UA-147560259-1 UA-147538561-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Chronique Alimentaire/Santé : Le manioc (bienfaits et méfaits, II/II), par Bayard

Bonjour à tous ! Vous êtes de plus en plus nombreux à lire, à apprécier, à commenter cette Chronique, qui - c'est le moins que l'on puisse dire - et bien qu'elle soit encore assez récente, a incontestablement trouvé son public !...

Je profite de cette intervention rapide pour remercier Bayard, qui apporte ainsi, avec ses conseils et ses démonstrations, un "plus" incontestable à notre quotidien, et répond de toute évidence à vos préoccupations, qui sont - et c'est heureux... - celles d'un nombre croissant de nos concitoyens : celles de manger sainement, des produits de qualité, en favorisant au maximum le local et les circuits courts...

Aujourd'hui, c'est du manioc (bienfaits et méfaits) que va nous entretenir Bayard : je lui ai suggéré, vu la longueur obligée de sa chronique (et encore, me dit-il, il a "beaucoup coupé" !...) de séparer celle-ci en deux parties : vous avez donc pu lire, jeudi dernier, les bienfaits du manioc et, ce mercredi, voici exposés les méfaits du même manioc...

Bonne lecture !

François Davin, Blogmestre

94688628_1579327435549296_1122514029504364544_n.jpg

LES MEFAITS DU MANIOC

70831398_2433040813445241_4923418142090199040_n.jpg

Le grave problème du manioc

la farine de manioc ne coûte pas cher et permet de nourrir une famille nombreuse sans se compliquer la vie : de l'eau bouillante, de la farine et éventuellement un peu de sel, et on mélange jusqu'à obtenir une masse molle, élastique et immangeable. La farine de manioc peut aussi bien provoquer la diarrhée que la constipation.

 

Le manioc est un poison !

De nombreux ouvrages de toxicologie alimentaire,révèlent en détail les dangers de la consommation courante du manioc. D'abord, la préparation du manioc à base d'eau favorise la concentration d'une substance chimique mortelle, l'acide cyanhydrique, plus connu sous le nom d'acide prussique, présent dans les tubercules et dans les feuilles de la plante. Les sels de cet acide sont mortels; on les appelle cyanures, et leurs dérivés sont toxiques, ce sont les glucosides cyanogènes ou linamarines. Bien qu'ils n'entraînent pas la mort à faible dose, ils sont toujours présents dans l'alimentation à base de manioc et causent des troubles divers du tube digestif et du système nerveux : constipation, acidité gastrique, ulcères, furonculose, obésité, diabète, tremblements, dyslexie, bégaiement. Un homme qui aura mangé toute sa vie du manioc vieillira mal; il souffrira d'hémorroïdes (causée par la constipation chronique), de varices, de sénilité, voire de gâtisme, mais surtout, il sera frappé de cécité, de coma ou de paralysie. De toute manière, son espérance de vie ne saurait dépasser la soixantaine alors que l'espérance de vie normale d'un individu sain devrait dépasser largement la limite des 90 ans. Des gens meurent souvent empoisonnés par du manioc mal préparé.

Quand on le laisse dans l'eau, avec les températures élevées propres au climat africain, les cyanures se forment au cours de la fermentation.

94797649_675901956529769_3269281272664424448_n.jpg

 

Le manioc, un faux aliment !

Il faut aussi souligner que la plupart des ouvrages de diététique et d'hygiène alimentaire dénoncent les méfaits des aliments tels que le manioc, les pâtes et les patates en affirmant qu'ils n'ont aucun pouvoir nutritif : ni vitamines indispensables pour la santé, ni protéines indispensables pour l'entretien et le renouvellement des tissus organiques, ni lipides indispensables pour donner de l'énergie au corps, ni fibres indispensables au transit intestinal.

Le manioc n'est constitué que d'une variété insipide de fécule et se classe donc dans les aliments glucidiques. Fournissant des sucres à assimilation lente, le manioc favorise l'excursion pondérale (prise de poids), surtout chez les femmes qui font moins d'exercice que les hommes et ont donc une tendance endémique à l'obésité.

94756414_875540686279922_277629473447215104_n.jpg

Le manioc, un poison

C’est un aliment qui contient de la linamarine qui peut se transformer en acide cyanhydrique encore appelé Cyanure d’hydrogène et provoquer de graves intoxications, voire la mort.

Cependant, après la consommation du manioc, l’hydrolyse enzymatique par la bêta-glucosidase, conduit à décomposer les glycosides cyanogènes et à libérer du cyanure d’hydrogène ou acide cyanhydrique, cette molécule extrêmement toxique.

