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Chronique Alimentaire/Santé : le concombre (bienfaits et méfaits), par Bayard.

Le concombre (Cucumis sativus) est une plante potagère herbacée, rampante, de la même famille que la calebasse africaine, le melon ou la courge (famille des Cucurbitacées).

C'est botaniquement un fruit qui est consommé comme un légume.

Il est de la même espèce (Cucumis sativus) que le cornichon, consommé lui comme condiment.

La plante, qui poussait naturellement au pied de l'Himalaya, aurait été domestiquée pour la première fois en Inde il y a au moins 3 000 ans

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Le concombre est l’exemple même du légume rafraîchissant. D’ailleurs, il est si souvent consommé cru qu’on oublie presque qu’il peut se déguster cuit, en le cuisinant un peu comme la courgette.

 

Caractéristiques du concombre

  • Riche en eau ;
  • Faible en calories ;
  • Source de fibres ;
  • Allié pour les pertes de poids ;
  • Stimule le transit intestinal.

 

Valeurs nutritionnelles et caloriques du concombre

Le concombre est réputé pour sa très forte teneur en eau qui lui vaut d’être à la fois rafraîchissant et pauvre en calories. En effet, avec seulement 13 kcal pour 100g, il est un des aliments les plus légers qu’il existe. Malgré cette faible densité énergétique, le concombre contient des vitamines et minéraux indispensables à notre santé : vitamine C, potassium, sodium, phosphore, etc. Il a donc toute sa place dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée. 

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Les bienfaits du concombre

Le concombre est un atout santé en raison de son profil nutrition atypique. Bien que composé majoritairement d’eau, il renferme des micronutriments essentiels dont l’effet est extrêmement positif pour l’harmonie de l’organisme.

Pouvoir antioxydant 

Les antioxydants sont des composés qui protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. Ces derniers sont des molécules très réactives qui seraient impliquées dans le développement des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement. Des études ont démontré la présence de composés phénoliques ayant une légère activité antioxydante dans le concombre.

Grande richesse en eau

Plus de 95% du poids du concombre cru est constitué d’eau. Cette particularité en fait un légume rafraîchissant tout en ayant une très faible valeur calorique, ce qui peut constituer un atout pour les personnes qui surveillent leur poids.

 

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Une source de cuivre


Le concombre cru (sans pelure) est source de cuivre. En tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme. Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.

 

Vitamine K


Le concombre cru (avec pelure) est une source de vitamine K. Cette vitamine est nécessaire pour la synthèse (fabrication) de protéines associées à la coagulation du sang (autant à la stimulation qu’à l’inhibition de la coagulation sanguine). Elle joue aussi un rôle dans la formation des os. En plus de se trouver dans l’alimentation, la vitamine K est fabriquée par les bactéries présentes dans l’intestin, d’où la rareté des carences en cette vitamine.

 

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Nutrition


Pour profiter au maximum des bienfaits du concombre, vous pouvez le consommer cru avec sa peau. Une portion de concombre représente environ 180g de concombre.

 

 

Comment bien choisir le concombre ?

Le concombre est une plante rampante. Lors de sa récolte, le concombre est le fruit d'une fleur. Il est long et cylindrique, de couleur verte. La plante possède de grandes feuilles vertes.

Carte d’identité du concombre 

  • Famille : cucurbitacées ;
  • Origine : Himalaya ;
  • Saison : avril à octobre ;
  • Couleur : verte ;
  • Type : légume.

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Concombre et cornichon, quelle différence ?

Le concombre et le cornichon sont des aliments proches. Le cornichon désigne généralement un concombre cueilli avant sa pleine croissance et que l’on utilise comme condiment après l’avoir fait mariner dans du vinaigre. Il existe toutefois un « vrai » cornichon : il s’agit d’une variété spécifique de concombre, le gherkin, dont la taille naturelle atteint quelques centimètres seulement.

Bien choisir le concombre 

Le concombre doit être ferme, avoir une peau bien verte, mate (elle n’est brillante que si elle est recouverte d’une cire alimentaire) et généralement lisse (à l’exception du cornichon). Plus il est petit (25 cm à 30 cm), plus il est savoureux.

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Les différentes variétés de concombres

Les variétés d’Amérique sont plutôt courtes et trapues, tandis que le concombre Européen est long et fin. Si les concombres de serre sont rarement amers, ceux cultivés en plein champ peuvent l’être à l’occasion, selon la variété et divers facteurs climatiques. Dans ce cas, on recommande de les peler et d’enlever l’extrémité la plus pointue (celle à laquelle la tige est normalement attachée), car c’est sous la peau et à cette extrémité que l’amertume se concentre. On peut aussi les couper en tranches que l’on fera dégorger une heure dans une passoire avec du gros sel. Ou les fendre en deux, les épépiner et les saupoudrer de sel. Rincer et assécher avec un torchon.

