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Journal d'un royaliste français au Maroc - Page 2

  • La « folie » au pouvoir à Paris, vue du Maroc

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     

    PERONCEL 3.jpg0ctobre 2009 

    Certes, Frédéric Mitterrand, le nouveau ministre français de la Culture, placé rue de Valois par Mme Nicolas Sarkozy*, a écrit un livre tout à fait impudique sur son existence - bien nommé « La mauvaise vie » - mais enfin personne n'était obligé de l'acheter ou de le lire.

    Maintenant, c'est différent, depuis qu'il est ministre, ce neveu de François Mitterrand multiplie à l'envi les déclarations graveleuses ou à sous-entendus égrillards, que c'en est à vomir : devant un ministre Turc effaré, devant des journalistes enchantés, devant les téléspectateurs francophones du monde entier, scandalisés, approbatifs ou rigolards, c'est selon. Bref, M. le ministre français de la Culture n'a pas « passé la nuit » avec son collègue d'Ankara et il n'a « jamais pensé le faire » avec son « beau » (Mitterrand dixit) successeur à la Villa Médicis à Rome, « un père de trois enfants »...

    Juste un peu de pouvoir et ce personnage semble devenu fou - ou plutôt « folle » puisque c'est ainsi qu'en un certain argot on désigne cette variété d'homosexuels qui se comportent déraisonnablement en, public ou en privé...

    Tristes gays ! L'affaire est suivie avec une certaine attention au Maroc où on sait que Frédéric Mitterrand se dit monarchiste, variété rare de nos jours dans le sérail politique parisien. Après tout, feu le président Mitterrand avait été royaliste en ses débuts de cursus...

    Mais enfin, vu d'ici, le monarchisme du neveu, clair dans ses films historiques et dans son livre Lettres d'amour en Somalie, apparaît aujourd'hui un peu compromettant, c'est le moins qu'on puisse dire. Un libraire de Rabat m'a confié : « Un royaliste comme ça, on s'en serait passé... » Comment ne pas acquiescer ? Napoléon 1er professait : « Rien n'est pire qu'une femme sans pudeur ! » J'ajouterai à présent : idem pour un homme... 

    * La chanteuse légère Carla Bruni

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  • Marine Le Pen vue du Maroc

    Marine Le Pen reçue par le président tchadien, premier chef d'Etat musulman en exercice recevant la dirigeante du Front national. [Le roi Hassan II avait été le premier et seul chef d'Etat à recevoir Jean-Marie Le Pen en 1990] 

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     

    PERONCEL 4.jpg29 mars 2011 

    Casablanca aussi a ses hebdos bobos, par exemple Actuel*, qui en sera bientôt à son 90ème numéro et qui a eu l'exclusivité, le 19 mars 2011, du « premier entretien accordé par Marine Le Pen à un organe du monde arabe ». Elle y a librement exposé ses thèmes de prédilection comme la préférence nationale, le refus de la double nationalité, l'immigration à tout crins etc...

    Pas très original, d'autant plus que les médias français sont largement diffusés au Royaume alaouite...

    Plus novateur a été, dans le même numéro d'Actuel, la publication des propos - très crus - d'une Marocaine de  France, âgée de 33 ans, militante de base du Front national. Nous croyons utile pour nos lecteurs de donner ci-après in extenso les peu attendues déclarations de cette jeune femme. Ajoutons que, selon Actuel du 26 mars, les réactions de ses lecteurs, sauf exception, n'ont pas été hostiles non seulement aux propos de leur compatriote et coreligionnaire expatriée mais encore et surtout à ceux de  Marine Le Pen...

    Jugez-en !

    «...Finalement, elle est plus fréquentable que Sarko » (Ahmed, ingénieur) ; « Si j'étais française, je dirais la même chose » (Zineb, dans « l'Art » à Casa) ; « Elle est intelligente et sait où elle veut mener son pays. Quand on voit l'état de la France, quelque part, elle n'a pas tort. » (Fatima, assistante de direction) ; « Sur la double nationalité, on est sur la même longueur d'onde. » (Karim, commercial à Rabat) ; « C'est la seule qui a  un discours construit et des solutions radicales mais finalement pas si choquantes, ni racistes. » (Abdelhak, directeur financier à Casa)...

