Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Journal d'un royaliste français au Maroc - Page 2

  • JOURNAL DE TRAM A CASA

    Le Roi Mohamed VI inaugure la première ligne du tramway de Casablanca accompagné du Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  • 

     

    PERONCEL 3.jpgMERCREDI 30 JANVIER 2013

    La ligne unique, inaugurée par le roi en personne, va du quartier populaire de Sidi-Moumen à la plage chic d'Aïn-Diab. Une quarantaine de kilomètres à travers la mégapole avec près de cinquante stations. L'ingénierie et le matériel sont français. La main-d'oeuvre a été bien sûr marocaine, mais  aussi turque. Tout est bilingue arabe-français. Les noms des arrêts vont de la grande histoire (Ibn-Tachfine; le régent judéo-nègre Bahmed etc); les marxistes locaux (Ali Yata, Mohamed Zafzaf etc) via les noms de lieux ou d'institutions les plus communs : Anciens Abattoirs, Forces-Auxiliaires (dites Merda par les titis casaouis...).

    Le centre-ville a été en partie chaulé de frais sur le trajet du tram. La surprise la plus agréable sont les banlieues à « mauvaise réputation » (Hay-Mohamedi, Sidi-Moumen) couvertes d'immeubles neufs où j'habiterais sans rechigner, les trottoirs refaits et plus propres qu'en ville, les arbres plantés partout, les magasins pareils à ceux des autres secteurs de la ville, les gens contents se faisant photographier devant leur tram. « Fi Takadoum ! » Il y a  du progrès enfin dans Casa. On ne remarque pratiquement plus de bidonvilles tout au long du parcours mais plutôt de nouveaux bâtiments officiels de style chérifien, des postes, des dispensaires, des banques etc.

    Et des enseignes parlant à un coeur français : Versailles, Coiffure de France etc. alors que les « beaux quartiers », comme partout, font maintenant dans l'anglo-américain. A Moha ma petite gare est devenue un... Rail Center... 

  • DE LA LIBYE AU MALI, VU DU MAROC (fin)

    Jeunes Maliens se réjouissant de l'intervention française et brandissant un drapeau tricolore dans les rues de Bamako. © AFP

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    PERONCEL 4.jpgJANVIER 2013

    En voyant les images des Maliens brandissant des drapeaux français (suite à l'intervention française contre les islamistes armés) et même s'en faire des boubous* et criant « Vive la France ! », me reviennent à l'esprit les scènes tout à fait comparables de francophilie populaire à Benghazi, en Libye, où, à présent, on brûle nos trois couleurs, on appelle à tuer les Français, ces «chrétiens » qui se permettent de canarder des « vrais croyants » au Mali... On peut supposer que l'avenue Président Sarkozy de Benghazi a déjà été débaptisée...

    Souvent peuple varie, bien fol est qui s'y fie... pour paraphraser François 1er. 

    * Vaste robe traditionnelle au sud du Sahara

  • MOULOUD 1434

    La date de naissance du Prophète est fixée au 12 du mois de Rabi'-Al-Awwal selon le calendrier musulman. Pour l'année 2013, ce jour tombe le jeudi 24 janvier 

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    ph - Copie (2).jpg(FIN JANVIER 2013)

    C'est la Noël musulmane, la célébration de la nativité de Mahomet, mais dans les pays gouvernés par des Chérifs, comme la Jordanie, le Maroc ou Brunei, c'est aussi la fête du fondateur de l'unité nationale.

    Ici le roi préside une veillée coranique dans une mosquée de sa capitale et ses sujets prient, se reposent, se réunissent, mais en principe sans alcool, denrée dont la vente est interdite ces jours-ci à travers tout le Royaume mais reprendra après le Mouloud.

    A la veille de cette fête, je vais chez une infirmière, femme voilée, d'un certain âge, afin qu'elle me refasse un pansement pour mon doigt blessé. Comme je m'apprête, en la quittant, à lui souhaiter un bon Mouloud, elle m'interrompt et me dit : « Souhaite-moi un bon mokabala (partie de foot) pour ce  soir » ... L'équipe marocaine de ballon est en effet en lice ce jour-là en Afrique du Sud pour la Coupe africaine... 

