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Journal d'un royaliste français au Maroc - Page 3

  • NOTES D'AMERIQUE DU NORD [II]

    L'hôtel-restaurant Château-Frontenac... avec vue sur le Saint-Laurent 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  • 

     

    PERONCEL 4.jpgMAI-JUIN 1984 

    Vu d'avion, le Saint-Laurent, dans sa plaine verte, c'est comme le Nil... Mais au sol, c'est comme la Suisse ou la Belgique. Propre et triste. Et bien plus anglais ou américain qu'on ne l'imagine, en rêvant de loin à ce haut lieu de la Francophonie... Enfin, il y  a tout de même, à Montréal, le balcon du plus beau discours de De Gaulle, avec celui de Mostaganem sur l'Algérie française.

    Drôle de pays que ce Québec où on vend des timbres dans les pharmacies; où il y a un Parti progressiste conservateur; où deux stations du métro montréalais font référence au pape Pie IX, cet apôtre de la Réaction; où les lilas éclatent à peine les neiges fondues; où les trappeurs (ou des mecs en ayant l'air) partant pour le Grand Nord n'emportent plus une hache mais une raquette de tennis...

    Et quel provincialisme malgré les cafés comme à Paris, les gratte-ciel comme à New-York, les trois millions d'habitants de Montréal ! Et puis cet accent geignard, incompréhensible et dont les Québecquois indépendantistes sont si fiers et au sujet duquel ils rappellent sans cesse que c'est l'accent des paysans berrichons ou poitevins venus au XVIIe siècle peupler la Nouvelle-France ! Du coup, on n'ose rien dire, de peur même d'insulter notre Histoire.

    L'heureuse surprise lors de ce reportage, c'est de constater la quasi-absence de délinquance dans cet immense Montréal, avec ses villas sans volets; sa jeunesse nette et sage en ville; sa circulation tranquille et son stationnement facile : Québec-Ville : oui ça ferait une jolie petite capitale d'un Etat francophone nouveau, résistant farouchement à la yanquisation, dans l'océan hostile et doucereux de l'Amérique septentrionale. Cependant l'emblème de cette capitale têtue ne serait ni la flèche d'une cathédrale ni la colonnade d'un palais mais, très prosaïquement, les fausses tours d'un castel de la Belle au bois dormant revu par Walt Disney : l'hôtel-restaurant Château-Frontenac... Avec vue sur le Saint-Laurent, lequel, sous le soleil, se donne soudain des airs de Bosphore, quoique baignant un site mi-breton mi-norvégien... (FIN) 

  • NOTES D'AMERIQUE DU NORD [I]

    Naïm Kattan, Juif irakien arabophone et francophone, maintenant canadien d'Ottawa 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    ph - Copie (2).jpgMAI-JUIN 1984 

    A Montréal, que de regards vides, blafards, de cheveux filasses, d'yeux gris ou aqueux ! Et quel monument de tristesse que cette vaste basilique Saint-Joseph-du-Mont-Royal où, dans une petite chapelle voisine du sanctuaire, je déchiffre les ex-votos, dont celui-ci qui me laisse pantois par sa crudité dans ce pays si « convenable » : « Guérison d'un chancre en 18 jours. Honneur à Saint-Joseph ! »

    Je ne retrouve de la vivacité dans les traits, les regards, les mouvements que dans une paroisse libanaise à l'autre bout de Montréal où, après la messe, chez le curé, on me présente Joséphine, venue directement du Chouf, après un nouveau massacre-surprise de chrétiens par des musulmans druzes. Elie, lutteur gréco-romain de l'équipe officielle libanaise et combattant des Forces libanaises (les « Phalanges », selon mes confrères roses ou rouges pour suggérer le côté fasciste...); Tony le thésard qui n'a pas pu finir son mémoire à Beyrouth, à l'Université jésuite Saint-Joseph à cause de sa condamnation à mort par les doux « fedayin » palestiniens dont la cause est si chère dans les salons et salles de rédaction parisiens, etc.