    Voici également la totalité des propos tenus dans Actuel du 19 mars par une Marocaine :

    « Au FN, on m'a acceptée.

    Moi, Lamia, 33 ans, marocaine et militante FN.

    Je mange du porc, et s'ils ne sont pas contents qu'ils retournent d'où ils viennent ». Lamia, 33 ans, une "droguée du travail qui fait des ménages", est devenue militante au Front national car elle considère que c'est le seul parti apte à protéger la France de l'islamisme. « Les autres partis n'ont pas saisi le danger que représentent les extrémistes, avertit-t-elle. Puisque je suis d'origine marocaine, les musulmans que je rencontre dévoilent leurs véritables sentiments sur les Français. Je sais qu'en réalité ils les méprisent ! »

    Ses parents sont arrivés de Meknès dans les années 70 pour s'installer à Cavaillon. Elle passe une enfance malheureuse. « Une fille au sein d'une famille pratiquante, j'étais l'esclave de  mes frères, je n'avais aucun droit, se souvient-elle. L'école ? J'y allais pour me reposer. » Elle est promise à son cousin germain à sa naissance. « A 17 ans, je suis allée voir une assistante sociale pour raconter ma situation. Elle a appelé ma mère : je me suis fait massacrer... physiquement et mentalement. »

    Lamia épouse donc tout de même son cousin germain afin d'échapper à ses parents. « Il était faible, je l'ai quitté au bout de trois mois sans trop de soucis. Mais mes parents ne l'ont pas accepté. » Elle fuit à Toulon. « C'est à partir de ce moment-là que je me suis intéressée aux idées de Jean-Marie Le Pen qui dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. » Elle s'inquiète de la montée de l'Islam en France. « Lorsque je suis arrivée à Toulon, on ne croisait pas de femmes portant le foulard. Or, depuis sept ans, dans le centre-ville, on se croirait au bled. » Du Maroc, elle connaît « très peu » les alentours de Meknès, d'où vient s a famille. « J'y suis allée pour la dernière fois à l'âge de dix ans. Je ne suis pas particulièrement intéressée par mes origines même si je n'en ai pas honte. Si j'y retourne ce sera sans mes parents, j'aurais trop peur qu'ils me confisquent mes papiers afin de m'empêcher de partir.» 

    Lamia ne leur en veut pas, « ils ont été éduqués comme ça ». Elle continue de les voir « une ou deux fois par an ». Mais ils ne savent pas qu'elle milite pour le FN. « Je risquerais de gros problèmes s'ils l'apprenaient. » Dans le parti, « on m'a tout de suite acceptée. De toute façon, je n'ai jamais connu de racisme en France ! » Aujourd'hui , Lamia est très enthousiaste qu'une femme soit à la tête du parti. « J'aime les femmes fortes. » 

    * Cet hebdo a ensuite disparu (Note de 2017).

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  • Rudolf Valentino dans « Le fils du Cheik » : un cas de racisme ignoré

    Rudolf Valentino dans « Le fils du Cheik » 

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     

    ph - Copie (2).jpgDébut 2009 

    Depuis des décennies j'entends vanter, je vois des photos du film de Georges Melford avec Rudolf Valentino, Le fils du Cheik (et non pas le Cheikh, la première orthographe étant la bonne, en français classique du moins). Je ne l'avais jamais vu. Je le visionne enfin. La copie de cette oeuvre américaine de 1921 est excellente. Les explications en français - le film est muet - sont correctes, claires. Les cavalcades sensées déferler dans le Sahara algérien, près de Biskra, les envolées de burnous sont excellentes.

    Sans moustache, avec son visage un peu « veau bouilli », Valentino ne paraît guère être le cheik arabe qu'il joue - une sorte de prince musulman ayant enlevé au Casino de Biskra, lors d'une soirée réservée aux mahométans, une lady Diana avant la lettre (c'est d'ailleurs exactement son appellation dans le film...), friande d'hommes exotiques mais faisant des manières avant de s'abandonner à l'émir...

    Elle a peur, en l'épousant, de « choquer son milieu ».