  • ECHOS DU MALI

    Le roi Mohammed VI accueilli par le président IBK à son arrivée au Mali, le 18 février 2014
    © REUTERS/Joe Penney
     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    peroncel1.jpgJANVIER 2013

    Interrogations musulmanes au Maroc, après que le président Hollande n'a pas craint de lancer une expédition anachronique pour contrer les djihadistes au Mali :

    1. Les Chrétiens veulent-ils empêcher l'application de la charia au Mali ?

    2. Pourquoi alors combattre les djihadistes au Mali alors que Paris les aide en Syrie et y souhaite leur victoire ?

    3. La France a perdu pour rien 90 soldats en Afghanistan, où son armée se trouve encore. Ne risque-t-elle pas de subir de nouvelles pertes humaines au Mali ?*

    4. Comment se fait-il que Bernard-Henry Lévy, idéologue de l'intervention sarkozyste armée en Libye, n'ait encore rien dit à propos de l'intervention hollandiste au Mali ?

    * A la date de fin 2016, huit soldats français sont déjà tombés au Mali... Pour rien ? 

  • Journal d'un royaliste français au Maroc ...

     L'auteur en 2004

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    Nous vous proposons aujourd'hui de retrouver l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien ci-dessous.  

     

    Journal d'un royaliste français au Maroc

     

    Prochaine chronique : jeudi 8 décembre 2016.

  • MORT D'UN CHEIKH AMBITIEUX 

     Le cheikh Abdesselam Yacine

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    IMG - JPEG - Copie.jpgJEUDI 13 DECEMBRE 2012, RABAT

    Le Net nous apprend que le cheikh Abdesselam Yacine est décédé ce jour à Rabat. Il avait fondé en 1973 le mouvement islamique, politique et social, Adl Wa Ihsane, Justice et Bienfaisance. Il se disait Idrisside, descendant donc de la première dynastie chérifienne, qui fonda le Maroc musulman étatique et dynastique, autour de l'an 800. Les deux premiers Idrssides, Idriss 1er et Idriss II sont devenus les saints protecteurs du Maroc, à Moulay-Idriss et à Fez.

    Le défunt se disait « républicain » (c'est surtout sa vibrionnante fille Nadia qui est anti-monarchique) mais en même temps il rêvait d'être le calife du Maroc voire de l'Islam sunnite entier... Il contestait aux Alaouites la commanderie des croyants et dans sa lettre ouverte à Hassan II, « L'Islam ou le Déluge » (1974), il disait parler d'égal à égal, si ce n'est de supérieur à subordonné, au père de Mohammed VI, qui le fit un temps enfermer comme détraqué.

    Néanmoins il avait des partisans qui, en 2011, participèrent durant quelques mois aux manifs gauchardes des villes marocaines. Le Palais les court-circuita avec ses réformes, appuyé sur la robuste et durable popularité du monarque actuel. Lequel fit remettre le cheikh en liberté en 2000, sans reconnaître son mouvement, mais en le tolérant assez largement...

    Les réactions marocaines francophones, en majorité, sont plutôt hostiles à Cheikh Yacine, du type : « Ne comptez pas sur moi pour sangloter ! ». 

    Si Justice et Bienfaisance ne trouve pas de nouveau chef charismatique (Lalla Nadia ferait peut-être l'affaire, comme Marine succédant à Le Pen ?) ce sera peut-être tout bénéfice pour Justice et Développement, le parti islamique au pouvoir à Rabat depuis 2011, avec la bénédiction royale, et auquel le « yacinisme » pouvait porter ombrage*.

    Deux choses importantes mais peu connues sur Cheikh Yacine : il fut, de profession, inspecteur de français ; il fut formé - d'abord, religieusement, par les fameuses confréries de Boutchiches, à présent très en vogue et très royalistes... 

    * Note de 2016 : Finalement, Nadia a été écartée et Yacine a été remplacé par un autre vieux cheikh, qui ne fait guère parler de lui. 

