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THEÂTRE : Huit Femmes, par Thomas Planquert.

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Un théâtre mêlant le suspense et le rire...

Robert Thomas en est l'inventeur et Huit Femmes en est un exemple parfait. Disparu en 1989, ce boulimique de l'écriture a vu sa pièce ressuscitée avec succès au cinéma par François Ozon, en 2002. Ce n'est pas une raison pour oublier l'original, devenu un classique.

Cette pièce vous permet aussi de retrouver une grande dame du théâtre, Mony Dalmès, qui nous a quitté en mai 2006, discrètement, au terme d'une carrière exemplaire. Elle a travaillé à la Comédie-Française, sur les Boulevards, pour le cinéma et la télévision. Et cela avec un talent, une précision et une générosité qui demeurent des exemples à suivre...

 

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Première représentation au Théâtre Marigny le Samedi 6 Novembre 1971.

Date de première diffusion TV le Lundi 7 Février 1972 (2ème chaîne)

Durée 130 mn. (Couleur)

Une pièce de Robert Thomas

Mise en scène de Jean Le Poulain assisté de Daniel Dhubert

Réalisation de Pierre Sabbagh

Décors de Roger Harth

Costumes de Donald Cardwell

Avec : Madeleine Barbulée (Mme Chanel), Nadia Barentin (Louise), Corinne Le Poulain (Suzon), Mony Dalmès (Gaby), Jacqueline Jefford (Augustine), Bernadette Robert (Catherine), Claude Génia (Pierrette), Madeleine Clervanne (Mamy)...

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L'HISTOIRE

Dans une confortable demeure provinciale, totalement coupée du monde extérieur, huit femmes mènent leur propre enquête pour découvrir l'assassin du mari de la maîtresse de maison, vraisemblablement l'une d'elles. Malgré les convenances et la courtoisie apparente, elles se livrent en huis clos, à un jeu de la vérité aussi implacable que pitoyable, révélant les faiblesses, les mensonges, les rancoeurs cachées, n'épargnant aucune d'elles.

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CRITIQUES

Les passions se heurtent avec violence, avec des altercations de rire et de terreur. Bonne soirée garantie.

Huit comédiennes de talent, cela suffit amplement pour susciter la curiosité. Rires et frissons garantis.

Un huis-clos. Un jeu de la vérité implacable.

Pour les directeurs de théâtre, le nom de Robert Thomas en bas d'un manuscrit, est désormais synonyme de succès.

Robert Thomas n'a pas son pareil pour nous coudre une intrigue bien serrée, avec de grosses ficelles, mais propres.

Huit dames exaspérées et enfermées en un fort agréable salon, crient, paniquent, s'entretuent, avouent, s'évanouissent, se disent des horreurs... L'auteur a ingénieusement organisé ce tapage, et l'effervescence ne se relâche jamais. Les amazones, il est vrai, le secondent vaillamment...

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REPLIQUES CULTES

1) Gaby

Nous nous comprenions, nous étions tendrement unis.

Augustine

Au point de faire chambre à part.

 

2) Suzon

Mamy et Tante Augustine s'entendaient bien avec lui ?

Gaby

J'espère. Avec ce qu'elles mangent, qu'elles aient au moins la reconnaissance du ventre.

 

3) Mamy

On a drogué mon porto. Oui, un petit verre de porto après le repas fait du bien à mes douleurs. On m'a droguée, on est entré dans ma chambre et on m'a volé. C'est quelqu'un qui savait la cachette.

Suzon

Sous ton oreiller !

Mamy

Sous mon... Comment le sais-tu ?

Suzon

Tout le monde semble savoir.

 

4) Augustine

J'aime bien tout le monde. Personne comprend ma façon d'aimer. On croit que c'est de la haine.

Catherine

C'est comme le bon vin qu'on ne boit pas, ça fait du vinaigre.

 

5) Augustine

Je ne dirai pas que Gaby réclamait à corps et à cris et surtout à cris de l'argent à Marcel. Si elle le dépensait à tort et à travers Dieu sait avec qui ça ne me regarde pas et je ne le dirai pas non plus.

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6) Augustine

Ce que je tenais était mon peigne blanc en nacre que je nettoyais.

Catherine

A trois heures du matin ?

Augustine

Y'a pas d'heure pour les peignes.

 

7) Louise

Je préfère être accusée de vices que de meurtre.

 

8) Pierrette

Permettez, c'est pas un secret. Vous couchez avec tout le pays alors...

Louise

Nous couchons donc toutes les deux avec les mêmes.

 

9) Gaby

On croit faire un cauchemar. Le téléphone coupé, la voiture détraquée, la grille fermée, les chiens empoisonnés. Vous direz ce que vous voulez, c'est pas normal.

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10) Augustine

En tout cas, je préviens la meurtrière que je suis armée.

 

11) Mamy

Comment te sens-tu ?

Augustine

C'est terrible, j'ai le coeur arrêté.

 

12) Gaby

Puisque tu sais si bien élever les enfants, pourquoi n'en as-tu pas fait une douzaine ?

Augustine

On m'a respectée moi.

 

13) Mamy

Ah, c'est affreux, affreux. Je deviens folle, je ne veux pas voir mourir quelqu'un.

Augustine

Mais c'est rien Maman, c'est Pierrette !

 

14) Pierrette

Si toutes les femmes qui ont un amant tuait leur mari, y'aurait pas beaucoup d'amants sur terre, ni de maris, ce sont les mêmes alors...

 

Pour les mordus, voici la pièce dans son intégralité :

 

lafautearousseau

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