UA-147560259-1 UA-147538561-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Laideur de la peinture dite moderne, beauté de la peinture classique, par Gilles Lenormand.

116166487_741517626650517_396764324211256131_n.jpg

Apollon et Daphné

 

Louis de Boullogne II, dit Boullogne fils ou Boullogne le Jeune, est né en 1654 à Paris, où il est mort le .

Fils du peintre Louis Boullogne I et frère de Bon Boullogne, son père, qui craignait la rivalité entre les deux frères, s’opposa d’abord à ce qu’il soit peintre, mais la vocation l’emporta, et tous les soirs Louis traversait Paris pour aller avec Bon dessiner à l’ Académie.

À dix-huit ans, il obtint le grand prix de peinture et partit pour Rome en 1676, au moment où son frère en revenait.

Il y exécuta les copies de l’École d’Athènes, de la Dispute du Saint Sacrement et de plusieurs autres œuvres de Raphaël, d’après lesquelles les Gobelins firent différentes tentures de tapisserie pour le roi.

 

116457134_2661001307502974_5838206367772560695_n.jpg

La présentation au temple

 

En 1680, passant par la Lombardie et Venise, il revint à Paris, et y acquit bientôt une grande réputation. En 1681, il fut reçu membre de l’Académie : son tableau de réception représente Auguste faisant fermer le temple de Janus, après la bataille d’Actium. Il eut, dès lors, une immense réputation.

Après la mort de Mansart en 1708, avec son frère Bon et Jouvenet, il participa au chantier de peinture entrepris par Charles de La Fosse à l’ Hôtel des Invalides.

En 1722, il fut choisi pour dessiner les médailles et les devises de l’ Académie des inscriptions, avec une nouvelle pension de mille livres et l’ ordre de Saint-Michel. En 1723, il fut nommé recteur de l’Académie ; en 1724, premier peintre du roi, avec lettres de noblesse pour lui et sa postérité et, en 1725, directeur de l’Académie, fonctions qu’il remplit jusqu’à sa mort.

116155104_292705348848063_9106567645416475837_n.jpg

Thalia et Erato

 

Louis Boullogne fut inhumé à Saint-Eustache, sa paroisse. Il laissa une immense fortune aux quatre enfants qu’il eut de son mariage avec Marguerite Bacquet, qu’il avait épousée le , deux fils, dont l’aîné fut conseiller au parlement de Metz, puis conseiller d'État et intendant des finances et ordres du roi, le plus jeune receveur général des finances de Tours et deux filles, dont l’une fut mariée à Jean-Pierre Richard, receveur général des finances, et l’autre se fit religieuse.

109659269_670108417180676_8239847216004707867_n.jpg

Céphale et Procris

Ses élèves sont : Michel de Cornical, Louis Galloche, Jacques Courtin. Fort assidu à l’Académie, Louis de Boullogne soutenait les élèves de ses leçons et de sa protection. Il était l’ennemi acharné des pochades et des bambochades, prétendant que seuls les gens très habiles et d’un gout tout à fait formé pouvaient se les permettre.

Louis Boullogne montrait, en général, dans ses compositions une grande entente de la mise en scène, une touche ferme, un dessin correct, un beau coloris ; ses têtes sont d’un grand caractère et d’une belle expression, et il sut approprier son talent aux tableaux de chevalet, aussi bien qu’aux grandes machines. Ses dessins sont à la pierre noire, relevée de blanc, sur du papier bleu ou gris, avec quelques hachures légères ; dans quelques-uns les traits sont fort arrêtés et les ombres estompées.