  • UNE LECON MAROCAINE DE ROYALISME AUX FRANCAIS

    Déferlement de drapeaux chérifiens rouge coquelicot 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    IMG - JPEG - Copie - Copie.jpgRABAT, 12 DECEMBRE 2012  

    Habituellement les hommes politiques ne traitent pas des affaires nationales devant des hôtes officiels étrangers. Le chef du gouvernement marocain, Si Abdelillah, l'a fait, jeudi 12 décembre à Rabat, en présence de son collègue français, Jean-Marc Ayrault, car il s'agissait du retrait d'accréditation à un journaliste de l'Agence France-Presse en poste au Maroc. Ce confrère aurait parlé du parti Authenticité et Modernité comme « proche du Palais » et donc du roi. 

    Devant le républicain laïcard bête et même pas méchant Ayrault, Abdelillah Benkirane a martelé : « Il faut que les Français sachent ceci : au Maroc, nous avons des choses sacrées. Dans notre Constitution, Sa Majesté le roi, de son plein gré, a éliminé l'article parlant de sa « sacralité » mais les Marocains aiment beaucoup le roi, le respectent beaucoup et n'aiment pas que son nom soit mêlé à n'importe quoi ! » 

    Et il a poursuivi devant la délégation française qui prenait là une bonne leçon pour notre pays où, à part le « politiquement correct » importé des Etats-Unis d'Amérique, plus rien n'est ni sacré ni respecté : « Nous n'aimons pas entendre parler d'un « parti du roi » parce qu'il n'y a pas de « parti du roi ». Le « parti du roi » c'est le Maroc et les Marocains ! »* 

    Bien envoyée, cette jolie leçon de royauté arbitrale, au-dessus des partis par définition, leçon administrée à un régime, en France, où le chef de l'Etat républicain est, par définition, juge et parti (ou partie)...   

    * Note de 2016 : le parti d'Abdelillah Benkirane ayant derechef remporté les élections législatives, le roi l'a reconduit dans ses fonctions de président du gouvernement marocain.

    Retrouvez l'intégralité de ce journal (extraits parus) dans Lafautearousseau ...

    Journal d'un royaliste français au Maroc

  • Blanc et noir sur fond coquelicot 

    Déferlement de drapeaux chérifiens rouge coquelicot 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    1580318363.2.jpgCHOSES VECUES, RABAT, MAI 2008 

    Ayant reçu un carton de presse venant de la Fédération royale marocaine des sports pour l'ouverture du championnat mondial de lutte libre (tous les coups sont permis mais c'est à 80% de la frime...), au Stade marocain (fondé en 1919) de Rabat, je m'y rends surtout pour voir sportifs et spectateurs, tous debout, chantant à pleins poumons, en arabe, l'hymne royal : Dieu, la Patrie, le Roi. Tout ça dans un déferlement inouï de drapeaux chérifiens rouge coquelicot et de tambours populaires amenés par l'assistance pour chauffer encore un peu plus l'atmosphère.

    Commence alors le défilé des délégations, Turquie en tête, hégémonie lutteuse oblige, chaque groupe de sportifs arborant des survètos aux couleurs rappelant leur pays : orange pour la Hollande, vert et blanc pour l'Arabie-Séoudite, blanc et violet pour le Qatar etc... Arrive le tour de la France : d'abord aucun indigène de l'Hexagone parmi nos lutteurs, seulement des Africains, des Turcs, des Arabes... Et tous en survètos noir et blanc ! Nos couleurs ont-elles changé, sont-elles devenues comme les non-couleurs de la Bretagne ou de Lisbonne ? Non, c'est une image de plus de la « culture de mort » dénoncée par Jean-Paul II, symbolisée par le noir de deuil des tenues féminines, des devantures de restaurant ou de boulangeries (ne parlons pas des cabarets, noirs même à l'intérieur), des draps noirs, des assiettes noires, des layettes noires et j'en passe...

    Au passage de la délégation « française », j'ai honte devant les deux confrères marocains avec lesquels je suis venu, eux si fièrement nationalistes et qui vont huer les lutteurs thaïs ou japonais, même quand ils sont manifestement supérieurs aux lutteurs marocains. Je ne regrette quand même pas d'être venu car, au moins durant l'hymne royal, j'aurai eu un excellent moment, j'aurai « compensé ». Lyautey, jadis, faisait pareil ici, en transférant son royalisme français sur le service de la Couronne alaouite. Et le maréchal-résident avait même la délectation, en tenant l'étrier du sultan Moulay Youssef, qui aurait pu être son fils, de faire enrager à Paris les républicains type Herriot, Daladier ou Briand dont la seule évocation me donne la nausée...