    Jeux de mots francophones lus en autobus sur les réclames des compagnies aériennes locales :

    A NOUS YORK !

    TÔT RONTO !

     

    Rencontre longtemps désirée, quand j'étais au Proche-Orient, et enfin arrivée au Canada, avec Naïm Kattan, Juif irakien arabophone et francophone, maintenant canadien d'Ottawa, la capitale fédérale où il conseille culturellement le gouvernement. Son roman écrit directement en français, Babylone,  en dit plus en 10 pages, sur l'Orient arabe, sur la relation éternellement passionnelle entre cet Orient-là et l'Occident latin, que tous les orientalistes du monde, sans parler de mon pauvre petit Radeau de Mahomet...

    Cependant le lieu où on écrit, le climat, les arbres, les passants, les variations des cieux ou des eaux (le Tigre et l'Euphrate comptent tant dans la vie des gens en Mésopotamie, et cela depuis le Paradis terrestre !...) doivent grandement influencer les plumes car je ne retrouve pas les piments du Kattan de Babylone dans ses écrits nord-américains... L'écrivain me reçoit si chaleureusement que je n'ose pas lui confier ma déception...  (A SUIVRE) 

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    Le Radeau de Mahomet - Poche – Janvier 1999

  • PROPOS PUBLICS GLANES AU VOL

    Alain Juppé remet la légion d’honneur à l’imam Tareq Obrou

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    peroncel1.jpg20 SEPTEMBRE 2014, COLLOQUE ISLAMO-CHRETIEN DE RABAT EN PRESENCE DE MGR LANDEL, ARCHEVÊQUE DU MAROC CENTRAL ET MERIDIONAL (EN GROS L'EX ZONE FRANCAISE DU PROTECTORAT)

    (...) L'imam marocain Obrou, en poste à Bordeaux, où il est devenu le chouchou musulman du maire Alain Juppé qui l'a fait décorer de la Légion d'honneur  :  « Il faut cultiver la diversité dont l'Islam est l'exemple

    Il est péremptoire, parle par formules qui n'ont pas l'air de vouloir se prêter à la discussion. Je suis venu en journaliste, pour le360, donc je ne bronche pas.

    Brigitte Cholny, « dogmaticienne » de la Catho de Paris, a l'air d'une grosse naïve qui se veut finaude... Elle laisse dire à un prof de la Karaouine* à Fez, Hassan Azzouzi, théologien, que « l'Islam appelle à la reconnaissance de l'Autre » ...

    Dans l'assistance, le Père Roucou**, type même du « Turc de profession » en col romain, opine gravement du chef en écoutant Azzouzi... Ca pourrait résumer ce colloque.

    A la question d'une femme habillée à l'occidentale et qui ne se présente pas, sur le mariage musulman, Azzouzi justifie tranquillement la prohibition de l'union d'une mahométane avec un non-musulman « par le souci que les enfants soient élevés dans la religion islamique ». Personne ne bronche dans la très nombreuse assistance. Il a même fallu ouvrir une seconde grande salle avec retransmission des débats sur écran géant.

    Encore Azzouzi, très doctement : « Le djihad n'est pas une guerre sainte mais une défense de l'Islam et une lutte contre l'injustice et le mal » (sic).

    Le fameux « la Ikra fil dine » est cité par plusieurs orateurs de tous bords dans sa traduction apologétique : Pas de contrainte en religion ! Ikra, c'est en fait la haine, la dissension.

    Remarque juste d'Olivier Abel, philosophe chevelu de Montpellier, apparemment huguenot : « les fausses réconciliations conduisent au pire ». Il cite ce mot si juste de Lévy-Strauss en 1961 et qui concerne entre autres le Maroc de 2014 : « Le Tourisme peut être aussi dangereux que la guerre ».