Conservation optimale 

  • Au réfrigérateur : une ou deux semaines dans le bac à légumes. Une fois entamé, le protéger avec un film alimentaire. Éviter de garder les concombres à proximité des fruits (pommes, notamment), qui en dégageant de l’éthylène, contribuent à en augmenter l’amertume ;
  • Au congélateur : le faire cuire avant de le mettre à congeler.

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Contre-indications et allergies au concombre

Bien qu’excellent pour la santé, le concombre peut causer une réaction allergique chez certains sujets sensibles. Il convient donc d’être prudent et de consulter un professionnel de santé au moindre signal d’alarme.

Syndrome d’allergie orale

Le concombre fait partie des aliments pouvant être incriminés dans le syndrome d’allergie orale. Ce syndrome est une réaction allergique à certaines protéines d’une gamme de fruits, de légumes et de noix. Il touche certaines personnes ayant des allergies aux pollens de l’environnement. Ce syndrome est presque toujours précédé par la fièvre des foins. Des symptômes locaux se limitant à la bouche, aux lèvres et à la gorge telles des démangeaisons et des sensations de brûlures peuvent alors survenir, puis disparaître habituellement quelques minutes après avoir consommé ou touché l’aliment incriminé.

En l’absence d’autres symptômes, cette réaction n’est pas grave et la consommation de concombre n’a pas à être évitée de façon systématique. Il est toutefois recommandé de consulter un allergologue afin de déterminer la cause des réactions aux aliments végétaux. Ce dernier sera en mesure d'évaluer si des précautions spéciales doivent être prises.

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Histoire et anecdotes

Le terme « concombre » est apparu dans la langue en 1256, d’abord sous la forme de « cocombre », mot emprunté au provençal. Il vient du latin cucumis ou cucumeris.

Un peu d’Histoire

Le concombre vient de l’Inde ou, du moins, y a-t-il été domestiqué. Tout comme les autres plantes de la famille des cucurbitacées, sa domestication remonte aux premiers temps de l’agriculture. Le genre Cucumis comprend deux grands groupes – l’asiatique et l’africain – se distinguant par leur appartenance géographique et le nombre de leurs chromosomes. Le premier a donné naissance au concombre tel que nous le connaissons aujourd’hui, de même qu’à ses variantes, le second au melon.

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Depuis l’Inde, le concombre s’est rapidement diffusé dans le sud et l’est de la chaîne himalayenne. De là, il a pris la direction de la Grèce et de l’Italie d’une part, et de la Chine d’autre part, où l’on a sélectionné des variétés fort différentes des européennes. Il était cultivé en France au IXe siècle, en Angleterre au XIVe et en Amérique au milieu du XVIe siècle. Toutefois, jusqu’au XVIIe siècle, le fruit restera de petite taille.

Au fil des sélections, le concombre a perdu une bonne partie de son amertume, laquelle est causée par la présence de cucurbitacine, un composé toxique à haute dose. Le travail de sélection a également permis d’obtenir des variétés de diverses formes et couleurs allant du mince et long concombre japonais, garni de rainures longitudinales, au petit concombre citron, de forme ronde et de couleur jaune, en passant par l’anglais, long, lisse et que l’on fait généralement pousser en serre, et le concombre à peau blanche, petit ou gros selon les variétés. D’autres espèces ont donné le cornichon des Antilles, le concombre arménien, le concombre serpent, le melon à cornes (à chair verte) et le melon chito qui, malgré leur nom, se consomment comme des concombres.

