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Journal d'un royaliste français au Maroc - Page 4

  • UNE LECON MAROCAINE DE ROYALISME AUX FRANCAIS

    Déferlement de drapeaux chérifiens rouge coquelicot 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    IMG - JPEG - Copie - Copie.jpgRABAT, 12 DECEMBRE 2012  

    Habituellement les hommes politiques ne traitent pas des affaires nationales devant des hôtes officiels étrangers. Le chef du gouvernement marocain, Si Abdelillah, l'a fait, jeudi 12 décembre à Rabat, en présence de son collègue français, Jean-Marc Ayrault, car il s'agissait du retrait d'accréditation à un journaliste de l'Agence France-Presse en poste au Maroc. Ce confrère aurait parlé du parti Authenticité et Modernité comme « proche du Palais » et donc du roi. 

    Devant le républicain laïcard bête et même pas méchant Ayrault, Abdelillah Benkirane a martelé : « Il faut que les Français sachent ceci : au Maroc, nous avons des choses sacrées. Dans notre Constitution, Sa Majesté le roi, de son plein gré, a éliminé l'article parlant de sa « sacralité » mais les Marocains aiment beaucoup le roi, le respectent beaucoup et n'aiment pas que son nom soit mêlé à n'importe quoi ! » 

    Et il a poursuivi devant la délégation française qui prenait là une bonne leçon pour notre pays où, à part le « politiquement correct » importé des Etats-Unis d'Amérique, plus rien n'est ni sacré ni respecté : « Nous n'aimons pas entendre parler d'un « parti du roi » parce qu'il n'y a pas de « parti du roi ». Le « parti du roi » c'est le Maroc et les Marocains ! »* 

    Bien envoyée, cette jolie leçon de royauté arbitrale, au-dessus des partis par définition, leçon administrée à un régime, en France, où le chef de l'Etat républicain est, par définition, juge et parti (ou partie)...   

    * Note de 2016 : le parti d'Abdelillah Benkirane ayant derechef remporté les élections législatives, le roi l'a reconduit dans ses fonctions de président du gouvernement marocain.

    Retrouvez l'intégralité de ce journal (extraits parus) dans Lafautearousseau ...

    Journal d'un royaliste français au Maroc

  • Blanc et noir sur fond coquelicot 

    Déferlement de drapeaux chérifiens rouge coquelicot 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    1580318363.2.jpgCHOSES VECUES, RABAT, MAI 2008 

    Ayant reçu un carton de presse venant de la Fédération royale marocaine des sports pour l'ouverture du championnat mondial de lutte libre (tous les coups sont permis mais c'est à 80% de la frime...), au Stade marocain (fondé en 1919) de Rabat, je m'y rends surtout pour voir sportifs et spectateurs, tous debout, chantant à pleins poumons, en arabe, l'hymne royal : Dieu, la Patrie, le Roi. Tout ça dans un déferlement inouï de drapeaux chérifiens rouge coquelicot et de tambours populaires amenés par l'assistance pour chauffer encore un peu plus l'atmosphère.

    Commence alors le défilé des délégations, Turquie en tête, hégémonie lutteuse oblige, chaque groupe de sportifs arborant des survètos aux couleurs rappelant leur pays : orange pour la Hollande, vert et blanc pour l'Arabie-Séoudite, blanc et violet pour le Qatar etc... Arrive le tour de la France : d'abord aucun indigène de l'Hexagone parmi nos lutteurs, seulement des Africains, des Turcs, des Arabes... Et tous en survètos noir et blanc ! Nos couleurs ont-elles changé, sont-elles devenues comme les non-couleurs de la Bretagne ou de Lisbonne ? Non, c'est une image de plus de la « culture de mort » dénoncée par Jean-Paul II, symbolisée par le noir de deuil des tenues féminines, des devantures de restaurant ou de boulangeries (ne parlons pas des cabarets, noirs même à l'intérieur), des draps noirs, des assiettes noires, des layettes noires et j'en passe...