    Le Libanais Antoine Assaf fait l'éloge du cardinal noir Sara que j'aurais bien aimé avoir pour pape au lieu de ce démagogue italien venu d'Argentine. Hélas ! le cardinal n'est pas présent à ce colloque fait surtout d'aveuglement et de complaisance... 

    *  Université islamique millénaire de Fez

    ** Alors chargé des relations avec l'Islam dans l'Eglise de France

  • ALERTE AU MARIAGE PRINCIER

    Le prince Moulay-Rachid et son épouse

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    IMG - JPEG - Copie.jpgRABAT, JUIN 2014

    Dans la nuit du 15 au 16 juin 2014, « alerte » - le mot est justifié - sur le Net, notamment sur le journal en ligne maroco-international, le360, avant d'annoncer les noces, célébrées durant le week-end au palais royal de Rabat, du prince Moulay-Rachid, frère cadet unique de Mohamed VI. Alors que le Tout-Maroc s'attendait à une princesse du Golfe arabo-persique, l'émir imberbe, l'émir homme-à-femmes, l'émir discret, l'émir-qui-ne-crée-pas-d'ennuis-à-son-frère, épouse tout bêtement une sujette de Mohamed VI, Mlle Oum-Keltoum Boufares. Une famille marocaine sans histoires, dont l'héritière est mince, très mince et brune, alors que Moulay-Rachid passait jusqu'ici pour amateur de chair slave rebondie et blonde, venue par avion de Kiev ou Moscou. Plus que quadra, le Prince (et 2ème sur la liste de succession après son neveu Hassan), devait faire une fin et procréer. Tout rentre dans l'ordre. Le mariage, en Islam, est réputé « compléter la religion ». 

    PS du 19 juin : finalement c'est un mariage interne à la dynastie puisque les deux mariés sont des arrière-petits-enfants du sultan Youssef 1er, Rachid par les hommes, l'épousée par les femmes. 

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  • MOULAY-HICHAM FAIT SA PELOTE

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    4032568712.jpgMI-MAI 2011 

    Nouvelles déclarations tonitruantes du cousin germain de Mohamed VI à la presse étrangère, en l'occurrence L'Express du 11 mai : « La sacralité n'est pas compatible avec la démocratie » etc.

    Le chouchou des Amerlocks peaufine son profil « démocrate » pensant peut-être au jour où il pourrait régner comme monarque « moderne » sur le Maroc ou plus certainement au moment où il deviendrait, avec bénédiction nord-américaine, le premier président de la nouvelle « République marocaine » ...

    Il règnerait cinq ans, dix ans peut-être et puis le pays se retrouverait sans institution politique permanente, sans guide religieux suprême et irait à vau-l'eau...

    Mais de ça il doit se foutre car « moi, moi, moi, je suis le seul capable de 'moderniser' le Maroc » (il n'a que ce verbe à la bouche), un peu comme le prince Daoud qui remplaça son cousin Zaher-Chah d'Afghanistan et foutut ce pays par terre...

  • HARO SUR LE PATERNALISME !

    Violences à Khouribga

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    PERONCEL 3.jpg16 MARS 2011

    Les troubles violents de Khouribga (1 mort, 25 blessés graves, 12 autos brulées, plus le siège Art-déco de l'Office chérifien des phosphates, etc., etc.) c'est à cause du recrutement préférentiel de Sahraouis, amenés du Sud pour alléger la pression sociale des sans-travail au Sahara marocain, au détriment des enfants d'ouvriers de l'OCP, traditionnellement recrutés de père en fils depuis le Protectorat (1912-1956). Le paternalisme a du bon...

    Les autorités politiques marocaines s'y sont attaquées au nom du principe stupide (et universel) de « déshabiller Paul pour habiller Jean »...

    Florence Kuntz* me dit que dans le milieu rbati** huppé, riche et instruit qu'elle fréquente, c'est à qui est le plus rouge, le plus démocrate, le plus révolutionnaire... Et si révolution il y a, ils en seront, comme partout et toujours, les premières victimes et c'est en France qu'ils viendront ensuite nous pleurer dans le gilet, telles les féministes anti-chah qui huaient les Pahlavi en défilant tête nue à Téhéran et qui furent les premières voilées de force par les ayatollahs...

