c'est-à-dire nous, les non-musulmans... Même le plus ou moins laïque (et en tout cas islamophobe au sens précis du terme) Kémal Ataturk, père de la République turque, fut salué par ses compatriotes de l'avantageux titre, en Islam, d'El Ghazi... Le razzieur... C'est dire...

    Bref nous voilà à Benghazi où il y a  encore moins d'Européens qu'à Tripoli et où la décrépitude et la saleté de cette grande ville font peine. Comme les Benghaziotes passent pour d'incorrigibles monarchistes, on y voit plus qu'ailleurs des types trop bien nippés pour ne pas être des policiers en civil... Il paraît que la prison est archipleine et que, de temps en temps, on fusille quelques prévenus afin de faire de la place, en prévision de nouveaux prisonniers... Et pour « kadhafier » de force les Benghaziotes, partout d'immenses portraits du dictateur, régulièrement renouvelés, contrairement aux banderoles dilatées de la « républicaine » Tripoli où il n'y a pas d'efforts à faire...

    A Benghazi, jamais en retard d'une pose grotesque, le « colonel-guide» apparaît sur de géantes affiches en consommateur du miel local, en casque de mineur, en chef arabe, en chechia caca d'oie, bien sûr aussi en militaire doré sur tranches et toujours, toujours, en tout déguisement, avec de grosses lunettes noires. Kadhafi ad nauseam...

    Selon mon chauffeur-guide-interprète, dont je connais maintenant la fidélité royaliste, lorsque le grand orientaliste Jacques Berque, plutôt favorable en 1969 au jeune putschiste Kadhafi (Berque le pied-noir fut, ne l'oublions pas, malgré ses immenses talents d'arabisant - il a même retraduit le Coran ! -, Berque, donc se serait écrié, tout déconfit, après son séjour en Libye : « Le régime Kadhafi est une des formes socialistes du malheur ! ». Berque, c'est connu, avait conservé un grand fond d'honnêteté. Je me répète sa formule (applicable sans doute aussi à l'Egypte nasserienne ou à l'Algérie indépendante), tout en avalant, dans un restaurant de Benghazi, mes spaghettis trop cuites, arrosées de ketchup américain froid et plus ou moins sucré, et en buvant un infâme coca-cola made in Libya plein de sucre et de produits chimiques...

    Vous avez dit « au bon temps du roi Idriss » ?... •  (Fin)