    Passe encore... mais ce qui ne passe pas, c'est la révélation finale du film : le cheik Ahmed est « de père anglais et de mère espagnole », élevé au Sahara par un dignitaire arabe l'ayant recueilli in situ après la disparition de ses parents, et lui ayant donné une éducation arabo-française... Bref, le jeune homme, une fois débarrassé de son arabité, peut être pris par la main, sans honte, par la haute demoiselle anglaise...

    Si ce n'est pas là un cas de « racisme », qu'est-ce que c'est ? Le « racisme » selon la définition, du moins, qu'en donne notre époque... 

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  • Tous les chiens ne s'appellent pas Kitmir...

    L'empereur Dèce ordonnant l'emmurement des Sept Dormants d'Ephèse. D'après un manuscrit du XIVe siècle. 

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     

    peroncel1.jpg2009 

    Bien que les canidés soient l'espèce animale « impure » par excellence pour les musulmans, leur paradis comporte un chien, et qui plus est un chien ayant un nom : Kitmir. On ne sait si l'Islam qui, pourtant, n'oublie jamais de tenir compte des besoins génesiques propres aux créatures de Dieu, a aussi prévu une chienne-hourie*...

    L'élection de Kitmir, lequel a été récompensé par une place au ciel pour avoir fidèlement gardé, sur terre, les Sept Dormants d'Ephèse**, n'a pas amélioré pour autant la réputation des chiens ordinaires qui, en Islam, sont réputés, par leur seule présence dans une maison, en chasser aussitôt les anges gardiens protégeant ou accompagnant les mahométans. 

    Un vieux Casablancais, père du psychanalyste Rouchdi Chamcham, nous dit : « Lorsqu'il y a un chien dans un lieu et qu'un musulman y prie, sa prière ne passe pas, ne monte pas vers Allah ».

    Un jeune croyant, serveur dans un café de Settat, en Chaouïa, précise lui que « les chiens se sont fait mal voir lorsque l'un d'eux mordit ou tenta de mordre le prophète, le salut et la paix soit sur lui, et puis, de toutes façons, cette variété de bêtes est par définition dégoûtante puisqu'elle est la seule de la Création à manger ses propres excréments...» 

    * Créature féminine idéale et jouissive spécialement créée pour les « vrais croyants » admis au Paradis d'Allah...

    ** Thème chrétien sorti des persécutions anti-chrétiennes de l'empereur romain Dèce, repris par l'Islam. L'orientaliste Louis Massignon créa, au XIXème siècle, le pèlerinage islamo-chrétien de Vieux-Marché, en Bretagne, pour célébrer les Sept Dormants.

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  • Les artichauts du président Poutine

    Entretien entre le président russe et le roi du Maroc à Casablanca [2006] 

     

    Par Péroncel-Hugoz 

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    IMG - Copie.jpg2009 

    Mustapha, un maçon de la Chaouïa, qui est venu travailler chez moi deux ou trois fois au cours du lustre écoulé, me raconte chaque fois, avec la même inaltérable fierté dans l'oeil, qu'il a participé à des aménagements à la résidence à Rabat de Moulay- Rachid, frère cadet du roi, et deuxième sur la liste de succession, après l'héritier Moulay-Hassan. Chaque fois, je fais comme si je ne savais pas l'honneur ainsi échu au brave maçon et je le félicite.

    L'autre fois, c'est un jeune électricien qui a travaillé, lui, durant un mois, au Palis royal de Casa, lors d'une période où sa Majesté chérifienne y a reçu le président russe Vladimir Poutine. Selon l'usage local, les reliefs - considérables - des repas des deux personnalités sont allés ensuite au personnel.

    Le Trician  - électricien, en dialecte marocain - me décrit en long et en large la saveur d'un immense tajine de mouton aux artichauts, des « artichauts énormes mais tendres comme de la crème », auxquels les deux chefs d'Etat dîneurs avaient, paraît-il, à peine goûté.

    Veinard de Trician ! 

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  • Pèlerinage au Moyen-Atlas

    « Moulay-Bouazza : dans un étroit repli du djebel ...»

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    IMG - JPEG - Copie - Copie.jpg2009

    Moulay-Bouazza : dans un étroit repli du djebel, à 150 km de l'océan, entre Romani et Khenifra, c'est un des principaux et des plus anciens pèlerinages - ziara - populaires du Maroc.