    Du coup, les dames de gauche filèrent vite à Cannes ou à San Francisco... 

    * Ex députée souverainiste

    ** Rbati = de Rabat

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  • LE DIEU CHEVAL ...

    Clôture du 8ème Salon du Cheval à El Jadida 

     

    Par Péroncel-Hugoz

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    PERONCEL 4.jpgMAZAGAN - ELJADIDA, DEBUT DE L'ANNEE HEGIRIENNE 1437, DEUX JOURS AU VIIIème SALON INTERNATIONAL DU CHEVAL, 16 ET 17 OCTOBRE 2015 

    En bordure de la forêt d'eucalyptus, le Maroc vient de se doter d'une « Cité du Cheval » où se presse une foule immense et contrastée (dames voilées chics, vieux montagnards berbères en djellabas, jeunes ouvriers ou artisans goguenards en tongs) unie dans le même culte de la beauté équine, du cheval barbe (berbère) à forte encolure, hyperviril et difficilement maitrisable.

    Dans les travées des pays étrangers et des entreprises je vois avec tristesse des sociétés françaises communiquant en anglo-américain à côté du stand portugais... francophone. Les Français, par incurie, snobisme, américanisation, auront assassiné eux-mêmes la Francophonie, naguère si prometteuse.

    Avec le vétérinaire érudit Jamal Hossaïni-Ilali, nous descendons en ville. En pleine avenue Mohamed V, l'ancien jardin public français a conservé ses araucarias géants, plantés par ordre de Lyautey lui-même, mais ses allées sont remplies de détritus. Même la stèle à Mohamed V a été ébréchée. En revanche, un peu caché derrière des hibiscus, une plaque, fêlée mais toujours présente, rappelle qu'ici, dès 1913*, Lyautey avait lancé : « Mazagan doit être le Deauville marocain ! ». Même océan, même longue plage promenade, même air vif mais des palmiers partout au lieu des « planches » de la station normande.

    * Le Protectorat avait commencé en 1912 et il se terminera en 1956.

  • UN PATRONAT CORIACE ...

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    ph - Copie (2).jpgMERCREDI 30 AVRIL 2014

    Après deux ans de tractations difficiles avec un patronat féroce d'avarice et de courte-vue, le gouvernement islamiste annonce pour la Fête du travail, demain, une augmentation du smig. Le traitement minimum des fonctionnaires se haussera dès juillet 2014 à 3.000 dirhams, soit environ 250 euros avec un pouvoir d'achat local de 5 à 600 euros. 70.000 agents du Makhzen* sont concernés. Quant aux millions de micro-paysans, d'ouvriers agricoles que je vois lors de mes randonnées champêtres, ils toucheront désormais 12 dirhams de l'heure, hausse donc de 10% mais étalée sur deux ans...

    12 dirhams c'est quelques centimes d'euros. La galette salée, pain courant, coûte 1 dirham, le kilo de tomates 4 ou 5 dirhams, une bière (les pauvres boivent) 10 dirhams, et ainsi de suite. Aussitôt ces augmentations mineures annoncées par le président du gouvernement, Abdelillah Benkhirane, la patronne des patrons, une richissime bourgeoise en cheveux, propriétaire entre autres de cette mine d'or que sont les eaux minérales d'Oulmès (où ses ouvriers réclament d'être un peu moins mal payés depuis 10 ans selon une banderole tendue devant la source d'Oulmès...), cette « grande dame », donc fait savoir qu'elle s'est trouvée mal... De gros industriels, fumant des havanes dont le prix d'un seul pourrait nourrir sept jours une famille rurale, tonitruent aussitôt que la compétitivité marocaine est menacée, et autres exagérations...