    Le résultat de leur « oeuvre », c'est une France qui n'a même plus assez de sportifs autochtones, une France en train de disparaître...  

  • FRANCO ET LES ARABES

    Hassan II et le général Franco dans les années 60 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  • 

     

    3960562315.3.jpgLAAYOUN (SAHARA MAROCAIN), 6-8 MARS 2010

    Rencontres avec les notabilités locales : gouverneur, maire, élus divers, membres du Conseil royal sur le Sahara, chefs de tribus etc... plus quelques ambassadeurs étrangers en déplacement dans la province sud contestée du Royaume chérifien (Croatie, Corée du Sud, Gambie, Centrafrique, Congo-Brazza, Azerbaïdjan, Bruneï etc...). Chacun presque y va de son couplet anti-Franco, lequel, effectivement résista un peu à la décolonisation du Sahara atlantique. Ce n'est quand même pas l'essentiel qu'on devrait retenir du Caudillo quand on est arabe et musulman. Finalement, lassé de ces attaques contre un défunt qui a sauvé l'Ibérie du communisme et qui a restauré la royauté à Madrid, entre autres bienfaits, je fais une sortie à ma manière : « N'oubliez jamais, Ya Sida*, que Franco prit le pouvoir avec des Marocains et fit toute sa vie confiance à une garde composée de Marocains. Que Franco manifesta sa sympathie aux Arabes, à l'Islam en se refusant toujours à reconnaître l'Etat d'Israël. » Chacun se regarde, certains opinent, aucun ne me contredit. Je suis tenté d'ajouter : « Souvenez-vous aussi que de Gaulle, autre allié des Arabes, voulut, avant de mourir, après  sa démission, en 1969, connaître Franco et qu'une fois face au Caudillo il lui dit, solennellement : "Finalement, vous avez été positif pour l'Espagne. Vous lui avez évité de sombrer dans le communisme." » Last not least, Franco évita aux Espagnols d'être emportés dans la mortelle tourmente de la Seconde Guerre mondiale ... Et il fit de la misérable et détruite Espagne la dixième puissance économique mondiale !  

    *

  • Saïgon 1950 ...

    Saïgon à l'époque française 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  • 

     

    ph - Copie (2).jpgSAIGON 1950 CONSIDERE DEPUIS CASABLANCA

    Un lecteur fidèle, et qui connaît mes goûts, m'envoie de la documentation sur l'expo du Havre consacrée à Roger Chapelet (1903-1995), ce peintre de marine voyageur qui retranscrit le monde vu du large, de Gibraltar aux glaces nordiques, du Maroc à Saïgon. Saïgon 1950, avec ses gros bateaux blancs et ses frêles jonques noires, sur le Mékong, au bas même de la capitale de Cochinchine. 1950, c'était le début de la fin, avec encore des raisons d'espérer de pouvoir garder un pied français dans ce qui fut l'un de nos paradis coloniaux, avec ces femmes indigènes à la grâce si légère et qui aimèrent tant nos soldats, nos colons et nos fonctionnaires en tenue de toile claire...

    Ce Chapelet, au nom sans doute un tantinet ridicule à notre époque moqueuse à l'endroit de ce qui évoque notre religion, est un peu le pendant pictural des Brauquier ou Dekobra des années Art déco.

    Pour ma part, je ne vis vraiment Saïgon que vers 2000, moment bête et frustrant où l'ancien empire de Bao-Daï réussissait à marier la stérilité communiste à la vulgarité libre-échangiste, où « Vietnam » était le nouveau nom des trois « Ky » : la colonie de Cochinchine et le protectorat d'Annam et Tonkin; où Saïgon était affublée du nom d'un fauteur de guerre, Ho-Chi-Minh, nom que l'usage populaire refuse toujours, paraît-il, à l'heure où j'écris ces lignes* et où Saïgon recevait le ministre français de la Francophonie, Catherine Tasca (une fille de vichyste, venue par expiation au socialisme mitterrandien et qui avait honte de sa fonction, connotée « colonialiste »...), pour amadouer la France et sa force industrielle car, à la langue de de Gaulle elle préférait depuis un bail déjà le baragouin des Amerlocks ...