    Réputé descendre de Mahomet, d'où son titre de Moulay, « Monseigneur », Bouazza fut au début du second millénaire de l'ère chrétienne le disciple de Moulay-Bouchaïb, le grand saint musulman d'Azemmour*. Bouazza passe pour avoir vécu 130 ans et pour être le véritable fondateur du soufisme - le mysticisme mahométan - au Maroc, ce soufisme qui est toujours, à l'heure où j'écris ces lignes l'un des piliers culturels et politiques du Royaume chérifien. Les descendants du prophète de l'Islam savent, quand ils le faut, se tenir les coudes, des plus reculés des djebels aux palais royaux...

    Là-haut, à Moulay-Bouazza, localité fameuse mais petite et négligée, c'est le jour du marché, un mercredi, mais nous abandonnons vite l'auto à un gardien pour gravir la côte  vers le sanctuaire. C'est un bel édifice blanc, ancien, noble, avec son minaret coiffé d'un nid de cigogne porte-bonheur, édifice attribué à la munificence de Moulay-Ismaïl, le « Louis XIV de la dynastie alaouite », qui règne sur le Maroc depuis la moitié du XVIIe siècle.

    Le sanctuaire étant catalogué « tombeau », j'y entre sans me poser de questions puisque les nécropoles musulmanes, contrairement aux mosquées, sont autorisées aux « Infidèles », au Maroc. 

    * Vieille cité luso-marocaine au sud de Casablanca, sur l'Atlantique.

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  • Colonnes brisées à Tanger

    La Librairie des Colonnes à Tanger

     

    Par Péroncel-Hugoz 

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    PERONCEL 3.jpgOCTOBRE 2009

    Un type de l'ambassade de France me confie, l'air interrogatif, que le milliardaire Pierre Bergé - le milliardaire glauque, à éternelle tête d'enterrement - a racheté la fameuse Librairie des Colonnes de Tanger - les Colonnes d'Hercule. Je réponds à l'interrogation du regard diplomatique par une volée spontanée de jurons car, immanquablement, ladite librairie deviendra ainsi un foyer de « gaytude » militant, même si Tanger, Allah merci, n'est pas, ne sera jamais le Marais parisien...

    Bergé a déjà financé, à Paris (mais bien sûr le livre est déjà diffusé dans le laxiste, l'indulgent, l'innocent Maroc de Mohamed VI...) un ouvrage collectif de « jeunes marocains » où défilent tous les poncifs, toutes les jérémiades, toutes les réclamations de la licence à l'européenne pour le Maroc. Espérons que la rigueur, la pudeur islamiques tiendront face à ces lancinantes tentatives de grignotage de la décence arabo-berbère par les pires figures du décadentisme occidental ! 

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  • Tranquilles royautés...

    La famille royale de France lors de la communion du prince Gaston [Le prince Jean portant la princesse Louise-Marguerite, le prince Gaston, la princesse Philomena et la princesse Antoinette]

     

    Par Péroncel-Hugoz 

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    PERONCEL 4.jpgDECEMBRE 2009

    Le stagiaire marocain « en communication » qui m'apporte ce matin un flot de « livres-cadeaux » en plusieurs langues de la Fondation de Qatar, institution princière de prestige, s'attarde un moment autour des livres d'histoire parsemant mon bureau. Est-il encouragé par le portrait de la famille royale alaouite, par celui du roi et de la reine d'Espagne* qui ornent ma pièce ? (Sans oublier, mais là il ne le connaît sans doute pas, un médaillon de Jean de France avec son fils premier-né Gaston, venu au monde cette année), toujours est-il qu'il se met à me parler en sollicitant du regard mon opinion, des avantages et inconvénients des monarchies et des républiques arabes. « Avec un roi ou un émir, on se sent comme à la maison, même s'il y a la sévérité aussi. Dans les républiques, c'est nulle part tranquille : les Algériens s'entretuent à longueur d'année depuis leur indépendance ; le Yémen, c'est la guerre entre républicains ; pareil au Soudan ; l'Egypte va à vau-l'eau depuis Farouk, qui protégeait même les grandes chanteuses... les royautés c'est plus paisible, plus tranquille, qu'Allah protège et glorifie Mohamed VI ! »