    Au passage de la délégation « française », j'ai honte devant les deux confrères marocains avec lesquels je suis venu, eux si fièrement nationalistes et qui vont huer les lutteurs thaïs ou japonais, même quand ils sont manifestement supérieurs aux lutteurs marocains. Je ne regrette quand même pas d'être venu car, au moins durant l'hymne royal, j'aurai eu un excellent moment, j'aurai « compensé ». Lyautey, jadis, faisait pareil ici, en transférant son royalisme français sur le service de la Couronne alaouite. Et le maréchal-résident avait même la délectation, en tenant l'étrier du sultan Moulay Youssef, qui aurait pu être son fils, de faire enrager à Paris les républicains type Herriot, Daladier ou Briand dont la seule évocation me donne la nausée...

    Le résultat de leur « oeuvre », c'est une France qui n'a même plus assez de sportifs autochtones, une France en train de disparaître...  

  • FRANCO ET LES ARABES

    Hassan II et le général Franco dans les années 60 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  • 

     

    3960562315.3.jpgLAAYOUN (SAHARA MAROCAIN), 6-8 MARS 2010

    Rencontres avec les notabilités locales : gouverneur, maire, élus divers, membres du Conseil royal sur le Sahara, chefs de tribus etc... plus quelques ambassadeurs étrangers en déplacement dans la province sud contestée du Royaume chérifien (Croatie, Corée du Sud, Gambie, Centrafrique, Congo-Brazza, Azerbaïdjan, Bruneï etc...). Chacun presque y va de son couplet anti-Franco, lequel, effectivement résista un peu à la décolonisation du Sahara atlantique. Ce n'est quand même pas l'essentiel qu'on devrait retenir du Caudillo quand on est arabe et musulman. Finalement, lassé de ces attaques contre un défunt qui a sauvé l'Ibérie du communisme et qui a restauré la royauté à Madrid, entre autres bienfaits, je fais une sortie à ma manière : « N'oubliez jamais, Ya Sida*, que Franco prit le pouvoir avec des Marocains et fit toute sa vie confiance à une garde composée de Marocains. Que Franco manifesta sa sympathie aux Arabes, à l'Islam en se refusant toujours à reconnaître l'Etat d'Israël. » Chacun se regarde, certains opinent, aucun ne me contredit. Je suis tenté d'ajouter : « Souvenez-vous aussi que de Gaulle, autre allié des Arabes, voulut, avant de mourir, après  sa démission, en 1969, connaître Franco et qu'une fois face au Caudillo il lui dit, solennellement : "Finalement, vous avez été positif pour l'Espagne. Vous lui avez évité de sombrer dans le communisme." » Last not least, Franco évita aux Espagnols d'être emportés dans la mortelle tourmente de la Seconde Guerre mondiale ... Et il fit de la misérable et détruite Espagne la dixième puissance économique mondiale !  

    *

  • Saïgon 1950 ...

    Saïgon à l'époque française 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  • 

     

    ph - Copie (2).jpgSAIGON 1950 CONSIDERE DEPUIS CASABLANCA

    Un lecteur fidèle, et qui connaît mes goûts, m'envoie de la documentation sur l'expo du Havre consacrée à Roger Chapelet (1903-1995), ce peintre de marine voyageur qui retranscrit le monde vu du large, de Gibraltar aux glaces nordiques, du Maroc à Saïgon. Saïgon 1950, avec ses gros bateaux blancs et ses frêles jonques noires, sur le Mékong, au bas même de la capitale de Cochinchine. 1950, c'était le début de la fin, avec encore des raisons d'espérer de pouvoir garder un pied français dans ce qui fut l'un de nos paradis coloniaux, avec ces femmes indigènes à la grâce si légère et qui aimèrent tant nos soldats, nos colons et nos fonctionnaires en tenue de toile claire...

    Ce Chapelet, au nom sans doute un tantinet ridicule à notre époque moqueuse à l'endroit de ce qui évoque notre religion, est un peu le pendant pictural des Brauquier ou Dekobra des années Art déco.