    Eh bien, un demi-siècle après son passage à Saïgon, Chapelet n'y aurait pas été dépaysé : mêmes longs bateaux blancs, mêmes lestes jonques, même va-et-vient d'embarcations donnant le tournis sur ce large morceau de fleuve qui tient lieu de port à la ville cochinchinoise. Je ne sais plus quel vice-ministre ou conseiller diplomatique m'invite comme envoyé du Monde à dîner sur un énorme restaurant flottant : cuisine chinoise, service à la russe et, afin de me « faire plaisir » le directeur de l'établissement vient en personne me dire : « Maintenant un peu de musique française... » Et éclate alors, dans la tiède nuit saïgonaise où j'espérais oublier un moment et la France déchirée actuelle et l'Indochine actuelle en train d'être avalée par l'ogre Marx, l'affreuse rengaine en français ou plutôt en francarabe, « Didi », du grimaçant chanteur algérien planqué en France (pléonasme) Khaled...

    Bref, à Saïgon-Ho-Chi-Minh-Ville, je bus le calice jusqu'à la lie... 

    * Texte écrit en deux temps

  • Déferlement de caftans

    LA FAMILLE ROYALE CHERIFIENNE  

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  • 

     

    peroncel1.jpgSAMEDI 25 AOUT 2012, RABAT

    Grand mariage à Rabat, dans la haute bourgeoisie et plus précisément chez la fille d'une ex-concubine de Mohammed V, autorisée à se remarier après le décès du sultan-roi, en 1961. C'est donc la petite-fille de la ci-devant « dame du Palais » qui épouse un jeune homme de  bonne famille.

    Plusieurs milliers d'invités : la plupart des hommes sont en complet-veston gris ou noir, cravatés tout aussi tristement, sans barbe (trop religieux), rarement avec moustache (trop populaire, trop aâroubi (1). Seuls les serveurs sont en jabadors (2) et calots blancs, et le maître de cérémonie en djellaba jaune paille (la tenue traditionnelle masculine idéale mais qui, en ville, n'est plus guère portée que pour la grande prière du Vendredi).

    Mais quelle revanche de la marocanité, de l'Orient, des couleurs, des fleurs, du côté féminin ! Mon plaisir, ce soir, outre l'orchestre jouant les classiques de la musique arabe (Oum Kalsoum, Fayrouz, Abdelwahab plus quelques airs de chansons marocaines), les nems halal aux fruits de mer et autres spécialités du cru ou marocanisées, mon très grand plaisir ce sera de voir arriver, se placer, saluer, en quelque sorte « défiler » un millier d'invitées, de la fillette à la bisaïeule, toutes revêtues du caftan, sorte de robe-manteau à grandes manches et traîne obligatoire, obligeant ces dames à l'élégant geste, lorsqu'elles marchent, de soulever un peu cette longueur qui est le propre du caftan de Cour dit aussi Makhzénien (3).

    Les créateurs de caftans sont doués d'une imagination sans limite, et certains sont localement célèbres, comme Ouaknine, un Juif de Casa (les tailleurs israélites ont jusqu'à récemment joué un rôle au Palais, l'un d'entre eux publiant même d'intéressants Mémoires (4).

    Aussi, ce soir, aucun doublon (ce qui se voit parmi les clientes de la haute couture à Paris ou Milan), pas une seule invitée portant le même caftan que sa voisine ! Et quelle avalanche de motifs ! Toutes les couleurs, sauf le noir (abandonné à la mode européenne qui s'en repaît depuis des lustres ad nauseam), tous les motifs et surtout, surtout, toutes les fleurs de la création, souvent en gros motifs et portés même carrément par des grands-mères : glycines, anémones, tulipes, roses, pivoines, pensées, arums, fleurs d'oranger ou de citronnier, coquelicots, bleuets, marguerites, canas, bignones, lauriers roses, bougainvillées etc. etc...