    Ce qui a l'air d'enchanter mon interlocuteur, c'est que j'apporte des arguments qu'il ignorait en faveur du système héréditaire : en Jordanie, en Irak, où je lui raconte la brève mais intense épopée des Hachémites du Hedjaz venus s'implanter à Bagdad sous égide britannique. La république, en 1958, commença avec le massacre du jeune roi Fayçal II au milieu de sa famille, par des militaires arrivistes. De tueries en coups d'Etat, les républicains en arrivèrent à Saddam Hussein qui instaura un pouvoir bien plus absolu que celui des Hachémites et finit en espérant laisser sa place un jour à un de ses fils...

    L'invasion américaine empêcha seule ce scénario « dynastique »...   

    * A l'époque, Juan-Carlos et Sophie

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  • JAPON ET MAROC

    Visite d'Etat au Japon - Novembre 2005 : Le roi Mohammed VI, l'empereur Akihito et l'impératrice Michiko au palais Akasaka à Tokyo

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    ph - Copie (2).jpgFEVRIER 2013

    Un mot important : sonno, respect à l'empereur ! On en tire un composé : « respect à l'empereur et haine de l'étranger ».

    « Ce qui fait tout le prix du Japon, c'est d'être un pays extrême, presque sans références extérieures, un système clos, un peuple qui doit (...) se persuader que le monde extérieur existe. » (Nicolas Bouvier, Carnets du Japon, 1964-1970).

    A rapprocher de ce propos à rebrousse-poil de toutes les idées à la mode de métissage et mélange, cette remarque du roi Hassan II (1961-1999) : « Le Maroc a eu la chance de ne pas être une terre de passage. Sans cela, nous n'aurions jamais eu cette spécificité. Nous serions devenus un peuple dépersonnalisé, un caravansérail... » (La mémoire d'un roi, Plon, 1993)  

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  • Sortie au Maroc de « ROIS DE FRANCE suivi de NAPOLEON » , essai de Balzac paru en 1837 et indisponible depuis 1950

     

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    Notre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.

    1940938388.4.jpgPéroncel-Hugoz dirige aussi au Royaume chérifien, la collection Maroc chez Afrique Orient qui vient de rééditer l'essai de Balzac que nous présentons aujourd'hui.

    Cet essai, paru en 1837, était indisponible depuis 1950. Il vient de sortir au Maroc. Nos lecteurs ne manqueront pas de s'y intéresser ...   LFAR  •

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  • « Renonciation » de Benoît XVI ...

    Benoît XVI annonce sa « renonciation »

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    peroncel1.jpgMI-FEVRIER 2013, RABAT

    Deux phrases que les musulmans ne priseront guère dans la presse française de ces jours-ci :

    Le pape Benoît XVI d'abord, le 8 février, à Rome, devant 190 séminaristes : « Dans le monde d'aujourd'hui, les chrétiens forment le peuple le plus persécuté, parce qu'ils sont non conformes, etc... » Or, au même moment, la Conférence islamique criait à l' « islamophobie » et demandait des mesures internationales contre ce phénomène...

    • Le penseur souverainiste Paul-Marie Couteaux écrit, lui, dans le Figaro magazine, en commentant la prochaine abdication* de Benoît XVI justement : « Devant les provocations multiformes d'une religion islamique sûre d'elle-même et dominatrice, le chrétien reste trop souvent muet... » 

    * Depuis lors, les services vaticans nous ont rappelé que, dans le cas d'un pape, on ne doit parler ni d' « abdication » ni de « démission » mais de « renonciation ». Dont acte.

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  • LA CHINOISE ET LE MUEZZIN

    Moscou 15 février 2013 réunion des ministres des finances des vingt pays les plus prospères de la planète, dont la France 

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

     

    IMG - JPEG - Copie.jpgFEVRIER 2013

    Remarque originale d'une étudiante chinoise inscrite à l'université française du Caire : « La première fois que j'ai entendu un appel à la prière, j'ai cru que c'était une sirène à incendie...»

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    Encore un mauvais coup contre la francophonie...