    Pas un patron « social » ne se félicite, du moins en public, de ces pauvres petites augmentations. L'inconscience politique de ces gros bonnets est encore plus forte que leur rapacité, c'est dire... « L'avare n'entre pas au Paradis », disent les mahométans, mais les riches, au Maroc, ne croient plus en Allah, ni au Chaytan** depuis belle lurette... 

    * L'Etat royal marocain

    ** Le diable

  • UNE SERVANTE COMBLEE

     Sa Majesté le roi Mohamed VI

     

    Par Péroncel-Hugoz

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    peroncel1.jpgMARDI 29 MARS 2011, VOL CASA-MARSEILLE 

    Hier, sans le savoir et sans crier gare, le roi du Maroc m'a causé un intense plaisir personnel. J'en ai lu le reflet très net, ce matin, dans les yeux de ma fidèle servante Faouzia : hier, elle a vu le monarque, chez elle, dans son bidonville où, depuis 3 ans, elle attend, la concrétisation des promesses du Makhzen [1], c'est-à-dire des logements décents et bon marché.

    Depuis 3 ans, moi-même je n'y croyais plus, mais elle, si, me disant régulièrement : « Le roi l'a promis !». Donc, hier, avec force voitures noires, fonctionnaires habillés de la même couleur, heureusement sur fond de drapeaux rouges, Sa Majesté chérifienne, malik et emir el mouminine [2], est venu, s'est montré à la foule des bidonvilles en délire, priant pour capter un peu de la baraka [3]  alaouite, et il a promis des maisons pour dans deux ans [4].

    Attendons, confiants comme Faouzia et les autres habitants du karyan [5], Ech-Chalalat, les Cascades - lesquelles (j'y étais dimanche dernier) sont devenues des poubelles géantes depuis le départ des derniers Européens du lieu, il y a peu d'années...  •

    1. L'Etat royal marocain

    2. Roi et prince des croyants (ou commandeur des croyants musulmans)

    3. Grâce divine pouvant être obtenue en touchant un personnage comme le roi, réputé descendre de Mahomet

    4. Et il a tenu parole

    5. Bidonville

  • BALLET CATHOLIQUE

    L'église Saint-Jacques-de-Fédala 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    IMG - JPEG - Copie.jpgRAMEAUX 2014, SAINT-JACQUES-DE-FEDALA, MOHAMEDIA 

    Notre curé, l'abbé Julien, ancien gendarme breton et ex-aumônier de la Jeanne-d'Arc, a le sens  de la mise en scène et la fête des Rameaux, triomphe de Jésus avant la chute, s'y prête à merveille dans la cité des 10.000 palmiers. Donc nous avons droit à une mer de grandes palmes et de petits rameaux d'oliviers agités par les très nombreux fidèles (la nef est pleine à craquer) chantant Hosanna, hosanna !

    La chorale, à majorité noire, s'envole littéralement, même ses rares membres européens se mettent à chanter en rythme. Un jeune choriste noir a piqué deux brins d'olivier dans sa chevelure en bataille et nous avons devant nous un fauve africain...

    Et puis, soudain, en pleine messe, ce fut la surprise du chef-curé, tout à fait inédite et inattendue : le ballet mystique de cinq négrillonnes en pagne apportant à l'autel rameaux, légumes, fruits et gargoulette d'eau.

    Vive Dieu ! 

  • Les derniers Juifs ...

    Marché du Maârif, Casablanca 

    Par Péroncel-Hugoz

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    IMG - JPEG - Copie - Copie.jpgCASA, MAI 2015

    Le Maroc est le dernier pays arabe à avoir une « communauté » (juive), avec un conseiller du roi, un ambassadeur itinérant, des bijoutiers (dont le fameux Azuelos, le Cartier du Maroc), des commerçants, des écoles, des synagogues et même un sacrificateur des animaux de boucherie et un juge appliquant la loi mosaïque, en tout 3.000 personnes grand max, dont les 2/3 sans doute à Casa.