    Le tout d'un éclat, d'une fraîcheur, d'une variété jamais vus de ma vie dans un parterre féminin. 

    1. Aâroubi : « petit arabe, campagnard », équivalent de « pécnod » en français

    2. Jabador : costume masculin traditionnel marocain avec pantalon semi-bouffant et veste brodée

    3. De « Makhzen », gouvernement avec référence à la Royauté. Le mot "magasin", en français, vient de Makhzen

    4. Les couturiers du sultan, itinéraire d'une famille juive marocaine, par Albert SASSON, Editions Marsam, Rabat, 2007

  • Nouvelles « religieuses » d'ici et d'ailleurs...

    Les villes de Clermont-Ferrand et de Koweït 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  • 

     

    IMG - JPEG - Copie.jpgRRETOUR EN CHERIFIE, FIN AOÛT 2012

    Le consul de France à Koweït, David Hocquet, s'est converti à l'Islam, en complet veston, publiquement, dans une mosquée de la ville. L'ambassadeur, Mme Yada Nafi,  n'a pas eu, elle, à franchir ce pas, ayant eu le privilège de naître dans la « bonne religion », celle qui est à la mode en Europe occidentale en tout cas...

    L'Islam entier se  réjouit de la conversion de M. le consul de France.

    Mahométane aussi est Yamina Benguig, actuel ministre des Français de l'étranger et de la Francophonie; elle est née Belaïdi en 1955, dans une famille kabyle, et aurait été instruite par des religieuses catholiques. Son père fut agitateur syndicaliste algérien en France du Nord, Mme Benguigui, naturalisée française en 1989, doit son patronyme à son époux, un dentiste juif algérien, Francis, qui a donc dû se convertir à l'Islam car un non-musulman ne peut pas se marier avec une « vraie croyante ». La ministre est ainsi devenue la belle-soeur de l'acteur-chanteur Patrick Bruel, alias Benguigui.

    La mairie socialiste de Clermont-Ferrand vient d'annoncer que le « carnaval » de la ville s'intitulera désormais « Fête de l'égalité et de la diversité »...

    Le Lutetia, palace parisien, célèbre entre autres pour avoir été un siège nazi durant l'Occupation, appartient à présent - revanche sur les malheurs de l'Histoire - au groupe israélien Akinov. Le Lutetia héberge Dominique Strauss-Kahn depuis qu'Anne Sinclair l'a chassé du domicile conjugal. A l'étage où Strauss-Kahn a sa chambre ne servent plus désormais que des valets de sexe bien masculin...

  • Silence royal

    Le roi Mohammed VI et Abdelilah Benkirane, au palais de Midelt, sur les hauteurs de l'Atlas. Novembre 2011 - Photo : Azzouz Boukallouch-AP

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  • 

     

    IMG - JPEG - Copie - Copie.jpgMOHAMEDIA, FIN AOÛT 2012 

    « Quand on est au pouvoir, il faut savoir garder un silence effrayant ». Je tombe sur cette phrase, inconnue de moi dite par de Gaulle avant de s' « enfuir » à Baden, en mai 1968 (Les années de Gaulle, de Jean-Louis Marzorati, Bourin, 2012). Cette splendide sentence répond à un autre mot péremptoire de de Gaulle, dans Au fil de l'épée : « Rien ne rehausse l'autorité mieux que le silence ». Ces deux phrases servent Mohamed VI, roi du Maroc depuis 1999, auquel les modernards à tout crin reprochent son « silence ». S'il parlait, ils lui reprocheraient sans doute ses « bavardages »...

    Parole vizirielle

    Le 21 août 2012, entendu le chef du gouvernement marocain, l'islamiste Abdelillah Benkirane, parler en français sur Radio-Tanger : voix chaude, grave sans être caverneuse, avec ce qu'il faut d'intonations rocailleuses pour ne pas passer pour un intello francisé ; en outre, le français de "Benki", comme l'ont surnommé les frondeurs des salons de Rabat et Casa, quoique légèrement empreint d'accent populaire, est fluide, clair, sans faute, du moins lors de cette émission. 