    Pour ma part, je ne vis vraiment Saïgon que vers 2000, moment bête et frustrant où l'ancien empire de Bao-Daï réussissait à marier la stérilité communiste à la vulgarité libre-échangiste, où « Vietnam » était le nouveau nom des trois « Ky » : la colonie de Cochinchine et le protectorat d'Annam et Tonkin; où Saïgon était affublée du nom d'un fauteur de guerre, Ho-Chi-Minh, nom que l'usage populaire refuse toujours, paraît-il, à l'heure où j'écris ces lignes* et où Saïgon recevait le ministre français de la Francophonie, Catherine Tasca (une fille de vichyste, venue par expiation au socialisme mitterrandien et qui avait honte de sa fonction, connotée « colonialiste »...), pour amadouer la France et sa force industrielle car, à la langue de de Gaulle elle préférait depuis un bail déjà le baragouin des Amerlocks ...

    Eh bien, un demi-siècle après son passage à Saïgon, Chapelet n'y aurait pas été dépaysé : mêmes longs bateaux blancs, mêmes lestes jonques, même va-et-vient d'embarcations donnant le tournis sur ce large morceau de fleuve qui tient lieu de port à la ville cochinchinoise. Je ne sais plus quel vice-ministre ou conseiller diplomatique m'invite comme envoyé du Monde à dîner sur un énorme restaurant flottant : cuisine chinoise, service à la russe et, afin de me « faire plaisir » le directeur de l'établissement vient en personne me dire : « Maintenant un peu de musique française... » Et éclate alors, dans la tiède nuit saïgonaise où j'espérais oublier un moment et la France déchirée actuelle et l'Indochine actuelle en train d'être avalée par l'ogre Marx, l'affreuse rengaine en français ou plutôt en francarabe, « Didi », du grimaçant chanteur algérien planqué en France (pléonasme) Khaled...

    Bref, à Saïgon-Ho-Chi-Minh-Ville, je bus le calice jusqu'à la lie... 

    * Texte écrit en deux temps

  • Déferlement de caftans

    LA FAMILLE ROYALE CHERIFIENNE  

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  • 

     

    peroncel1.jpgSAMEDI 25 AOUT 2012, RABAT

    Grand mariage à Rabat, dans la haute bourgeoisie et plus précisément chez la fille d'une ex-concubine de Mohammed V, autorisée à se remarier après le décès du sultan-roi, en 1961. C'est donc la petite-fille de la ci-devant « dame du Palais » qui épouse un jeune homme de  bonne famille.

    Plusieurs milliers d'invités : la plupart des hommes sont en complet-veston gris ou noir, cravatés tout aussi tristement, sans barbe (trop religieux), rarement avec moustache (trop populaire, trop aâroubi (1). Seuls les serveurs sont en jabadors (2) et calots blancs, et le maître de cérémonie en djellaba jaune paille (la tenue traditionnelle masculine idéale mais qui, en ville, n'est plus guère portée que pour la grande prière du Vendredi).

    Mais quelle revanche de la marocanité, de l'Orient, des couleurs, des fleurs, du côté féminin ! Mon plaisir, ce soir, outre l'orchestre jouant les classiques de la musique arabe (Oum Kalsoum, Fayrouz, Abdelwahab plus quelques airs de chansons marocaines), les nems halal aux fruits de mer et autres spécialités du cru ou marocanisées, mon très grand plaisir ce sera de voir arriver, se placer, saluer, en quelque sorte « défiler » un millier d'invitées, de la fillette à la bisaïeule, toutes revêtues du caftan, sorte de robe-manteau à grandes manches et traîne obligatoire, obligeant ces dames à l'élégant geste, lorsqu'elles marchent, de soulever un peu cette longueur qui est le propre du caftan de Cour dit aussi Makhzénien (3).

    Les créateurs de caftans sont doués d'une imagination sans limite, et certains sont localement célèbres, comme Ouaknine, un Juif de Casa (les tailleurs israélites ont jusqu'à récemment joué un rôle au Palais, l'un d'entre eux publiant même d'intéressants Mémoires (4).