 

Le manioc, un aliment aux conséquences néfastes

Chez les Hommes, les signes cliniques pour reconnaître une intoxication chronique à l’acide cyanhydrique sont : une respiration rapide ; une chute de la pression artérielle ; un pouls rapide ; une confusion mentale ; des étourdissements ; des maux de tête ; des maux d’estomac ; des vomissements ; de la diarrhée ; des contractions musculaires et des convulsions.

Par conséquent, cette toxication chronique conduit à des problèmes de santé tels qu’une perturbation de la fonction thyroïdienne et des troubles neurologiques.

Précisons que ce type de symptômes concerne les personnes qui consomment régulièrement et à long terme du manioc dans le cadre d’un régime alimentaire déséquilibré.

La dose mortelle de l’acide cyanhydrique pour l’être humain est comprise entre 0,5 et 3,5 mg par kilogramme de poids corporel. Les enfants sont particulièrement vulnérables en raison de leur petite taille.

67806466_2324707727614943_8129338618389987328_n.jpg

 

Maladies causées par le manioc

L'obésité a elle-même des conséquences néfastes sur le système cardio-vasculaire et tout le monde sait aujourd'hui que les “gros” sont beaucoup plus sujets que les “maigres” aux accidents cardiaques : hypertension, infarctus, myocardite, cardiopathies, angine de poitrine, essoufflement, souffle au coeur, crise cardiaque, artériosclérose, obstruction des coronaires. Le coeur de l'obèse est entouré de graisses superflues; il doit fournir un effort supplémentaire pour pomper, car il doit en même temps déplacer toutes ces graisses... Il fatiguera donc plus vite. Il ne peut pas y avoir de manioc dans l'alimentation d'un sportif.

 

Le manioc provoque le diabète

Les spécialistes de la nutrition sont frappés par la superposition géographique des zones productrices de manioc et de celles ou sévit le diabète tropical. Trop pauvre en soufre, le manioc provoque et entretient une intoxication chronique par l'acide cyanhydrique, responsable des lésions pancréatiques calcifiantes et par voie de conséquence, de l'apparition du diabète, de l'augmentation anormale de la glycémie (c'est-à-dire du taux de sucre dans le sang) et de la prise excessive de poids dans le cas du diabète gras ou d'un amaigrissement extrême susceptible d'entraîner la mort dans le cas d'un diabète tropical. Urgence d’une information pédagogique auprès des populations. Quand un médecin affirme que le manioc est dangereux, voire mortel, les gens sont amusés, personne ne prend cela au sérieux.  La seule solution au fléau du manioc serait une consommation d'aliments de substitution comme la banane et le soja.

49612820_588771491567547_7341317685575155712_n.jpg

Comment rendre le manioc propre et comestible ?

C’est très simple, aucun problème ne se pose quand le manioc est bien cuit, parce que le cyanure d’hydrogène est un poison qui se dégrade par une cuisson à ébullition.

Soulignons tout d’abord qu’il existe deux variétés principales de manioc : le manioc doux et le manioc amer. Les racines fraîches du manioc doux, petites et recouvertes d’une peau épaisse qui se détache facilement de sa chair blanche, contiennent moins de 50 mg par kg d’acide cyanhydrique tandis que les racines de manioc amer, longues avec une peau fine, brune qui adhère à sa chair blanche, peuvent renfermer jusqu’à 400 mg d’acide cyanhydrique par kilogramme.

Alors, l’épluchage et une cuisson complète permettent de consommer sans risque d’intoxication les racines de manioc doux.

94690479_696779821137477_4386163904259031040_n.jpg

Cependant, les racines de manioc amer nécessitent un traitement plus spécifique. L’une des façons traditionnelles pour préparer les racines de manioc amer avec l’objectif de réduire la teneur en cyanure, consiste à peler et à râper les racines puis de laisser les copeaux de manioc macérés longtemps dans de l’eau (minimum 5 jours) pour permettre la fermentation. Ensuite, après le lavage, une cuisson prolongée aidera à libérer les gaz de cyanure d’hydrogène volatile.

Le manioc amer est souvent transformé en tapioca, en cassave, en farine, appelée « foufou ». La consommation d’un pareil produit alimentaire préalablement bien traité ne présente plus de risque pour la santé humaine.

95107259_253478259137946_3771768592048062464_n.jpg

lafautearousseau

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel

Le quotidien royaliste sur la toile - ISSN 2490-9580 - SITE OFFICIEL