    On les voit au marché du Maârif, avec leurs ménagères trop maquillées, trop bijoutées, parlant familièrement aux vendeurs et porteurs. Ce souk aux légumes et fruits est, du reste, le plus cher de Casa. Des immeubles de ce quartier ex pied-noir, type Bab-el-Oued, n'abritent que des israélites comme le montrent les noms sur les boîtes aux lettres : Banou, Lévy, Bendahan, Cohen, Skali, Bensoussan, Peres.

    Ils ont eux-mêmes reconstitué des petits « ghettos » flottant sur l'océan islamisant de Dar-el-Beïda.

  • L'AVEUGLEMENT CONTINUE

    le recteur de la Grande-Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur 

     

    Par Péroncel-Hugoz

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    1580318363.jpg19 NOVEMBRE 2015,
    VOL ROYAL AIR MAROC CASA MARSEILLE 

    Une petite semaine après les attentats islamistes de Paris et Saint-Denis (130 tués, des dizaines de blessés graves), la France, l'Europe, leurs élites ont opéré quelques progrès sémantiques, qu'on n'avait pas encore constatés lors des précédents attentats parisiens (janvier 2015), ou bien ceux de Madrid, Londres, Nairobi, Kano, Copenhague, Amsterdam, Bali, Bombay, Tunis, Sousse, Casa, Marrakech, Bengazi, et j'en omets beaucoup.

    Maintenant, le président Hollande surtout soucieux de récupérer des voix musulmanes pour son éventuelle réélection en 2017 et qui n'avait jamais parlé que de « terrorisme » pour les qualifier, a enfin utilisé les mots « djihadiste » et « islamiste ». Et il envisage, je dis bien envisage, de déchoir de leur naturalisation française les tueurs de Français avérés, mais il ne parle pas de suspendre le « regroupement familial », « cadeau » de la droite giscardo-chiraquiste depuis 1976, grâce auquel il y a 10 millions de mahométans dans l'hexagone en 2015, et non pas 2 millions, ce qui serait sans doute encore gérable. 

    Quant aux musulmans, notables comme le Tartuffe algérien de la Grande-Mosquée de Paris, le sieur Boubakeur, ou des passants dans les rues françaises, ils n'ont d'autre argument pour dédouaner leur religion, que de répéter ad libitum : « C'est pas l'Islam, ça, c'est pas l'Islam, etc.» et un jeune beur vient nous dire à la télé : « Le Coran interdit de tuer ! ». Oui, mais seulement les « vrais croyants », alias les musulmans...

    Voilà comment, avec des demi-vérités, on trompe les Français de souche depuis 25 ou 30 ans... 

  • KHOURIBGA

    VUE DE KHOURIBGA - 1946 

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    PERONCEL 4.jpgJANVIER 2011, SCENES DU « MAROC D'EN-BAS » EN PROVINCE 

    Mon auto à l'ombre sous un mimosa (sans odeur, contrairement à ceux de Nice, pourtant tous venus d'Australie mais, comme pour le vin, c'est le terroir qui donne le goût) plein d'oiseaux en rut, j'attends quelqu'un près de la gare de Khouribga, opulente et austère capitale, depuis le Protectorat, de l'Office chérifien des phosphates, principale richesse du sous-sol marocain. A quelques mètres de mon poste d'observation, une noria de taxis dépose des voyageurs, souvent avec une avalanche de bagages, femmes empaquetées, enfants accrochés à leurs robes, et c'est la ruée violente, à chaque arrivée, des porteurs "clandestins", jeunes ou moins jeunes, qui se précipitent sur les paquets, proposent des tickets de car préachetés, tout ça pour un ou deux dirhams de bakchich. Et ça se bat, ça s'insulte, ça s'arrache les bagages des voyageurs, lesquels souvent peu soucieux de sortir un ou deux dirhams de leur poche ou de leur "choukara" (1) arrachent à leur tour leurs bagages déjà aux mains des porteurs. La foire d'empoigne ! La lutte pour soutirer les quelques sous qui permettront à ces jeunes gens, à ces hommes de manger un sandwich aux frites ou à la vache-qui-rit... 