    Aussi, ce soir, aucun doublon (ce qui se voit parmi les clientes de la haute couture à Paris ou Milan), pas une seule invitée portant le même caftan que sa voisine ! Et quelle avalanche de motifs ! Toutes les couleurs, sauf le noir (abandonné à la mode européenne qui s'en repaît depuis des lustres ad nauseam), tous les motifs et surtout, surtout, toutes les fleurs de la création, souvent en gros motifs et portés même carrément par des grands-mères : glycines, anémones, tulipes, roses, pivoines, pensées, arums, fleurs d'oranger ou de citronnier, coquelicots, bleuets, marguerites, canas, bignones, lauriers roses, bougainvillées etc. etc...

    Le tout d'un éclat, d'une fraîcheur, d'une variété jamais vus de ma vie dans un parterre féminin. 

    1. Aâroubi : « petit arabe, campagnard », équivalent de « pécnod » en français

    2. Jabador : costume masculin traditionnel marocain avec pantalon semi-bouffant et veste brodée

    3. De « Makhzen », gouvernement avec référence à la Royauté. Le mot "magasin", en français, vient de Makhzen

    4. Les couturiers du sultan, itinéraire d'une famille juive marocaine, par Albert SASSON, Editions Marsam, Rabat, 2007

  • Nouvelles « religieuses » d'ici et d'ailleurs...

    Les villes de Clermont-Ferrand et de Koweït 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  • 

     

    IMG - JPEG - Copie.jpgRRETOUR EN CHERIFIE, FIN AOÛT 2012

    Le consul de France à Koweït, David Hocquet, s'est converti à l'Islam, en complet veston, publiquement, dans une mosquée de la ville. L'ambassadeur, Mme Yada Nafi,  n'a pas eu, elle, à franchir ce pas, ayant eu le privilège de naître dans la « bonne religion », celle qui est à la mode en Europe occidentale en tout cas...

    L'Islam entier se  réjouit de la conversion de M. le consul de France.

    Mahométane aussi est Yamina Benguig, actuel ministre des Français de l'étranger et de la Francophonie; elle est née Belaïdi en 1955, dans une famille kabyle, et aurait été instruite par des religieuses catholiques. Son père fut agitateur syndicaliste algérien en France du Nord, Mme Benguigui, naturalisée française en 1989, doit son patronyme à son époux, un dentiste juif algérien, Francis, qui a donc dû se convertir à l'Islam car un non-musulman ne peut pas se marier avec une « vraie croyante ». La ministre est ainsi devenue la belle-soeur de l'acteur-chanteur Patrick Bruel, alias Benguigui.

    La mairie socialiste de Clermont-Ferrand vient d'annoncer que le « carnaval » de la ville s'intitulera désormais « Fête de l'égalité et de la diversité »...

    Le Lutetia, palace parisien, célèbre entre autres pour avoir été un siège nazi durant l'Occupation, appartient à présent - revanche sur les malheurs de l'Histoire - au groupe israélien Akinov. Le Lutetia héberge Dominique Strauss-Kahn depuis qu'Anne Sinclair l'a chassé du domicile conjugal. A l'étage où Strauss-Kahn a sa chambre ne servent plus désormais que des valets de sexe bien masculin...

  • Silence royal

    Le roi Mohammed VI et Abdelilah Benkirane, au palais de Midelt, sur les hauteurs de l'Atlas. Novembre 2011 - Photo : Azzouz Boukallouch-AP

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  • 

     

    IMG - JPEG - Copie - Copie.jpgMOHAMEDIA, FIN AOÛT 2012 

    « Quand on est au pouvoir, il faut savoir garder un silence effrayant ». Je tombe sur cette phrase, inconnue de moi dite par de Gaulle avant de s' « enfuir » à Baden, en mai 1968 (Les années de Gaulle, de Jean-Louis Marzorati, Bourin, 2012). Cette splendide sentence répond à un autre mot péremptoire de de Gaulle, dans Au fil de l'épée : « Rien ne rehausse l'autorité mieux que le silence ». Ces deux phrases servent Mohamed VI, roi du Maroc depuis 1999, auquel les modernards à tout crin reprochent son « silence ». S'il parlait, ils lui reprocheraient sans doute ses « bavardages »...