     

  • FRANCOPHONIE, A UN MOIS DU XIVEME SOMMET DE KINSHASA ...

    Kinshasa et le fleuve Congo

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  • 

     

    PERONCEL 3.jpgVU DE RABAT, SEPTEMBRE 2012 

    Les « Ségolenistes » (on ne devrait pas dire les « royalistes » qui sont tout autre chose) utilisent le terme « royal power » pour parler de l'auréole politique de Mme Royal. Les mêmes militants et d'autres évoquent les « hollandais » plus proches de l'actuel chef de l'Etat français, ce qui n'est guère attentionné pour les sujets de la reine de Hollande. On devrait dire « hollandistes ».

    De même, l'algérienne Yasmina Benguigui, actuelle ministre française chargée de la Francophonie, emploie publiquement l'horrible expression « e-mail », 100% anglo-saxonne, au lieu du terme francophone admis dans des dizaines de pays et avalisé par l'Académie française : courriel. La sarkozyste Nathalie quelque chose Morizet ne craint pas, non plus, de dire « mail ». Ségolène, encore elle, en Afrique du Sud, s'exprimant en français pour l'envoyée spéciale du Figaro, a employé deux fois l'abominable « crash » au lieu d'accident ou chute.

    Avec tous ces anglo-américanomanes sans complexe, la Francophonie est bien aidée...

    Comme me le confiait un jour Boutros Boutros-Ghali qui fut, entre autres, secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie : « La Francophonie risque de se faire contre les Français ! ». Contre les intellos français, déjà yanquis dans leur tête... Des collabos d'un genre nouveau : culturels. 

     

  • NOTES D'AMERIQUE DU NORD [II]

    L'hôtel-restaurant Château-Frontenac... avec vue sur le Saint-Laurent 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  • 

     

    PERONCEL 4.jpgMAI-JUIN 1984 

    Vu d'avion, le Saint-Laurent, dans sa plaine verte, c'est comme le Nil... Mais au sol, c'est comme la Suisse ou la Belgique. Propre et triste. Et bien plus anglais ou américain qu'on ne l'imagine, en rêvant de loin à ce haut lieu de la Francophonie... Enfin, il y  a tout de même, à Montréal, le balcon du plus beau discours de De Gaulle, avec celui de Mostaganem sur l'Algérie française.

    Drôle de pays que ce Québec où on vend des timbres dans les pharmacies; où il y a un Parti progressiste conservateur; où deux stations du métro montréalais font référence au pape Pie IX, cet apôtre de la Réaction; où les lilas éclatent à peine les neiges fondues; où les trappeurs (ou des mecs en ayant l'air) partant pour le Grand Nord n'emportent plus une hache mais une raquette de tennis...

    Et quel provincialisme malgré les cafés comme à Paris, les gratte-ciel comme à New-York, les trois millions d'habitants de Montréal ! Et puis cet accent geignard, incompréhensible et dont les Québecquois indépendantistes sont si fiers et au sujet duquel ils rappellent sans cesse que c'est l'accent des paysans berrichons ou poitevins venus au XVIIe siècle peupler la Nouvelle-France ! Du coup, on n'ose rien dire, de peur même d'insulter notre Histoire.

    L'heureuse surprise lors de ce reportage, c'est de constater la quasi-absence de délinquance dans cet immense Montréal, avec ses villas sans volets; sa jeunesse nette et sage en ville; sa circulation tranquille et son stationnement facile : Québec-Ville : oui ça ferait une jolie petite capitale d'un Etat francophone nouveau, résistant farouchement à la yanquisation, dans l'océan hostile et doucereux de l'Amérique septentrionale. Cependant l'emblème de cette capitale têtue ne serait ni la flèche d'une cathédrale ni la colonnade d'un palais mais, très prosaïquement, les fausses tours d'un castel de la Belle au bois dormant revu par Walt Disney : l'hôtel-restaurant Château-Frontenac... Avec vue sur le Saint-Laurent, lequel, sous le soleil, se donne soudain des airs de Bosphore, quoique baignant un site mi-breton mi-norvégien... (FIN)