116146010_582703769285906_1098385251161700265_n.jpg

Vénus dans la forge de Vulcain

 

Louis Boullogne a peint à Paris, pour Notre-Dame, deux tableaux : le Centenier et la Samaritaine ; dans le chœur, la Purification et la Fuite en Égypte ; aux Invalides, une chapelle représentant la Vie de saint Augustin en six tableaux ; plus, la coupole ; dans les embrasures des fenêtres du sanctuaire, des Concerts d’Anges ; aux Chartreux, l’Hermoroïsse ; aux Religieuses de la Conception, Sainte Geneviève ; aux Petits-Pères, dans le réfectoire, la Vierge, saint Jean ; le Baptême de saint Augustin, son Ordination ; à l’hôtel de ville, Louis XIV accordant des lettres de noblesse à la ville ; à Versailles, toute la chapelle de la Vierge et six apôtres ; dans les appartements, Apollon et la fille de Glaucus, deux Muses, Jupiter en taureau, l’enlèvement d’Europe ; dans le grand salon de Marly, Cérès et ses enfants, Vénus et Adonis, Vénus et l’Hymen ; à Trianon, Apollon et Hyacinthe ; à la Ménagerie, deux ovales, Vénus faisant forger les armes d’Énée, Vénus donnant des armes à Énée ; à Meudon, deux ovales, Abigail devant David, la Reine de Saba ; à Fontainebleau, dans le salon des réformés, Flore et Zéphyre, Minerve et le buste de François Ier

À dix-huit ans, il obtint le grand prix de peinture et partit pour Rome en 1676, au moment où son frère en revenait.

Il y exécuta les copies de l’École d’Athènes, de la Dispute du Saint Sacrement et de plusieurs autres œuvres de Raphaël, d’après lesquelles les Gobelins firent différentes tentures de tapisserie pour le roi.

a gravé lui-même six sujets de sainteté, et une Charité romaine.

 

116192793_287284022603689_3751485625179668875_n.jpg

Le jugement de Salomon

 

Dupuis, Poilly, Desplaces, Drevet le fils, Baudet, etc., ont reproduit ses œuvres par la gravure. Louis Surugue a gravé son portrait. C’est le grand-père du dessinateur, l’abbé de Saint-Non.

Une clientèle privée, religieuse souvent, lui commande des compositions ambitieuses : les religieuse de la Conception, les Petits Pères, et les chartreux pour lesquels il réalise Le Christ et la Femme hémorroïsse, aujourd'hui au Musée des beaux-arts de Rennes et dont le Musée Carnavalet conserve l'esquisse.

116262814_1121007161634010_7256490954436989233_n.jpg

Apollon et Daphné

 

La toile appartenait à un ensemble de douze tableaux, dispersés lorsque le couvent fut détruit à la Révolution et dont la moitié fut malheureusement perdue. Plusieurs académiciens avaient été sollicités : Claude Audran III, Bon et Louis de Boullogne, Jean-Baptiste Corneille, Antoine Coypel et Noël Nicolas Coypel, Charles de La Fosse, puis Jacques Dumont qui complèta la série en 1730. La suite, qui garnissait les murs de la nef, illustrait la vie publique du Christ, et constituait « une parfaite démonstration du rajeunissement que connaît la peinture française dans les années 1680-1690 » (Guillaume Kazerouni).

 

116327769_637199673590398_7435316826985391860_n.jpg

Le Christ et L'hémorroïsse

 

L'œuvre représente l'épisode de la femme hémorroïsse, relaté dans les Évangiles de Matthieu, de Marc et de Luc : Et voici q'une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s'approcha par-derrière et toucha la frange de son vêtement. Le peintre représente, avec habileté, le moment précis où la femme, effleurant le manteau de Jésus, est regardée par lui. Il s'est retourné, il bénit celle qui n'ose pas lever le regard vers lui, tandis que saint Jean, identifiable au premier plan, à gauche, par ses vêtements rouges et verts et par sa jeunesse, manifeste de la crainte ; et Jaïre, le chef de la synagogue venu chercher Jésus pour qu'il guérisse sa fille, semble la condamner en la désignant. Le rythme savant des gestes et des attitudes contrastés conduit le regard vers le centre de la toile, vers ces deux mains, celles de Jésus et celles de la femme, l'une qui bénit, l'autre qui touche, deux mains tournées vers la terre mais l'une pour élever et l'autre pour s'abaisser.

 

116111997_301507671166594_6981626375851486812_n.jpg

L'enlèvement d'Europe

 

lafautearousseau

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel