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Laideur de la peinture dite moderne, beauté de la peinture classique, par Gilles Lenormand.

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Charles Antoine d'Arthenay, député du baillage de Saint-Lô

 

Adèle de Romance - ou Adèle Romany - est née le à Paris, où elle mourut le (à 76 ans).

Elle est considérée en son temps comme une grande portraitiste; elle est également connue sous le nom de Madame Romany ou Madame Romanée. 

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Portrait de famille dans un paysage

 

Adèle de Romance naît sous le nom de Jeanne Marie Mercier le à Paris; elle est la fille naturelle d'une femme mariée, Jeanne-Marie Bernardine Mercier. Par un acte en date du , Jeanne Marie Mercier est reconnue et légitimée par son père, Godefroy V, marquis de Romance, frère de Germain-Hyacinthe de Romance; elle adopte alors le nom d'Adèle de Romance.

 

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Jean-Dominique Fabry Garat jouant de la lyre

 

Elle se marie en 1790 au peintre miniaturiste François Antoine Romany, qui ne lui est pas apparenté malgré la similitude des noms. Un doute subsiste quant au fait de savoir s'ils se sont mariés avant la naissance de leur fille Aglaé Emée, le à Paris, ou si l'union a été légalisée deux ans après. Le couple divorce le . Adèle de Romance donne ensuite naissance à deux autres enfants naturels :

  • une fille, Louise Lucie Cosnefroy de Saint-Ange, née le à Paris, fille naturelle de Charles Gabriel François Cosnefroy de Saint-Ange, comédienne au Théâtre-Français,
  • un fils, Edmond Jules Féline-Romany, né le , fils naturel d'Ignace Benjamin Féline, polytechnicien (promotion 1824), inspecteur général des ponts et chaussées.

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Portrait de Joseph Guillaume de Paul

 

Plus tard, Romance s'est occupée de l'éducation, à partir de l'âge de quatre ans, d'une de ses petites-filles, Mélanie Cosnefroy de Saint-Ange, la plus jeune enfant de Louise Lucie.

À l'occasion de son mariage avec François Antoine Romany elle devient l'élève de Jean-Baptiste Regnault (1754-1829) dont l'atelier pour élèves féminines est dirigé par son épouse; il n'existe pas d'autres détails sur son éducation artistique. Elle participe à son premier Salon en 1793, en tant qu’élève de Regnault. Elle en reprend la manière précise et excelle dans les rendus de matières et les détails des costumes.

 

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Portrait d'une jeune harpiste

 

Quatre-vingts de ses œuvres sont exposées aux Salons pendant quarante ans, de 1793 à 1833. Quand elle expose, elle utilise plusieurs variantes de ses noms de jeune fille ou de femme mariée, dont Romance, Romany, Romany de Romance, de Romance Romany, et après son divorce, Adèle Romance, Adèle Romanée. Elle est surtout connue pour ses portraits, bien qu'elle ait réalisé quelques peintures sur des thèmes historiques et mythologiques.

Elle a représenté beaucoup d'acteurs, d'actrices et de musiciens en particulier; c'est pourquoi la plus importante collection de ses œuvres se trouve à la Comédie-Française.

 

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Portrait d’Auguste Vestris

 

De 1800 à la fin du Premier Empire, elle recueille un certain nombre de commentaires approbateurs de journalistes. Au Salon de 1808, elle reçoit une médaille de seconde classe, d'une valeur de 250 Francs. Parmi ses œuvres les plus admirées, figurent son autoportrait avec ses enfants (1800), le portrait de Mlle A. P., exposé au Salon de 1806, et les portraits des actrices Mlle Raucourt (Salons de 1812 et 1814) et Mlle Emilie Leverd (Salons de 1808 et 1814).

 

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Portrait d'Amélie-Justine et de Charles-Edouard Pontois

 

Son excellent portrait de Talma (1818) a longtemps été attribué par erreur à François Gérard. Elle a aussi réalisé un portrait de Madame Vigée Le Brun qui était son amie. Ses œuvres tardives sont d'une moindre qualité. Adèle de Romance n'a que peu retenu l'attention de la critique après sa mort avant qu'on ne la redécouvre récemment.

À côté de ses activités artistiques, Adèle de Romance s'est engagée dans diverses spéculations financières pendant la Révolution, le Directoire et le Consulat. Elle a acheté une maison et utilisé l'hypothèque comme garantie pour des emprunts ; elle s'est apparemment servi de ces fonds pour financer d'autres entreprises. À sa mort, le à Paris, ses biens se montent à plus de 8 000 Francs. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (14ème division).

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Portrait d'Antoine Valedau

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