    Parole vizirielle

    Le 21 août 2012, entendu le chef du gouvernement marocain, l'islamiste Abdelillah Benkirane, parler en français sur Radio-Tanger : voix chaude, grave sans être caverneuse, avec ce qu'il faut d'intonations rocailleuses pour ne pas passer pour un intello francisé ; en outre, le français de "Benki", comme l'ont surnommé les frondeurs des salons de Rabat et Casa, quoique légèrement empreint d'accent populaire, est fluide, clair, sans faute, du moins lors de cette émission. 

     

  • FRANCOPHONIE, A UN MOIS DU XIVEME SOMMET DE KINSHASA ...

    Kinshasa et le fleuve Congo

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  • 

     

    PERONCEL 3.jpgVU DE RABAT, SEPTEMBRE 2012 

    Les « Ségolenistes » (on ne devrait pas dire les « royalistes » qui sont tout autre chose) utilisent le terme « royal power » pour parler de l'auréole politique de Mme Royal. Les mêmes militants et d'autres évoquent les « hollandais » plus proches de l'actuel chef de l'Etat français, ce qui n'est guère attentionné pour les sujets de la reine de Hollande. On devrait dire « hollandistes ».

    De même, l'algérienne Yasmina Benguigui, actuelle ministre française chargée de la Francophonie, emploie publiquement l'horrible expression « e-mail », 100% anglo-saxonne, au lieu du terme francophone admis dans des dizaines de pays et avalisé par l'Académie française : courriel. La sarkozyste Nathalie quelque chose Morizet ne craint pas, non plus, de dire « mail ». Ségolène, encore elle, en Afrique du Sud, s'exprimant en français pour l'envoyée spéciale du Figaro, a employé deux fois l'abominable « crash » au lieu d'accident ou chute.

    Avec tous ces anglo-américanomanes sans complexe, la Francophonie est bien aidée...

    Comme me le confiait un jour Boutros Boutros-Ghali qui fut, entre autres, secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie : « La Francophonie risque de se faire contre les Français ! ». Contre les intellos français, déjà yanquis dans leur tête... Des collabos d'un genre nouveau : culturels. 

     

  • NOTES D'AMERIQUE DU NORD [II]

    L'hôtel-restaurant Château-Frontenac... avec vue sur le Saint-Laurent 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  • 

     

    PERONCEL 4.jpgMAI-JUIN 1984 

    Vu d'avion, le Saint-Laurent, dans sa plaine verte, c'est comme le Nil... Mais au sol, c'est comme la Suisse ou la Belgique. Propre et triste. Et bien plus anglais ou américain qu'on ne l'imagine, en rêvant de loin à ce haut lieu de la Francophonie... Enfin, il y  a tout de même, à Montréal, le balcon du plus beau discours de De Gaulle, avec celui de Mostaganem sur l'Algérie française.

    Drôle de pays que ce Québec où on vend des timbres dans les pharmacies; où il y a un Parti progressiste conservateur; où deux stations du métro montréalais font référence au pape Pie IX, cet apôtre de la Réaction; où les lilas éclatent à peine les neiges fondues; où les trappeurs (ou des mecs en ayant l'air) partant pour le Grand Nord n'emportent plus une hache mais une raquette de tennis...

    Et quel provincialisme malgré les cafés comme à Paris, les gratte-ciel comme à New-York, les trois millions d'habitants de Montréal ! Et puis cet accent geignard, incompréhensible et dont les Québecquois indépendantistes sont si fiers et au sujet duquel ils rappellent sans cesse que c'est l'accent des paysans berrichons ou poitevins venus au XVIIe siècle peupler la Nouvelle-France ! Du coup, on n'ose rien dire, de peur même d'insulter notre Histoire.

    L'heureuse surprise lors de ce reportage, c'est de constater la quasi-absence de délinquance dans cet immense Montréal, avec ses villas sans volets; sa jeunesse nette et sage en ville; sa circulation tranquille et son stationnement facile : Québec-Ville : oui ça ferait une jolie petite capitale d'un Etat francophone nouveau, résistant farouchement à la yanquisation, dans l'océan hostile et doucereux de l'Amérique septentrionale. Cependant l'emblème de cette capitale têtue ne serait ni la flèche d'une cathédrale ni la colonnade d'un palais mais, très prosaïquement, les fausses tours d'un castel de la Belle au bois dormant revu par Walt Disney : l'hôtel-restaurant Château-Frontenac... Avec vue sur le Saint-Laurent, lequel, sous le soleil, se donne soudain des airs de Bosphore, quoique baignant un site mi-breton mi-norvégien... (FIN) 

  • NOTES D'AMERIQUE DU NORD [I]

    Naïm Kattan, Juif irakien arabophone et francophone, maintenant canadien d'Ottawa 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    ph - Copie (2).jpgMAI-JUIN 1984 

    A Montréal, que de regards vides, blafards, de cheveux filasses, d'yeux gris ou aqueux ! Et quel monument de tristesse que cette vaste basilique Saint-Joseph-du-Mont-Royal où, dans une petite chapelle voisine du sanctuaire, je déchiffre les ex-votos, dont celui-ci qui me laisse pantois par sa crudité dans ce pays si « convenable » : « Guérison d'un chancre en 18 jours. Honneur à Saint-Joseph ! »

    Je ne retrouve de la vivacité dans les traits, les regards, les mouvements que dans une paroisse libanaise à l'autre bout de Montréal où, après la messe, chez le curé, on me présente Joséphine, venue directement du Chouf, après un nouveau massacre-surprise de chrétiens par des musulmans druzes. Elie, lutteur gréco-romain de l'équipe officielle libanaise et combattant des Forces libanaises (les « Phalanges », selon mes confrères roses ou rouges pour suggérer le côté fasciste...); Tony le thésard qui n'a pas pu finir son mémoire à Beyrouth, à l'Université jésuite Saint-Joseph à cause de sa condamnation à mort par les doux « fedayin » palestiniens dont la cause est si chère dans les salons et salles de rédaction parisiens, etc.

    Jeux de mots francophones lus en autobus sur les réclames des compagnies aériennes locales :

    A NOUS YORK !

    TÔT RONTO !

     

    Rencontre longtemps désirée, quand j'étais au Proche-Orient, et enfin arrivée au Canada, avec Naïm Kattan, Juif irakien arabophone et francophone, maintenant canadien d'Ottawa, la capitale fédérale où il conseille culturellement le gouvernement. Son roman écrit directement en français, Babylone,  en dit plus en 10 pages, sur l'Orient arabe, sur la relation éternellement passionnelle entre cet Orient-là et l'Occident latin, que tous les orientalistes du monde, sans parler de mon pauvre petit Radeau de Mahomet...

    Cependant le lieu où on écrit, le climat, les arbres, les passants, les variations des cieux ou des eaux (le Tigre et l'Euphrate comptent tant dans la vie des gens en Mésopotamie, et cela depuis le Paradis terrestre !...) doivent grandement influencer les plumes car je ne retrouve pas les piments du Kattan de Babylone dans ses écrits nord-américains... L'écrivain me reçoit si chaleureusement que je n'ose pas lui confier ma déception...  (A SUIVRE) 

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    Le Radeau de Mahomet - Poche – Janvier 1999

  • PROPOS PUBLICS GLANES AU VOL

    Alain Juppé remet la légion d’honneur à l’imam Tareq Obrou

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    peroncel1.jpg20 SEPTEMBRE 2014, COLLOQUE ISLAMO-CHRETIEN DE RABAT EN PRESENCE DE MGR LANDEL, ARCHEVÊQUE DU MAROC CENTRAL ET MERIDIONAL (EN GROS L'EX ZONE FRANCAISE DU PROTECTORAT)

    (...) L'imam marocain Obrou, en poste à Bordeaux, où il est devenu le chouchou musulman du maire Alain Juppé qui l'a fait décorer de la Légion d'honneur  :  « Il faut cultiver la diversité dont l'Islam est l'exemple

    Il est péremptoire, parle par formules qui n'ont pas l'air de vouloir se prêter à la discussion. Je suis venu en journaliste, pour le360, donc je ne bronche pas.