    (1) CHOUKARA : sacoche de cuir traditionnelle, apanage des hommes dans le bled marocain, qui la portent en bandoulière, rejetée sur la hanche.

  • MAROC-BOBO

    Mohand Oulad et Mazarine Pingeot 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    ph - Copie (2).jpgDIMANCHE 14 OCTOBRE 2012, CASABLANCA

    Vu le film Hercule contre Hermès de Mohand Oulad, soi-disant fils de pauvre immigré nord-africain, en vrai né d'un producteur de musique, et en tout cas mec* de la riche gaucharde Mazarine Pingeot, bâtarde du président Mitterrand et résidente secondaire à Asilah, près de Tanger (outre Gordes, en Vaucluse). On parle de ce film depuis des mois, des années, car il voudrait dénoncer le scandale d'un des héritiers Hermès « persécutant de pauvres paysans » installés près des grottes d'Hercule, non loin de Tanger.

    Or à aucun moment la partie « méchante » n'est interrogée ou même montrée. En revanche le gros du film est fait de compliquées querelles interfamiliales entre les fellahs. On n'y comprend goutte. En outre, on ne nous dit pas comment un étranger, si c'est le cas, a pu acheter de vastes terrains agricoles, ce qui leur est interdit ici depuis l'indépendance en 1956. En revanche, on voit quelques beaux paysages du Maroc atlantique septentrional, quelques nobles scènes de vie paysanne, celles-là même qui disparaitraient sans doute si des gauchards « modernistes » venaient par malheur à diriger le Maroc... Mais de « scandale », point. Comme sa femme, le cinéaste sait se faire mousser... 

    * Depuis lors le couple s'est séparé...

  • MIETTES D'ISLAM

    LA FAMILLE ROYALE CHERIFIENNE  

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, qui fut longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, et a publié plusieurs essais sur l'Islam, travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  principal site de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà publié des extraits. Nous en ferons autant désormais, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    peroncel1.jpgEN CIRCULANT AU MAROC, PRINTEMPS 2007

    (Ces petits faits mais qui rendent le son des profondeurs...)

    Un entrefilet dans plusieurs quotidiens casablancais : « 8% seulement des femmes marocaines sont opposées au port du voile...»

    En rapport ou non avec ce sondage, ce dialogue capté dans un café de Casa, entre deux quadras, parlant à haute voix en francarabe. Bien entendu les dames et demoiselles qui se respectent ne vont pas dans les cafés au Maroc :

    - « On ne peut que préférer les femmes voilées aux autres !

    - Pourquoi ?

    - Parce qu'un mystère éventé n'a plus de goût !

    - C'est vrai ! »

    Photo du nouveau bébé royal Lalla-Khadidja et de ses parents, le roi Mohamed VI et la princesse royales, Lalla-Selma, dans Citadines (hebdo féminin francophone) et Nisa-el-Maghreb (hebdo féminin arabophone). Les numéros s'arrachent aussitôt sur les étals. Les milieux professionnels parlent déjà de 500.000 exemplaires vendus à travers ce Royaume de 33 millions de sujets. Pour Nisa, le fameux kiosquier-libraire du quartier Gauthier, en plein centre de Casa, Si-Khalsi, me dit : « 700 exemplaires sont déjà partis et j'en ai commandé encore autant ! Du jamais vu ! ».

    Le roi fait vendre, et tout ce qui tourne autour de Sa Majesté chérifienne aussi. Ca, tous les patrons de presse, tous les journalistes marocains le savent y compris les éternels républicards, anciens étudiants à Paris ou Marseille et qui, contre mauvaise fortune bonne plume, s'attaquent à des sujets royaux afin d'être lus...