Côté jardin

Le concombre « serpent » peut atteindre une longueur de 35 cm. Strié de bandes vert foncé et vert pâle, il a la propriété de croître en forme de spirale (d’où son nom latin de flexuosus), tandis que sa « tête », rattachée au plant, se dresse comme pour siffler.
Semer quatre ou cinq graines sur des buttes espacées d’un mètre. Conserver les trois plus beaux plants sur chaque butte. On peut aussi faire grimper les plants au lieu de les laisser ramper : cette méthode a l’avantage de garder les plants plus sains et de donner des fruits de couleur uniforme, d’exercer un meilleur contrôle des insectes et maladies, de faciliter la récolte et de sauver de l’espace au potager. Dans ce cas, semer une ou deux graines tous les 20 cm à 25 cm. Prévoir une structure d’environ deux mètres de haut et une corde solide pour chacun des plants.
Pour prendre un peu d’avance, on peut démarrer ses plants à l’intérieur trois semaines avant la date de mise en terre ou se procurer des plants en jardinerie.
  • Sol : fertile, riche en matière organique et qui s’égoutte bien; éviter de planter des concombres là où ont poussé d’autres plantes de la famille des cucurbitacées (courge, citrouille, melon) l’année précédente; choisir un endroit ensoleillé et où l’air circule bien ;
  • pH : idéalement, 6 à 6,5, mais peut tolérer des pH plus bas ;
  • Fertilisation : enfouir une bonne quantité de fumier décomposé ou de compost avant la plantation ;
  • Irrigation : 2,5 cm à 5 cm d’eau par semaine en moyenne lorsqu’il ne pleut pas. Lorsque le plant manque d’eau, le fruit reste petit, se déforme ou s’étrangle. Toutefois, diminuer l’apport d’eau vers la fin de la saison ;
  • Paillage : pailler pour conserver l’humidité et limiter la croissance des mauvaises herbes ;
  • Récolte : récolter tous les deux jours pour éviter que les fruits ne soient trop gros. Pour le marché, on récolte généralement les fruits lorsqu’ils ont une taille de 14 cm à 20 cm et un diamètre de 4 cm à 5 cm, mais rien n’interdit de les récolter plus petits, ils n’en seront que meilleurs ;
  • Insectes : dans le potager familial, l’insecte à craindre est la chrysomèle rayée : couvrir la plate-bande d’un agrotextile léger au moment de semer ou de transplanter, afin de l’empêcher de se poser. Il faudra toutefois enlever la toile au moment de la pollinisation, le concombre ayant besoin des abeilles pour fructifier. À partir de ce moment-là, la roténone ou le margousier (neem) pourront être employés en cas d’infestation. Il est important de limiter les populations de chrysomèle, car cet insecte est vecteur du flétrissement bactérien, maladie pour laquelle il n’existe aucun traitement en agriculture biologique ;
  • Maladies : la principale est l’oïdium, qui apparaît généralement fin août. Pour la prévenir, dès le mois de juillet, pulvériser toutes les semaines sur les feuilles un extrait d’ail dilué dans de l’eau. Pour la traiter, pulvériser du soufre élémentaire ou une solution à base de cuivre (bouillie bordelaise).

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Ecologie et environnement

Pas étonnant qu’on dise du concombre qu’il est rafraîchissant. Dans les périodes de canicule, tandis que tout devient brûlant au toucher, le concombre reste frais. Même en plein soleil, sa température interne est de 6 à 8 degrés plus basse que la température ambiante.

Au Costa Rica, de même que dans d’autres pays tropicaux, la pyrale du concombre cause de nombreux dégâts et des pertes importantes. L’emploi d’insecticides chimiques entraînant une pollution inévitable, d’autres solutions s’imposent. Une expérience a donc été menée avec un produit connu sous le nom de « Micro-organismes Efficaces (ME) », dont il existe quelques variantes et qui consiste en diverses mixtures comprenant des dizaines d’espèces de micro-organismes dont le rôle n’est pas à proprement parler de lutter contre les insectes, mais plutôt de créer un milieu permettant à la plante de se renforcer et de se défendre contre eux. En effet, ces petites bêtes invisibles à l'œil nu produisent toute une batterie d’hormones végétales, de substances bioactives et d’antioxydants. Soulignons que ces derniers jouent le même rôle chez les plantes et dans le sol qu’ils le font dans l’organisme humain.
 
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Lors de cette expérience, des applications foliaires ont été effectuées tous les quatre jours : dans le groupe témoin, on appliquait seulement de l’eau, dans le deuxième groupe, une mixture de micro-organismes diluée dans de l’eau, et dans le troisième, deux mixtures combinées. Les résultats n’ont laissé aucun doute quant à l’efficacité des microorganismes à fortifier les plants de concombre contre la pyrale : 80% des fruits du groupe témoin étaient infectés contre 36% dans le deuxième groupe et seulement 9% dans le troisième. En outre, les groupes traités étaient moins touchés par la tache des feuilles et les autres maladies caractéristiques des climats tropicaux humides.

De l’avis de certains, cette approche va au-delà de l’agriculture biologique. En effet, les micro-organismes efficaces permettent d’éviter le recours aux insecticides et fongicides naturels acceptés par les organismes de certification biologique. On vise plutôt à régénérer les populations microbiennes utiles du sol, à créer un milieu favorisant l’épanouissement des plantes et à aider ces dernières à mobiliser toutes leurs ressources pour lutter contre les pathogènes et pour se développer au maximum.
 
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