    Brigitte Cholny, « dogmaticienne » de la Catho de Paris, a l'air d'une grosse naïve qui se veut finaude... Elle laisse dire à un prof de la Karaouine* à Fez, Hassan Azzouzi, théologien, que « l'Islam appelle à la reconnaissance de l'Autre » ...

    Dans l'assistance, le Père Roucou**, type même du « Turc de profession » en col romain, opine gravement du chef en écoutant Azzouzi... Ca pourrait résumer ce colloque.

    A la question d'une femme habillée à l'occidentale et qui ne se présente pas, sur le mariage musulman, Azzouzi justifie tranquillement la prohibition de l'union d'une mahométane avec un non-musulman « par le souci que les enfants soient élevés dans la religion islamique ». Personne ne bronche dans la très nombreuse assistance. Il a même fallu ouvrir une seconde grande salle avec retransmission des débats sur écran géant.

    Encore Azzouzi, très doctement : « Le djihad n'est pas une guerre sainte mais une défense de l'Islam et une lutte contre l'injustice et le mal » (sic).

    Le fameux « la Ikra fil dine » est cité par plusieurs orateurs de tous bords dans sa traduction apologétique : Pas de contrainte en religion ! Ikra, c'est en fait la haine, la dissension.

    Remarque juste d'Olivier Abel, philosophe chevelu de Montpellier, apparemment huguenot : « les fausses réconciliations conduisent au pire ». Il cite ce mot si juste de Lévy-Strauss en 1961 et qui concerne entre autres le Maroc de 2014 : « Le Tourisme peut être aussi dangereux que la guerre ».

    Le Libanais Antoine Assaf fait l'éloge du cardinal noir Sara que j'aurais bien aimé avoir pour pape au lieu de ce démagogue italien venu d'Argentine. Hélas ! le cardinal n'est pas présent à ce colloque fait surtout d'aveuglement et de complaisance... 

    *  Université islamique millénaire de Fez

    ** Alors chargé des relations avec l'Islam dans l'Eglise de France

  • ALERTE AU MARIAGE PRINCIER

    Le prince Moulay-Rachid et son épouse

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    IMG - JPEG - Copie.jpgRABAT, JUIN 2014

    Dans la nuit du 15 au 16 juin 2014, « alerte » - le mot est justifié - sur le Net, notamment sur le journal en ligne maroco-international, le360, avant d'annoncer les noces, célébrées durant le week-end au palais royal de Rabat, du prince Moulay-Rachid, frère cadet unique de Mohamed VI. Alors que le Tout-Maroc s'attendait à une princesse du Golfe arabo-persique, l'émir imberbe, l'émir homme-à-femmes, l'émir discret, l'émir-qui-ne-crée-pas-d'ennuis-à-son-frère, épouse tout bêtement une sujette de Mohamed VI, Mlle Oum-Keltoum Boufares. Une famille marocaine sans histoires, dont l'héritière est mince, très mince et brune, alors que Moulay-Rachid passait jusqu'ici pour amateur de chair slave rebondie et blonde, venue par avion de Kiev ou Moscou. Plus que quadra, le Prince (et 2ème sur la liste de succession après son neveu Hassan), devait faire une fin et procréer. Tout rentre dans l'ordre. Le mariage, en Islam, est réputé « compléter la religion ». 

    PS du 19 juin : finalement c'est un mariage interne à la dynastie puisque les deux mariés sont des arrière-petits-enfants du sultan Youssef 1er, Rachid par les hommes, l'épousée par les femmes. 

    Lire ... Journal d'un royaliste français au Maroc

  • MOULAY-HICHAM FAIT SA PELOTE

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    4032568712.jpgMI-MAI 2011 

    Nouvelles déclarations tonitruantes du cousin germain de Mohamed VI à la presse étrangère, en l'occurrence L'Express du 11 mai : « La sacralité n'est pas compatible avec la démocratie » etc.