    Vendredi 15 février 2013, à Moscou, où sont réunis les ministres des finances des vingt pays les plus prospères de la planète, dont la France, le ministre russe parle en russe, en représentant d'un pays souverain ; les ministres des pays anglophones s'expriment en anglais ; le ministre français Moscovici également, en délégué d'un pays sous influence. Et ce malgré l'existence de 75 Etats adhérant à la Francophonie... Que de gens vous aurez ainsi envoyés vers l'anglo-américain, M. Moscovici ! Des gens qui, en vous écoutant sur toutes les télés du monde, se seront dit : « A quoi bon apprendre le français si même le ministre français des Finances emploie l'anglais dans les enceintes internationales ? » Le Canada était présent à cette réunion. Son envoyé a parlé et en anglais et en français, en reflet de sa réalité nationale. M. Moscovici se dispense de la sienne... 

  • CASA, CAFE LA BRIOCHE DOREE

    Jacques LAURENT

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    IMG - JPEG - Copie - Copie.jpg11 FEVRIER 2013

    C'est en avalant un repas rapide dans le quartier des librairies francophones que j'apprends la prochaine abdication du pape Benoît XVI, sur l'écran de la chaîne Euronews. Aussitôt est débitée la liste des « faux pas » du pontife, à commencer par « la controverse de Ratisbonne » où le pape, alors fraîchement élu, avait évoqué un débat corsé au Moyen-Âge entre un dignitaire musulman et un empereur byzantin, lequel trouvait que l'Islam avait surtout apporté de la « violence »...

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    « C'est parce que je rencontrai l'Action française que j'échappai au fascisme ! » (L'ecrivain Jacques Laurent - 1919-2000 - à L'Etudiant français, cité par Rivarol du 14 décembre 2012). 

    Vous pouvez retrouver l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc.

  • FIGUIER « MAUDIT » OU « PROPICE »...?

    François Hollande au Vatican rencontre avec le pape François

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    PERONCEL 3.jpgFEVRIER 2013

    C'est un figuier qui symbolise le fossé existant entre bouddhisme et christianisme : Jésus a maudit, a frappé de stérilité ce bel arbre méditerranéen, robuste et généreux, et cela sans explication canonique aucune (ma consoeur de la presse catho, Anaïs Laurent, qui en général a réponse à tout dès que notre foi est en cause, me fait attendre une réponse sur ce sujet depuis des années...); Bouddha, lui, médita puis « s'éveilla » sous un figuier...

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    Jésus et la parabole du figuier stérile

    Après une plaisanterie déplacée du minable président Hollande à propos de la succession pontificale à Rome, Le Figaro a trouvé cette citation de Flaubert :

    « Et nous crevons par la blague, par l'ignorance, par le mépris de la grandeur, par l'amour de la banalité et le bavardage imbécile » (source non précisée). 

  • FEDALA - MOHAMEDIA

    L'église Saint-Jacques-de-Fédala

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •  

     

    PERONCEL 4.jpgDIMANCHE 10 FEVRIER 2013 - EGLISE SAINT-JACQUES

    Plusieurs musulmans en vêtements européens ont assisté à notre messe dominicale. Je remarquai moi-même, devant mon banc, trois Marocaines dont deux, genre étudiantes ollé-ollé, priant et chantant. Au moment de la communion, deux de mes voisines se dirigent vers l'autel mais un servant de choeur africain qui, apparemment, les connaissait, va au-devant d'elles et les éconduit. Elle se retirent, rouges de confusion. Le curé, après coup, indique qu'il n'avait pas été prévenu de cette incursion. Curiosité ?  Provocation ? Conversion ? Chaque fois on se perd en conjectures car ces intrusions ne sont pas inédites, notamment à Mohamedia.

    Sous le curé précédent, (il y a environ 5 ans), une femme voilée, puis dévoilée, assista longtemps à notre office, immobile, muette, énigmatique.

    Rappelons que nous, non-musulmans, n'avons pas le droit - Allah merci pour la tranquillité des musulmans car les touristes nous envahissent - d'entrer dans les mosquées du Royaume. C'est un usage local non écrit que le maréchal Lyautey fit codifier par le sultan Youssef 1er (1912-1927) et qui est heureusement resté en vigueur sous les règnes suivants. 

    Vous pouvez retrouver l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc.