Notre "Histoire de l'Action française... en lisant "L'Action française"... : rapport d'étape, par François Davin
J'ai enfin pu terminer le mois de Décembre 1930, malgré la mauvaise grâce de Sa Seigneurie le site Gallica de la BNF ! J'ai eu droit à tout : des centaines de "Ce site est inaccessible", et, plus amusant mais tout aussi rageant, et facteur de perte de temps considérable, une bonne trentaine d' "unavailable" ou, comme ce matin (lundi, 9h57) : "Too Many Requests: 429 Trop de requêtes" (sic !)
Comme je le dis à chaque fois, il est plus facile d'entre dans le Louvre pour piller la Galerie d'Apollon que d'entrer dans "Gallica" !
Malgré cela, mon enthousiasme reste intact, et même augmenté : je regrette seulement cette colossale perte de temps, et ce retard ahurissant pris sur mes prévisions de départ...
Ce qui me réjouit, c'est tout ce que j'ai appris en lisant les numéros de ces 23 ans, et de comprendre pleinement, maintenant, la fameuse formule de Marcel Proust :
"(lire l'Action française) c'est pour nous mieux qu'une promenade en avion, une cure d'altitude mentale."
Et je sais bien que je comprendrai encore mieux lorsque j'aurai lu le dernier tiers restant. Car, arrivé à l'année 1930, il ne me reste plus que l'année 1931 à lire, pour avoir "fait" les deux tiers du travail (les six premières séries de quatre années, de 1908 à 1931), ce qui n'est tout de même pas mal, malgré tout...
Er je me dis que mes grands-parents, des deux côtés (paternel et maternel) ont eu bien de la chance d'âtre abonné à ce journal, et de recevoir chaque jour cette impressionnante masse d'articles de qualité, où l'on trouvait tout : le Patriotisme le plus pur, une culture et une intelligence qui font rêver, en notre bien triste époque de décadence en tous domaines, un dévouement, une générosité, un héroïsme (comme pendant la répugnante persécution de Ratti, ci-devant pape Pie XI, pro-Boche de fait...)...
Bon : donc, maintenant, que va-t-il se passer ?
Notons d'abord que nous en sommes à 252 "Grandes "Une"...", ce qui commence à constituer un "Fond" qui devient sérieux... (et qui me servent aussi pour les "Documents pour servir à une Histoire de l'URP"...).
Avant de "reprendre à 1931", je vais envoyer un bon nombre de "Grandes "Une"..." sur des sujets très variés (Napoléon, les anniversaires dans la vie du mouvement, l'assassinat du Tsar en 18, Montaigne, Rabelais, Bossuet, la conquête de l'Algérie, quatre Bacconier, Freud...).
Mais surtout, je dois classer tout ce que j'ai trouvé sur Hitler, dénoncé dans l'AF dès 1928 (en 30, Daudet dénonçe les pogroms, et Bainville "l'énergumène" "la persécution religieuse et l'anti-sémitisme" et Marie de Roux écrit :
On arrive, en effet, à Hitler : moment passionnant... J'au déjà imaginé une classification en trois parties :
• une première partie (années 28/29/30, mais qui se prolongera peut-être, au moins un peu en 31 : je ne sais évidemment pas ce que la lecture me réserve...) : le petit cheffaillon minable d'une bande de brutes de quartier, qui fait un putsch raté, ce qui l'envoie en prison... mais rien de bien grave, après tout, même si c'est à surveiller...
• une deuxième partie portant sur le "fond" de l'idéologie nazie, qui commence à se dessiner, comme dirait Bainville "dans son fort et dans son faible" (ou son flou, comme on voudra), et, là, en plus de Bainville, Marie de Roux fournira de précieuses indications
• une troisième partie, montrant les étapes de ce que j'appelle "la résistible ascension" d'Hitler, l'Action française jouant le rôle de lanceuse d'alerte, face à un pays légal mi-inconscient, mi-traître à la Nation...
Mais il faudra que je termine 31 pour arrêter définitivement cette classification; après 31, c'est fini, Hitler est devenu trop fort, et il sera Chancelier en 33...
Le travail ne manque donc pas, et chaque semaine, cette bourrique de Gallica me fait perdre trois, parfois quatre jours ! Combien de fois, en rêve ou dan ma tête, n'ai-je pas envoyé un essaim de drones sur cette bourrique-là, qui l'aurait bien mérité...
(à suivre)