    Le chouchou des Amerlocks peaufine son profil « démocrate » pensant peut-être au jour où il pourrait régner comme monarque « moderne » sur le Maroc ou plus certainement au moment où il deviendrait, avec bénédiction nord-américaine, le premier président de la nouvelle « République marocaine » ...

    Il règnerait cinq ans, dix ans peut-être et puis le pays se retrouverait sans institution politique permanente, sans guide religieux suprême et irait à vau-l'eau...

    Mais de ça il doit se foutre car « moi, moi, moi, je suis le seul capable de 'moderniser' le Maroc » (il n'a que ce verbe à la bouche), un peu comme le prince Daoud qui remplaça son cousin Zaher-Chah d'Afghanistan et foutut ce pays par terre...

  • HARO SUR LE PATERNALISME !

    Violences à Khouribga

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    PERONCEL 3.jpg16 MARS 2011

    Les troubles violents de Khouribga (1 mort, 25 blessés graves, 12 autos brulées, plus le siège Art-déco de l'Office chérifien des phosphates, etc., etc.) c'est à cause du recrutement préférentiel de Sahraouis, amenés du Sud pour alléger la pression sociale des sans-travail au Sahara marocain, au détriment des enfants d'ouvriers de l'OCP, traditionnellement recrutés de père en fils depuis le Protectorat (1912-1956). Le paternalisme a du bon...

    Les autorités politiques marocaines s'y sont attaquées au nom du principe stupide (et universel) de « déshabiller Paul pour habiller Jean »...

    Florence Kuntz* me dit que dans le milieu rbati** huppé, riche et instruit qu'elle fréquente, c'est à qui est le plus rouge, le plus démocrate, le plus révolutionnaire... Et si révolution il y a, ils en seront, comme partout et toujours, les premières victimes et c'est en France qu'ils viendront ensuite nous pleurer dans le gilet, telles les féministes anti-chah qui huaient les Pahlavi en défilant tête nue à Téhéran et qui furent les premières voilées de force par les ayatollahs...

    Du coup, les dames de gauche filèrent vite à Cannes ou à San Francisco... 

    * Ex députée souverainiste

    ** Rbati = de Rabat

    Lire ... Journal d'un royaliste français au Maroc

  • LE DIEU CHEVAL ...

    Clôture du 8ème Salon du Cheval à El Jadida 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    PERONCEL 4.jpgMAZAGAN - ELJADIDA, DEBUT DE L'ANNEE HEGIRIENNE 1437, DEUX JOURS AU VIIIème SALON INTERNATIONAL DU CHEVAL, 16 ET 17 OCTOBRE 2015 

    En bordure de la forêt d'eucalyptus, le Maroc vient de se doter d'une « Cité du Cheval » où se presse une foule immense et contrastée (dames voilées chics, vieux montagnards berbères en djellabas, jeunes ouvriers ou artisans goguenards en tongs) unie dans le même culte de la beauté équine, du cheval barbe (berbère) à forte encolure, hyperviril et difficilement maitrisable.

    Dans les travées des pays étrangers et des entreprises je vois avec tristesse des sociétés françaises communiquant en anglo-américain à côté du stand portugais... francophone. Les Français, par incurie, snobisme, américanisation, auront assassiné eux-mêmes la Francophonie, naguère si prometteuse.

    Avec le vétérinaire érudit Jamal Hossaïni-Ilali, nous descendons en ville. En pleine avenue Mohamed V, l'ancien jardin public français a conservé ses araucarias géants, plantés par ordre de Lyautey lui-même, mais ses allées sont remplies de détritus. Même la stèle à Mohamed V a été ébréchée. En revanche, un peu caché derrière des hibiscus, une plaque, fêlée mais toujours présente, rappelle qu'ici, dès 1913*, Lyautey avait lancé : « Mazagan doit être le Deauville marocain ! ». Même océan, même longue plage promenade, même air vif mais des palmiers partout au lieu des « planches » de la station normande.

    * Le Protectorat avait commencé en 1912 et il se terminera en 1956.